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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.

Moteur De Recherche

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 15:38
L'ambition de wikipedia à constituer le savoir mondial éclate au grand jour. Wales considère désormais que wikipedia est un instrument valable pour les études.

Après une  relative précaution passée, tempérant les prétentions de wikipedia à être une encyclopédie, qui reconnaissait son manque de fiabilité, Wales déclare ouvertement maintenant qu'elle est, selon lui, validée pour servir utilement aux études et il décide, à la place de l'université, qu'elle peut être citée dans les travaux universitaires. Juste quand le nombre d'avis contraires, émanant de diverses universités, écoles et bibliothèques, se multiplie.


la-reunion-d-lapierre.jpg

photo l'Internaute


Cette information provenant du Figaro :
 
" Jimmy Wales, le fondateur de l'encyclopédie en ligne Wikipedia, estime que son site a suffisamment amélioré sa fiabilité pour être utilisé par les étudiants pour leurs travaux universitaires, selon des propos rapportés par la BBC sur son site internet.

M. Wales a dit ne voir "aucun problème" à ce que les articles de Wikipedia soient utilisés comme références par les étudiants à condition que ces articles comprennent des citations exactes.

Mais les chercheurs "feraient mieux d'effectuer leurs propres recherches", au lieu de se reposer sur Wikipedia, a-t-il observé lors de la conférence "Online information" qui se tenait cette semaine à Londres.

En 2005, M. Wales avait reconnu que Wikipedia ne pouvait servir de base aux travaux des étudiants et ne devait être qu'une "première approche" en vue de recherches plus poussées sur un sujet. Mais la fiabilité de Wikipedia a fait de grands progrès depuis grâce à de nouvelles règles de publication et de vérification des informations" prétend-il


source


L'appétit mégalomaniaque du gourou qui entend transformer le monde avec son organe de révision de l'information et du savoir, n'a plus de limites.

Wikipedia est maintenant mise en position d'être considérée comme source première du savoir, et valable pour les études. Et, non pas selon l'estimation des professeurs, mais par le fondateur de wikipedia lui-même, qui occupe ici la place de la validation par les universités, que celles-ci lui refusent précisément. C'est le fabriquant du produit,
qui le dit. Ce produit qui est une véritable machine au service de la destruction de l'école et qui veut en prendre la place, comme le montre cette déclaration : wikipedia est une documentation pour l'étude, citable par les étudiants, et intégralement, demande-t-il encore.

On relèvera encore cette perle : "les chercheurs "feraient mieux d'effectuer leurs propres recherches", au lieu de se reposer sur Wikipedia".

Wales va jusqu'au point de signifier qu'à wikipedia s'effectue un travail, tandis que les chercheurs ne font pas leur travail !


Depuis qu'elle existe, wikipedia se nourrit bien évidemment du savoir déjà là, donc du travail des chercheurs. Mais sans le reconnaître. Elle pille ce travail sans le dire, s'autorisant à ce faire puisque d'abord elle refuse de reconnaître leur travail. Cette déclaration en est à elle seule la preuve. Et un bel exemple de la logique perverse  qui se pratique dans cette communauté alternative.

D'abord et par principe, wikipedia ne reconnaît pas le travail intellectuel. Elle peut ainsi ensuite d'autant mieux le piller,
qu'elle l'a premièrement nié.

Il est révélateur de l'état d'esprit de Monsieur Wales qu'il ose accuser les chercheurs de se servir de wikipedia au lieu de faire leur travail.


Alithia
 
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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 16:05

Pour changer je vous cite aujourd'hui des articles corrects auxquels il est possible d'accorder le label : bon pour être mis en ligne, et d'autres bons, voire très bons.

adak.jpg

photo l'Internaute

Donc j'ai enfin réussi à vous trouver quelques articles de qualité honorable d'un niveau digne d'une encyclopédie populaire qui ont été produits par wikipedia.
Avec ces nuances :
Ils sont produits,plus ou moins, en recopiant d'autres travaux, ce qui est inévitable, donc personne ne chinoisera sur les sources.
Ils sont incomplets. Mais de bonne qualité donc on ne chinoisera pas non plus sur cet aspect qui ne sera pas retenu.
Ne vous réjouissez pas trop vite cependant, ils sont en nombre plus que restreint
Car, de mon fait d'abord, je ne puis juger de tout (je l'avoue).
Et évidemment je ne vous citerai pas ceux que j'ai écrit, et dont je ne sais du reste ce qu'ils sont devenus, probablement massacrés. :)

 

Enfin, il faut beaucoup, beaucoup chercher.

 


 

Donc les articles honorables, et corrects qui peuvent rendre service au lecteur qui part de zéro sur le sujet :

 


 

Freud : (très) incomplet mais de bonne qualité.

 

Lacan : pas d'erreurs (ce qui est méritoire) mais + que succint. Insuffisant donc, mais il n'est pas parti sur de mauvaises bases : manifestement écrit par quelqu'un qui connaît le sujet et sait écrire. Rare. Rarissime même.

 

Pychanalyse d'enfants : exact dans l'ensemble ; bonnes bases mais très succint.

 

Winnicott : juste et bien fait.

 

Psychanalyse :correct

 


 

Machiavel : correct pour ce qui est dit mais très incomplet.

 

Deleuze : juste ; rien à dire

 

Nietzsche : pas d'erreurs, mais un gros paquet de paragraphes juxtaposés, qui rend l'ensemble illisible. Donc finalement, pas très bon.

 

Shoah : aucune analyse, mais factuellement juste. Ce qui est déjà pas mal. Et presque admirable pour un sujet pareil

 

Alexis Carrel : correct ; l'article ose parler de l'eugénisme de Carrel ; rarissime sur wk

 

négationnisme : correct ; factuellement juste ; correctement documenté ; pas trop de censure : rarissime

 

François Villon : un excellent article

 


 

Vous vous étonnez : c'est tout ? car c'est assez peu, j'en conviens. Mais pour les sciences exactes et de la nature, j'expose plus bas ce qu'il en est.

 


 

On remarquera d'abord l'extrêmement petit nombre d'articles que j'ai pu relever dans tout le domaine des Lettres, arts, Humanités, sciences humaines et sociales, qui, dans l'ensemble est vraiment très mauvais.

 


 

D'accord je ne connais pas tout et j'avoue n'avoir pas tout lu

 


 

[évidemment, sur 500 000 articles et plus encore -depuis que j'écris wk a dû encore enfler ... même si plus des 3/ 4 de wk est composée de non-articles, qui ne dépassent pas 3 lignes. Et que sans doute + de 95% est composée de non-articles qui sont plutôt, comme je l'ai dit, des définitions de dictionnaires et infos de base -pour base de données, que des articles d' « encyclopédie ».

 

Ce sont toutes les listes possibles et toutes les catégorisations possibles, même -et surtout- les + absurdes. Toutes les listes et tous les mots s'y trouvent. Listages par genre, espèce etc. de toutes catégories imaginables et inimaginables, qui font chacun et chacune un « article ».

 

Ce sont tous les noms communs de tous les genres possibles et imaginables, qui font aussi chacun un « article »

 

Tous les noms de tous les êtres des règnes végétal, animal, minéral, sidéral et intersidéral, qui, un a un sont l'occasion d'un « article »

 


 

Et puis et tous les événements de la terre et du monde intergalactique, du sport aux people en passant par ceux du monde de la porno, du loisir et du divertissement en tous genres, etc. etc. : dans tous les registres du monde, du réel à la fiction, chaque événement peut faire « article ».

 


 

Tous les noms propres : lieux, gens, personnages historiques et de fiction y compris des dernières séries TV, des mangas, pokémons etc. les connus, les inconnus. Tous.

 

Tous les noms de tous les lieux de la terre et du ciel -et ailleurs encore puisque wk inclut la fiction-, et jusqu'à la moindre petite commune de tous les pays de la terre, chacune a son « article » .

 


 

Et bien sûr parmi les noms communs, (tous ceux qui existent), et outre les événements, (tous ceux qui existent), et outre tous les noms propres, il y a encore tous les nombres (et à chacun son « article ») qui font aussi toutes les dates. Alors on a toutes les années (et à chacune son « article ») , toutes les dates « historiques » (et à chacune son « article ») où il s'est ou se serait passé quelque chose aussi infime soit-il . Alors il ne reste qu'à faire tous les jours de l'année, de toutes les années depuis le commencement du monde pour augmenter indéfiniment le nombre d' « articles ». Ce qui est prévu, bien entendu. Proposition a été faite. Une blague ? On verra. En tout cas ainsi on peut être sûr qu'à l'avenir wk ne peut qu'être de moins en moins une « encyclopédie » et de plus en plus une base de donnée pour les loisirs et totalement éloignée d'un instrument d'étude.]

 


 


 


 

Donc une fois exclue l'immense majorité de wk pour ne retenir que le domaine de la connaissance, ça facilite le tri et permet « presque » d'en faire le tour. Mais j'avoue, donc, je n'ai pas tout lu. Cependant j'insiste pour affirmer que j'ai tout de même dû en lire 1000 fois plus que Nature (pour sa fameuse « étude » à partir de 42 articles) et surtout dans tous les domaines de la connaissance : sciences exactes, humaines et sociales, philosophie, arts, littérature, j'en ai lu un bout, qui permet de juger.

 


 

On remarquera donc le petit nombre d'articles que j'ai pu retenir.

 

Et on remarquera que les articles de psychanalyse en font partie, majoritairement : parce qu'ils ont manifestement été écrits par des gens suffisamment qualifiés.

 

Cependant dans le portail des sciences humaines la psychanalyse n'existe pas. Grave carence. Il faut bien chercher ces articles pour les trouver, par conséquent.

 


 

On remarquera que je n'ai pu retenir que très peu d'articles de philo : seuls ceux qui ont été écrits par de bons connaisseurs, et qui sont demeurés sans caviardages car personne ne s'y est aventuré. Trop spécialisés. L'ensemble est plus que médiocre.

 


 

On remarquera : pas d'articles d'histoire. Ceux-ci sont vraiment trop factuels, dépourvus d'un minimum de pensée : aucune mise en perspective, aucune analyse, aucun jugement. Sans intérêt, comme relevé par l'historien américain Roy Rosenzweig.

 


 

On remarquera cependant que sont présents quelques articles portant sur des catégories de pensée nécessaires pour penser l'histoire, telle celle de négationnisme. Ecrit par les non-adeptes de l'empilement des faits.

 


 

Il y en a sans doute d'autres, articles corrects ou bons, mais c'est fou ce qu'il faut chercher !

 


 

Le secteur littérature, est tout à fait médiocre. Beaucoup d'articles sans sources, la plupart ne sont que de simples biographies. Rien ou quasiment rien sur l'oeuvre. Une exception : l'article François Villon. Mais dans l'ensemble, on ne sort pas du factuel, voire de l'anecdotique. Aucune pensée, aucune analyse des oeuvres.

 


 

En sciences (toutes) j'ai déjà noté l'aberration des classements, des catégories, l'invention pure et simple de soi-disant disciplines, les sous-partitions aberrantes etc. ainsi que la confusion entre sciences et pseudo-sciences, toutes mises dans la même catégorie de « science » et le tout entremêlé.

