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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 14:07

 

 

Cela devait arriver. Le succès de wikipedia et la masse d'informations rassemblée sur son site devait finir un jour ou l'autre par intéresser des marchands qui pouvaient rêver d'exploiter cette ressource devenue si populaire.

 

Aujourd'hui des éditeurs publient sous forme de livres et vendent des collections entières d'articles de wikipedia à peine remaniés.

 

Tout est bon pour faire commerce et le commerce n'a que faire de la morale.

Vendre du texte gratuit composé par des bénévoles, on peut appeler cela une arnaque. 

 

L'arnaque débusquée par actualitté.

 

Le plus ahurissant est que wikimedia interrogée ne trouve rien à y redire. On voit comme cette association humanitaire, caritative  & bla bla bla, protège les gens qu'elle a sollicité, qu'elle utilise pour fabriquer wikipedia,  et ne peut protéger en rien, contre des arnaques, liée qu'elle par son idéologie du "libre" et sa licence Creative Commons qui autorise la réutilisation des textes.

 

Une fois encore elle dira, si l'on pousse les questions, que c'est aux rédacteurs eux-mêmes de faire (éventuellement) des réclamations pour faire respecter leurs soi-disant "droits d'auteur"... qui, on le voit à cette occasion, n'existent pas de son point de vue et de fait. La reproduction et la vente sont inattaquables. Il suffit de mentionner wikipedia comme source et quiconque peut l'éditer et la vendre.

 

On touche là aux limites et aux inconvénients du montage juridique très particulier qui préside à wikipedia et du libéralisme qui caractérise sa conception : tout le monde peut écrire sur tout sans critères de compétence dans une publication sans règles hormis "les règles sont faîtes pour ne pas être respectées", et "vous pouvez en inventer tous les jours", et sans protection aucune pour ses participants, utilisés sans être reconnus comme auteurs. Ils ne sont que des utilisateurs du logiciel wiki et Wikimedia  est un hébergeur qui leur donne libre disposition du logiciel.  Rédacteurs, ils sont  toutefois responsables de leurs publications, mais ils n'en sont pas les auteurs, ni en fait, ni en droit. De fait ils pillent les autres sites pour composer wikipedia, selon le bon principe de "neutralité" qui exige de citer des écrits existants et de ne rien rédiger d'original. En droit ils ne sont pas auteurs : en effet ils ne sont pas autorisés à retirer leurs textes si d'aventure l'idée leur prenait. Ceux-ci sont automatiquement mis sous licence Creative Commons dès lors qu'on écrit, licence qui autorise la réutilisation des textes et leur retire leurs droits  moraux et patrimoniaux, par le fait  que le droit de retrait n'est pas admis par wikipedia. Même si à Wikimedia on prétend le contraire. Même si cela est contraire au droit qui en France, protège les auteurs. 

 

Cependant le résultat de leur activité sur wikipedia peut se vendre. Ils devraient peut-être, s'ils y réfléchissaient un peu, se sentir les dindons de la farce.

 

Les promesses du projet wikipedia faites aux participants sont formulées en termes humanistes : construire ensemble une encyclopédie pour diffuser le savoir gratuitement à toute l'humanité et contribuer ainsi au progrès général et au bien de tous.

 

 

Certains , nombreux, y ont cru, ont donné du temps, se sont livrés au pillage systématique de tous les sites et on ratissé tout internet pour entrer tout ce qu'ils pouvaient dans wikipedia, -où il est interdit d'écrire par soi-même un article original- croyant participer à un grand projet au service du bien commun, sans voir les travers et les conséquences de leur activité, et voilà que leur travail gratuit est maintenant devenu une marchandise qui ira enrichir d'autres ! (après avoir enrichi Wales et fait sa gloire).

 

Eux qui sont si prompts à dénoncer  les intellectuels qui soi-disant voudraient conserver pour eux leur savoir (il est bien connu n'est-ce pas , que les profs n'ont pas pour fonction de diffuser  le-dit savoir et que les chercheurs ne veulent surtout pas que leurs recherches soient connues !) et qui n'ont donc aucun scrupule à aller piller leur travail en le plaçant sous wikipedia et sa licence autorisant réutilisation et transformation, après l'avoir bien transformé comme il se doit et mis à la sauce des lieux communs wikipédiens, c'est à dire dégradé car il faut le réécrire et le simplifier,  ces wikipédiens militants se sont complètement trompé de cibles.  Aujourd'hui c'est leur travail à eux qui est pillé et qui fait l'objet d'un commerce.

