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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 11:11
Michel Serres & wikipedia
Mais qu'est-il donc arrivé à Michel Serres pour qu'il se lance dans la pub en faveur de wikipedia ?
 
* * *
L'autre jour, l'autre soir plutôt, en écoutant France-Info, voilà que j'entends Michel Serres s'enthousiasmer pour wikipedia. Stupéfaction ! Et pourquoi cela, Madame ? parce que, explique Michel Serres, la consultation est gratuite (1° argument qu'il répète plusieurs fois) et parce que la réalisation est collective. Et ? Et c'est tout !
Comme si la gratuité était par elle-même, et à l'évidence, une qualité positive, synonyme de quelque chose de bien, et susceptible de créer quelque chose de bien. C'est souvent le contraire qui est vrai (voir sur le blog l'article qui traite du sujet : Des effets de la gratuité dans le domaine de la culture ; à propos d’un livre.)
Bon Michel Serrres vant wikipedia parce qu'elle est gratuite et collective, très bien, et la question de la vérité ? Elle n'est pas abordée, et pour cause, puisque wikipedia ne s'intéresse pas à la vérité. On le sait, c'est un principe fondateur explicitement énoncé.
Wikipedia ne s'intéresse pas à la vérité.
Elle ose, carrément l'avouer : ça n'est nullement une vérité sur une question, qui est recherchée dans un article mais la soi-disant "neutralité", disent-ils, c'est à dire la succession de divers points de vue rassemblés sur chaque sujet. En principe tous les points de vue existants qui peuvent être rapportés pour avoir été énoncés quelque part, un jour, par quelqu'un, n'importe qui, hors de toute condition de validité ou de validation du sérieux de ce point de vue ont droit de cité et de citation. Telle est leur conception. Etrange n'est-ce pas pour une soi-disant "encyclopédie".
(on comprend à partir de là que wikipedia puisse se fabriquer par empilements de coupés-collés de textes pillés et reproduits avec plus ou moins d'intelligence et de finesse -plutôt moins, la plupart du temps car les copieurs ne comprennent pas forcément ce qu'ils copient-  et par accumulations  d'opinions, sans sélection : de la plus incongrue à la plus savante, toutes ont droit de cité, donc).
Cependant notre philosophe ne se pose même pas la question de la vérité et évite bien de la poser à propos de wikipedia.

A-t-on déjà vu un philosophe, consulté comme "expert" qui plus est sur les ondes, négliger complètement la question de la vérité ? La vérité n'est-elle pas ce qui intéresse chacun au plus haut point ? Car, si personne ne peut la dire, la vérité, car personne ne la détient, et personne ne la connaît toute entière n'en ayant jamais fait le tour,  et si aucun discours ne la contient car aucun ne peut la contenir, cependant tous, êtres parlants doués de raison et de désir, tous tiennent à la vérité, tous y sont attachés, tous la désirent et lui accordent la plus grande importance.
Pourquoi ?  car  nul ne veut être trompé et nul ne veut subir le mensonge. Nul n'a intérêt à se faire tromper, donc c'est la raison pour laquelle tous se portent d'abord vers la vérité , contre le mensonge et la tromperie, et tous veulent, pour eux-même al vérité.
Nietzsche vous explique cela fort bien.
Que ce soit pour d'autres raisons, telles celles qu'invoquent Platon ou Aristote , soit la vérité désirée en elle-même, car elle est bonne, et d'autres philosophes encore qui ont établi la supériorité de al vérité sur l'erreur, le mensonge et la tromperie, , en tout cas nul ne peut nier le désir de vérité, ni le lien qui nous y attache dans et par le langage
Dès que l'homme parle la vérité est en jeu : supposée, requise, référence pour quelque sens que ce soit, même avec le mensonge qui est un hommage rendu à la vérité .... A la vérité tout le monde tient et tous sont tenus par elle. Les meilleurs auteurs vous l'expliquent. C'est pourquoi il existe une éthique de la vérité valable pour tout discours, parce qu'adressé à l'autre et a fortiori pour tout  public , et a fortiori s'il se présente au nom de la connaissance : chacun étant attaché à la vérité et par la vérité,  et chaque discours posant le lien de chacun à la vérité, implique en conséquence une exigence de vérité, toujours présente , en référence. Car elle est attendue par chacun qui la veut et l'exige à bon droit. A bon droit, chacun entend ne pas être trompé. Et un discours qui s'annoncerait comme trompeur serait d'emblée invalidé et personne n'y croirait. La parole adressée à l'autre inclut toujours la dimension de la confiance. Et cela, personne ne peut le nier.
 En effet, pour les humains, il est une loi fondamentale, celle du langage qui nous fait savoir qu'il n'est de langage en acte qui  ne contienne une référence à la vérité pour exister comme tel.  Car, a contrario, un discours qui n'aurait aucun rapport, sous-jacent, à la vérité ne peut même pas exister : non seulement il ne pourrait être cru, mais il serait dépourvu de sens. C'est une impossibilité matérielle, que d'imagioner un discours qui n'aurait pas de rapport à la vérité, soit pour s'efforcer de la dire, soit pour la contredire et mentir. A tout discours, celui qui le reçoit, implicitement pose la question : cela est-il vrai ?
D'où l'omniprésence de la question de la vérité, qui est toujours présente dès lors que les êtres parlants parlent. Tout discours se soutient de la vérité.
Tous les philosophes n'ont cessé de dire ce genre de choses, et bien d'autres encore qui exercent leur raison dans d'autres disciplines (les dites "sciences humaines" comme on dit, linguistique, anthropologie, psychanalyse par exemple) comme on l'aura reconnu pour ces dernières lignes.