 

J'ai noté la particulière médiocrité du secteur biologie et sciences du vivant où l'on trouve de très nombreux articles soit faux, soit empreints d'idéologie aussi bien par omission que par leurs assertions qui vont jusqu'à l'inadmissible. Quant à la classification ! on y trouve par exemple « Premiers secours & secourisme », sont classés comme une « science naturelle » (sic !). Une science ?

 


 

N.B. depuis que j'ai analysé les problèmes de l'article Darwin, cela a été signalé sur wk qui a complètement réécrit l'article en le traduisant de l'anglais (qui a dû lui-même être recopié d'une encyclopédie véritable, je suppose (?)

 


 

Ce qui est drôle : l'article du blog sur Darwin a été signalé par un adepte de Nostradamus (sic) qui m'a envoyé des contradicteurs assidus. Cependant ils ont bien dû convenir alors que ma critique était pertinente, comme on peut le voir ici.

 

Où il est dit que j'ai complètement raison (pour une fois est-il précisé) mais merci tout de même. Cela dit, ils ont trouvé l'explication si j'ai raison, ça n'est bien sûr pas parce que je connais Darwin et l'histoire de la biologie et un peu de philosophie des sciences. Non, c'est parce que j'ai suivi les « guerres d'édition » -qui m'ont certainement appris la théorie de Darwin ! Exemple de raisonnement de wkdiens.

 


 

Bon. Venons-en au positif.

 


 

Malgré le secteur désastreux des sciences naturelles, donc, y compris la médecine qui comprend toutes les élucubrations adversaires de la médecine, bien sûr, le plus que minable article Géologie qui ne parvient même pas à la définir mais liste les « disciplines apparentées » (!) -bref, pour tout le secteur « sciences de la terre » ça n'est pas brillant, mieux vaut ne pas en parler ; et pour la chimie ça n'est pas mieux , c'est même carrément nul, passons- en revanche, donc, il existe en physique quelques bons articles, voire très bons, et quelques articles corrects, en ce sens que, bien que hors de toute histoire, et sans aucune dimension de réflexion épistémologique (philosophie des sciences) il perdent largement de leur intérêt et de leur potentialité explicative et pédagogique,mais ils sont néanmoins écrits par des spécialistes de la discipline , manifestement, qui connaissent au moins de quoi ils parlent. Articles de ce genre :

 


 
Thermodynamique (avec une très bonne bibliographie toutefois, complète et pédagogique ) Physique théorique
 
Mécanique quantique
 
Postulats de la mécanique quantique ;
 
Physique statistique
 



 

Et d'autres encore, dont l'exactitude n'est pas en question, qui sont assez moyens pour des articles de vulgarisation car sans perspective historiques et épistémologiques ce qui leur retire une grande part de leur intérêt et de leur potentialité pédagogique. Mais ils sont fiables pour leur contenu. C'est déjà ça.

 
Mieux encore il existe de bons ou même de très bons articles, clairs, historiques, intelligents, pédagogiques, car instruits d'histoire des sciences et de philosophie des sciences, tels :
 

Relativité galiléenne : bon titre déjà, introduisant une continuité de la physique galiléenne, à la physique de Newton et lla théorie de la relativité d'Einstein : on comprend qu'avec Galilée la physique est devenue une science dont les théories vont s 'étendre avec Newton et Einstein : ce que ne dit pas l'article « lois de Newton » ; c'est pourquoi il n'est pas bon. En revanche l'article « Mécanique newtonienne » est très bon : il inclut les dimensions de l'histoire et de l'épistémologie.

 



 

En revanche encore sont bons et même très bons toute une série d'articles, car ils comportent cette dimension d'histoire et d'épistémologie, donc clairs, pédagogiques et intelligents, faits par des gens qui comprennent ce qu'ils disent c'est à dire comprennent l'intérêt de ces théories à partir de la manière dont elles se sont constituées, ce qu'elles ont récusé, d'abord, et comment elles se sont enchaînées et complétées. Bref des gens qui savent enseigner et réfléchissent suffisamment à ce qu'ils exposent pour l'exposer intelligemment. Des profs certainement. De bons spécialistes en tout cas. Des professionnels, quoi. Ce sont par exemple :

 

Relativité restreinte qui comprend du reste une excellente bibliographie faite d'ouvrages d'histoire et d'épistémologie qui vont d'Einstein-Infeld et Poincaré (les classiques des classiques) à J-M Levy-Leblond , Jacques Merleau-Ponty et Françoise Balibar, ainsi que tous les auteurs de référence, classés selon les genres et niveaux de difficulté (tels que « accessibles aux étudiants de 1° cycle » ; articles manifestement faits par des universitaires, physiciens, instruits en épistémologie et bons pédagogues)

 


 

Idem pour Relativité générale. Bon article, pour les mêmes raisons. Très bon article même, qui reprend la constitution de la théorie dans l'histoire, à partir de Galilée, en expliquant la théorie de la lumière supposant un éther, par Maxwell, repris de Huygens (XVII° siècle, contemporain de Descartes avec qui ce dernier eut une correspondance). Donc c'est très clair et instructif, bien exposé, et en relation avec les avancées de la géométrie etc., doublé d'une très bonne bibliographie, elle aussi hiérarchisée quant aux degrés de difficulté. Un travail de spécialiste. Idem pour l'article Albert Einstein ; très bien ; exact.

 


 

Ainsi que sont corrects et bien faits, clairs avec un minimum d'histoire de la constitution de la théorie y compris les problèmes posés ou qui demeurent : Physique des particules ; bien -bien qu'incomplet- Physique nucléaire ; de même pour Théorie du chaos ; idem pour l'article Vitesse de la lumière ; Théorie des cordes également etc. Il y en a d'autres.

 


 


 

En plus je note que l'article Nanotechnologie a été nettement amélioré depuis que je l'ai signalé comme dérisoire -bien que la notion de « prophétie » n'ait pas été retirée.

 


 

En mathématiques nous avons également quelques bons articles, pour les mêmes raisons, selon les mêmes critères.

 

Mais ils sont à vrai dire beaucoup plus rares ou moins bien faits. Le domaine des maths n'atteint pas la qualité du domaine de la physique, qui à vrai dire fait exception sur wk.

 


 

Je peux citer l'article « Mathématiques » principalement. Et ensuite, mais très un net degré en-dessous toutefois, car déjà limités, les articles Géométrie euclidienne, Géométrie non euclidienne, Eléments d'Euclide. Mais le portail de la géométrie est très mal fait et son contenu tout à fait éclaté. Toutes les notions et théories sont traitées séparément et il est totalementinsuffisant en histoire et épistémologie des math. de sorte qu'il demeure purement technique et de peu d'intérêt : dans l'ensemble inaccessible aux non-spécialistes. Sans parler du fait que la présentation de presque toutes les grandes théories reste à l'état d'ébauches. Nous avons encore l'article Algèbre, citable comme bon : il comprend de l'histoire et de l'épistémologie, il est donc intéressant et utile. On peut y apprendre ce dont il s'agit. Et encore , juste correct, bien que très très succint, Théorie des ensembles, (ébauche) ; meilleur et + complet : Théorie axiomatique des ensembles ; dignes d'intérêt, honorables : articles Kurt Gödel , Georg Cantor : où l'on voit quelque rapport entre la philosophie et les maths, David Hilbert

 


 

Egalement bien en logique et maths : Théorème d'incomplétude de Gödel, Logique mathématique, Théorie des modèles,

 


 


 


 

Il en est d'autres encore, mais il faut chercher.

 

Bref quelques bons articles mais le domaine des maths n'atteint pas le niveau de celui de la physique, dans l'ensemble. Quant aux autres sciences, c'est le désastre.

 


 

Conclusion : il existe de bons articles, quand ils sont écrits par des gens compétents et qualifiés sur leur sujets, (il n'y a pas de miracles) mais également assez pédagogues et intelligents, pour porter un regard sur leur discipline et son histoire et être capables de jugement, donc en somme d'inclure une dimension d'épistémologie dans leurs exposés. Cela dit, ce ne semble être le cas qu'en physique, car partout ailleurs l'épistémologie est absente au nom de l'absurde règle de wk interdisant de juger, de qualifier et donc d'exposer la constitution des théories dans leur histoire comprenant les doutes, hésitations et essais, désaccords, difficultés et débats . Bref tout ce qui rend la science passionnante et évite de l'apprendre en se remplissant seulement la tête comme un âne, et permet au contraire de s'interroger à son propos, de comprendre sa nature, ses méthodes, ses difficultés, comment elle procède, ainsi que ses enjeux théoriques, ouvrant ainsi à une pensée de la science et à une pensée avec et à partir de la science.

 


 
Alithia
 


 


 

P.S. : pendant ce temps là, il y a ici même, le très fin et très élégant « Punky » qui affirme que je suis pas prof de philosophie vu ma nullité, que du reste, tous les philosophes sont nuls (et surtout moi) et qu'ils ne connaissent rien aux sciences (et surtout moi) , le dernier étant Léonard de Vinci (sic!) ... « Punky » doublé de David Monniaux, ici et sur son blog, (ou guidé par lui ? ) qui affirme les mêmes choses en termes plus châtiés, ainsi que de « Rama » et « Pabix » qui redoublent par des allusions lourdes au fait que je ne suis certainement pas prof de philosophie car je ne connais ni le français ni la logique, et puisque j'écris sous un nom de plume, ils ne savent pas qui je suis. Les pauvres !

 


 
P.P.S.: il est vrai que je n'écris pas le même français qu'Anthère, bourré de fautes, ni dans son charabia franco-américain.

 

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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 13:39
Un commentaire sur le blog, à propos de Michel Serres :

hawaie.jpg
photo l'Internaute
 
j'ai connu Michel Serres lorsqu'il enseignait à la Sorbonne au département d'histoire. A l'époque, j'étais admiratif de sa démarche encyclopédique et de son intérêt pour ce phénomène moderne de la communication. J'avoue que ce qu'il est devenu à partir de son entrée à l'Académie Française ne m'intéresse plus du tout.
Critique des philosophes classiques, mais aussi de la plupart des philosophes contemporains, ( sans parler de ses collègues: Canguilhem, Althusser...),Michel Serres est l'homme qui peut dire aujourd'hui que "l'Université est morte". Voir ce lien:
http://www.cndp.fr/magphilo/philo12/entretien.htm,
ou encore que tout est à repenser. ( dans un entretien dans l'Humanité je ne me rappelle plus où)
 
La belle affaire, le monde a changé, tout est à repenser, et Michel Serres, que fait-il? il se borne à ce simple constat.
La pensée de Michel Serres? Où est-elle ?
 
J'ai pour ma part renoncé à la chercher. En revanche, pour comprendre sa démarche, une piste: son obsession de la guerre ( voir son concept de thanatocratie).
 
commentaire n° : 1 posté par : toutvatrebien le: 21/09/2007 21:43:23

Auquel je réponds :

 
merci du lien.

Cette interview est sidérante : prôner Bergson contre Bachelard, Canguilhem et les plus grands épistémologues pour dire qu'ils sont ignorants et nuls [il faut tout de même oser dire qu'ils ne connaissaient rien à la physique ni à la biologie contemporaine !] etc... pas comme lui n'est-ce pas , qui en sait davantage. Et cela pour se faire mousser, parce qu'en vérité selon Serres, tous les scientifiques, tous les philosophes sont nuls, car ils n'ont pas eu ses intuitions (je ne dirais pas idées). François Jacob, J-M Levy-Leblond, Cohen Tannoudji, J-P Dupuy, A. Langaney, Koyré, Cavaillès, Blanché, Desanti etc. : des inconnus pour M Serres. Sans intérêt. Lui seul est intéressant et parle de vrais sujets.

