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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 15:14

 

Je publie ici un texte que m'a fait parvenir Altshift m'autorisant à le reproduire, concernant les problèmes posés par la licence Creative Commons.

 

Comme rappelé dans le précédent article, le statut des rédacteurs de wikipedia, est problématique et la question de la non-reconnaissance de leur statut d'auteur par le fait de la licence Creative Commons sous laquelle se publie wikipedia, fait l'objet de débats,  c'est à dire laisse extrêmement sceptique et dubitatif, de même que la validité de la-dite licence.


Les participants à wikipedia sont nommés utilisateurs car ils (ne) sont (que) des utilisateurs du logiciel wiki que met à leur disposition la fondation Wikimedia, qui (n')est-elle même (qu') un hébergeur et qui leur laisse la responsabilité de rédacteurs et d'éditeurs dont elle se décharge ainsi complètement.  En contre-partie on peut douter cependant qu'ils soient des auteurs, étant donné la manière dont wikipedia leur dénie toute reconnaissance des droits afférents, en particulier le droit de retrait de leur oeuvre -non reconnue comme telle, ce que signifient les principes de neutralité et d'écriture collective qui empêchent de considérer qu'il s'agit d'une oeuvre de l'esprit- bien que wikipedia affirme le contraire,  quant au fait qu'ils seraient des auteurs, sans pour autant mettre en pratique ce que cela implique, soit le droit de retrait de leur oeuvre .  En somme, un tissu de contradictions qui défient la logique et le droit et qui  révèlent et relèvent de cet ultra-libéralisme sur lequel se fonde wikipedia. 

 

 

 

 

  Pourquoi les "licences libres" ne peuvent avoir de validité en france


Considérant que le droit français s'exprime en langue française, il semble nécessaire avant que d'accepter les termes d'une supposée "licence libre" telle que l'impose toute intervention sur la Wikipédiafrancophone, de déterminer le sens des mots.

Si jusqu'à présent, la question du "LIBRE" a été de nombreuses fois traitée dans ces pages, (libre, mais pas libre) comme si Libre était l'exacte traduction du sens de "free", (ce dont on est en droit de douter), il convient aussi de définir la validité en langue française, du mot "LICENSE".

Aussi taudis, aussi tofee, nous naviguons vers le site du CNRLT (centre national de ressources textuelles et lexicales) qui nous indique les synonymes les plus pertinents du mot "LICENCE" [1], et comme nous nous en doutions un peu, nous sommes morts de rire.
En dixième position, nous trouvons liberté… qui tendrait à indiquer que "free license" = "Liberté libre", puis finalement en 17° position on rencontre "permission" et en 22° : "autorisation"… mais chacun se sera amusé un moment à remplacer "Licence libre" par "débauche libre",

Ce n'est qu'en étudiant avec attention la lexicographie [2] qu'on en vient à découvrir certains rapprochements sémantiques entre la "license" anglo-saxonne et la licence francophone. Encore faut-il vraiment tirer par les cheveux pour considérer qu'une licence accordée par une autorité pourrait avoir un sens voisin de la "license" susceptible d'être accordée par un individu.

Dans leurs discours dérivés, Stallman ou Wikipédia affirment que l'œuvre de l'esprit appartient par définition à l'humanité et dans ce sens son auteur n'a pas à revendiquer de droits sur elle. Donc, si l'auteur n'a pas à revendiquer de droit sur son œuvre, il ne peut en aucun cas placer celle-ci sous "licence libre" ni en autoriser la diffusion hors du droit puisqu'il s'agirait de sa part d'un acte autoritaire sur son œuvre : œuvre qui est supposée appartenir à l'humanité entière.

Les promoteurs de la licence libre ne reconnaîtraient donc aucun droit à l'auteur sur son œuvre, si ce n'est celui de la placer sous licence libre, et ce sans demander l'avis de ses supposés légitimes propriétaires : la communauté ou l'humanité ?

Non, au contraire : si on se réfère à l'avis de la collectivité, ou à ce qui le représente, on se réfère au droit, et dans ce cas, si on consulte le droit, on se rend compte que l'auteur ne peut librement consentir la cession de ses droits qu'à certaines conditions… conditions qui excluent le terme de "license". Les tenants desdites licences libres bien loin de prendre l'avis de la communauté et des règles qui l'organisent attribuent donc, contrairement à ce qu'ils prétendent, tout pouvoir à l'auteur sur ses œuvres, du moins quand il s'agit de contourner les lois.

Cette duplicité du discours et cette ambiguïté du terme et des usages liés aux licences libres sont fort bien explicités ici [3] où d'autre part, il est clairement indiqué que la langue anglo-américaine dans laquelle sont rédigées ces licences libres (Wikipédia en propose quelques traductions approximatives) est l'un des motifs d'invalidité des contrats en France.

On peut donc légitimement supposer, en regard de ces divers constats concertant la langue et les nuances sémantiques qu'impliquent les "faux amis" comme le terme de "licence" qu'un grand nombre d'auteurs de la Wikipédia francophone sont amenés à concéder illégalement tous leurs droits par abus de langage ou par abus de confiance exercé par les principes de fonctionnement de Wikipédia.