Tous, sauf Michel Serres. C'est pourquoi ma stupéfaction : qu'est-il arrivé à Michel Serres ?  Car il n'est plus philosophe quand il vante wikipedia et la juge (favorablement) en dehors de toute référence à la vérité. Il n'y avait là nul avis de philosophe, mais juste celui d'un quelconque groopie de wikipedia qui ne pensait en rien l'objet dont .il parlait.  Michel Serres ce jour là n'est pas intervenu en tant que philosophe.
* * *
Quant à son intervention, je la trouve franchement irresponsable. Car il est irresponsable de faire valoir ses qualités de philosophe (pour lesquelles il était convié à parler sur les ondes) pour s'exprimer comme n'importe qui, hors de toute spécificité et exigence qui sont celles de la philosophie.
Ce jour là, ça n'était pas un philosophe qui parlait, mais l'individu tombé en admiration devant l'"idée" de wikipedia : une réalisation collective, il adore. Sans être allé vérifier, à l'évidence, en examinant les résultats et les moeurs de ses joyeux participants aussi..
Sinon, il serait cynique (? ? ?) Question laissée en suspend.
* * *
Je pense en effet que Michel Serres n’est pas sérieux : ou il n’a pas pris le temps de lire avec suffisamment d’attention ce que produit wikipedia ; ou il se moque carrément de nous  ; ou il méprise à ce point le peuple, les non-intellectuels dont ça n’est pas le métier, (les non-lettrés), pour pouvoir considérer que cette bouillie wikipedienne est bien suffisante pour le peuple
 
1-soit il n’a pas pris le temps de lire avec suffisamment d’attention ce que produit wikipedia : car les articles de philosophie sont nuls pour la plupart, en histoire des sciences c'est pire encore –soit ses spécialités- quant au domaine de la politique et de l’histoire on a affaire à une propagande manifeste et cela ne peut échapper à aucun lecteur un peu perspicace.
 
2- soit il se moque carrément de nous car avec sa gratuité, soi-disant critère de validité, on atteint le grotesque et l’inconscience
 
3- soit encore il méprise à ce point le peuple, les non-intellectuels dont ça n’est pas le métier, (les non-lettrés), pour pouvoir considérer que cette bouillie wikipedienne est bien suffisante pour le peuple étant donné que ce dernier, selon lui toujours, ne lira jamais les vrais ouvrages sources et qu'il peut se satisfaire par conséquent de bribes de savoir mises bout à bout, n’importe comment, à partir de coupés-collés passablement arbitraires et approximatifs -quand ils ne déforment pas complètement le sujet, ce qui est très souvent le cas d’après ce que j’ai pu constater. En effet, on ne s’improvise pas diffuseur du savoir sous des formes populaires et accessibles à tous. Cela demande une grande connaissance des sujets traités, une grande clarté, une capacité à expliquer, un talent de pédagogue ou de diffuseur et... une éthique de la vérité , bien sûr, soit un engagement à ne pas tromper, pour que le lecteur puisse avoir confiance en la chose qui lui est enseignée. Alors que wikipedia , explicitement, s'avoue comme n'étant pas fiable)
 
4- ou Michel Serres serait tout cela à la fois (?)
 