Lui, le 1° aurait relevé la question de la maîtrise par la science . Bien sûr.
Et lui, + malin, ne se contente pas de dénoncer un désir de maîtrise, mais propose la "maîtrise de la maîtrise". Ce qui ne veut strictement rien dire, et montre néanmoins qu'il est en plein dans la maîtrise.

Mais, tous sont discrédités, passés à la moulinnette de M.S. qui tente de faire croire que lui seul a compris (quoi ? on ne sait pas) que lui seul est intelligent, contre l'université qui, toute entière ne vaut rien (car elle ne l'a pas reconnu : règlement de comptes). Et d'ailleurs tout cela est fini, car d'une part aujourd'hui l'étudiant en sait plus que le professeur, (l'université, c'est fini ; le professeur est un vieux barbon qui retarde, par rapport à l'étudiant en jean) et d'autre part et de plus, tout ce qui se pense et s'écrit est vain et sans intérêt, en science comme en philo. La science, parce que spécialisée, la philo parce que soi-disant, elle ignorerait les sciences . C'est pourquoi "il faut tout repenser" . Mais que ne le fait-il ? au lieu de se lancer dans de pures proclamations après avoir enfilé des perles et des lieux communs, les plus plats , pour dire en substance que rien, ni de la science , ni de la philosophie, ne valent une heure de peine, hormis les écrits de Michel Serres, bien entendu, qui remettent en question l'ensemble de la tradition, pour écrire à la place un "grand récit" (!).

Un vrai roman, en effet, qui n'épate que ceux qui veulent bien l'être. (apparement pas grand monde ; on chercherait en vain un seul auteur ayant écrit sur Michel Serres, même dans la dernière des feuilles de chou. Il semble que ce ne sont pas les foules enthousiastes qui s'y intéressent, pas même les critiques des journaux : rien, absolument rien ne s'écrit sur Michel Serres)

Pour notre optimiste de profession -il le reconnaît lui-même- toutes les techniques qui aujourd'hui révolutionnent la vie sont extraordinaires par le seul fait qu'elles révolutionnent la vie. Et M.Serres nous prédit un avenir radieux grâce à elles et contre tous les doutes, interrogations, craintes et surtout réflexions et pensées : un avenir extraordinaire nous est promis, qui commence par la disparition de l'école, des professeurs, des experts et des savants , car grâce aux nouvelles technologies on pourra se passer , enfin, de tous ces parasites qui coûtent si cher. Internet c'est d'abord une formation beaucoup moins coûteuse (dit-il explicitement) .

Tiens, tiens, j'en connais que cela devrait intéresser.
M.S. le héraut du capitalisme sans limites, franchissant les barrières humaines que l'on supposait être une composante essentielle de l'enseignement. Mais alors, que d'économies en perspective ! Voilà le genre de bonnes nouvelles que nous apporte le prophète M.S. Parlez-en vite au Ministre du budget.

D'après M.Serres tout le monde est plus savant que le moindre expert, et vaut mieux qu'un professeur, un philosophe, un scientifique, confit dans sa pensée poussiéreuse, et d'ailleurs sa concierge est autant épistémologue que lui. Et réciproquement, cher Michel, et réciproquemment !

[où l'on comprend par là que M. Serres entend par épistémologie, écologie, ce qui est encore assez ahurissant. Ne connaît-il donc pas le sens des mots ? Et l'on comprend également qu'il n'est en rien épistémologue -l'épistémologie étant la pensée de la science- mais un enthousiaste de l'invention technique. Ce qui n'a simplement rien à voir avec l'épistémologie, d'une part, (càd. ne permet pas de comprendre le processus de constitution des théories scientifiques). Et que,d'autre part, cet enthousiasme comprendrait peut-être une composante écologique , d'après ce qu'il proclame du moins, mais dont on chercherait cependant en vain les fondements théoriques. Car il me semble qu'il y a tout simplement une incompatibilité entre une politique écologique et un enthousiasme débridé pour l'invention technique. Cette dernière n'est nullement pensée. Tout au contraire, on n'a affaire qu'à une profession de foi de M.S.]

Et il faut citer cette proposition ahurissante encore tant elle est significative, car il faut oser proférer "embrasser les sciences d’un seul coup, c’est devenu désormais chose facile", (qu'une petite fille de 8 ans peut faire, mieux peut-être qu'un prix Nobel dit-il, pour qu'il n'y ait pas de doute). Mais quelle conception de la science est-ce là ? Le grand roman encore, de Michel Serres, qui témoigne de ce qu'il croit que l'on connaît la science dès lors qu'on a vaguement entendu parler du Big Bang et de l'apparition de la vie sur terre. Tout savoir est facile, du moment qu'on a quelques repères vagues qui constituent le grand roman. la science relève du roman.

Curieuse conception de la science.

Et c'est le même qui se moque des grands philosophes des sciences et épistémologues, que furent Bachelard et Canguilhem !

Sa vision se résume à ceci qui ne laisse aucun doute quant à ses croyances : "Il faudra enseigner dorénavant à partir du Grand Récit : il y a maintenant une nouvelle conception globale de la science, ça vaut le coup de partir de là. Et comment enseigner ? Eh bien à partir des nouvelles technologies, il n’y a pas de doute là-dessus. " Et " j’ai fait un rapport au gouvernement sur l’enseignement à distance, et je crois vraiment que c’est cette forme d’enseignement qui va tout changer."


Enseigner le roman de la science (roman an-épistémologique) grâce aux technologies nouvelles, qui permettront la disparition des professeurs et de l'université. Où est la pensée dans ce roman de la science ? Où est la pensée quant à ce projet éducatif ?

C'est la seule chose qui manque.

Je comprends qu'il aime wk et les wkpdiens par conséquent, puisqu'il aime les généralités vides, la prestidigitation et la prophétie qui ne coûte pas cher... sauf aux futures victimes de ce genre de politique de l'éducation.

réponse de : alithia
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 12:09

Un commentaire sur le blog, qui renvoie à certaines critiques de wikipedia, que je complète en donnant des références : 

 

 adak.jpg
photo  l'Internaute

1) «  Wikipedia critiquée par son co-fondateur » Publié par Julien Jay le Jeudi 12 Avril 2007


[ la référence est ici ]



« La célèbre encyclopédie en ligne Wikipedia était récemment encensée par le Secrétaire à l'Education du royaume de sa majesté, l'Angleterre, qui déclarait que l'Internet était « une incroyable force pour le bien de l'éducation » et que « Wikipedia permet à tous d'accéder à l'information autrefois réservée à ceux qui avaient les moyens de se payer un abonnement à l'Encyclopedia Britannica ». Cette déclaration n'a vraisemblablement pas ravi l'un des co-fondateurs de Wikipedia, Larry Sanger qui au contraire juge l'encyclopédie « irréparable » et plus du tout fiable.

Bien que Wikipedia soit l'un des dix sites Internet les plus visités au monde avec plus de six millions d'articles rédigés par des contributeurs bénévoles, son contenu est souvenu critiqué pour ses imprécisions quand ce n'est pas pire. Le mois dernier, un contributeur de longue date de Wikipedia se faisant passer pour un professeur d'université diplômé a été démasqué : il s'agissait en vérité d'un étudiant de 24 ans.


Soucieux de l'intégrité du contenu de Wikipedia, Larry Sanger, qui a abandonné ses fonctions au sein du site il y a plusieurs années, lançait récemment Citizendium.org (voir Citizendium pour pallier les lacunes de Wikipedia). Ce nouveau site reprend le concept de Wikipedia et accepte les contributions publiques a un détail près : le contenu est surveillé et édité par des experts.

Au sujet des déclarations de Mr Johnson, le co-fondateur de Wikipedia déclare : « J'ai peur qu'il ne réalise pas les nombreux problèmes affligeant Wikipedia, des problèmes sérieux de gestion, à la communauté disfonctionnelle, au contenu peu fiable sans oublier les divers scandales. Bien que Wikipedia soit toujours utile et qu'il s'agisse d'un phénomène incroyable, il est irréparable ».


2)   : 2° référence donnée par ce correspondant poursuivant les commentaires de Larry Sanger et le bilan qu'il fait de wikipedia ;
référence provenant de wikipedia si j'ai bien compris 

« "Citizendium est un projet encyclopédique similaire à Wikipédia, à la différence qu'il fait appel à des experts pour guider le public dans l'écriture des articles. Le système est basé sur un wiki, et les auteurs sont enregistrés sous leur propre nom. L'expertise concerne la vérification des articles, le but étant d'obtenir une encyclopédie évoluant plus lentement mais contenant le moins d'erreurs possible.

  Ce projet a été lancé le 16 septembre 2006 par Larry Sanger, ancien rédacteur en chef de Nupedia, engagé en mars 2000 par Jimmy Wales, alors actionnaire majoritaire de la société Bomis, à l'origine du projet qui allait devenir Wikipedia l'année suivante, sous leur impulsion commune.
 
  En février 2002, la rétribution de Larry Sanger est supprimée par Bomis et il démissionne à la fois de son mandat d'éditeur en chef de Nupédia, qui est dans l'impasse, et de ses fonctions d'organisateur en chef de Wikipédia dont le lancement est un succès.

L'échec définitif de Nupedia est consommé en 2003 et l'antagonisme entre Wales et Sanger mine progressivement leurs relations. En 2005, Wales tente en vain, de remettre en cause le statut de co-fondateur de Sanger , alors que ce dernier ne manque pas, pour sa part, de critiquer l'encyclopédie en ligne ouverte à tous, dont il souhaite proposer un modèle alternatif :



« Le Monde a besoin d'une meilleure encyclopédie libre  »
   explique Larry Sanger :

 

  «  Nous croyons à la nécessité d’une alternative, que celle-ci est justifiée pour permettre à des personnes ordinaires de travailler sous l’égide d’experts. Nous croyons à la responsabilisation personnelle, incluant l’usage de véritables noms pour identifier les contributions. En bref, nous visons à créer une communauté responsable et à former de bons citoyens globaux. »


Larry Sanger précise que Citizendium ne sera pas véritablement une « encyclopédie », mais plutôt un « lieu de travail expérimental ». On peut rapprocher Citizendium du projet initial de Nupedia ou de Scholarpedia, encyclopédie s'appuyant sur un système de revue par les pairs.

Certains soulignent le contraste entre Wikipédia et les autres encyclopédies soumises à l'expertise comme une illustration parfaite de la supériorité du bazar, ouvert à tous et en constante évolution à l'instar du développement de Linux, sur la cathédrale, figée à l'écart du monde, silencieuse et ordonnée aux mains d'experts peu enclins à des évolutions rapides."
» Source WIKIPEDIA

message de
De : Y Lui écrire Visiter son site | 30/08/2007 00:44:08 | article : les tendances idéologiques de wikipedia

[Désolée, ce correspondant ne donne pas le lien précis, hormis wikipedia. Pour un produit internet, en principe, ça n'est pas grave. Sauf pour wikipedia.