Pire encore, les driving licenses, par exemple, ne sont accordées selon les États, qu'à partir d'un certain âge, 16 ans, 18 ans, 21 ans… Or wikipédia, ou plus encore vikidia (qui s'adresse à des enfants de 8 à 13 ANS) encouragent vivement la cession de tout leurs droits d'auteurs par des mineurs, encore moins à même de comprendre les termes des licences en anglais, encore moins à même de comprendre ce que recouvrent les termes et donc encore moins à même que les adultes de "signer" des contrats en toute connaissance de cause. On se demande le rapport entre la rédaction d'une encyclopédie et la conduite d'une voiture mais nous ne sommes plus à un raccourci tiré par les cheveux près.

Encore une fois, ces encyclopédies "humanistes" et "collectives" agissent, dans la négation des lois, dans la négation des droits humains définis par la constitution et dans l'abus de confiance permanent, loin de toute démarche humaniste.

 

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 20:52

 

 

 

 

 

Une histoire qui est derrière nous, pour la date  à la quelle elle s'est déroulée,  il y a six mois, et que j'ai volontrairment laissé passer, pour extraire les problèmes qu'elle pose de toute polémique.

 

 

Il s'agit de l'opération provocatrice de l'apéro géant saucisson et pinard devant la mosquée de la rue Myrrha à l'heure de la prière, où l'on a vu une certaine tendance, qui se prétend de gauche et dénonciatrice des excès communautaristes du côté musulman, rejoindre des vrais racistes d'extrême-droite. Avec cette opération provocatrice de l'apéro géant  franchouillars et  anti-islamique devant la mosquée  -dont les fidèles, à l'heure de la prière, par parenthèses envahissent la rue et s'exhibent dans l'espace public- on a vu ce danger qui menace nos sociétés démocratiques : aux communautaristes et prosélytes religieux provocateurs répondent d'autres communautaristes, d'obédiences diverses, prétendant défendre leur identité avec des propos et manières provocatrices et racistes.

 

Dans tous les cas, l'extrême-droite y trouve son compte car au lieu d'avancer des arguments politiques, véritablement laïcs et républicains : une même loi pour tous et à l'abri de la loi commune liberté de pensée, d'opinion et de conscience, on a affaire à un assaut identitaire répondant à un exhibitionnisme religieux et identitaire.

 

L'initiative provocatrice consistant à aller défier des musulmans et sans doute parmi eux des islamistes pratiquant leurs prières dans l'espace public, aurait déclenché une riposte et des affrontements. Elle a été interdite à juste titre au nom du risque de troubles à l'ordre public.

 

Elle a montré à l'oeuvre les  courants qui sapent nos sociétés : organisée par l'extrême-droite, les Identitaires, qui se situe à la droite de l'extrême-droite, et autres groupuscules de la même famille, il apparaît que les ont rejoint de soi-disant laïques parmi lesquels certains s'affichent comme très chrétiens et d'autres juifs, les soi-disant laïques et vrais racistes de "Riposte laïque"qui  les ont soutenus activement. Certains d'entre eux se disent de gauche, certains sont des cathos traditionnalistes, d'autres des juifs, d'autres des sans religion. Tous ont un point commun : le racisme et le militantisme anti-musulman qui n'ont de cesse d'exacerber des conflits en termes communautaires et religieux.

 

Les problèmes de la vie en commun dans une société où la libre coexistence  de groupes différents doit pouvoir être paisible sous la même loi, ne sont solubles que s'ils sont  posés en termes politiques et non religieux-identitaires. Car sous ce dernier rapport c'est le conflit voire la guerre car nul ne veut céder sur ce qui lui semble le plus précieux, son appartenance, son identité.

 

On a le même phénomène avec tous les fondamentalismes religieux qui posent leur existence en termes d'identité et de communauté et contestent les lois communes, et l'autorité de l'Etat à gouverner tous les citoyens au même titre et de la même manière. De même font-ils ceux qui avancent au nom de l'identité supposée qu'ils affichent, qu'ils soient ou non religeiux   que ceux qui religieux au sein de la société où la vie en commun n'est à leurs yeux que secondaire et les lois de l'Etat de même car leur existence est définie à leurs yeux par la religion qui leur

 

 

voir ce qu'en dit  Nadia Gheerts

 

sur le blog de Mohamed Sifaoui

 

Cet article peut être rapproché d'un autre article du blog à l'occasion d'un ouvrage de Mustapha Safouan traitant des responsabilités politiques respectives de l'islam et des pouvoirs politiques en pays musulmans wikipedia hiérarchisation inversement proportionnelle à l'importance

 

 

 

