Partager l'article ! sur la crise : ce que wikipedia ne vous dira pas: Les wikipédiens sont incapables d'écrire quelque chose d'intelligent sur la crise.[1] Si& ...
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"le courage c'est de chercher la vérité et de la dire" Jean Jaurès
Il y décrit et dénonce l'hypocrisie générale sur laquelle repose le système de la finance mondiale et définit ce qu'il considère être la source des maux actuels du système économique
mondialisé.
Hypocrisie car il s'agit de masquer la malhonnêteté de la part des institutions financières
qui s'avancent au-delà de ce qui est raisonnablement permis, et incompétence des politiques qui ont laissé faire et laissé prendre des risques déraisonnables pour accroître toujours davantage les
profits, sans contrôle des institutions ayant pour fonction d'exercer un contrôle. lLes principales raisons de la crise sont identifiées et mise au jour une irresponsabilité
généralisée.
On rappellera que Joseph Stiglitz est l'ancien conseiller de Bill Clinton et qu'il met en cause aujourd'hui vigoureusement Alan Greenspan le grand responsable de cet état de fait, qui aujourd'hui, hypocritement, fait son auto-critique . [Alan Greenspan ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed) admet maintenant que la crise actuelle remettait en cause la supériorité d'un système, celui du "free market" auquel il avait toujours cru. "Oui, j'ai trouvé une faille. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi." Le Monde 25 octobre 08]
On rappellera également l'analyse théorique de Stiglitz connue sous le nom de théorème de Grossman-Stiglitz (1980) qui montre qu’il n’est pas possible de fonder une politique économique sur le concept libéral de marché car un simple mécanisme de marché ne peut à lui seul améliorer le fonctionnement du marché. L’interventionnisme étatique et un encadrement institutionnel appuyé sur des lois est donc une nécessité pour le fonctionnement de l’économie.
Joseph Stiglitz aujourd'hui émet plusieurs critiques extrêmement sévères du système financier tel qu'il s'est déployé ces dernières années. Il décrit un système dont les bases
apparaissent aussi cyniques et immorales qu'absurdes. La globalisation de la finance a en effet conduit à une dérégulation maximale des flux de capitaux, en laissant hors de toute
responsabilité les acteurs financiers privés qui, en cas de problèmes et contre-performances, dus à leurs erreurs d'évaluation des risques, se reposent simplement sur l'État et donc
en dernier lieu sur les contribuables. Les prises de risques inconsidérées pour accumuler du capital financier ont permis de privatiser les bénéfices et les engranger sans redistribution ni
partage, puis quand le système s'enraye, de faire payer les déficits à l'Etat et au contribuable, en somme.
En effet , étant donné l'importance des sommes en jeu et la place prise dans le système par le capital financier, la masse des institutions financières se transforme en force de pression sur les pouvoirs publics. En cas de risque de faillite, elle peut ainsi obliger les pouvoirs publics à intervenir pour venir combler les trous dans la comptabilité bancaire, afin d'éviter à l'ensemble du système de faire naufrage. C'est pourquoi l'argument du risque affectant le système lui-même dans son ensemble doit être entendu comme un pur et simple mécanisme de transfert vers l'État de la responsabilité privée. Les dits acteurs financiers se défaussent de toute responsabilité en cas de faillite et demandent remboursement à l'Etat de leurs pertes en guise de garantie du système qui s'est précisément délié de toute garantie. Pour éviter la crise générale les financiers privés exercent un chantage à la puissance publique, sommée de payer à leur place pour leurs erreurs et choix malencontreux. Ce sont pourtant ces mêmes acteurs financiers qui tirent des profits monumentaux d'un système dont ils ont d'abord voulu la dérégulation complète, sur la base de la supposition que le système pouvait fonctionner selon la seule logique du marché censé s'auto-réguler et s'auto-équilibrer comme le veut la famause doctrine libérale lorsqu'elle est poussée à ses ultimes conséquences : un marché sans règles qui fonctionnerait en équilibre sans intervention extérieure . En dernière instance ce sont donc ces pertes qui viennent sanctionner des choix économiques erronés mais qui ne seront jamais payés par les responsables qui les ont provoqués.
Au-delà de ce constat de la perte de confiance,sur laquelle reposait la finance mondiale, la capacité des pouvoirs publics à surmonter la crise est en outre sérieusement mise en doute par
Joseph Stiglitz. D'après lui, dans le cas américian du
moins, il est difficile d'imaginer que les citoyens puissent avoir
confiance dans une administration américaine qui a montré à plusieurs reprises sa faillite ou son incapacité à assumer ses responsabilités, face à des catastrophes tel l'ouragan Katrina , ou ses
choix pour la guerre en Irak.
Joseph Stiglitz en arrive à une conclusion tout à fait pessimiste pour juger de ce à quoi a abouti le système. Il pense en effet que le système est profondément perverti lorsque les
individus les plus qualifiés sont précisément ceux qui contournent les normes de la sécurisation du système bancaire.
ref : Joseph Stiglitz, "The fruit of hypocrisy", The Guardian, 16.09.2008
Ensuite je signale un ouvrage de Patrick Artus directeur des études de
Natixis, professeur à l'Ecole Polytechnique et professeur associé à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne, écrrit avec Marie-Paule Virard : "Globalisation,
le pire est à venir" aux éditions la Découverte . Il s'agit d'un travail expose la nature véritable de ce qu'on appelle "globalisation" - autrement dit le capitalisme financier
internationalisé qui s'est imposé depuis 1989.
Le constat des auteurs, extrêmement rigoureux, peut se résumer ainsi : la globalisation est entrée dans un âge nouveau et dangereux car celui-ci est tout à la fois marqué par
l'explosion des inégalités, l'absorption de l'économie par la finance, le gaspillage des ressources rares et l'exploitation de la planète jusqu'à épuisement des ressources et espèces vivantes. La
violence de cette logiqued'une exploitation illimitée, porte en elle le risque d'une dislocation des ensembles politiques et particulièrement de l'Europe.
Cet écart entre riches, de plus en plus riches, et pauvres, de plus en plus pauvres, se retrouve bien entendu aussi au sein de chaque société, accentuant les déséquilibres.
Alithia
sur la crise, voir les articles précédents, ainsi que " un philosophe pense la crise comme vous ne verrez jamais sur wikipedia "
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