 

Il serait intéressant de savoir quelles relations ces éditeurs de "sous-livres" entretiennent avec wikimedia ou tel de ses membres : ont-ils annoncé leur projet ? l'ont-ils négocié ? ont-ils demandé l'autorisation ? Il semble que non. La licence Creative Commons l'autorise. Il n'y a aucune raison de se plaindre.

 

 

 

Alithia

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Published by alithia - dans news
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commentaires

Altshift 09/11/2010 15:57



Moi ? discuter avec Bob ? C'est un bien grand mot ! Il est évident qu'il ne lit / ne comprend pas tout ce qu'on lui dit parce que ça lui embrouille sa vision simpliste. Ça limite singulièrement
la discussion.


Ses propos s'accumulent un peu comme un plaidoyer contre la "culture libre" ou du moins contre ce que ce terme semble désigner pour lui. Il est dommage que ses camarades ne viennent pas étaler la
profondeur de leur pensée de la même élégante manière.


Attention, s'il voit qu'on cause de lui, il va revenir répondre sur wikibuster où tout est permis si vous filtrez ses messages .



alithia 10/11/2010 11:54



vous savez qq'un avec qui on ne veut pas discuter, il suffit de ne pas lui répondre


qq'un qui insulte ne mérite pas de réponse


qq'un qui a des idées fachos ne mérite pas de réponse


vous perdez votre temps, puisqu'il n'est pas lui-meme dans la discussion mais dans le coup de poing


 


pour échanger, il faut qu'un minimum de conditions soient réunies à commencer par le désir de comprendre, d'échanger, de chercher la vérité, l'honneteté, etc. et
déjà en rester à l'usage de la parole


 


ce qui n'est pas le cas chez ce genre de gros boeufs qui ouvertement vous disent qu'ils ne discutent pas car la confrontation d'idées n'a aucun intéret et qui
prétendent qu'aux Etats-Unis on ne discute pas mais on sort son flingue et que seul le flingure règles les différends et désaccords


 


Là on est carrément aux antipodes.


Intéressante défense du "libre" entendue comme liberté de flinguer les contradicteurs, leur casser la gueule pour les faire taire et les menacer de leur mettre le
poing dans la figure, pratique usuelle chez eux, disent-ils.


 


bref ce type est simplement une grosse !*$*=);*$:/+ , rien d'autre à dire



Altshift 09/11/2010 13:23



ET LÀ… ARNAQUE OU PAS ?


(ACCORD
WIKIPÉDIA-FACEBOOK) c'est un peu frelaté ça date d'avril dernier… mais on en parle aujourd'hui


Bien sûr que non, il n'y a pas arnaque de wikipédia, bien au contraire… mais comme précédemment, certains rédacteurs bénévoles de wikipédia se sentent arnaqués par facebook… Il n'y a plus qu'à
leur faire comprendre que c'est bel et bien wikipédia qui les arnaque puisqu'il semble qu'ils n'aient toujours pas entrevu cette éventualité, aveuglés par les discours lénifiant de cette délicate
entreprise.


Outre le fait que ces bénévoles ne savent pas dans quel merdier ils ont mis les pieds, on apprend des choses passionnantes de cet échange au bistrot :


  1°  «l'accord avec face book est confidentiel» tout est pourtant tellement franc et transparent chez wikipédia qu'on se demanderait presque pourquoi.


  2°  « Certaines personnes du conseil d'administration de la wikimédia foundation sont élues par la communauté (sic) et par les
représentants des associations nationales (chapters). Le contrôle démocratique (Ha ha !) se fait par ce biais ainsi que par une grande transparence, notament
en matière financière.» (raison pour laquelle l'accord est confidentiel probablement)


 Ce qui prouve bien, s'il en était besoin, que wikimédia france n'a aucun lien avec wikimédia foundation, du moins quand il s'agit de responsabilité
éditoriale, mais que tout cela est très très démocratique. et


Une bonne stratégie commerciale sans
arnaque  et des échanges de bons procédés :


« De l’autre côté, Facebook apportera un soutien technique aux équipes
de Wikimedia Foundation, la fondation qui opère Wikipédia, afin de les aider à
faire face aux montées en charge dues à la fréquentation du site.