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 21:53




Contrairement  aux idées  -préjugés- scientistes et technicistes bien répandues dans nos sociétés, et  plus particulièrement  et de manière caricaturale dans le monde des informaticiens et ingénieurs -ce que reflète exactement wikipedia -   les étudiants issus des Facs de Lettres et sciences humaines ont bien des talents. Les entreprises commencent à s'en apercevoir.  Savoir vraiment lire et écrire, bien connaître la langue et saisir avec exactitude le sens des textes, comprendre ce qu'on lit  en respectant le texte et savoir le restituer avec précision, savoir s'exprimer, ... bref tout ce qu'apprennent des études  bien conduites et suffisamment longues relevant des Humanités, des Lettres, de la philosophie et des sciences humaines ,
en tant qu'elles constituent une bonne formation,  se révèlent être une bonne fomation que découvrent, trardivement, les entreprises. Toutes vertus acquises par ce genre d'études qui , ajoutées aux capacités de synthèse et de restitution exacte des textes  et lectures , que possèdent les étudiants issus des Facs de Lettres, toutes ces compétences apparaissent  aujourd'hui précieuses. Les entreprises découvrent ces étudiants et les embauchent davantage aujourd'hui que ceux provenant des Facs de sciences.  La formation de certains purs scientifiques , s'ils sont restés enfermés dans leur discipline, est souvent défaillante du côté de la langue même. Ce qui n'est pas sans incidence sur la pensée. Et si leur culture est uniquement scientifique, elle est bornée et risque d'être dénuée de pensée. Les entreprises en effet , se plaignent constament de la mauvaise maîtrise de la langue de certains scientifiques, ingénieurs et autres personnes issues d'écoles diverses, dont les écoles de commerce, chez qui la formation littéraire est défaillante

Les entreprises commencent à apprécier les étudiants  issus des Facs de Lettres, qui sont moins nombreux à rester au chomâge que leurs camarades des Facs de sciences, même si les salaires offerts ne traduisent guère cette reconnaissance.

Une étude publiée sur le sujet et indiquée par Le Monde.

Les wikipédiens informaticiens qui se gaussent de l'inutilité de la philosophie et des  études de Lettres lorsqu'on poursuit  des études d'ingénieur, d'informatique, et même de sciences , se retrouvent entre eux pour étaler leurs préjugés sur le blog de leur ami David qui y brille par ses textes affichant un mépris ouvert pour la philosophie dont il dit toute l'inutilité,, redoublé par un mépris des littéraires en général , des juristes, des journalistes et de toutes les professions qui requièrent des qualités d'écriture, où il dénigre le monde intellectuel et toutes ses professions, puisque celui-ci n'apprécie que très moyennement Wikipedia et lui réserve nombre de critiques.

Et ça se dit participant et même  responsable d'une encyclopédie !


Alithia
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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 20:10


En revanche il existe beaucoup de conférences de grand esprits qui mettent à la disposition du public leur savoir et leur culture.


ça se passe par exemple à la Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette : conférences en fin de journée ou le samedi pour permettre l'accès aux conférences à ceux qui travaillent, ou encore l'Université populaire du Quai Branly, ou l'Université de tous les savoirs où l'on trouve un grand effort pédagogique pour mettre à disposition de tous les savoirs d'aujourd'hui et la réflexion sur des questions essentielles.

Le Collège de France offre aussi des conférences ouvertes à tout public, gratuites, comme pour les autres institutions ciées.

On peut y écouter Pierre Rosanvallon qui travaille le thème,  "qu'estc-e qu'une société démocratique ?" ou des cours de Thomas Römer sur la Bibble "le cycle d'Abraham" , ou des cours sur les planètes, sur le cerveau, qui ont tous un grand succès.  De même que des cours sur la crise, présentés  par des économistes de renom.

Au Musée du Quai Branly Catherine Clément étudie l'histoire de la colonisation vue au prisme des stéréotypes racistes ; invité Pap N'Diaye. 

L'Université de tous les savoirs traite de nombreux thèmes , histoire, économie, politique, traditions de la Turquie

Et, à Lyon, l'année de la Turquie, la Villa Gillet invite Oran Pamuk, prix Nobel.

A Marseille, l'association "Echange et Diffusion", invite, pour traiter du concept de crise, Bruno Latour, Robert Castel, J-M Levy-Leblond.


Et grâce à internet le téléchargement des cours est possible, y compris pour les années précédentes.

 
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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 14:41
Gardes à vue et libertés ; à propos de l'obsession sécuritaire et de ses conséquences.


Suite à l'affaire de Filippis qui a eu le mérite de jeter une lumière crue sur les conditions de garde à vue et d'arrestations policières, sur la manière dont sont appliquées et aussi outrepassées les lois, sur une nième mesure d'intimidation de la presse qui doit être rapportée aux multiples menaces qui pèsent sur la liberté d'expression dans les media, -soit toutes ces choses qui n'intéressent pas wikipedia qui n'en parle pas-, je cite cet article d'un magistrat  Dominique Barella sur son blog  dont tout le contenu vaut d'être lu. 


Je vous le recommande et le recommande à la lecture des wikipédiens, qui devraient le  lire  de toute urgence et s'en inspirer, si du moins ils lisaient et s'ils n'étaient pas encadrés par une série de contrôleurs et administrateurs d'extrême-droite, qui conviennent  semble-t-il très bien bien à la mentalité majoritaire règnant sur ce sous-media, n° 1 de la médiocrité populiste qui ose se nommer encyclopédie.



L'article est intitulé :   Ne sortez pas sans votre avocat.


