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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.

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Les wikipédiens sont incapables d'écrire quelque chose d'intelligent sur la crise.[1] Si  certains parmi eux en avaient les compétences, cela leur serait de toute façon interdit puisque toute analyse et a fortiori toute analyse critique est interdite sur wikipedia car  cela est considéré comme "analyse personnelle.", autant dire une réflexion, une pensée, horreur !  Un wikipédien qui pense ? Vous n'y pensez pas ! Cela est strictement interdit.


Par exemple, si je voulais écrire ce qui suit, sous forme d'article adapté à une supposée encyclopédie, et y introduire de plus les références aux textes des philosophes que j'ai précédemment cités, pour traiter de la crise actuelle du capitalisme sous sa forme la plus libérale qui a donné toute liberté aux marchés financiers, ce serait interdit, aussitôt effacé au titre de "pas neutre", "essai personnel" et autres habituelles stupidités de wikipedia.  Même en apportant les sources et références aux auteurs en question, cela va de soi. Hormis la doxa officielle et les banalités communes, seules autorisées, toute réflexion pertinenete est impossible.

A wikipedia la médiocrité et l'absence de pensée sont obligatoires, parce que principielles, pour ceux qui ne le sauraient pas encore.


Donc aujourd'hui j'ai pensé vous citer quelques références à des économistes qui valent d'être connus. Pour commencer Joseph Stiglitz (pour cet économiste, prix Nobel, il existe un article affligeant sur wikipedia)



Joseph E. Stiglitz, professeur à la Columbia University et Prix Nobel d'économie en 2001, publie un article peu optimiste dans The Guardian,  "The fruit of hypocrisy". Son avis a quelque importance, si l'on prend en compte qu'il a été -et est encore- conseiller de quelques hommes politiques de premier rang.


Il y décrit et dénonce l'hypocrisie générale sur laquelle repose le système de la finance mondiale et définit ce qu'il considère être la source des maux actuels du système économique mondialisé.


Hypocrisie car il s'agit de masquer la malhonnêteté de la part des institutions financières qui s'avancent au-delà de ce qui est raisonnablement permis, et incompétence des politiques qui ont laissé faire et laissé prendre des risques déraisonnables pour accroître toujours davantage les profits, sans contrôle des institutions ayant pour fonction d'exercer un contrôle. lLes principales raisons de la crise sont identifiées et mise au jour une irresponsabilité généralisée.


On rappellera que Joseph Stiglitz est l'ancien conseiller de Bill Clinton et qu'il met en cause aujourd'hui vigoureusement  Alan Greenspan le grand responsable de cet état de fait, qui aujourd'hui, hypocritement, fait son auto-critique . [Alan Greenspan ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed) admet maintenant que la crise actuelle remettait en cause la supériorité d'un système, celui du "free market" auquel il avait toujours cru. "Oui, j'ai trouvé une faille. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi." Le Monde 25 octobre 08]

 


On rappellera également l'analyse théorique de Stiglitz connue sous le nom de théorème de Grossman-Stiglitz (1980) qui montre qu’il n’est pas possible de fonder une politique économique sur le concept libéral de marché car un simple mécanisme de marché ne peut  à lui seul améliorer le fonctionnement du marché. L’interventionnisme étatique et un encadrement institutionnel appuyé sur des lois est donc une nécessité pour le fonctionnement de l’économie.


Joseph Stiglitz aujourd'hui émet plusieurs critiques extrêmement sévères du système financier tel qu'il s'est déployé ces dernières années. Il  décrit un système dont  les bases apparaissent aussi cyniques et immorales qu'absurdes. La globalisation de la finance a en effet conduit à une dérégulation maximale des flux de capitaux, en laissant hors de toute responsabilité  les acteurs financiers privés qui, en cas de problèmes et contre-performances, dus à leurs erreurs d'évaluation des risques, se reposent  simplement sur l'État et donc en dernier lieu sur les contribuables. Les prises de risques inconsidérées pour accumuler du capital financier ont permis de privatiser les bénéfices et les engranger sans redistribution ni partage, puis quand le système s'enraye, de faire payer les déficits à l'Etat et au contribuable, en somme.