Ce genre de partenariat est intéressant, d’un côté afin d’enrichir l’expérience utilisateur sur Facebook, et de l’autre
pour générer du trafic vers Wikipédia.»


En revanche, il semblerait que google soit le dindon de la farce, ce qui laisse supposer que
soit les dons de google foundation vont nettement diminuer, soit, au contraire, que l'investissement dans wikipédia va augmenter. On ne peut en tout état de cause imaginer que la wikimédia
foundation ne retire de ces divers partenariat que quelques avantages en nature ou un simple accroissement de sa visibilté (comme si elle en avait besoin). 


 



alithia 09/11/2010 15:44



tiens , tiens, c'est écrit noir sur blanc ici , mais aussi partout : wikipedia est un projet wikimedia, c'est écrit partout sur wikipedia et sur wikimedia


et comme je viens de l'écrire tapez wikimedia sur Google et voyez combien de fois sort wikipedia


 


Faut pas vous frapper Altshift, c'est pas parce qu'un :*:*/) macho tendance facho tel Bob (avec qui vous acceptez de discuter, (vous êtes vraiment pas fine mouche /
bouche) le dit que les propos de cet individu ont le moindre sens et la moindre pertinence ... ni la moindre importance.



le vilain petit canard 08/11/2010 16:25



Et si on donnait une définition du poujadisme et du populisme comme peut l'entendre la science politique ?



alithia 08/11/2010 20:00



Excellente idée.


 


Essayons de donner des définitions et de nous en tenir à des définitions pour préciser le sens des mots.


 


sur poujadisme, une fois n'est pas coutume, je pourrais vous citer wikipedia , ce que ne pourront donc contester les wikipédiens


 


Où il est rappellé qu'un de ses premiers membres fut JM. Le Pen qui reprit les thèmes de ce mouvement pour son propre parti, le FN et que ce mouvement est populiste
et a été considéré comme  anti-républicain, anti-démocratique, relevant de l'extrême-droite ou s'en approchant dangereusement.





Et il se trouve que l'article wikipedia coïncide avec une définition recevable de ce mouvement, soit la mention du caractère démagogique et populiste de ce parti,
regroupement de petits commerçants, artisans, paysans et chefs de petites entreprises, au caractère nettement anti-parlementariste, antisémite, anti-intellectualiste, dont le mot d'ordre central
pourrait se résumer à "contre les élites". Le caractère d'extrême-droite de cette protestation et de ce parti est le jugement généralement admis par la théorie politique, de sorte que l'adjectif
poujadiste est couramment employé aujourd'hui comme un synonyme d'idées d'extrême-droite.


 


citation de wikipedia :


Le terme « poujadisme » est utilisé aujourd'hui de manière indistincte pour qualifier certains types de populisme, de corporatisme et de démagogie qui n'ont pas forcément de rapport avec le mouvement initié par Pierre Poujade
lui-même.


L'emploi de ce terme est variable. Il est néanmoins utilisé en règle générale comme une expression péjorative, destinée à disqualifier les discours et les mouvements
concernés.





Le terme poujadiste est parfois utilisé pour qualifier négativement un discours politique ou social jugé démagogique. Les attitudes visées peuvent inclure un
militantisme en faveur des petits commerçants vis-à-vis des gros (d'abord nationaux puis multinationaux), mais également désigner diverses
formes d'anti-parlementarisme, de corporatisme, voire d'extrêmisme politique, ou plus généralement pour désigner un populisme réactif, éventuellement jugé réactionnaire.


On utilise également très couramment ce terme pour désigner plus spécifiquement l'anti-intellectualisme dénoncé chez Poujade par Roland Barthes dans
Mythologies.


 


[fin de citation]





L'article explique le poujadisme comme étant caractérisé par le populisme, le corporatisme et la démagogie. Pour
cette dernière le dictionnaire suffit. Le terme est un classique du vocabulaire politique,  venu du grec, le sens du mot ne souffre guère d'interprétation et est tout à fait courant : art de
flatter le peuple à des fins non avouées, qui peuvent être contraires à ce qui est explicite.


 


Qu'en est-il donc du populisme et du corporatisme ?


 


Le populisme maintenant, qu'est-ce ?