" C'est  un magistrat qui vous le dit. La liberté d'aller et de venir tend à s'évaporer dans notre pays. Alors soyez prudents, ne sortez plus sans le numéro de portable d'un avocat dans votre poche : il est votre paratonnerre juridique en période d'intempéries pour nos libertés publiques.


Le nombre des mises en garde à vue totalement inutiles de citoyens suit une progression constante. La ministre de l'Intérieur s'en félicite sur le site de son ministère ; la ministre la Justice n'y trouve rien à redire, elle qui dirige pourtant la justice gardienne des libertés.


Toute vérification d'identité peut se transformer en outrage à agent de la force publique, infraction qui connaît une expansion importante. Tout contrôle d'alcoolémie, même à vélo, peut se terminer par un menottage avec garde à vue à suivre jusqu'au lendemain. Tout cela permet à la ministre de l'Intérieur d'améliorer facilement le taux d'élucidation de la police et les indicateurs de réussite de son ministère.


Eh oui, le nombre de gardes à vue dans l'année est considéré comme un indicateur de réussite et une orientation vers la performance selon le nouveau cadre budgétaire. Ainsi, mettre aux arrêts un citoyen sous contrôle policier, qu'il soit ensuite déclaré innocent ou condamné, est assimilé à un succès !


Un mandat d'amener ou un simple contrôle peuvent déraper en fouille à corps, ce qui n'est pas plus acceptable que l'humiliation par l'état des locaux de garde à vue, par le menottage inutile, par les déshabillages réglementaires imposés dans les commissariats comme des méthodes d'enquête.


Merci à l'ancien directeur de la publication de Libération : par ce qu'il a subi, il va peut-être involontairement faire avancer les libertés publiques. Nombreux sont ceux qui plaident pour importer l'habeas corpus anglo-saxon en France. Il est temps de mettre ce processus en place : ne plus laisser aux policiers la décision de mettre une personne en garde à vue devient une mesure de sauvegarde de la population.


Tant mieux si le Président de la République, un temps favorable à la tolérance zéro à n'importe quel prix, se convertit à une procédure pénale qui protège le citoyen contre des excès, que l'on espère rares, des forces de l'ordre et renonce à une procédure pénale outil de (ré)pression. Il reste à espérer que la commission qu'il a chargée de lui faire des propositions sera innovante !"


· Dominique Barella •

(Ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature)

référence de cet article


A lire encore : Tous en garde à vue ? ainsi que les conditions de la garde à vue ,  rappellées, les réformes de Sarkozy, expliquées,  Sarkozy, entre réformes sécuritaires inefficaces et agitation stérile tandis que les délits financiers sont de moins en moins réprimés, le bilan de l'action de Dati, un immense gâchis  et la suite ...

Bref, si vous voulez être bien informé, évitez wikipedia et lisez les blogs sérieux et intelligents.

Un blog intelligent vaut mieux que 10 ou 100 wikipedia.


Les articles de Dominique Barella sont ici cités pour  compléter et faire suite sur le blog à 
affaire de Filippis et liberté d'expression, inconnues de wikipedia





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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 18:00
C'est un article d'Agoravox qui le remarque :  Mustapha Safouan, un grand intellectuel d'origine égyptienne , traducteur de Freud en arabe, intellectuel remarquable et auteur de livres importants a droit à un article indigent sur wikipedia. Tandis que  l'article sur le prédicateur et théologien T. Ramadan n'en finit plus de se perdre dans les méandres de tous les détails de sa vie.

Mustapha Safouan est certainement un des plus importants et des plus brillants intellectuels arabes, devenu français d'adoption. Arabe par son origine, ayant une connaissance de la langue, de la culture et de l'Islam (Islam comme culture ce qu'indique la majuscule ; on réservera la minuscule pour désigner la religion). Un théoricien véritable dont les livres sont ciselés Wikipedia ignore à peu près tout de lui.

Mais  pour faire des articls nuls, apologétiques et partiellement faux sur T.Ramadan, les candidats se bouculent au portillon.


Hiérarchie des sujets inversement proportionnelle à leur importance et leur intérêt.



citation de l'article de Karim Sarroub sur Agoravox :


Pourquoi le monde arabe n'est pas libre

La légitimité du pouvoir politique puisé dans la religion au Moyen-Orient. Sa structure, ainsi que la subordination de l'écriture à des fins de prestige et d'exploitation. Des peuples.

Voilà (à peu près) le thème de ce brillant essai publié d'abord en arabe, en Egypte, dans la discrétion (médiatique) totale, puis en anglais, et enfin en français aux éd. Denoel :

« Pourquoi le monde arabe n'est pas libre. »


Son auteur : Moustapha Safouan, lacanien de la première heure, que normalement on ne présente plus. Mais je vais le présenter, même brièvement, car j'enrage de voir à quel point sur Wikipedia sa fiche est à néant : vide et elle ne contient rien. Alors que celle de cet illuminé de Tariq Ramadan fait plusieurs pages.

Moustapha Safwan (dit Safouan) est né en Egypte (Alexandrie), le 17 mai 1921. Il vit aujourd'hui à Paris. Un des premiers fidèles de Jacques Lacan, c'est en 1949 qu'il le rencontre et commence son travail avec lui comme analyste de contrôle.