Bref ce qu’a dit Michel Serres, me paraît être n’importe quoi… comme c'est le cas, on peut le vérifier à chaque fois, de tous ceux qui vantent wikipedia . Dès que quelqu’un cherche à vanter les mérites de wikipedia, il dit n’importe quoi, profère non seulement des choses fausses, mais des énormités qui se résument à peu près à « wikipedia c'est formidable, parce que je le trouve formidable ». Je n’ai jamais vu de bonne raison ni de bon argument en effet. Les seuls mérites invoqués, sont  toujours « gratuité » et « liberté d’y écrire comme on veut de manière conviviale »  avancées pour seules raisons d’y croire et de s’en féliciter. Toujours. Et il n’y a pas d’autre argument. Et puis tout cela sur fond du mythe de la correction par la collectivité dont il a été suffisamment démontré qu’elle ne fonctionne pas (évidemment) car elle ne peut fonctionner . Cela supposerait en effet, non seulement un comité de savants surveillant constamment les rédactions. Ce qui est impossibles matériellement vu l’extension de l’objet monstrueux aux millions d’articles et aux centaines de millions d'interventions sur les articles. Et par principe même puisqu’il n’y a PAS de comité de surveillance . Et il n’y en aura jamais : qui pourrait prétendre surveiller des millions d’articles sur chacun desquels il est possible qu’interviennent des centaines de modifications ? Matériellement impossible, c'est pourquoi il semble bien que Larry Sanger ne parvient pas à réunir des quantités de savants bénévoles qui passeraient leur temps à vérifier et corriger wikipedia, devenu un objet monstrueux : ni encyclopédie (je crois l’avoir montré) ni jamais fini ni stabilisé , sans frontières, infini, personne ne peut le corriger pour cette raison même.   
Personne ne peut . Mais personne ne veut aussi, parmi la communauté savante  : quel sens cela aurait-il de tenter de réformer-réécrire et vérifier un objet illimité ? Quel sens cela aurait-il de plus de s'attaquer au perfectionnement de cet objet en perpétuel changement où tout un chacun a le droit d'écrire et de réintroduire les erreurs et rédactions idéologiques après corrections des meilleurs ? Sauf à instituer une hiérachie, un comité de rédaction ayant autorité intellectuelle et responsabilité d'un plan de l'encyclopédie, et on reviendrait à une encyclopédie classique mais digne de ce nom.
Il faut prendre wikipedia comme un essai et un loisir mais qui a usurpé le titre d'encyclopédie et à ce titre, fonctionne comme un charlatan, se faisant passer pur ce qu'il n'est pas. 
Alithia
 
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 11:10

Tous les détails dans cet article : c'est wikipedia qui le dit .

Faut-il en rire ? car il est vrai que cette prétention tend au ridicule, faut-il en pleurer ? parce qu'il y aurait de quoi pleurer sur tous les livres piétinés, massacrés, détournés, déformés, par  les brillants wikipédistes, stakhanovistes passablement incultes qui prétendent vous instruire , instruire le monde entier sans avoir eu, au préalable, l'humilité suffisante et le courage minimal, pour étudier le sujet et la discipline à la quelle il appartient avant d'écrire et de prétendre l'enseigner aux autres ? Quelle inconscience ! quel massacre ! On a envie, en tout cas, de dire "Au secours !" et l'on tremble devant le paternalisme méprisant que cela révèle, à l'égard des peuples du monde , déshérités sous toutes sortes de plans, ou comme on disait autrefois, damnés de la terre que wikipedia prétend libérer .

Epargnez-leur de tels amis.

Alithia

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 19:53
 
« Wikipedia pourrait-elle disparaître ? » ou « les Contradictions de wikipedia l’encyclopédie « gratuite » qui a besoin de votre argent » .
 
légende : ça coûte cher à entretenir wikipedia
 
 
 
Wikipedia à cours d’argent pourrait-elle disparaître ?
 
Mme Wiki l’auvergnate mondialisée alias Florence Nibard–Devouard est-elle fiable ? est-elle crédible ? ou crie-t-elle au loup ? pour mieux vous manger ? et pour vous taper au porte-monnaie ?
 