Car si wikipedia était organisée normalement, avec un moteur de recherche par exemple, par mots-clefs, peut-être pourrait-on trouver sans difficulté, comme sur n'importe quel site. Mais ça n'est pas le cas. Wikipedia ne donne pas le moyen de s'y retrouver, au sein de ses millions de pages, et c'est un des reproches parmi les plus importants qu'on peut lui adresser encore. Reproche qui, une fois encore, met en jeu une question de principe et de conception : que vaut une publication sans aucune organisation et sans aucun autre moyen d'y circuler que ses liens internes, sans sommaire, ni table des matières, sans classifications pertinentes, sans repères par mots clefs ?  Pour moi, pas grand'chose. Donc vu le chaos ambiant et la désorganisation générale, toute recherche précise est a priori condamnée à l'échec.

Donc, désolée, pour l'instant je ne suis pas en mesure de vous donner la source]



* * *
 

ma réponse :

 

« Oui, Sanger, les universitaires et profs de tous horizons (secondaire, supérieur), dans tous les pays, sont unanimes pour dire la très mauvaise qualité de wikipedia du fait qu'elle est écrite par tout le monde : trop d'erreurs, d'imprécisions, de fausses interprétations, de manipulations de l'information et même d'articles tendancieux et tissés de propagande, sans parler des ragots sur la vie privée de personnalités qui ne sont pas dignes de la presse de caniveau. Tous les profs et bibliothécaires le savent aujourd'hui (hormis JN de Paris VIII, un artiste intervenant  extérieur, qui est  tout sauf un produit de l'université, mais un technicien dans un domaine précis intervenant en tant que professionnel spécialisé, et qui est, hélas pour lui, un fan de wikipedia et s'en vante sur les ondes).

 

Tous les profs et autres responsables de l'éducation savent que wikipedia n'est pas fiable et ont appris à leurs étudiants que l'on ne doit pas se fier  à wikipedia pour prendre son information : pour les études, elle est nuisible, tous les sujets sont déformés, systématiquement puisque les wikipediens réécrivent tout à leur manière. Ce qu'ils appellent la neutralité.

  Le blog a recensé un nombre considérable de ces analyses et témoignages d'enseignants et chercheurs.


Sanger est extrêmement clair : wikipedia est irréformable, compte-tenu de sa conception.

Je ne dis rien d'autre : rédacteurs non qualifiés, absence de supervision d'experts, absence de comité éditorial et de politique éditoriale , ne peuvent produire une encyclopédie. Au mieux une base de données. Et encore on peut considérer qu'elle est mal faite : le chaos y règne ; aucune table des matières et repères équivalents, ni moteur de recherche par mots-clefs, qui permettrait au lecteur de s'y retrouver selon des critères de pertinence, puisque, une fois encore, il n'y a pas de conception d'ensemble ni organisation.

Quant au Secrétaire d'Etat à l'éducation en Grande-Bretagne et son imprudente déclaration en faveur de wikipedia qui serait, soi-disant, un outil pour l'éducation, cela lui a valu, en réponse, pas seulement celle de Sanger, mais également de la part de l'ensemble des professeurs du royaume et de leurs organisations professionnelles, une véritable volée de bois vert, démentant que wikipedia soit en quoi que ce soit utile à l'éducation, au contraire. Ce fut pour eux une occasion de rappeler qu'ils déconseillent l'usage de wikipedia aux élèves . Car wikipedia est, définitivement, non fiable : avis unanime. Alithia dixit.

 

voir l'article du Guardian à ce sujet, dont j'extrais ces phrases : 

« The education secretary, Alan Johnson, has come under fire for recommending the use of the free online encyclopedia Wikipedia for schoolwork. » 

« But teachers and the website's founder, Larry Sanger, criticised Mr Johnson for encouraging pupils to use the website.

The general secretary of the NASWUT, Chris Keates, said the union itself had been the victim of scurrilous claims on Wikipedia. She said the online encyclopedia was popular but she would not recommend it to children as their sole source of information. »


Prise de position intéressante.
C'est l'union professionnelle elle-même, le syndicat des professeurs britannique, qui s'oppose aux déclarations du Secrétaire d'Etat et ne recommande pas wikipedia comme source d'information pour les élèves, et qui précise, en outre, qu'elle a reçu de nombreuses plaintes de professeurs au sujet de wikipedia. 

Alithia
 

 

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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 11:21
Wikipedia est nuisible pour l'éducation et l'étude.

Wikipedia ne doit pas être utilisée par les étudiants, et surtout pas comme source de connaissances  pour leurs études : c'est Wales  lui-même  qui  le dit.

 


 


 

1)  Wikipedia nuisible pour l'éducation. Quand les défauts de wikipedia font scandale et  que les media en parlent, quand il apparaît que wikipedia trompe en faisant passer sous le label « encyclopédie » des articles mal faits, incomplets, erronés et qui déforment toutes la connaissance, Wales décline toute responsabilité. Il accuse le lecteur. Lorsque les méthodes  malhonnêtes et indignes font parler de wikipedia, et que la presse s'interroge ; lorsque ses articles faux ou médiocres induisent les étudiants en erreur et qu'il apparaît finalement que wikipedia dessert celui qui a eu la mauvaise idée de s'en servir et de lui faire crédit, a fortiori pour ses études ; si les étudiants malheureux qui se sont trouvés de ce fait collés à leurs examens pour avoir repris des informations de wikipedia - avérées fausses après-coup- s'en plaignent à J. Wales, eh bien que fait celui-ci ?  Wales déconseille wikipedia aux étudiants : il les décourage d'utiliser wikipedia pour leurs études. Il faut oser se défiler ainsi de toute responsabilité éditoriale, n'est-ce pas ?

 
 

citation

 

«  Wikipedia’s founder, Jimmy Wales, says he wants to get the message out to college students that they shouldn’t use it for class projects or serious research.   Speaking at a conference at the University of Pennsylvania on Friday called “The Hyperlinked Society,” Mr. Wales said that he gets about 10 e-mail messages a week from students who complain that Wikipedia has gotten them into academic hot water. “They say, ‘Please help me. I got an F on my paper because I cited Wikipedia’” and the information turned out to be wrong, he says. But he said he has no sympathy for their plight, noting that he thinks to himself: “For God sake, you’re in college; don’t cite the encyclopedia.” »

Voilà l'irresponsabilité éditoriale complète de Wales, un Monsieur qui prétend diffuser la connaissance au monde entier. Pris la main dans le sac tout ce qu'il trouve à dire en quelque sorte c'est
« j'y suis pour rien, c'est votre faute, la faute à tout le monde, mais pas à moi : fallait pas aller sur wikipedia si vous chercher des documents fiables  pour vos études » . 


2) Nuisible pour l'éducation, voilà ce que disent encore des observateurs qualifiés, étudiant les publications sur le web  afin de les évaluer du point de vue d'une utilisation possible par des élèves ou étudiants :

«  le Café pédagogique reproduit un article d'un spécialiste de questions d'éducation, 
Serge Pouts-Lajus : sous le titre « Wikipedia : L'encyclopédie du renoncement ? »

citation de l'article : 
« "Ce qui me paraît hautement problématique avec Wikipédia, c’est qu’elle se présente comme un ensemble de textes sans auteurs". Dans une tribune accordée au mensuel Les Dossiers de l'ingénierie éducative, Serge Pouts-Lajus évoque les problèmes posés aux enseignants par Wikipédia.

"Wikipédia est un projet apparemment sympathique. Il possède des qualités qui ne peuvent lui être contestées et auxquelles je suis, comme tout le monde, sensible : l’encyclopédie libre est utile, gratuite et d’accès facile. Mais justement, lorsqu’il s’agit de savoirs, d’œuvres de l’esprit et de culture, les considérations utilitaristes ne suffisent pas. Tant que l’on reste attaché au principe de responsabilité des individus et des collectifs particuliers relativement aux œuvres qu’ils produisent, il n’est pas possible d’adhérer à un tel projet"   

Pourquoi cette position ? Parce que Wikipédia contribue à "désapprendre" un usage réellement culturel du web, affirme S. Pouts-Lajus. "Les enseignants, et en particulier les documentalistes, qui accompagnent leurs élèves sur Internet ne cessent de leur rappeler ce principe essentiel : avant de consulter le document qui vous parvient par le réseau, demandez-vous qui vous l’adresse, qui l’a produit, qui en est l’auteur ou l’éditeur, qui en assume la responsabilité…. Encourager les jeunes à cette exigence relativement à ce qui leur parvient par le réseau est la meilleure façon de les préparer à l’appliquer eux-mêmes lorsque, à leur tour, ils deviennent des contributeurs du Web.

L’identification de la source est plus difficile sur le réseau que dans le monde de l’écrit imprimé et édité. Cette difficulté nourrit la défiance du monde de l’éducation à l’égard d’Internet. La solution du filtrage, fréquemment adoptée, n’est qu’une solution de renoncement éducatif. Elle prive les jeunes de la possibilité d’apprendre à se repérer parmi les multiples sources de l’information en ligne…  Le recours à Wikipédia ne fait que renforcer ce renoncement et, pire encore, il entérine l’idée qu’il serait possible de faire confiance à une source d’information anonyme". »
 
référence ici 

 
3) nuisible pour les études ; à déconseiller : le jugement et l'articles sont repris par les documentalistes aussi, qui pensent a même chose, sur gsintranet22, le Blog de documentalistes des Côtes d'Armor
 
4)  Incapacité à écrire des articles d'histoire corrects, du fait de sa conception, wikipedia est inutile pour étudier l'histoire. De Daniel Letouzey , professeur d'histoire ; voir site Académie de Rouen   

« Cette dérive vers une histoire événementielle, Roy Rosenzweig la montre à propos des biographies de Lincoln. Chez Wikipédia, l’accumulation de dates et de détails factuels semble vouloir dire toute l’histoire, alors que l’essentiel, c’est le choix d’un nombre limité d’événements significatifs, interprétés et mis en perspective en fonction des travaux des historiens.  La correction est possible et aisée quand il s’agit d’un oubli ou d’une erreur de détail (factuel ou erreur d’orthographe). Par contre, pour certains articles ( la biographie de Philippe Pétain par exemple), c’est l’ensemble du texte qu’il faudrait réécrire, une tâche impossible... »

5) Wikipedia nuisible car la propagande de l'extrême-droite va bon train. Elle est, de plus, impossible à corriger car le clan compact des administrateurs fait barrage. 

Trouvé sur le site 20 Minutes , témoignage de wikipediens :

«  Le pire c'est l'activisme de droite dure sur Wikipedia, avec des utisateurs comme Clem23, EspritFugace, Apollon, Bombastus, Moez, Hegesippe, tous gens qui ont de fréquents litiges et notamment sur des sujets politiques. Il suffit de voir les contributions de Bombastus, et surtout le fait qu'il intervient aussi comme Bombastus99 pour se douter qu'il y a un activisme "libéral" fréquent sur Wiki, que les administrateurs imposent leurs points de vue. L'affaire de l'utilisateur Benoit Montfort, toute récente, est là pour le démontrer : http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Benoit_Montfort »

 

pierrelarcin | - 24.08.2007 – 23h47

 

voir ici



6) Wikipedia nuisible pour l'éducation et l'étude : cela est désormais  établi,  par toutes ces références, et par les articles du blog.