Je vous l'explique et vous donne la définition, fondée sur le travail de référence de JP
Rioux, dans son ouvrage "les populismes",  puis je cite encore wikipedia, correcte, fondée sur le même travail de référence et donc preuve irréfutable pour les wikipédiens, s'ils
lisaient  autre chose sur wikipedia que les articles d'informatique ou ceux concernant le divertissement. Ce qui
éviterait des discussions oiseuses pour nier la nature du populisme et du poujadisme,(qui n'est qu'une variante de populisme) et nier également que le populisme tende très nettement vers
l'extrême-droite dont elle partage la même idéologie, sur un mode mineur .


 


Le populisme désigne l'idéologie des mouvements politiques qui prétendent parler au nom du peuple pour s'opposer aux élites (généralement
économiques et financières mais aussi politiques qui leur sont associées)  tout en se référant au peuple et supposant défendre les intérêts de celui-ci. Des élites sont accusées 
d'avoir  "accaparé" le pouvoir et de mépriser les intérêts du peuple.


 


On voit ce que peut signifier le fait d'assimiler les intellectuels à ces élites jouissant de privilèges que l'on dénonce, élites  supposées nocives pour la
grande majorité.  N.B. : il ne s'agit pas d'une critique sociale qui en passe par une critique du capitalisme en termes de classes, mais une fois encore d'une dénonciation des élites, de leurs privilèges corporatistes  (de corporation) etc.  Le vocabulaire est différent de celui d'une analyse politique et économique et il est tout à fait
caractéristique du populisme  et c'est ce qui fait la différence et signale le populisme.  C'est ce vocabulaire qui
appartient au registre populiste , et qui fait repérer celui-ci comme tel.



Les mouvements populistes, sont des adversaires de la démocratie, particulièrement sous la forme de la démocratie représentative accusée d'être injuste [cf Le Pen].
Ils prônent une démocratie directe, qui est en vérité le lien direct avec le peuple qu'entend nouer un chef charismatique autoritaire, afin de passer par-dessus les institutions (ex.
Chavez).  Ils  prétendent "rendre le pouvoir au peuple". Mais lorsqu'ils sont au pouvoir, ils les populistes  remettent en cause les formes
habituelles de la démocratie au profit d'un autoritarisme  démagogique et souvent anti-populaire.




Le terme populisme est en général utilisé dans un sens péjoratif . Il sert à dénoncer les démagogues qui mobilisent le peuple par des promesses
(démagogiques) et qui usent de flatterie des  passions faites de ressentiment et autres bas instincts tels le nationalisme, la xénophobie,  le racisme ou qui jouent à exacerber des
peurs sécuritaires. [tous thèmes et pratiques que l'on trouve chez Sarkozy en mode mineur et ouvertement et appuyés à l'extrême-droite de type FN et autres]


 


Là encore question de vocabulaire. Ces glissements de discours et de politiques populistes présentés  comme populaires et défendant le peuple, alors qu'ils en
sont éloignés autant qu'il est possible, voire opposés,  sont possibles du fait de la polysémie du terme peuple qui se comprend dans 4 acceptions différentes.


1- En effet, le peuple au sens politique, et le sens que lui donnent la philosophie et la théorie politique, c'est le peuple citoyen dans une république, responsable
de son Etat et de ses lois et libre d'exercer sa citoyenneté par le fait de la liberté d'expression accordée à tout citoyen, outre le vote, la liberté d'asssociation etc.


2- Tandis que le peuple au sens de masse indistincte, voire de populace, est exactement le contaire : c'est le peuple inéduqué , qui n'est l'ensemble des citoyens
qui entendent n'être régis que par des lois et non soumis à la volonté des hommes  (démagogues, dictateurs).


 


C'est celui-là, le peuple des démagogues et des populistes : le peuple au sens de masse indistincte, conduite par un chef charismatique, un peuple passif, sans les
caractères politiques du citoyen et manipulable.  Dans sa forme extrême , cette masse indistincte, sans classes, sans individus doués de personnalité, sans singularités distinctes, sans
réflexion critique donc, c'est le peuple des fascismes : une masse aveugle conduite comme un troupeau par un chef.


 


3- Il existe encore le sens de peuple en tant que population occupant un territoire, ce dont s'occupent les géographes des populations et qui est l'objet de la
démographie.