Veut-elle arracher des larmes aux wikiaholics ses adeptes soumis qu’elle espère dévoués au point de tout lui donner : leur temps, leur travail, leurs connaissances et même de payer pour ce faire  ?
 
Peut-on, croire en la fin de wikipedia ? la fin d’un cauchemar ?
 
Entre le rire et les larmes… mais de joie !
 
Wikipedia peut-elle disparaître ?
Ou est-ce un moyen de faire pleurer dans les chaumières pour inciter les braves gens à payer pour wikipedia l’encyclopédie dite « gratuite », qui cherche à vous plumer en vous livrant gratuitement contre versement d’un impôt régulier , les réjections d’un savoir pré-mâché et ramassé au hasard jusque dans le caniveau ?
 
Contradictions de wikipedia !
 
 
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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 16:36
Wikipedia crée son propre moteur de recherche : aveu d'un désordre interne insurmontable.
Outre le grand projet d'absorber Google pour devenir LE moteur de recherche de la terre entière ET tout à la fois son dispensateur d'idéologie flasque et méchante, wikipedia invente son propre moteur de recherche interne, « wikiseek » qui peut donner lieu à quelques réflexions que voici.
Wikiseek : un moteur de recherche interne à wikipedia sur lequel Dan Sullivan dit grand mal (Dan Sullivan un ponte parmi les critiques américains, qui fait autorité dans le domaine du net et des techniques connexes) car, selon lui, le-dit moteur n’apporte rien de plus rapporté aux autres moteurs de recherche, tel Google.
Inutilité et manque d’intérêt  que résume cette réponse à son article sur le blog ci-dessus cité, où son interlocuteur, intervenant dans le même sens, dit l’absence d’intérêt de wikiseek, pour cause du manque de fiabilité et pertinence de wikipedia elle-même, qui fait de cet engin une plaisanterie à double titre, d’après lui.
« The complete and total lack of authority, reliability, and accuracy in Wikipedia's content makes this so-called search engine a double joke. You cannot take bad, unreliable content and then thrust it upon people as if it is the only content on the Web that matters.
Why on Earth would anyone want to use this tool ? »
 
Soit .
 
 
Francis Pisani fait une note sur son blog . Avis négatif des intervenants qui lui répondent.
 
Mon avis sur la question  :  
 
 
C’est vrai que wikipedia est tellement mal foutue en matière de (non) classements, classifications et catégories aberrantes, absence de qqchose équivalent à une table des matières, entrées qui seraient quelque peu logiques et liens qu’il faut un moteur de recherche pour s’y repérer. Quel aveu !

 


Grâce aux outils informatiques hyper-performants on produit un objet qui est un vaste foutoir, faute d’avoir pensé d’abord quelque chose comme une logique d’organisation. Bref manque une conception d’ensemble, une conception tout court, une pensée. C’est le triomphe de la technique sans pensée, sur la base du pari absurde que tout s’organisera de soi, comme par enchantement. Stupidité abyssale de la non-pensée informatique. Dramatique abandon à la technique censée gouverner toutes choses et imposer à elle seule un sens ! ! !

 


Manque dramatique d’un comité de rédaction, d’une direction intellectuelle etc. Wikipedia montre l’abdication de l’esprit devant la technique toute-puissante dans un abandon et une croyance désespérants de naïveté, dans une fascination pour le seul objet technique.

 


Si le moteur de recherche de wikipedia est à son image , ce qui serait logique, il ne sera pas conçu et cet objet sans pensée, tout aussi stupide pari de la technique substituée à l’esprit ne donnera pas de meilleurs résultats que cette soi-disant “encyclopédie” inepte, montage et montagne d’opinions largement fausses, qui accouche d’une grande médiocrité au sein de laquelle la propagande pour les idées les + infectes prospère sans contrôle.

 


Wikipedia un amas d’opinions à la dérive, ramassant sur son passage tous les déchets, les rejets, les ordures et les saletés qui flottent dans ces eaux saumâtres où elle s’étale : bêtise, grossièreté, vulgarité, stupidités, contre-vérités, ignorance, machisme et fascisme y règnent, et les idéologies d’extrême-droite, négationnisme, islamisme, antisémitisme, s’y propagent.


 Alithia
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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 15:47

Wikipedia peut-elle parvenir à absorber Google ? 