(voir sur le blog, parmi d'autres , les articles de l'encyclopédie de l'Agora Agora versus wikipedia(2) ; Agora versus wikipedia (1) ; Wikipedia dangereuse pour la culture et pour l'éducation ; Wikipedia n'est pas une encyclopédie : une imposture ; et la série des articles compris sous la catégorie pour  l'éducation : nuisible)
Et c'est la raison pour la quelle se montent des projets, en anglais, en français, pour remplacer wikipedia, non la réformer : elle est irréformable. Il s'agit de remplacer wikipedia, en conservant le principe du logiciel libre : accès gratuit et ouvert à tous, libre possibilité de copie, mais rédaction réservée aux seuls rédacteurs qualifiés et capables de rédiger une encyclopédie. Pour l'anglais, Citizendium, pour le français Edupedia.


Alithia
 
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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 15:44

pour  l'éducation : nuisible

Puisque  nous citions récemment  l'Encyclopédie  de l'Agora, à  propos d'une analyse  des courants idéologiques que représente wk et sur lesquels elle repose, poursuivons avec la question du jugement et de la formation de l'esprit critique.

 


islande-7-lassen.jpg

 

Permettez-moi d'indiquer des liens  renvoyant à des articles  de cette encyclopédie qui traitent de wikipedia, de sa valeur éducative (contestable), et rappellent la nécessité du jugement . l'article plaidoyer en faveur du jugement, ainsi que la suite de l'article précédemment cité sur le blog. 

 

Soit les critiques qui peuvent être adressées à wk et à sa conception de la rédaction par accumulation de faits : une encyclopédie , non plus  qu'un enseignement, ne se résument pas  à accumuler des faits. Tout  apprentissage  suppose jugement, tout enseignement suppose discriminations et en particulier enseignement de l'esprit critique. 

 

Citations :

  

« Si nous parlons du relativisme, comme l'une des sources du phénomène Wikipedia, c'est aussi parce que sur l'encyclopédie, c'est celui qui a écrit le dernier qui a raison. Qu'est-ce qui nous assure, sinon notre jugement personnel, qu'un article est proche de la neutralité recherchée ? On ne peut écarter l'hypothèse que tel ou tel article soit a priori contrôlé par tel ou tel groupe d'activistes [...] On ne peut écarter non plus l'hypothèse que la majorité des auteurs de Wikipedia ne soit pas "neutre", mais animée dans son ensemble par l’ambition consciente ou inconsciente de faire triompher un point de vue dominant, représentatif ou pas de la société dans son ensemble, et peut-être très éloigné de ce qu'on appelle la connaissance. Les errements collectifs ne sont pas rares... Nous maintenons notre analyse, selon laquelle Wikipedia fait droit au relativisme. »

 



 

Comme le rappelle avec une pertinence élémentaire, l'Agora, sous la plume d'un des auteurs philosophes : Une encyclopédie n'est pas un bottin, en effet.

 

 

Et nous lirons avec intérêt également une analyse, critique du relativisme. En effet, le relativisme encore, que représente particulièrement bien wikipedia et qu'elle contribue à étendre, n'est pas digne d'une encyclopédie, soit une publication qui oeuvre à la formation des esprits et n'est un catalogue d'informations hétéroclites. Ce relativisme n'est pas sans conséquences nocives sur les capacités de raisonnement et d'exercice de l'esprit critique des jeunes qui se laisseraient bercer à l'illusion que wikipedia est une encyclopédie.

  

Citations :

 


«  Le relativisme triomphe une première fois par la loi du nombre dans Google et Wikipedia, et une seconde fois par les règles du jeu à l’intérieur de Wikipedia. Dans cette encyclopédie en effet, la neutralité dans les valeurs et les choix fondamentaux est la règle. [...] C’est là une invitation à s’en tenir aux faits. [...] Quant aux jugements de valeur, ceux qui survivent au mot d’ordre de neutralité, ils sont condamnés à s’annuler les uns les autres, aucune cohérence n’étant possible dans l’ensemble de l’ouvrage. Le message relativiste véhiculé par le médium en tant que médium se voit par là confirmé. Le seul fait que le premier venu puisse s’auto proclamer compétent sur un sujet donné renforce encore le message relativiste. Ma vérité vaut la tienne! »

 


[...]


«  N’importe qui peut avoir raison. Il suffit que son texte soit au sommet de la liste des résultats de Google. Protagoras a eu raison de Socrate et contre Socrate grâce à la magie technicienne qui renforce un conformisme naturel à l’homme, grâce aussi à une transposition du principe d’égalité dans le domaine des connaissances, où ce principe n’est pas à sa place.

 
 

À qui ces procédés profitent-ils donc?

  

Puisqu’il est fondamentalement une substitution de la force à la raison, il est normal que le relativisme planifié dont nous parlons profite d’abord à celui qui détient la force. Discréditer la raison en tant que moyen de se rapprocher de la vérité, cela équivaut à détruire à sa racine l’esprit critique. »

 
 

[extraits de l'article sur le relativisme]

 



 

En effet aujourd'hui, le danger c'est l'uniformité, pouvons-nous penser légitimement, comme l'indique cet article.

 
 

Et c'est bien pourquoi l'association Google-wikipedia n'est pas sans danger.

 



Alithia




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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 18:02

Question de l'irrationalisme et reprise de mon argument, sous le point de vue de l'instruction et de l'éducation


[l'article précédent étant un peu long, je publie ici ce qui concerne directement l'instruction]

la-reunion-m-jonniaux-1.jpgphoto M Jonniaux l'Internaute


Comme le montre le précédent article, à partir du refus des responsables de wikipedia de choisir le parti de la science et de la connaisance contre l'irrationalisme

le choix opéré par wikipedia est clairement  exprimé et de manière incontestable : la science n'a pas plus de valeur que les théories les plus fantaisistes, chacune a droit à son point de vue, mais -et c'est là le problème-, sans mettre chacune à la place qui lui revient, car les opinions et pseudo-théories se mêlent aux savoirs sans que chacun soit nommé pour ce qu'il est -travail minimal d'épistémologie et minimum exigible d'une publication qui s'occupe de diffuser le savoir, en principe.




Wikipedia avec sa soi-disant « neutralité d'opinion» recueille et admet toutes les opinions,  sans nommer les choses par leur nom
(ce qui est formellement interdit sur wikipedia) c'est à dire, sans jamais préciser surtout, au lecteur, laquelle est la théorie scientifique et la quelle est une fiction dénuée de vérité.

 


De sorte que le lecteur, inévitablement, fera la confusion. Car qui va prendre ses informations sur wikipedia, hormis ceux qui en manquent, par définition (ou aussi ceux qui, pressés ou flemmards,  n'ont pas le courage de lire plusieurs livres pour avoir une explication suffisamment fiable et relativement complète ) ?

 



 

Ceux qui savent déjà ou  sont des habitués de la lecture de livres sérieux voire savants, des habitués de la recherche d'informations et d'explications fiables, et qui savent faire une recherche, vérifier et distinguer entre diverses qualités de sources, ne vont pas sur wikipedia. Car ils s'aperçoivent vite qu'elle n'est pas une bonne source de documentation. Pas du tout même. Dans aucune discipline ni aucun secteur.
[voir pour l'illustrer l'ancien article du blog :
wikipedia irréformable : articles faux, accumulation d’erreurs et de stupidités.]

 



 

Drôle de parti-pris pour une supposée « encyclopédie » n'est-ce pas ?  que de mettre sur le même plan, et confondre en une même présentation, le vrai le faux, la science et les fantasmes, délires et autres opinions bizarres autant qu'étranges, pour éviter à son lecteur de pouvoir s'y repérer.

   

Curieux ou fait exprès ? Car wikipedia énonce dans ses principes fondamentaux, qui sont au nombre de 5 seulement, à la fois qu'elle ne prétend pas exposer la vérité, mais les diverses opinions sur un sujet, sans discrimination, sans hiérarchie, sans jugement  ; et de plus qu'elle n'a aucune règle fixe ,- et elle incite même à ne pas respecter les règles : soyez décomplexés, rien ne fait autorité et surtout pas la science, ici on est libre-  et ainsi encourage-t-elle tout un chacun à écrire ce qu'il veut grâce à cette promesse faramineuse ; et encore  qu'elle n'a aucun comité de rédaction donc n'exerce aucune surveillance  des contenus ; et enfin que chacun écrit sous anonymat, donc personne n'est responsable de rien.

 



A quoi il faut ajouter que, dans les faits, c'est encore pire car on constate qu'il n'est même pas vrai que toutes les opinions sont permises. En effet, en cas de conflits de points de vue,  le point de vue des sciences est ravalé à une opinion, et en tant que tel disqualifié et même censuré. Puisque la soi-disant opinion de la science est plus forte et surtout beaucoup plus éloignée du sens commun, elle est qualifiée de jugement, et à ce titre rejetée. 

 




Voir l'exemple de la représentante de wikipedia qui interdit de nommer raciste une théorie raciste, parce que le point de vue de la science d'aujourd'hui, dit-elle, ne doit pas l'emporter sur le point de vue de ce qu'elle appelle la science du XIX° siècle, qui sur cet exemple n'est en vérité qu'idéologie. [article
sur France-culture le blog d'Alithia met en question wikipedia]

 




Encouragement donc à diffuser des idées fausses et fantaisistes, en toute irresponsabilité. 

 
 
 

Croit-on vraiment, sincèrement, qu'avec de tels principes, il peut sortir de wikipedia la moindre rédaction « encyclopédique », sérieuse, de qualité, vraie, osons le mot, alors qu'elle dit ne pas croire en l'existence de la vérité et qu'elle dispense ses collaborateurs de toutes les contraintes qui font la science et le travail de diffusion et de vulgarisation du savoir ?

 


 

Qui pourrait croire une chose pareille ? Seuls les naïfs -peut-être un petit peu de mauvaise foi, tout de même, pour contrevenir ainsi à toutes les règles du travail d'enseignement et de diffusion du savoir-  et les escrocs qui veulent prendre la place des spécialistes et des savants, pour répandre leurs idées.

 


Wikipedia se juge à ses résultats. Ses résultats sont des articles extrêmement mauvais, et en particulier indigents à un point qui ferait honte à un petit lycéen en matière d'épistémologie (et la biologie est particulièrement touchée, même si elle n'est pas la seule évidemment). En matière d'histoire, et de bien des domaines encore, toujours faute de connaître et d'admettre les principes les plus élémentaires de l'épistémologie établissant que chaque science a une méthode propre, les articles sont écrits de manière descriptive et incohérente, piétinant les méthodes scientifiques.

Tous les domaines sont donc concernés sciences, philosophie, sciences humaines et sociales dont aucune des méthodes n'est connue donc n'est respectée. C'est pourquoi l'ensemble est d'une grande médiocrité, procède par accumulation de faits et de théories contradictoires qui coexistent dans le même article. Et le lecteur ne trouve que des gros paquets incohérents, illisibles et indigestes, ou des articles au contenu presque vide, insignifiant, et bourrés d'idées fausses et de propagandes diverses.

 
 
 

La note de qualité qu'on pourrait lui attribuer, s'il fallait la noter, contrairement à l'étude (assez minimaliste) de Nature qui n'a pas relevé trop d'erreurs factuelles dans 42 articles examinés (vous avez bien lu : 42 seulement, et uniquement dans le domaine des sciences dures) serait extrêmement basse . Ce ne sont pas tant sur les points de détail isolés du reste qu'on peut juger wikipedia, soit le factuel (bien que , même là, on est très très loin du compte) mais sur la valeur d'ensemble en terme de sens.