Quelques-uns de ses ouvrages :

- Jacques Lacan et la question de la formation des analystes ;

-  Le Transfert et le Désir de l'analyste ;

-  La Sexualité féminine dans la doctrine freudienne ;

-  La Parole ou la Mort ;

-  L'Inconscient et son Scribe ;

-  L'Echec du principe du plaisir ;

-  Malaise dans la psychanalyse : le tiers dans l'institution et l'analyse de contrôle ;

-  Dix conférences sur la psychanalyse.


Pourquoi donc le monde arabe n'est pas libre, à votre avis ? En ce moment, on a beaucoup glosé sur l'incapacité ou la difficulté du musulman à respecter les lois de la République, tergiversé ici ou là sur l'incompatibilité de l'islam avec la démocratie. Ce qui n'est pas faux. Le monde arabe n'est pas libre à cause de la façon dont les gouvernements usent de la politique, au nez et à la barbe des populations qui voient pourtant, à la télé, sur internet, à la radio, au cinéma, dans les journaux, qu'elle existe bel et bien ailleurs, cette foutue politique, et qu'elle y est pratiquée différemment.

[...]
C'est au commencement qu'il faut aller inspecter la chose : il n'y a jamais eu la moindre référence à la politique, que ce soit dans le Coran ou dans les paroles du Prophète, d'où tout ce désordre. Le résultat : tout repose sur la corruption, la répression, la censure et la tendance naturelle des États à assujettir leur propre population, en se servant de la religion ou, sous prétexte de combattre le terrorisme islamique, comme on le voit en Tunisie, la plus grande prison d'Afrique (seulement pour le Tunisien.)

Confusion du politique et du religieux, confiscation de la langue par le pouvoir : telles sont les clés de cette paralysie générale dans les pays arabes que Moustapha Safouan démontre merveilleusement bien en se basant aussi sur la langue. Pour lui, la traduction dans la langue populaire des textes sacrés de l'islam apparaît du coup comme une question décisive pour l'évolution du monde arabe. Espérons-le.

Soyons clairs une dernière fois : la cause, elle est dans l'appareil étatique dans les pays arabes, et non dans le Coran lui-même, qui pourrait se lire comme n'importe quel livre de poésie. Tant que la politique repose sur des interprétations hallucinantes du Coran, et tant que ce dernier s'immisce dans les institutions des pays et dans la vie des gens, la démocratie fera toujours défaut aux Arabes et aux musulmans.


Je signale en outre un bon article présentant  le livre de Safouan sur le site oulala.net. C'est pas tous  les jours qu'on peut citer ce site. Profitons de l'occasion qui nous est donnée ici.


Entre parenthèses, on l'aura compris, il s'agit, avec le travail de Safouan, d'un contrepoint instruit aux thèses fallacieuses reposant sur l'ignorance de Robert Redeker, qui lui au contraire de  Safouan et de manière  tendanciellement raciste, veut voir dans l'islam les causes des problèmes politiques  que rencontre le monde musulman.

Contrepoint aussi aux prêches de T.Ramadan qui enferme les musulmans dans un communautarisme bête et méchant, comme tout communautarisme.

Alithia
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 13:03
Un professeur  s'alarme de la menace qui pèse sur les études de Lettres et sciences humaines, mises en danger par la politique de Sarkozy.  Ce dont wikipedia par son esprit relativiste, people, anti-universitaire et anti-intellectuel, est également un symptôme ajouterai-je à cette analyse.

Dans Libération
18 mars 2008 :


Université, un mauvais rêve
 
Claudio Galderisi professeur des universités, directeur du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale.
 

 

«Monsieur le présidant, je sui un professeur d’université qui avait appréciées certaines reformes excessivement nécessaires que vous aviez exposé dans votre campagne éléctorale, comme celle de l’université. Je fais parti aujourd’hui de ceux qui sont dessus par l’ultime réforme de la formation universitaire durable (FUD), et qui avait espéré comme temps d’autres collègues que cette lois pouvait être l’occasion pour réintroduire en Licence une autoévaluation par des étudiants, ou au moins une autoréorientation permanente sur base facultative.»


Dans quelques décennies, Monsieur le président de la République, pareil galimatias pourrait être adressé à votre successeur par un enseignant-chercheur ayant suivi les cours de licence des facultés humanistes. J’ai hésité entre la missive ouverte et son pastiche, plus criant que tous les arguments que je voudrais soumettre à votre attention. Plus encore, je me suis interrogé sur l’opportunité d’une telle lettre. Me retenait une conviction que je partage avec beaucoup de collègues : la mission de l’universitaire consiste à transmettre une connaissance qui est aussi un art. Le seul discours efficace de l’universitaire est celui, fondé sur une éthique des fondamentaux, qui concerne aussi bien l’étudiant que l’enseignant : «Bien étudier pour bien apprendre».