 

 

 

 

 

 
C’est drôle, juste quand je me demandais si j’allais écrire un article sur le sujet, réfléchissant à la signification du truc, (wikipedia absorbant Google, comme Sunir Shah l'envisageait) et que je réfléchissais à la possibilité que ça se fasse et aux conséquences, voilà que Francis Pisani sur son blog (Le Monde) en parle. Je le cite
 
Sous le titre « Wikipedia peut-elle parvenir à “manger” Google ? »
Wikipedia peut-elle parvenir à “manger” Google? C’est l’idée folle lancée en décembre par Sunir Shah et reprise par The Guardian . Il estime que l’encyclopédie intègre plein de recherches faites sur Google et qu’elle “a lentement absorbé (eat) toute la base de connaissance du web au point de devenir elle-même une référence des ressources de qualité, meilleure, plus rapide et, surtout, à l’abri des pourriels. A la différence des annuaires de liens, elle ne se contente pas de donner des listes, elle raconte une histoire à leur sujet.  
 
Il se demande si c'est possible et ce qu’il faut en penser. Voici ma réponse.
 
 
Prédire l'avenir, c'est impossible. Mais c'est une question qui se pose et que je me suis posée.
 
 
L'ambition de wikipedia de s'emparer du net en s'emparant de Google
et de devenir le plus mastodonte et le plus puissants des moteurs de recherches et surtout le + incontournable et de ce fait le 1°, apparaît comme possible du fait de l'extension illimitée de l'objet qu’est en train de devenir wikipedia , via le nombre de ses consultations, qui le fait placer au 1° rang de tous les liens Google = possibilité technique donc.
 
 
 
De plus, si c'était le cas, on comprendrait enfin pourquoi ce soi-disant "mécénat" de J. Wales auquel personne ne peut croire bien entendu, et on comprendrait surtout ce qui se cache derrière ce soi-disant désir d'"apporter le savoir au peuple" qui a laissé plus d'un sceptique et dont moi la 1°. Le projet trouverait enfin son sens et son explication . A savoir une ambition de produire , avec du travail gratuit, des bénéfices considérables et incommensurables, si wikipedia parvenait à remplacer Google et devenir le moteur de recherche n° 1 qui en ferait un affaire hyper hyper fructueuse (comme Google lui-même en a donné la preuve) = vraisemblabe donc, pour des raisons économiques. Il y a une mine d'or à exploiter.
 
Alors si c’est possible techniquement et probable parce qu'économiquement attrayant, ça se fera.
Mieux vaut s'y préparer et anticiper et réfléchir aux conséquences possibles par conséquent.
Ce que j’essaye de faire précisément en étudiant wikipedia sur mon petit blog.
 
 
S’interroger et réfléchir, il y a urgence.
Car si techniquement et économiquement la chose a sa logique et est faisable, qu'est-ce que cela vaut sur le plan de la matière dont wikipedia s'empare et qu'elle prétend refaçonner, à savoir, les idées, la culture, le savoir qu'elle nous aura passé à la moulinette de sa fabrique de pré-digéré façon "pour le dernier des illettrés" et "reader's digest de la sous-culture" de masse écrite par les ignorants pour les ignorants ... ?
Wikipedia donnant un cadre à tout sujet , à toute question, orientant le sens dont ces derniers peuvent et doivent être compris, ainsi que les éléments de référence bibliographique, et le tout uniformisé à grande échelle, l’échelle de la planète ? Mais serait-ce alors quelque chose comme la médiocrité + Big Brother qui se prépare à fondre sur la culture pour la formater tout entièrement et la lisser tout uniement dans un même moule en la faisant tendre vers le niveau le plus bas de ce que l’on peut imaginer être le plus petit dénominateur commun de l’opinion commune, puisque wikipedia rassemble l’opinion sur tout, et non des connaissances vraies, là où elles existent. (ce sont ces principes explicites).
 
Autre mot pour dire la destruction de la culture, en somme, si wikipedia devait devenir le filtre et le passage obligé pour toute recherche d’information (sur le net) pour toute question et tout sujet possible, une fois le moteur de recherche en place et devenu unique moyen de recherche (sur le net) et unique médiation vers le savoir.
 
On s’attardera en conséquence à évaluer la qualité de wikipedia et à évaluer sa nullité et sa qualité d’être un immense support d’erreurs, d’idées fausses, de présentation de sujets totalement faussés et d’inflexions idéologiques louches et condamnables.
 