 



La plupart des articles de wikipedia tendent en effet vers le degré zéro du sens
. Ceci
à force de faire coexister des idées et théories contradictoires au sein des mêmes articles, à force de ne pas nommer les choses par leur nom, à force de tout mélanger, de tout mettre sur le même plan, de semer la confusion en ne nommant pas les choses correctement, en taisant les vraies questions, en masquant les problèmes essentiels auxquels donnent lieu les sciences. C'est pourquoi je dis wikipedia absolument nulle en épistémologie : pas même capable de dire pourquoi Galilée a été interdit par l'Eglise, pour prendre un exemple énorme, dans un article pourtant classé article de qualité, label accordé à environ 200 articles sur 500 000 !

 



 

Car sur une question qui prête à différentes interprétations, telles les théories concernant les soi-disant « races humaines », il faut tout de même bien finir par savoir, si oui ou non, certains biologistes ont fabriqué des théories racistes et en quoi celles-ci consistent et ce qui fait la différence entre une idéologie ayant la prétention de passer pour une connaissance, voire une science, (telles les théories de la différence des races), d'une part, et, d'autre part, une science véritable, une théorie scientifique, exacte et démontrée, à l'opposé d'une idéologie. Ceci pour prendre un exemple, particulièrement important.

 



 

Différence que wikipedia refuse de faire, par principe et explicitement . Ce qui concerne tous les domaines d'idées par conséquent.

 



 

Je dis exemple particulièrement important car ce sujet est  lourd de retentissements dans la vie politique, parce que susceptible d'être présent dans la tête des gens, et aussi parce que la représentante officielle de wikipedia a précisément pris cet exemple pour exposer le mode de pensée de wikipedia à France-culture le 27 juin (voir article précédent) et sa réponse c'est non. 

 



Non,  il ne faut pas le dire, il ne faut pas expliquer et il ne faut pas donner aux lecteurs de wikipedia les moyens de comprendre et de répondre aux questions comme celles ici formulées : qu'est-ce qui fait la différence entre une idéologie, fausse, à prétention scientifique, telle les théories racistes, et une théorie scientifique, dont la biologie est aujourd'hui en mesure de donner démonstration et preuves de sa validité, et qui s'y oppose.
 

 


Wikipedia ne juge pas,  soutient sa représentante à France-culture. Ce qui revient à dire que wikipedia ne fait pas cette différence, car wikipedia n'admet pas cette différence, tout simplement.
 

 



Et en cela elle juge, bien entendu : elle juge que les théories irrationnelles ont un intérêt au même titre que les théories scientifiques, et qu'elles ont leur place sur wikipedia, puisqu'elles y sont admises au même titre : ce qu'elle nomme pluralisme est relativisme et irrationalisme en vérité. Elle juge qu'il ne faut pas nommer racistes et non scientifiques des théories qui sont racistes et non scientifiques. En cela elle participe de l'extension de l'obscurantisme et non pas du tout de celle du savoir.

 



 

Wikipedia en taisant les problèmes, éludant les question, ne donnant pas les moyens de comprendre  et en s'en tenant toujours au niveau de l'opinion, de sorte que pour elle, toutes les opinions sont valables, est une escroquerie, le contraire d'un instrument d'instruction et d'éducation. Elle répand des idées fausses et des confusions. Elle désapprend à penser.

 
 
 

Pour ce qui est de l'apprentissage de la pensée, elle est un contre-exemple. Elle est pour le dire exactement et en clair, en plein dans la contre-performance.
 

 

Sous ce rapport sa note c'est zéro. Elle est même nuisible.

 

Loin d'aider les élèves et étudiants dans leurs recherches, wikipedia est un danger qui sème la confusion, apprend n'importe quoi, fait passer n'importe quoi pour vrai (avec le titre pompeux d'encyclopédie dont elle s'auto gratifie), leur désapprend ce qu'ils ont pu apprendre, et d'abord et surtout les empêche de penser. 

 

Ce qui du reste ne devrait pas être, de ma part une révélation, puisque les principes fondateurs de wikipedia expriment très bien cet interdit de penser, puisqu'il est interdit de discriminer, cet interdit venant compléter l'interdiction de jugement en quoi consisterait, pour cette secte obscurantiste, simplement le fait de nommer les choses par leur nom. 

 


Or, comme disait Platon, aux origines et fondements  de la rationalité : la connaissance commence par le fait de bien nommer les choses (Cratyle). La juste nomination suppose déjà un travail de pensée et de discrimination. Et la recherche de la vérité commence là.
 

 



Mais pensée et discrimination sont les deux choses que wikipedia déteste le plus, qui font l'objet de ses interdits fondamentaux. Si quelqu'un ose juger, par exemple une théorie raciste comme raciste et prétend introduire la mention, il se fera censurer, et s'il insiste, il se fera accuser, punir, vilipender, injurier etc. et toute la batterie des persécutions qui s'abattent sur celui qui ne participe pas du même consensus révisionniste de la médiocrité.

 
 
 

Exactement comme est décrit dans « la République » le philosophe de Platon qui, redescendant du monde vrai illuminé par le soleil vers la caverne de l'opinion, afin de tenter d'éduquer ses compagnons d'infortune à la vérité et à la liberté  de citoyens, se fera moquer, jeter des pierres, injurier et "si ça se trouve ils le tueront" ajoute Platon. 

 

Heureusement par internet nul n'a encore les moyens de tuer, sinon, les wikipédiens comme l'avait  génialement annoncé Platon, animés de ce désir, le feraient s'ils le pouvaient. Ils tueraient celui qui s'aventure avec les ressources de la philosophie, dans ce monde impitoyable du wikipedialand où là se rencontrent  les wikipédiens qui inévitablement, l'injurient et désirent le mettre à mort. Désir de tuer le philosophe qui vient pourtant leur annoncer la bonne nouvelle à savoir que la vérité existe et que cela vaut l'effort de sortir de l'opinion, ce qu'ils prennent, eux, pour une mauvaise nouvelle. Contre-sens historique de la vision populaire de la connaissance et de la vérité. Wikipedia en est l'exemple le plus actuel. Qu'il meure et nous laisse jouer en paix !

Tel est le verdict unanime et rapidement énoncé.
 

 



Alors ? Rien n'a changé depuis Platon ?

 



Rien n'a changé depuis Platon et ses grands descendants, Galilée, Descartes , les auteurs de l’Encyclopédie, la seule, la vraie, et depuis les Lumières et l’école pour tous et le projet d’instruction qu’elle formula qui finit par être mis en pratique, non sans contradictions ni échecs, mais quelque peu porteur de la politique moderne et citoyenne ?
 

 



Pas pour la foule wikipedienne, en tout cas, ça c'est certain. Une foule qui demande du sang et du cirque.

 
 
 
Alithia
 
 
 

(le mot veut dire vérité en grec, pour ceux qui ne sauraient pas)

 
 
 
 

 

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 22:01

ou comment la sophistique règne sur wikipedia.


Atacama.jpg
atacama-G-Sauvignet-2.jpgphoto Sauvignet l'Internaute



Un article de Jacques Dufresne, encyclopédie de l'Agora, à propos de Google et Wikipedia.


L’influence qu’exerce le tandem Google-Wikipedia dans la vie intellectuelle de l’humanité entière est un événement qui vaut une heure de peine. Socrate y est condamné à mort pour la deuxième fois, mais le jury n’est pas l’assemblée des citoyens d’une petite ville de 100 000 habitants, il est constitué de représentants de toutes les parties du monde, répondant à l’appel de la plus grande puissance de tous les temps : les Etats-Unis d’Amérique.

Souvenons-nous de la discussion entre Socrate et Protagoras (Théétète 152). « L’homme, disait Protagoras, est la mesure de toutes choses. » L’homme dont il est question ici ce n’est pas l’homme en général, la nature humaine, c’est vous et moi. Chacun d’entre nous est la mesure de toutes choses selon Protagoras. Le mot vérité n’a aucun sens. Une opinion en vaut une autre et c’est la force, celle du nombre ou celle des armes, qui impose l’une plutôt que l’autre. À cette thèse relativiste Socrate oppose sa conviction que par la raison, le logos, l’homme peut se rapprocher de la vérité universelle. L’Occident donnera raison à Socrate et lui restera fidèle, dans son ensemble, jusqu’au XXe siècle. Pour les mêmes raisons l’Occident prit le parti de Socrate, contre le peuple d’Athènes, qui le condamna à boire la ciguë.

Ce sont aussi les Etats-Unis qui assurent en ce moment la revanche de Protagoras sur Socrate par des moyens de persuasion reposant sur le nombre. Si l’Église romaine a inventé l’index pour interdire, avec un succès relatif, la lecture des œuvres qu’elle jugeait mauvaises, les Etats-Unis ont inventé le tandem Google-Wikipedia pour imposer leurs valeurs au monde, avec une efficacité d’autant plus redoutable qu’elle est associée dans l’esprit des gens à d’indispensables services rendus gratuitement à tous les internautes.

 
Que dois-je lire?
 

Que dois-je lire? demandait jadis l’élève à ses maîtres, ses parents ou ses amis, dans un contexte où l’État avait déjà partiellement répondu à ses questions en mettant des œuvres au programme des écoles. Quelle qu’en soit la source, la suggestion résultait toujours d’un exercice du jugement, éclairé par des valeurs identifiables.


Désormais notre élève s’adresse d’abord à Google, qui lui propose, en une fraction de seconde, les résultats d’un plébiscite sur le thème de sa recherche. Cet engin de recherche fait en effet le décompte des sites qui, sur un thème donné, sont recommandés sur d’autres sites et il place aux premiers rangs des résultats ceux qui reçoivent le plus de votes. Le programme qui accomplit cette opération est complexe et ses règles précises sont tenues secrètes, mais on en connaît les grandes lignes. De toute évidence, les adresses générales (agora.qc.ca pour l’Encyclopédie de l’Agora) à titre d’exemple, sont prises en compte, de même que les adresses particulières désignant un dossier, agora.qc.ca/dossiers/eau. Ainsi, la popularité d’un site rejaillit sur chaque section du site et inversement. Si bien qu’en accordant des droits d’édition à tous les internautes qui veulent bien les exercer, un site géant comme Wikipedia confère un avantage à tous ceux qui publient sous sa bannière. Quelle est l’importance relative accordée par Google à l’adresse générale et aux adresses particulières ? Cela fait partie du secret bien gardé.

Les Google bombs, opérations consistant par à multiplier artificiellement les références à un site pour en améliorer le classement éventèrent toutefois une partie du secret. Les internautes ont en effet constaté qu’en associant une expression donnée à une adresse de site, il devenait possible d’accéder rapidement au site en question. Plusieurs d’entre eux ont alors eu l’idée d’associer l’adresse du site personnel de George Bush à l’expression Miserable failure. En faisant une recherche sur Miserable failure dans Google, on obtint vite le site de George Bush comme premier résultat.