Ce qui m’a convaincu n’est pas la dernière loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités, même si elle semble nier des libertés fondamentales du monde universitaire, qui ont présidé à sa gestation et à sa formation : la mobilité des maîtres et des bacheliers, la collégialité, la compétence comme critère d’évaluation scientifique. Au nom de l’efficacité, cette loi pourrait servir à justifier tous les abus, au prétexte qu’une mauvaise gestion serait sanctionnée par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) et finalement par la concurrence universitaire. Elle pourrait également être à l’origine d’une inégalité des chances sur la base géographique, préparant par ricochet une régionalisation des universités, que même le Moyen Age des féodalismes n’avait osé imaginer. Surtout, elle n’est pas opérationnelle dans le domaine des sciences humaines. Des concepts tels que «concurrence universitaire» ou «marché de la recherche» n’ont pas cours dans les disciplines humanistes, où la qualité du recrutement est une condition bien plus importante que l’ouverture au monde de l’entreprise.
 


Mais il s’agit désormais d’une loi de la République ; il faut donc la respecter. Là n’est toutefois pas l’essentiel. Ce qui aujourd’hui nous intéresse et nous inquiète est la prochaine loi sur les contenus des formations universitaires. Cette loi est nécessaire. Un certain nombre d’universitaires feignent, en effet, de ne pas voir l’état critique dans lequel versent en particulier les filières humanistes. Ils oublient de reconnaître que les universitaires ne sont pas seulement les victimes de cette dérive, mais qu’ils en ont été souvent les responsables. Ils ferment les yeux sur une assimilation conceptuelle entre les sciences humaines et les disciplines scientifiques qui s’avère aujourd’hui suicidaire.

 


Les sciences humaines étaient autrefois des arts, ceux du trivium. Des arts qui sont à l’origine de l’enseignement universitaire européen. Mais les lettres et l’histoire ont aussi une autre mission, qui ne peut être sacrifiée sur l’autel de la préprofessionnalisation. Si la future réforme de la licence gommait cette spécificité, transformant nos formations académiques en IUT ; si elle faisait de la préprofessionnalisation le seul horizon de ces filières, l’erreur serait sans doute irréparable. On obtiendrait ainsi dans quelques années des chômeurs potentiels et de nouveaux illettrés. Et puisque les postes dans la fonction publique seront en diminution constante, la perspective traditionnelle de ces disciplines, l’enseignement secondaire, apparaîtra de moins en moins comme une issue attrayante. Il suffit pour s’en rendre compte d’observer la réalité : les facultés humanistes qui ont multiplié les formations préprofessionnalisantes, qui ont supprimé de fait la sélection tout en introduisant des cours destinés à séduire les étudiants, n’ont pas enrayé la baisse progressive des effectifs. En revanche, les universités qui ont su garder leur profil classique, qui pratiquent une sélection discrète, constatent une augmentation de leurs inscrits. Le taux d’échec est aussi en creux un taux de qualité : ce ne sont pas des universitaires «réactionnaires» qui le prétendent, mais les étudiants qui plébiscitent massivement ces facultés.

 


Pourtant, dans la lettre de mission confiée par la ministre de tutelle à François d’Aubert, les recettes évoquées constituent pour beaucoup d’universitaires des impasses : plus d’informatique, plus de tutorat, plus d’heures de cours. Vaste programme pour une école primaire. L’augmentation des heures de cours en licence signifie en réalité moins de temps consacré à la lecture individuelle, la forme de tutorat la plus ancienne et la plus fiable. Tous ces plus impliquent enfin un moins : moins d’heures pour les matières fondamentales. Pourtant, c’est cette formation que réclament les chefs d’entreprise ; c’est cette culture qui faisait dire à l’ancien directeur de la London School of Economics, sir Ralph Dahrendorf, qu’un licencié ès lettres, lorsqu’il est bien formé, peut être un excellent décideur. Chaque fois que l’on renonce aux exigences du savoir universitaire, qu’on vulgarise les sciences humaines, ce n’est pas la culture qui avance mais l’ignorance qui se diffuse. Enseigner la grammaire ou les rudiments de l’histoire en licence ne réduit pas l’échec scolaire et prépare après l’acculturation de masse la «désacculturation d’Etat».

 


Les médiévaux avaient le goût de la parabole. Vous me pardonnerez, si j’y recours également. On peut lire dans un recueil de nouvelles, le Novellino, l’apologue suivant : «Il était une fois un philosophe qui était fort libéral à vulgariser la science […]. Une nuit, il eut une vision : les déesses de la science, sous les apparences de belles femmes, se trouvaient dans un bordel. Alors, lui, voyant cela, s’étonna grandement et dit : "Qu’est-ce là ? N’êtes-vous point les déesses de la science ?" Et elles répondirent : "Si fait ! - Comment est-il possible que vous soyez au bordel ?" Elles lui répondirent : "Nous y sommes bien, et c’est toi qui nous y as mis." Il se réveilla et s’avisa que vulgariser la science était amoindrir son essence divine. Il cessa de le faire […]. Or sachez que toutes choses ne sont point permises à tout le monde.»