 
La ruine de la culture, tel est ce que prépare activement wikipedia.

 

 

Aujourd’hui déjà. Demain a fortiori si elle devait se muer en entrée obligatoire pour tout sujet (pré-digéré quelle idée déjà !) Mais si c'était seulement cela ! (enfin, manière de dire bien entendu, car qu’y a-t-il de plus grave ? )
 
Car il faut ajouter encore que wikipedia outre le fait d'être d'une grande nullité est également le véhicule d'une solide et grossière propagande : extrême-droite, idéologies fasciste, négationniste, islamiste, antisémite s'y déploient sans limite et sans contrôle. C'est pourquoi le blog, pour analyser à partir d'exemples et preuves multiples : 
 
Pour la nullité un article spécifique :  l'article nullité de wikipedia une pseudo encyclopédie , ainsi que les classifications des sciences les + étonnantes
Pour la propagande voir la catégorie du même nom.
 

 

 

Alithia

 

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 18:01

D'un philosophe : les dangers de l'espace virtuel pour la démocratie et la culture. Ou suite aux réflexions à partir de wikipedia, exemple paradigmatique.

Point de vue Slavoj Zizek

 

 

 

 
Démocratie ou barbarie numérique, par Slavoj Zizek
LE MONDE | 26.01.07 | 14h22


'édition du magazine Time datée du 18 décembre 2006 a attribué le titre de "personnalité de l'année" 2006 non pas à Mahmoud Ahmadinejad, Hugo Chavez, Kim Jong-iI, ou un autre membre du palmarès habituel, mais à "vous", c'est-à-dire chacun d'entre nous qui utilisons ou créons des sites sur le Web. La couverture du magazine était illustrée d'un clavier blanc surmonté d'un miroir en guise d'écran d'ordinateur, dans lequel le lecteur pouvait apercevoir son propre reflet. Les rédacteurs ont justifié leur choix en évoquant le passage des institutions aux individus qui re-émergent aujourd'hui comme les citoyens de la nouvelle démocratie numérique.

Ce choix est plus complexe et insolite qu'il n'y paraît. S'il y eut jamais un choix idéologique, c'est bien celui-ci : le message du Time - la nouvelle cyberdémocratie dans laquelle des millions d'individus peuvent communiquer directement et s'auto-organiser, contournant ainsi le contrôle centralisé de l'Etat - dissimule un ensemble de préoccupantes disparités et tensions. L'ironie réside, en premier lieu, dans le fait que le lecteur qui regarde la couverture du Time ne voit pas ces autres personnes avec qui il est censé entretenir un rapport direct - il voit seulement son image renversée.

 

Il n'est donc pas étonnant que Leibniz soit l'une des principales références philosophiques des théoriciens du cyberespace : notre immersion dans le cyberespace ne va-t-elle pas de pair avec notre réduction au statut de monade leibnizienne qui, bien qu'elle soit "dépourvue de fenêtres" s'ouvrant directement sur la réalité extérieure, reflète en elle-même l'univers entier ? L'internaute contemporain typique, seul devant l'écran de son ordinateur, ne s'apparente-il pas de plus en plus à une monade sans fenêtre directe sur la réalité. Une monade qui ne rencontre que des simulacres virtuels, tout en étant plus que jamais immergé dans le réseau mondial, communiquant en temps réel avec la terre entière !
 
 
 
Mais ce n'est là qu'une partie de l'histoire. Il nous faut ajouter que le "vous" qui se reconnaît dans son image sur l'écran est profondément divisé. D'un côté, il y a le fait plutôt évident que la personne physique "réelle" que je suis excède ma cyberidentité : les marxistes et autres penseurs "critiques" aiment à souligner que l'égalité du cyberespace est trompeuse - elle fait abstraction de l'ensemble complexe des dispositions matérielles (ma richesse, ma position sociale, le pouvoir dont je jouis ou manque, etc.).
 
 
 
L'inertie propre à la réalité disparaît magiquement dans l'activité de navigation harmonieuse dans le cyberespace. Nous trouvons aujourd'hui sur le marché une multitude de produits privés de leur propriété maligne : du café sans caféine, de la crème sans matière grasse, de la bière sans alcool... La réalité virtuelle du cyberespace généralise simplement ce procédé : elle offre une réalité privée de sa substance. Tout comme le café décaféiné a le goût et l'odeur du café réel sans en être, ma cyberidentité, le "vous" que je vois là, est toujours déjà un moi décaféiné.
 