En effet , étant donné l'importance des sommes en jeu et la place prise dans le système par le capital financier, la masse des institutions financières se transforme en force de pression sur les pouvoirs publics. En cas de risque de faillite, elle peut ainsi obliger les pouvoirs publics à intervenir pour venir combler les trous dans la comptabilité bancaire, afin d'éviter à l'ensemble du système de faire naufrage. C'est pourquoi l'argument du risque affectant le système lui-même dans son ensemble doit être entendu comme un pur et simple mécanisme de transfert vers l'État de la responsabilité privée.  Les dits acteurs financiers se défaussent de toute responsabilité en cas de faillite et demandent remboursement à l'Etat de leurs pertes en guise de garantie du système qui s'est précisément délié de toute garantie. Pour éviter la crise générale les financiers privés exercent un chantage à la puissance publique, sommée de payer  à leur place pour leurs erreurs et choix malencontreux. Ce sont pourtant ces mêmes acteurs financiers qui tirent des profits monumentaux d'un système dont ils ont  d'abord voulu la dérégulation complète, sur la base de la supposition que le système pouvait  fonctionner selon la seule logique du marché censé s'auto-réguler et s'auto-équilibrer comme le veut la famause doctrine libérale lorsqu'elle est poussée à ses ultimes conséquences : un marché sans règles qui fonctionnerait en équilibre sans intervention extérieure .  En dernière instance ce sont donc ces pertes qui viennent sanctionner des choix économiques erronés mais qui ne seront jamais payés par les responsables qui les ont provoqués.


Au-delà de ce constat de la perte de confiance,sur laquelle reposait la finance mondiale, la capacité des pouvoirs publics à surmonter la crise est  en outre sérieusement mise en doute par Joseph Stiglitz. D'après lui
, dans le cas américian du moins, il est difficile d'imaginer que les citoyens puissent avoir confiance dans une administration américaine qui a montré à plusieurs reprises sa faillite ou son incapacité à assumer ses responsabilités, face à des catastrophes tel l'ouragan Katrina , ou ses choix pour la guerre en Irak.


Joseph Stiglitz  en arrive à une conclusion tout à fait pessimiste pour juger de ce à quoi a abouti le système. Il pense en effet que le système est profondément perverti lorsque les individus les plus qualifiés sont précisément ceux qui contournent les normes de la sécurisation du système bancaire.

 

ref : Joseph Stiglitz, "The fruit of hypocrisy", The Guardian, 16.09.2008


 

 


Ensuite je signale un ouvrage de Patrick Artus directeur des études de Natixis, professeur à l'Ecole Polytechnique et professeur associé à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne, écrrit avec  Marie-Paule Virard : "Globalisation, le pire est à venir" aux éditions la Découverte . Il s'agit d'un travail expose la nature véritable de ce qu'on appelle  "globalisation" - autrement dit le capitalisme financier internationalisé  qui s'est imposé depuis 1989.
 
Le constat des auteurs, extrêmement rigoureux, peut se résumer ainsi   : la globalisation est entrée dans un âge nouveau et dangereux car celui-ci est tout à la fois marqué par l'explosion des inégalités, l'absorption de l'économie par la finance, le gaspillage des ressources rares et l'exploitation de la planète jusqu'à épuisement des ressources et espèces vivantes. La violence de cette logiqued'une exploitation illimitée, porte en elle le risque d'une dislocation des ensembles politiques et particulièrement de l'Europe.

 

Les auteurs exposent les raisons pour lesquelles "Loin d’être le ciment qui rapproche les économies et les peuples, la globalisation est devenue une formidable machine inégalitaire" qui tend à défaire toute possibilité de liens et d'organisation dans les échanges et relations  entre les nations, jusqu'à atteindre un point de destruction . Le monde se désorganise. Il perd son sens originaire qu'il avait en grec, si je puis me permettre de rappeler l'étymologie puisque, en grec,  cosmos veut d'abord dire ordre avant d'en venir à désigner  le monde.


Cet écart entre riches, de plus en plus riches, et pauvres, de plus en plus pauvres, se retrouve bien entendu aussi au sein de chaque société, accentuant les déséquilibres.



 

Alithia


sur la crise, voir les articles précédents, ainsi que " un philosophe pense la crise comme vous ne verrez jamais sur wikipedia "

 

 


note 1- comme vous ne le verrez jamais sur wikipedia , on peut le dire, car l'interdit de penser produit ses effets.  Pendant ce temps là, voilà où ils en sont à wikipedia avec un magnifique article nommé
: crise financière de septembre-octobre,  qui est exactement vide et réalise l'exploit de ne rien dire, selon la règle "pas d'analyses" dont est synonyme leur idée de  neutralité. Mais wikipedia a pourtant daté le début de cette crise financière au jour près : le 14 septembre 2008 d'après eux, même si on parle d'une crise qui s'installe dans le long terme depuis au moins fevrier 2008, et pour certains la crise est assurée et annoncée depuis 2006 (Nouriel Roubini).

Où il est hélas prouvé que les wikipédiens ne lisent pas avant d'écrire des "articles".
Voir les 2 commentaires - Par alithia
Lundi 27 octobre 1 27 /10 /Oct 21:35

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