S’il s’agit là d’un canular sans gravité, d’autres manipulations sont lourdes de conséquences, comme en fait foi cet article d’une revue de l’Université de Montréal : «Le mouvement de scientologie est reconnu pour avoir monopolisé l’expression de recherche «scientologie» pour dominer les résultats de Google, en achetant des centaines de noms de domaine tous reliés entre eux. Devant la tactique agressive du mouvement, des internautes ont contre-attaqué en créant une Google bomb vers un site anti-scientologie qui veut exposer les mensonges de la religion fondée par L. Ron Hubbard dans les années 1950. Après avoir grimpé dans les meilleurs résultats de recherche de Google au printemps 2002, le site en question «www.xenu.net» fut enlevé de la toile par la direction de Google. Les avocats de la scientologie avaient alors démontré qu’un site ne pouvait exprimer des opinions sur la scientologie, puisque tous les termes et écrits de cette religion sont protégés par des marques de commerce et des droits d’auteur. Désormais réintégré, le site continue à soulever la question du droit de Google d’effectuer de la censure et surtout celui de la religion de bénéficier à la fois des avantages d’une religion officielle tout en ayant la protection juridique d’une entreprise privée.»1

Ces manipulations qui retiennent l’attention ne doivent pas nous faire oublier le fait que c’est le critère quantitatif appliqué au domaine de la qualité et des valeurs qui constitue le problème fondamental. C’est Google lui-même qui est la plus dangereuse des bombes. C’est le critère quantitatif qui explique pourquoi les documents Wikipedia figurent si fréquemment parmi les premiers résultats de Google. Il faut toutefois le reconnaître, il arrive souvent – sans quoi le procédé serait vraiment trop grossier – que le document en question soit l’un des meilleurs sur le sujet. Le nombre est un bon critère pour certains sujets et dans certaines conditions lorsque, par exemple, aucune pression n’est exercée sur les personnes dont l’opinion est prise en compte..

Mais revenons au procès de Socrate et à la revanche de Protagoras. Le relativisme triomphe une première fois par la loi du nombre dans Google et Wikipedia, et une seconde fois par les règles du jeu à l’intérieur de Wikipedia. Dans cette encyclopédie en effet, la neutralité dans les valeurs et les choix fondamentaux est la règle. Sans quoi les sujets prêtant à controverse deviendraient vite des champs de bataille, ce qui se produit fréquemment en dépit des mesures prises pour éviter la chose. C’est là une invitation à s’en tenir aux faits. C’est d’ailleurs, dans ce domaine, faut-il s’en étonner, que Wikipedia offre les meilleures garanties. Quant aux jugements de valeur, ceux qui survivent au mot d’ordre de neutralité, ils sont condamnés à s’annuler les uns les autres, aucune cohérence n’étant possible dans l’ensemble de l’ouvrage. Le message relativiste véhiculé par le médium en tant que médium se voit par là confirmé. Le seul fait que le premier venu puisse s’auto proclamer compétent sur un sujet donné renforce encore le message relativiste. Ma vérité vaut la tienne!

Le magazine New Yorker a révélé au début de mars 2007 la véritable identité de l’un des collaborateurs les plus prolifiques de Wikipedia, connu sous le pseudonyme de Essjay et prétendant être titulaire de deux doctorats : en théologie et en droit canon. À ce titre, il avait écrit 16 000 articles dans «l’encyclopédie libre où chacun peut devenir éditeur.» Il avait même obtenu un emploi en tant qu’arbitre des conflits entre des collaborateurs. Il conserva cet emploi jusqu’au jour où sa véritable identité fut rendue publique. Il s’agissait d’un certain Ryan Jordan qui ne pouvait revendiquer comme diplôme que l’honneur d’être un college drop out.

Il reste à faire l’analyse des 16 000 contributions de Ryan Jordan pour en connaître la véritable origine. Si le faux monnayage peut atteindre une telle ampleur, on peut être assuré que les petites tricheries sont la règle. Wikipedia est exposé aux mêmes risques que les blogues. Une entreprise lance un nouveau produit, elle veut le faire connaître sous un jour qui lui est favorable. Elle a le choix entre un blogue et un article dans Wikipedia si le terrain n’a pas déjà été occupé par un autre. Il existe même des manuels sur le blog marketing. Qui a écrit la biographie de tel écrivain, qui a fait la critique de tel film ? A peine la nouvelle chaîne d’informations française France 24 avait-elle été lancée que déjà l’on pouvait lire dans Wikipedia un article sur le sujet comportant des précisions techniques telles que l’on pouvait soupçonner les autorités de la maison d’avoir elles-mêmes choisi l’auteur. C’eût été un geste bien avisé sur le strict plan de la mise en marché, car le dossier France 24 de Wikipedia sort immédiatement après le site officiel de la chaîne dans la liste des résultats Google. On peut difficilement imaginer qu’une grande institution publique française se soit abaissée à utiliser un tel procédé, mais compte tenu de ce qu’on sait de Wikipedia, le soupçon est inévitable en pareil cas. Le long article sur la chaîne n’est pas précisément le genre de texte qu’un bénévole prend plaisir à écrire pour l’avancement de la science.

N’importe qui peut avoir raison. Il suffit que son texte soit au sommet de la liste des résultats de Google. Protagoras a eu raison de Socrate et contre Socrate grâce à la magie technicienne qui renforce un conformisme naturel à l’homme, grâce aussi à une transposition du principe d’égalité dans le domaine des connaissances, où ce principe n’est pas à sa place.

À qui ces procédés profitent-ils donc ?


Puisqu’il est fondamentalement une substitution de la force à la raison, il est normal que le relativisme planifié dont nous parlons profite d’abord à celui qui détient la force. Discréditer la raison en tant que moyen de se rapprocher de la vérité, cela équivaut à détruire à sa racine l’esprit critique. Ce n’est pas succomber à un antiaméricanisme dicté par le ressentiment que d’affirmer que les Etats-Unis sont ceux qui tirent le plus grand profit du relativisme dont ils assurent le triomphe dans le monde. C’est au contraire constater lucidement la réussite d’une stratégie, celle du Soft Power, qui a été soigneusement planifiée.

Le retour de Socrate

Quelle résistance est-il possible d’opposer à ce relativisme? Le relativisme de Protagoras n’était que l’enseignement d’un maître et de quelques disciples et cet enseignement était soumis à la discussion sur la place publique. Participant à cette discussion, Socrate parvint à faire prévaloir sa conception de la connaissance et de la vérité. Les choses se présentent différemment aujourd’hui. Le relativisme actuel n’est pas d’abord une théorie, mais une pratique s’appuyant sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication et disposant de moyens financiers sans équivalent dans l’histoire. Et cette pratique est telle que le médium est lui-même le message, selon les termes que McLuhan employait à propos de la télévision. Entendons par là qu’il y a une opinion sur la vérité et sur les valeurs dans le fonctionnement même de Google ainsi que dans les règles du jeu de Wikipedia. Le silence même dont ces règles sont entourées est une opinion.

Si la critique de ces procédés est un premier pas dans la bonne direction, si pour cette raison elle devait être au programme de toutes les écoles, elle demeure une arme dérisoire contre la gigantesque machine médiatique à laquelle elle s’attaque. Dans ce domaine, ne sont rentables que les entreprises en situation de monopole mondial. Seuls les Etats-Unis ont su remplir les conditions d’un tel succès symbolisé par des noms universellement connus : Microsoft, Yahoo, E-Bay, Google. Face à ces entreprises privées, même des nations comme la France sont réduites à l’impuissance. Parvenant à peine à soutenir les industries culturelles traditionnelles et n’osant pas mettre résolument le cap sur les TIC, elles doivent s’en remettre pour cela à des entreprises privées qui n’y trouvent pas leur compte. Les grandes entreprises américaines ont réussi le tour de force, en occupant rapidement l’ensemble du terrain, de s’enrichir tout en imposant la gratuité des logiciels et des contenus. Dans les autres pays, moyens ou petits, cet état de fait a pour conséquence que les meilleurs auteurs abandonnent le terrain d’Internet au tandem Google-Wikipedia et continuent à ne miser que sur le livre pour diffuser leur savoir.

Un moteur de recherche comme Quaero, le grand projet européen, ne règlerait pas le problème. À supposer même qu’il puisse un jour concurrencer Google sur le plan technique, il fonctionnerait inévitablement selon des règles semblables à celles de Google et ce sont toujours des procédés mécaniques et des règles quantitatives qui tiendraient lieu de critères pour le classement des documents.

Il faut plutôt réhabiliter le jugement. Pour des raisons philosophiques d’abord, mais également par souci d’une véritable efficacité. Distinguons les recherches portant sur des données objectives de celles qui comportent une dimension qualitative. Pour les premières, il n’y aurait aucun inconvénient à continuer de s’en remettre aux machines. Dans le cas des secondes, les machines ont atteint leur limite. De nombreux auteurs en étaient déjà convaincus au début des années 2000.

Nous avons à l’Encyclopédie de l’Agora une longue expérience en la matière et nous sommes de plus en plus convaincus, sans pouvoir le démontrer autrement que par des exemples, qu’il serait préférable de s’en remettre à l’exercice du jugement. Si les bibliothécaires sont plus que jamais nécessaires pour servir de guides aux chercheurs dans les bibliothèques, à plus forte raison le jugement de personnes éclairées est-il nécessaire pour le choix des documents sur Internet.

Nous sommes aussi d’avis qu’au lieu d’investir des centaines de millions d’euros dans une nouvelle machine à classer les documents, l’Europe aurait intérêt – et ce serait d’ailleurs plus conforme à son génie propre – à miser sur le jugement de ses chercheurs. Il resterait à mettre une méthodologie et des procédés techniques appropriés au service de ce jugement. Et des moyens financiers

Notes

1- Revue Quartier Libre.
2- Site Telegraph.UK



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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 00:47
[commandes du blog rétablies ; désolée pour cet incident ]
[ et désormais les commentaires seront modérés, suite au passage dévastateur de Mario-Lustucri et cie ; il y aura un petit délai pour la mise en ligne, par conséquent ] Alithia


Un article sur wikipedia, proposant une analyse de celle-ci et ses contradictions

Australie3.jpg

Hélène Laberge résume ici un article de Richard Waters paru dans le Financial Times du 16 octobre 2006.

Le partage égalitariste de connaissances propre à Wikipedia conduit-il à la vérité ou au chaos? C’est la question dont traite Richard Waters dans cet article du Financial Times à la suite du dissentiment qui a amené les deux fondateurs, Jimmy Wales et Larry Sanger, à se séparer.


Sanger qui a cessé de croire «que les interventions collectives de millions d’individus, bien coordonnées, puissent conduire à des résultats probants », lancera bientôt Citizendium, une encyclopédie traditionnelle, c’est-à-dire rédigée par des experts dont le rôle sera de passer au crible les dossiers éparpillés sur Internet et d’y introduire l'ordre habituel aux encyclopédies. Une idée qui fait bondir les puristes de Wikipedia qui, comme Wales, sont persuadés que Wikipedia doit continuer à offrir aux citoyens la possibilité de briser le pouvoir entrenched : coercitif (?) étouffant (?) des experts.