 
 
De l'autre côté, nous sommes confrontés à l'excès opposé bien plus déroutant : ma cyberidentité excède mon moi "réel". Notre identité sociale, la personne que nous prétendons être dans nos rapports sociaux, est déjà un "masque", elle présuppose déjà le refoulement de nos pulsions inadmissibles. Or, c'est précisément lorsque ce n'est "qu'un jeu", lorsque les normes réglementant nos échanges "réels" sont temporairement suspendues, que nous pouvons nous permettre de laisser apparaître ces attitudes refoulées.
 
 
 
Prenons l'exemple classique de l'individu timide et impuissant qui adopte l'identité d'un meurtrier sadique et d'un séducteur irrésistible quand il participe à un jeu interactif sur Internet. Il est bien trop simple de ne voir dans cette identité qu'un simple supplément imaginaire, une échappatoire temporaire à l'impuissance dont il souffre dans la réalité. L'idée est plutôt que le fait de savoir que le jeu interactif dans le cyberespace "n'est qu'un jeu" l'autorise à "montrer son vrai moi", à faire des choses qu'il n'aurait jamais accomplies dans ses interactions réelles : la vérité sur cette personne est exprimée sous la forme d'une fiction. Le fait même que je perçoive mon image virtuelle comme un simple jeu m'autorise à lever les obstacles habituels qui m'empêchent de laisser s'exprimer mon "côté obscur".
 
 
 
La contrepartie de la démocratie directe du cyberespace est cette abondance impénétrable et chaotique de messages et leurs circuits qu'il m'est impossible de comprendre, quel que soit l'effort d'imagination que je fasse - c'est ce qu'Emmanuel Kant aurait appelé un sublime cyberspatial.
 
 
Il y a une dizaine d'années environ, un excellent spot publicitaire anglais pour une marque de bière était diffusé à la télévision. La première partie met en scène un conte de fées bien connu : une fille marche le long d'un fleuve, elle aperçoit un crapaud, le prend doucement dans son giron, l'embrasse, et, bien sûr, le vilain crapaud se change comme par miracle en un beau jeune homme. Mais l'histoire n'est pas finie : le jeune homme lance un regard de convoitise à la jeune fille, il l'attire vers lui, l'embrasse, et la jeune fille se transforme en une bouteille de bière qu'il brandit triomphalement...
 
 
 
La jeune fille fantasme que le crapaud soit en réalité un jeune homme. Le jeune homme fantasme que la jeune fille soit en réalité une bouteille de bière : l'amour et l'affection de la femme (indiqués par le baiser) peuvent transformer un crapaud en bel homme, alors que l'homme réduit la femme à ce que la psychanalyse appelle un "objet partiel", ce qui en toi suscite mon désir. (Bien entendu, l'argument féministe évident consisterait à affirmer que l'expérience de l'amour que font les femmes dans leur vie quotidienne est plutôt la transformation inverse : on embrasse un beau jeune homme et quand on s'est trop approché de lui, c'est-à-dire quand il est trop tard, on s'aperçoit qu'en réalité c'est un crapaud...)
 
 
 
Le couple réel d'un homme et d'une femme est ainsi hanté par l'étrange représentation d'un crapaud embrassant une bouteille de bière. C'est précisément ce spectre sous-jacent que l'art contemporain met en scène : on peut très bien imaginer un tableau à la Magritte qui aurait pour titre "Un homme et une femme" ou "Le couple idéal". Là réside la menace la plus fondamentale du jeu cyberspatial : l'homme et la femme qui dialoguent sur la Toile peuvent être hantés par le spectre d'un crapaud embrassant une bouteille de bière.
 
 
 
Or le fait qu'aucun d'eux n'en soit conscient a pour conséquence que ce décalage entre ce que "vous" êtes réellement et ce que "vous" semblez être dans l'espace numérique peut mener à la violence meurtrière.
 
 
 
Traduit de l'anglais par Christine Vivier.

Slavoj Zizek est philosophe.

 

 


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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 17:20
Des effets et des conséquences de la gratuité, en particulier dans le domaine de la culture ; à propos d’un livre. 
 