 


4- Et encore le sens de peuple correspondant à l'adjectif populaire par opposition aux classes supérieures, aristocraie et bourgeoise, comme on parle de quartiers
populaires.


 


Le populisme parle au nom du peuple mais n'a rien de populaire : il n'exprime pas les véritables intérêts du peuple, composé de citoyens responsables et doués de
raison (ce qui est la définition pour la politique moderne depuis les Lumières).


 


Le peuple a bon dos, comme dit l'expression qui exprime ce glissement de sens possible entre parler au nom du peuple de manière populiste, qui n'a rien de
véritablement en correspondance avec les intérêts du peuple citoyen, et défendre les intérêts du peuple ce qui est le propre de la république, où le peuple, ça veut dire tous, et tous à égalité
(égaux devant la loi).


 


sur l'usage de thèmes populaires qui cachent une politique qui représentet le service des intérêts des (vrais) privilégiés cf de quoi l'UMP est-elle le nom ?


il écrit ceci :


Utilisation et Manipulation du Peuple


Cette analyse montre que chacune de ces mesures apporte un plus aux détenteurs de richesses, sans jamais leur demander d'efforts. Le peuple, quant à lui, est alléché
par beaucoup de promesses, réparties sur toutes les catégories de la population et assorties d'efforts ou de régressions sociales habilement positivées. L'autre clé du programme de l'UMP est la
division des français en montrant du doigt les assistés, les grévistes, la racaille des banlieues, les inactifs de tout poil... en les opposant à "ceux qui travaillent et qui se lèvent
tôt".

En résumé : Usage Machiavélique du Populisme


 





sur populisme donc, une fois n'est pas coutume, deux encore moins,  je pourrais  également vous citer wikipedia , ce que ne pourront donc
contester les wikipédiens. La définition qu'elle donne s'inspire de JP Rioux, "les populismes". Rien à dire , càd au moins rien de faux, même si on pourrait développer et préciser ; mais ok. pour
la définition de wikipedia :


 


citation de wikipedia :


Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques, critiquant les élites et prônant le recours au peuple (d’où son nom),
s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique[1]. Il suppose l'existence d'une démocratie représentative qu’il critique. C'est pourquoi ses manifestations ont réapparu avec l'émergence des démocraties
modernes...


 


Le terme « populisme » a désormais un sens plus restreint, parfois péjoratif, et c'est de cette dernière acception que traite cet article.


[...]


 


Le populisme met en accusation les élites ou des petits groupes d'intérêt
particulier de la société. Parce qu'ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs
intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie de la population. Les populistes proposent donc de retirer l'appareil d'État des mains de ces élites égoïstes, voire criminelles, pour le « mettre au service du peuple ». Afin de remédier à cette situation, le
leader populiste propose des solutions qui appellent au bon sens populaire et à la simplicité. Ces solutions sont présentées comme applicables tout de suite et émanant d'une opinion publique
présentée comme monolithique.





Les populistes critiquent généralement les milieux d'argent ou une minorité quelconque (ethnique, politique, administrative etc.), censés avoir accaparé le
pouvoir ; ils leur opposent une majorité, qu'ils prétendent représenter. S'ils accèdent au pouvoir, il peut leur arriver de supprimer les formes traditionnelles de la démocratie, au profit
d'institutions autoritaires, présentées comme servant plus authentiquement « le peuple ».


[fin de citation]


 


 


 


sur le corporatisme, là wikipedia est tout à fait mauvaise


 


définissons donc le corporatisme:


 


Le corporatisme est une doctrine favorable à l'existence d'organisations - les corporations - regroupant les acteurs d'une
même profession. Il s'oppose donc au regroupement des travailleurs dans des syndicats interprofessionnels et reprend une structure des corporations de l'Ancien Régime.  Il est
tourné vers le passé et la nation, se combine donc logiquement avec le nationalisme, et le protectionnisme en économie.



Au XXe siècle, les régimes de l'Italie fasciste, de l'Allemagne nazie, de l'Etat français de Vichy, du Portugal  sous  Salazar et de l'Espagne franquiste
ont mis en place un corporatisme d'Etat, créant et contrôlant de manière autoritaire les organisations corporatives, afin de créer la fiction d'une société uniforme et sans classes,  où
toutes les corporations sont solidaires, une société unie par le seul nationalisme.