 


En vous adressant cette lettre ouverte, je n’oublie pas que ce mauvais rêve, c’est en partie nous, universitaires, qui l’avons formé, en voulant métamorphoser d’abord un art en science, puis, impuissants à maîtriser un tel hybride, en vulgarisant toujours plus pour survivre. Vous avez le pouvoir, Monsieur le Président, de réveiller l’université française et les filières humanistes d’un cauchemar qui coûterait cher à la France, et à travers elle à l’Europe tout entière. Car toutes choses ne sont point permises à tout le monde.

 

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 13:00
Idée  :  donc à classer dans la série "ce que vous ne verrez jamais sur wikipedia" =  Ce que pense Jacques Alain Miller de Google et pourquoi ce pouvoir totalitaire mérite qu'on lui accorde la plus grande vigilance et doit être   dénoncé en tant que tel.


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photo J. Chevron l'Internaute

Dans son édition du 15 au 21 mars 2007 (n°2210), Le Nouvel Observateur fête les 50 ans du livre culte de Roland Barthes : Mythologies. Le magazine a demandé a des personnalités de faire une liste des mythologies d'aujourd'hui et de les expliciter. Le philosophe et psychanalyste Jacques-Alain Miller, auteur du "Neveu de Lacan" (Verdier) y dresse un portrait au vitriol de Google.


"Google est l'araignée de la Toile. Il y assure une métafonction : celle de savoir où est le savoir. Dieu ne répond pas ; Google, toujours, et tout de suite. On lui adresse un signal sans syntaxe, d'une parcimonie extrême ; un clic, et... bingo! C'est la cataracte : le blanc ostentatoire de la page se noircit soudain, le vide se renverse en profusion, la concision en logorrhée. A tous les coups l'on gagne.

Organisant la Très Grande Quantité, Google obéit à un tropisme totalitaire, glouton et digestif
. D'où le projet de scanner tous les livres ; d'où les raids sur toutes les archives : cinéma, télévision, presse ; au-delà, la cible logique de la googleïsation, c'est l'univers entier : le regard omnivoyant parcourt le globe, tout en convoitant les petites unités d'information de tout un chacun. Confie-lui ton fatras documentaire, et il mettra chaque chose à sa place - et toi-même par-dessus le marché, qui ne seras plus, et pour l'éternité, que la somme de tes clics. Google "Big Brother" ? Comment ne pas y penser ? D'où la nécessité pour lui de poser en axiome sa bonté foncière.

Est-il méchant ? Ce qui est sûr, c'est qu'il est bête
. Si les réponses foisonnent à l'écran, c'est qu'il comprend de travers. Le signal initial est fait de mots, et un mot n'a pas qu'un seul sens. Or le sens échappe à Google, qui chiffre, mais ne déchiffre pas. C'est le mot dans sa matérialité stupide qu'il mémorise. C'est donc toujours à toi de trouver dans le foin des résultats l'aiguille de ce qui fait sens pour toi.

Google serait intelligent si l'on pouvait computer les significations. Mais on ne peut pas. Tel Samson tondu, c'est en aveugle que Google tournera sa meule jusqu'à la fin des temps."



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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 07:06
Edgar Pisani, ancien Ministre du Général de Gaulle  réfléchit aux conséquences  du discrédit dans lequel est tombé Sarkozy et à sa perte d'autorité désormais avérés.


[dans la série "ce que vous ne verrez jamais sur wikipedia]


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photo J. Denis l'Internaute

Sous le titre "Nicolas Sarkozy  face à la tourmente"  E. Pisani , dans la série "opinions" du  Monde, esquisse une anticipation des conséquences d'une telle situation.


" Nous voici à quelques semaines d'élections départementales et communales qui exprimeront le désarroi de notre opinion publique. Que peut-il se passer ?


Nicolas Sarkozy a perdu la confiance qu'il avait su inspirer il y a quelques mois. Son "je" omniprésent, la "commissionnite", le rabattage d'experts, une course effrénée en politique intérieure et extérieure, des vacances spectaculaires, une attitude désinvolte et contraire à la Constitution à l'égard des plus hautes juridictions du pays, une algarade vulgaire au coeur d'une foule nombreuse, sous le regard indiscret des télévisions... tout lui a fait et lui fait perdre le soutien de la majorité de ceux qui ont cru en ses promesses.


Aimant choquer avec l'espoir de convaincre, il a scandalisé sans convaincre. Y compris nombre de "ses" élus. Il ne bénéficie plus, ni à l'étranger ni en France, du respect ou de la considération qui sont les attributs de la magistrature suprême et la condition de son bon exercice.

Les élections législatives ont montré qu'existent des forces significatives qui ne le reconnaissent pas. Dans leurs diversités locales, les élections prochaines manifesteront sans doute qu'il y a deux France : celle d'un pouvoir sûr de lui et celle de la société avide de n'être plus un objet de la politique.

 



LA FRANCE QUI "EN A MARRE"


Si la tendance manifestée par les élections régionales de 2004 se trouve confirmée, renaîtra l'opposition entre la France d'en haut qui abuse de son pouvoir et la France d'en bas qui "en a marre" de subir. La première est saisie de doutes, la seconde est plus nombreuse que jamais. Les analyses d'opinion confirment ce renversement. On peut, dès lors, élaborer trois hypothèses. Dans la première, la "majorité présidentielle" demeurant fidèle au poste, le président change de comportements mais pas de politique.