Pour Waters c'est une question philosophique, celle de la vérité, qui divise Wales et Sanger. Si chaque individu peut présenter sa conception personnelle de la vérité sur un site ouvert au monde entier, selon quel critère une vérité aura-t-elle prédominance sur telle autre? Qui aura assez d'autorité pour imposer la sienne? Mis devant cette critique du relativisme, Wales réagit instinctivement : «J'espère bien que cela ne se produira pas. Au mieux, les théories déconstructivistes post modernes de la vérité sont incohérentes!» Et Sanger, malgré son opposition aux principes de Wikipedia, est d'avis que: «d'un point de vue philosophique, Wikipedia n'apporte pas grand chose à notre compréhension de la vérité ou du savoir mais qu' il apporte beaucoup au débat sur ces questions de société. Ce qui fait la valeur de Wikipédia, c'est qu'elle nous montre comme se fait l'interaction conduisant à un consensus sur la vérité. Mais cela c'est une question politique et non pas philosophique!»



Dès les débuts, souligne Sanger, Wikipedia a été submergée de textes provenant d'individus anarchistes opposés à l'idée que quelqu'un puisse dominer les autres par son autorité. Le partenaire de Wales a rapidement vu qu'il était nécessaire de donner aux experts un rôle plus important, le pouvoir de résoudre les conflits et d'établir une loi (to lay down a law). Ce qui l'a conduit à créer Citizendum, la version Wikipédia éditée par les experts et qui sera lancée avant 2007. «Dans l'enseignement traditionnel, les cours spécialisés donnent aux étudiants une crédibilité et une rapidité de jugement que les experts autodidactes ne sont pas en mesure de maîtriser


Placé devant ce dilemme, Wales a toujours choisi une approche non interventionniste, bien qu'il reconnaisse le rôle de l'expertise, mais lorsqu'on lui demande comment il pense se tirer de cette dissension qui l'oppose à Sanger, tout ce qu'il trouve à répondre c'est: « avec un très fort soutien des droits individuels et dans le respect de la raison.» Ce qui pousse Sanger à définir Wales comme «la quintessence même du patron non interventionniste (hands off manager) et qui applique cette conception de l'administration à l'ensemble des individus.»


Le conflit entre les deux fondateurs a pris une forme très personnelle: Sanger accuse Wales de refaire l'histoire et note qu'on a dès 2004 fait mystérieusement disparaître son implication comme co-fondateur de Wikipedia dans les revues de presse de la fondation et qu'on y présente Wales comme le seul fondateur.

Commentaire de Waters: «Cette histoire éclaire de façon délicieuse la contradiction au coeur même de Wikipedia, à savoir que chacun est le plus grand expert au monde sur au moins un sujet: sa propre personne. Comment alors faire crédit à qui que ce soit qui se porte garant de sa propre vérité?»


Puisque Wikipedia est au coeur d'une formidable expérience sociale sur Internet, faut-il se surprendre que dans les discussions qu'elle suscite on utilise le langage de l'utopie ? Comme en plus il touche à des questions politiques très sensibles, on comprend pourquoi les défenseurs et les adversaires de ce projet crient si fort. D'un côté de cet affrontement se trouvent les idéalistes qui croient que l'ensemble des points de vue des individus libérés des contraintes propres aux médias traditionnels apportera des résultats bénéfiques incalculables. C'est l'opinion de Shirkky: la référence habituelle aux experts impose une taxe énorme à la société - croire que la sagesse est concentrée dans un petit nombre de personnes limite la circulation des idées. Les experts sont alors perçus comme une caste dominante dont l'intérêt primordial est de préserver leurs privilèges. L'Internet offre une occasion historique de miner cette autorité.


L'autre aspect de cette argumentation a été mis en évidence par Jaron Lanier dans un essai publié récemment et intitulé: Digital Maoism. Wikipedia s'inscrit dans la ligne d'un mouvement plus étendu sur Internet qui vise à mettre une vision de la collectivité au-dessus du jugement personnel.


Ces conceptions de la collectivité «ont eu des conséquences terribles lorsqu'elles ont été tour à tour imposées aussi bien par l'extrême droite que par l'extrême gauche dans diverses périodes de l'histoire, poursuit Lanier, et le fait qu'elles soient réintroduites de nos jours par d'éminents technologues et futuristes... ne les rend pas moins dangereuses.»


Et Sanger de préciser que le conflit repose sur ce qu'il appelle « les nouvelles politiques du savoir.» Toute l'éducation d'une société est plus que jamais déterminée par les procédés utilisés, comme on le voit dans les encyclopédies. Les contenus des encyclopédies sont aussi importants que le programme d'un système politique pour l'obtention d'un résultat final. Wikipedia, poursuit Sanger, est tombé dans le piège de toutes les sociétés anarchistes : en commençant doucement par l'abolition de toute règle, elles finissent par devenir soit une dictature, soit un gouvernement par la masse.

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Mais s'insurge Clay Shirky (un supporter pur et dur de Wikipedia) plutôt que d'essayer (to engineer a perfect social income), il vaut mieux laisser à la société le soin de mettre en place ses propres procédés. Le débat est ouvert et fait rage sur Internet. Une étude récente des chercheurs scientifiques d'IBM suggère l'une des solutions possibles pour Wikipedia, «qu'elle devienne moins anarchique et davantage guidée par des politiques et des principes.»




Alithia
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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 18:08
A l’Université de Lausanne wikipedia est déconsidérée par le jugement de la doyenne de l'Université. Wikipedia y est jugée un «comble de l’aberration d’Internet».
A l’Université de Lausanne wikipedia est déconsidérée [voir]
 
Un article dans le bulletin de l'Université de Lausanne, dont la doyenne de la dite Université dit le plus grand mal de wikipedia.
Ceci rest relaté dans ce petit billet en ligne qui laisse largement la parole à la défense de wikipedia par ses adeptes. Les arguments de la défense sont largement plus surprenants que la critique. Ces arguments sont à vrai dire stupéfiants, car ils valent pour condamnation de wikipedia, en vérité.
Qu'on en juge par ce billet : 
 
 
Wikipédia accusée de favoriser le copier-coller

La doyenne des Lettres de l’UNIL a traité l’encyclopédie en ligne de «comble de l’aberration d’Internet».

Les propos d’Anne Bielman, relatés dans Uniscope, le mensuel de l’Université de Lausanne, n’ont pas manqué de faire réagir les inconditionnels de Wikipédia. La doyenne y stigmatise notamment la tentation du plagiat favorisée par l’encyclopédie et l’utilisation de sources non identifiables.
 
«Personne ne va utiliser Wikipédia comme base pour un travail universitaire, rétorque Frédéric Schütz, membre de la fondation Wikimedia Suisse et assistant à l’UNIL. Si un étudiant le fait, il commet une grave erreur. Mais c’est de sa responsabilité et non celle de l’encyclopédie Wikipédia!».
 [autrement dit : vous utilisez des information fausses, des raisonnements faux, et autres arguments invalides ou idéologiquement louches que vous avez  prélevés dans wikipedia ?  C'est de votre faute et non de la faute de wikipedia !  oit : c'est  la faute du lecteur, non la source qui fournit les informations et raisonnements erronés sous le label d'encyclopédie ! Fallait pas le faire = je me permets de traduire cette sophistique wikipedienne extraordinaire qui exprime crûment l'irresponsabilité totale de la poubellication de l'éditeur  qui publie n'importe quoi, (wikipedia en l'occurrence éditeur- poubelle qui s'affiche comme tel et qui rend son lecteur responsable  de ses propres fautes et défauts de publication. Il faut oser ! Ils osent. Qui est responsable de la diffusion d'idées erronées voire tendancieuses ? Non pas l'éditeur -qui se vante de millions de consultations- mais le lecteur ! Lewis Caroll n'y aurait pas pensé. Que dirait-on d'un commerce de viandes avariées qui empoisonnerait l'innocent gourmet qui cherche à se nourrir et aurait pour défense devant le tribunal où les plagnants l'ont assigné : ils n'avaient qu'à pas en manger, c'est de leur faute - c'est à dire responsabilité . Wikipedia c'est ça : un empoisonneur public, des esprits, ce qui est encore plus grave que des corps sous un certain point de vue, et qui rejette sa responsabilité sur sa victime : elle avait qu'à pas consommer. Que dire de plus, n'est-ce pas ?]
Le billet poursuit :
 
 
 
 
Autre argument mis en avant par les adversaires de l’encyclopédie en ligne, la forte tendance à faire perdre l’esprit critique des gens qui la consultent.
«Comme toute encyclopédie, répond Frédéric Schütz, Wikipédia a un rôle d’information générale. C’est une source tertiaire à traiter comme telle. L’esprit critique doit exister par rapport à n’importe quelle source. Mais Wikipédia ne crée pas de contenu original».
[note encore : on remarquera l'insidieuse affirmation «Comme toute encyclopédie» : comme si toute encyclopédie était, par définition, une source non fiable que le lecteur serait chargé de corriger lui-même, et accusé de ne aps le faire s'il n'en est pas capable. Là encore, belle sophistique.] 
 
Un bon wikipédien?
«C’est quelqu’un qui, après son passage, laisse l’encyclopédie meilleure qu’avant. Un très bon contributeur prend soin d’y ajouter des sources. Idéalement, tout contenu devrait être traçable avec ses sources.»


 
 
*
*      *
 
 
 
 
Ben oui, sauf que, le bon wikipedien est un mythe. Il ne connaît pas, la plupart du temps, ni les règles de la citation, ni celles de la référenciation, ni celles de la constitution d’un bibliographie,
Comme le dit du reste ce défenseur de wikipedia : idéalement. Se référant à une situation idéale qui n'est pas celle de wikipedia. 
 
De plus si vous avez une vraie spécialité et que vous essayez de corriger les articles sur les sujets que vous connaissez le mieux, dans votre spécialité, ils risquent d’être massacrés par des gens qui ignorent le domaine sur lequel vous écrivez et n’ont aucune spécialité en la matière.
 
Surtout s’il s’agit de sujets politiques qui ne correspondent pas à la tendance lourde de wikipedia , soit toute la ligne Dieudonné-facho ou que résume le nom de Dieudonné (qui se prétendait autrefois « de gauche » mais est bel et bien facho, et lourdement antisémite), vous verrez vos ajouts systématiquement effacés censurés, interdits .
 
A part cela, le copié-collé est en effet une pratique courante. Les sources sont floues, lacunaires, ne font pas référence, dans nombre de cas. La plupart même : oeuvres de gens qui n'ont pas les compétences suffisantes, c'est manifeste.
 
Quant à la perte de l’esprit critique, le mini sondage publié par le site ci-dessus cité le montre sinon le prouve : près de 80% de ceux qui s’expriment ici font confiance à wikipedia ! .
 
Wikipedia piège pour naïfs  : se présentant comme une encyclopédie, elle laisse croire qu’elle est fiable, et ainsi elle piège les gens.
 
Wikipedia c'est le contraire de toute formation, c'est l’anti-école, c'est à la fois la destruction de l’information et de la formation à quoi elle participe.
Wikipedia c'est le contraire de toute idée de formation, à quoi s'efforce l'école. Pire  elle s'oppose à toute formation et elle empêche et défait toute formation de l'esprit.
Une industrie de décervelage existe, dont wikipedia fait partie, qui passe par la TV et se prolonge sur Internet.
 
 
D'autres textes suivront pour expliquer cela et en donner les raisons, c'est à dire ce qui est un vrai phénomène de civilisation, effet de la brutale exploitation des techniques de communication à des fins contraires à l'émancipation et au contraire totalement aliénantes.
 
 
Alithia
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