 


Le Maréchal Pétain (1856-1951), en 1941, en donne la définition suivante :


 

"Abandonnant tout ensemble le principe de l'individu isolé devant l'État et la pratique des coalitions ouvrières et patronales dressées
les unes contre les autres, il [l'ordre nouveau corporatiste] institue des groupements comprenant tous les membres d'un même métier : patrons, techniciens, ouvriers. Le centre du groupement
n'est donc plus la classe sociale, patronale ou ouvrière, mais l'intérêt commun de tous ceux qui participent à une même entreprise."




Le corporatisme désigne, de manière péjorative, l'attitude consistant à défendre les intérêts de sa corporation, de sa caste ou de son groupe
social. C'est le cas lorsque qu'un groupe puissant, ayant un comportement s'apparentant à celui des corporations de l'Ancien Régime (contrôle des recrutements par exemple les Ordres dont je
parlais précédemment, dérivés du Moyen-Age, ou ceux créés par un régime fasciste),  parvient à peser de son influence sur les pouvoirs politiques dans son intérêt seul (précisément ce qu'on
appelle un intérêt corporatiste).


 


Et maintenant reprenons  ce qui a été dit plus haut sur l'anti-intellectualisme wikipédien qui relève d'un poujadisme vindicatif et plein de ressentiment ,
comme on le trouve étalé à longueur de posts sur ce fameux blog précédemment cité d'une de ses "grosses têtes". Celui-ci nous dit qu'il n'est pas poujadiste, mais juste qu'il s'en prend à un
supposé "corporatisme" qu'il attribue aux intellectuels dont il fait une catégorie, une caste jouissant de "privilèges"  réservés aux "élites" etc. etc.


Alors ?


 


Quid du vocabulaire ?


 


 



Simon 06/11/2010 21:16



C'était bien là que je voulais en venir : les amitiés, affinités, rivalités, jalousies qui sont le lot commun de tous les hommes et donc bien entendu du monde intellectuel, peuvent donner
l'illusion que "la corporation des savants" défend "ses intérêts" contre "le bas peuple" (je caricature mais ce n'en est pas si loin) et offrir l'opportunité aux anti-intellectuels d'entretenir
volontairement cette illusion.


C'est vrai que j'ai des intérêts assez éclectiques et je passe facilement d'un sujet à l'autre pour revenir y revenir après et qu'en cela j'ai bien un profil de dilettante assez "wikipédien"
(sauf que l'informatique me donne des boutons), un peu comme notre ami Little Tony le titanicomane... mais avec cinq années de plus qui permettent de gagner en maturité et d'envisager la vanité à
être un encyclopédiste improvisé (je vous assure que j'étais un peu comme ça à vingt ans).



alithia 07/11/2010 01:50



oui mais si on parle de relations humaines pour dire que les individus ne sont pas des saints, et de traits humains qui peuvent se retrouver partout, il n'y a aucune
raison de les attribuer à une catégorie comme s'il lui étaient spécifiques.





Et une fois encore, les rivalités pour défendre son boulot et son poste, ou la mise en concurrence des gens que provoque un système de mise en concurrence, entraînant des réactions simplement et banalement humaines et que l'on trouve partout, par définition cela ne distingue
pas une catégorie. Si c'est partout, ce n'est pas un trait distinct.  Et, par définition aussi, cela n'a rien à voir avec des supposés privilèges d'une catégorie entière, dont on fait un cas
à part pour la montrer du doigt.


 


Il était question de savoir si le mot privilèges était approprié, ainsi que celui de corporation, et non de savoir si tels milieux sont exempts de tout travers
banalement humains.


 


Parler de privilèges n'est pas du tout synonyme de traits humains qui sont le lot commun de tous les hommes. C'est même incompatible puisque des privilèges, par
définition, sont réservés à quelques uns. 


 


En vérité ceux qui parlent de privilèges d'une catégorie appellée corporation qui plus est et ainsisous-entendent qu'elle n'agit que pour elle-même et dans son
propre intérêt, tout cela sous prétexte qu'elle est plus instruite que la moyenne de la population visent simplement à la dénigrer et à la discréditer.  ( ils parlent de privilèges, quand
ils ne signifient pas carrément prébendes, mais sont capables de la rabaisser également sur ses qualités propres, d'être plus instruite que la moyenne, sont capables en même temps  de la
dire  finalement fort peu instruite et passablement ignorante -voyez ma réponse ci-dessus au comm 4 d'Altshift)


 


Ce sont des termes et des thèmes propres à l'extrême-droite.