              
Le public s’est habitué à la gratuité : téléphone gratuit grâce aux forfaits d’abonnements ADSL, de même que chaînes TV, communications gratuites y compris à travers le monde grâce aux mails et autres MSN, journaux gratuits bas de gamme distribués dans la rue et dans le Métro, accès gratuit aux media sur internet : consultation des journaux, ainsi que copies et piratages de musique, films , documents, articles, et livres maintenant . Tout cela est en passe de devenir gratuit sur internet, ce qui fait partie du programme et projet de wikipedia et Google (identiques tiens comme c'est curieux !) le dit Google venant de s’associer les services de YouTube qu’il a absorbé.
 
Chacun a constaté que le gratuit s’étend. Wikipedia en est un phénomène paradigmatique vu son succès, et qui serait soi-disant susceptible de participer de la démocratie en donnant accès libre et gratuit à la culture : c'est sa grande pub’ son grand argument, sa principale justification.
 
Le gratuit ruine des secteurs entiers de la culture –pour ne pas dire l’ensemble des secteurs de la culture
 
Mais qui finance cette gratuité ? comment ça marche ? et surtout quels sont ses effets ? Le financement par divers canaux de publicité et l’ouverture à de nouveaux échanges et commerces que permet internet sont connus. Ce qui l’est moins ce sont les effets de la diffusion gratuite , même si on les pressent, même si on en a déjà parlé , à savoir la ruine de secteurs entiers de la culture. Ce sont  : crise dramatique de la presse écrite et fermeture de titres ou menaces de fermeture (voir Libération après d’autres) , crise de l’édition, baisse de la lecture (soit de la lecture de « vrais livres »), mise en péril de l’industrie du disque, menaces sur le cinéma, et concurrence déloyale avec l’école, détournement des élèves, de leurs études, de la lecture : la fascination qu’exerce internet et les possibilités de communication qu’elle donne transforment complètement les habitudes culturelles et les loisirs. Les jeunes passent désormais une bonne partie de leur temps libre sur internet à « chater » avec les copains, sur les blogs, à s’amuser avec wikipedia. Et enfin on y arrive à celle-ci, enfin last but not least : apparition d’une fausse encyclopédie, fausse culture, fausse éducation, fausse information tout simplement et propagande éhontée pour toutes les causes les pires (extrémismes divers qui de manière diverses menacent la démocratie, les libertés, la  culture) : wikipedia un pur produit d’internet et de la gratuité, un nouveau loisir, un grand blog et un vaste forum, qui cherche à se faire passer pour une encyclopédie, et cherche à faire croire qu’elle contribue à la diffusion du savoir et de al culture, quand c'est exactement le contraire.
 
 
Quant aux effets du « gratuit » et aux effets d’internet : on lira avec intérêt un livre qui étudie ces phénomènes  : « La France en recomposition » de Jean-François Lhérété, Gallimard, novembre 2006.
 
 
« La gratuité peut sembler un principe très démocratique puisqu’elle permet à tout un chacun, quel que soit son revenu, d’accéder à l’ensemble des biens marchands. La réalité est exactement contraire » Elle est contraire, car elle aboutit à laisser à des secteurs privés le soin de réaliser les offres de qualité, pour laisser aux pauvres la piètre qualité du gratuit.
 
 
C’est ainsi que dans le domaine de l’enseignement et de la santé, où la gratuité  est généralisée, elle conduit tout naturellement à une pénurie de moyens qui se double de la prise de relais par des entreprises privées : ce qui est apporté par les divers accès gratuits à divers secteurs de l’activité culturelle, a pour résultat que cela peut être autant de retiré aux services classiques, au sein de l’école, soit diminution de l’offre d’encadrement public, les cours, les bibliothèques principalement, pour orienter l’enseignement de demain vers un recours généralisé à des pratiques interactives sur internet … à l’image de wikipedia : un grand chat vaudra mieux demain qu’un bon cours et de bonnes études
 
 
Diminution des moyens, cessation des financements publics, diminution de l’offre de service public, qui donnent lieu par ailleurs et conséquemment à des offres privées accessibles seulement aux plus riches. De nos jours on peut aussi s’inquiéter d’une certaine normalisation de cette gratuité qui doit beaucoup au développement d’internet, selon ce livre qui en donne les raisons et analyse le phénomène
 
"La France en recomposition", Jean-François Lhérété, Gallimard, novembre 2006.
Alithia
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