Dans la seconde, soucieux de leur avenir, les élus de la "majorité présidentielle" suggèrent, dans les couloirs, un arrangement avec l'opposition.


Troisième hypothèse enfin : le président invite toutes les tendances à une "conférence nationale" à laquelle il confie pour une durée limitée la mission de proposer décisions et textes répondant aux problèmes immédiats et fondant l'avenir du pays.


"Conférence nationale", car la France a besoin de se réconcilier avec elle-même et d'ouvrir les chantiers de son avenir. Elle est la seule qui vaille parce que tous les Français y participent par leurs élus et qu'elle peut être constituée sur-le-champ. Il faut, pour cela, que le président renonce à une partie de son programme et à sa désinvolture constitutionnelle ; que l'opposition ait un programme positif élaboré ; enfin, que chacune des parties s'engage à négocier et à appliquer loyalement les conclusions de la conférence nationale.

 


La tourmente est proche. L'état de la France est tel que la seule victoire est aujourd'hui dans la conclusion d'un pacte démocratique de crise. Sinon, quoi ?


Edgar Pisani, ancien ministre.  source
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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 14:20

Valentino Parlato est le fondateur de Il Manifesto, le journal  de ce groupe d'extrême-gauche issu d'une scission d'avec le PCI, Parti communiste italien. 

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Il explique pourquoi cette idée de boycotter la Foire du livre de Turin n'est pas une bonne idée. Non seulement le livre doit toujours être respecté, on ne boycotte pas les écrivains pour condamner une politique, mais de plus, cette rencontre avec des écrivains israéliens est l'occastion d'échanger, de discuter,  y compris pour défendre les droits des Palestiniens.

dans le Monde du 19 février :


La Foire internationale du livre de Turin se déroulera du 8 au 12 mai, mais elle déclenche déjà débats et polémiques, même au sein de notre collectif, pourtant ferme et tolérant. La foire aura lieu durant le 60e
anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, et donc la question palestinienne se pose à nouveau, inévitablement.



Après la seconde guerre mondiale et l'Holocauste, il était indispensable de reconnaître aux juifs le droit de disposer d'un territoire et d'un Etat. Même Staline se prononça en faveur de la construction d'un Etat israélien. L'Angleterre, en revanche, était contre. Je me souviens qu'elle favorisa de grandes manifestations d'opposition, sous prétexte que le monde arabe n'accepterait pas un Etat hébreu. A Tripoli, où j'habitais à l'époque, un pogrom sanglant éclata contre les juifs dans l'indifférence complice des autorités militaires britanniques.


La polémique qui fait rage aujourd'hui porte sur le boycottage de cette Foire du livre, qui met Israël à l'honneur, avec le risque d'une légitimation littéraire de sa politique. Je précise que je n'ai aucune position de principe contre le boycottage. Celui-ci était plus que justifié contre les Blancs racistes d'Afrique du Sud. Mais il y a boycottage et boycottage, et je suis absolument contre le boycottage de cette Foire du livre (le livre doit toujours être respecté) et, à travers lui, de l'Etat d'Israël. Quels que soient les torts qu'ils ont à l'égard du peuple palestinien, les Israéliens ne sont en aucun cas comparables aux racistes d'Afrique du Sud.


Et puis - un "et puis" que nous ne pouvons pas oublier nous autres Européens et ceux d'entre nous qui se disent chrétiens et catholiques -, il y a la persécution historique du peuple juif, il y a les ghettos et les camps de la mort. Ici, il me semble bon de rappeler ce que me raconta le grand rabbin de Rome lors d'une interview accordée au Manifesto. Dans le ghetto de Varsovie, le dernier chant que les juifs entonnèrent fut L'Internationale. Ensuite, ils furent massacrés par les Allemands.


Profitons donc de cette Foire internationale du livre de Turin pour débattre, pour critiquer la politique d'Israël, pour défendre les droits des Palestiniens qui, dans ces territoires, semblent être devenus les nouveaux juifs. Discutons, confrontons-nous, mais rejetons le boycottage. Non seulement parce que les Israéliens sont des juifs, et non des Afrikaners, mais aussi parce que le boycottage est muet. C'est un non sans argument. A Turin, il y aura des écrivains juifs de grande intelligence et nous devons discuter avec eux, raisonner, polémiquer, défendre les droits du peuple palestinien.


J'ai bien conscience des peurs ancestrales des gens d'Israël. J'ai bien conscience de leur crainte d'être les nouveaux croisés, comme me l'a expliqué un ambassadeur d'Israël à Rome. Je crois comprendre, mais Israël doit se montrer plus juive avec les Palestiniens. Elle doit les considérer comme des parents proches. Pour tout cela précisément, le boycottage ne sert qu'à faire du tort aux Palestiniens et aux Israéliens.

Traduit de l'italien par Régine Cavallaro.



Valentino Parlato est fondateur du quotidien "Il Manifesto".

source

Encore un exemple de ce que vous ne verrez jamais dans wikipedia.

 

 

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