Simon 06/11/2010 17:59



@ Alithia : je suis une formation sur les métiers du livre pour devenir assistant bibliothécaire. J'ai davantage de sensibilité pour les livres de science/vulgarisation d'où peut-être une
certaine naïveté dans d'autres domaines (ce qui ne veut pas forcément dire ignorance totale), mais je me soigne ,
quant au reste oui je vois fort bien la distinction essentielle que vous faîtes entre défense d'un intérêt général et défense d'un intérêt particulier. Je pense savoir d'où viens ce que je
j'avance : j'ai lu en partie un livre qui s'appelle L'imposture scientifique en dix leçons de Michel de Pracontal, ce sont dix chapitres qui chacun analysent un exemple d'imposture
scientifique, ou même de fraude caractérisée. Il apparaît dans ce livre que les phénomène de coterie n'épargne pas non plus le milieu intellectuel (même si le livre ne traite que des sciences
dites "dures"), et le propos ce livre est tout sauf anti-intellectualiste.



alithia 06/11/2010 19:38



Oui je connais Michel de Pracontal, et  ce livre, qui sont tout à fait fiables.


 


Mais cela ne change rien à l'affaire que le monde intellectuel n'est pas celui des privilèges et que, en la matière, c'est complètement se tromper de cible que de
parler de privilèges pour justifier un anti-intellectualsime qui est un marqueur idéologique fort, comme déjà dit.


 


Cela ne change rien car


- qu'il y ait des brebis galeuses au sein d'une profession ne permet pas d'en conclure la même chose pour toute la profession


- tout au contraire puisque c'est dénoncé comme imposture, comme tricherie qui est particulièrement scandaleuse dans le domaine des sciences, parce qu'on est censé
être animé par l'amour de la vérité


- c'est tellement scandaleux, qu'on en fait des livres : preuve que cela ne colle pas du tout avec le milieu. Tout au contraire.


Le milieu est capable de les dénoncer. On ne pourrait peut-être pas en dire autant de tous les milieux.


Et lorsqu'elles sont repérées elles sont très sévèrement punies. idem.


- ces impostures et tricheries existent, mais fontexception


 


- tandis que dans le domaine de la finance , banque, direction de grandes entreprises, traders, Bourse etc. c'est la règle : on est dans l'imposture permanente 
( faire croire ... pour se faire de l'argent ; baratiner, tenir des discours parfaitement faux, à dessein, de manière intéressée ...)


 


- enfin (et j'aurais aussi bien pu commencer par là) tricheries et mensonges constituant des impostures, ne sont pas des privilèges.


 


- L'exemple que vous auriez pu donner de tricheries et mensonges constituant des impostures, serait celui de travaux de soi-disant historiens et véritables
négationnistes ayant passé des thèses et obtenu des postes (avec des complicités donc, coupables au regard de la science) ... en ajoutant toute fois qu'ils se sont fait virer de l'Université et
du CNRS puisque précisément il s'agissait de tricheries et mensonges constituant des impostures


 


En revanche on peut attendre longtemps que les banquiers, traders et autres responsables du système de la finance mondiale, soutenus par des économistes et des
politiques ,  qui ont mis le monde entier dans la panade, soient virés, de même que de grands patrons d'entreprises, qui, après les avoir mis en faillite sont partis, non pas virés, mais
récompensés avec des "indemnités" se chiffrant en sommes de 6  chiffres.


 


Là on ne parle pas d'imposture. Et pourtant là sont les vrais scandales et les vrais (et seuls) privilèges qui prouvent qu'on pourrait recommencer une autre nuit du
4 août.


 


Merci de m'avoir répondu avec confiance sur vos activités.


 


Et oui, il y a des coteries, des affinités, des amitiés, de la rivalité et sans doute pas mal d'histoires dans les relations humaines, bien sûr. Le paradis sur terre
n'existe pas non plus que la perfection, mais c'est juste un phénomène humain, pas plus, pas politique, ni fondé sur une logique économique, et il n'y a pas lieu de parler de privilèges qui
seraient l'apanage d'un groupe donné par rapport à d'autres groupes distincts.