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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.

Moteur De Recherche

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 14:00
Un site intéresant sur le web qui exprime  des critiques utiles sur wikipedia, sur Google et les menaces sur l'industrie culturelle que représentent les précédents.

voir ici
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 12:00
Larousse annonce le projet d'une encyclopédie en ligne, susceptible de concurrencer wikipedia.


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Mais il s'agira cette fois d'une véritable encyclopédie, à la différence de wikipedia. Les articles seront rédigés par des auteurs, signant de leur nom, qui seront donc responsables de ce qu'ils écrivent et  reconnus pour leur tavail et leur qualité, et donc rémunérés. Les articles ne pourront être corrigés par le premier venu et ainsi déformés, à la différence de wikipedia.  Leur fiabilité  sera incomparable, en conséquence. 


Vu sur le site   vnunet.fr

" Une riposte des encyclopédies "traditionnelles" à la montée en puissance de Wikipedia est depuis longtemps attendue. Larousse vient de passer à l'acte. L'encyclopédie a récemment ouvert un nouvel "espace contributeurs"son site Internet. Espace qu'elle réserve pour l'instant au seul usage d'une communauté de "testeurs" ayant "reçu un code personnel des Editions Larousse".


Présentation  du projet :

Larousse s’engage dans un projet susceptible de faire concurrence à Wikipedia en proposant une encyclopédie dénuée des (immenses) défauts de wikipedia. .

L' encyclopédie en ligne de Larousse ouvre un espace de rédaction,  qui pour l'instant est à l'état de test, réservé à des auteurs pressentis par les Editions Larousse.

 

A la différence de Wikipedia, les auteurs de cette nouvelle encyclopédie, signeront leurs articles qui ne pourront être modifiés.


Une fois encore ce projet souligne la grande faiblesse d'une supposée "encyclopédie" issue de l'"écriture collective" grâce à laquelle n'importe qui peut devenir contributeur et s'auto-proclamer rédacteur d'encyclopédie, en pillant à grande échelle les travaux existants, tout en le dissimulant et qui, en outre, a montré le risque bien réel de manipulation du contenu des articles. Risque déjà largement prouvé, par ce blog en particulier.

Le site des éditions Larousse : www.encyclopedie-larousse.fr
 
Voir encore :

Larousse prépare une Bibliothèque Larousse en ligne disponible pour tous les internautes doté de 150 000 articles, de médias, de citations, de statistiques. Cette bibliothèque proposera en outre une chronologie interactive, un espace Elèves et un dictionnaire de français.

Larousse doit rivaliser ainsi avec Wikipédia. Mais les contributeurs triés sur le volet signent leurs articles qui peuvent être commentés ou liés les uns les autres, voire annexés à un article de l’encyclopédie Larousse.


Les apologues de wikipedia vont avoir de plus en plus de mal à la faire passer pour "la" référence  sur net, et, à prétendre que, sous prétexte de son succès de masse, elle serait une réussite méritant la reconnaissance comme encyclopédie.


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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 17:58
 
D'après un sondage publié dans le journal La Croix, pour évaluer la l'image de fiabilité de l'information que se fait le bon peuple,  les Français privilégient la radio, puis préfèrent ensuite la presse. La TV vient en queue de peloton.  Mais internet n'est considéré comme fiable pour s'informer que par 31% (des sondés).


Le dernier baromètre TNS-Sofres réalisé pour le journal La Croix (publié dans son édition du 22 janvier), note que seulement un tiers des français (soit 31%) font confiance aux informations divulguées sur Internet…
 

La radio arrive en tête avec 57%, suivie de la presse écrite (49%, - 2 points) et la télévision (46%, - 2 points)… 

N.B. : La baisse de ces derniers media s'expliquerait-elle par l'abus d'actualité people et donc la baisse de l'information à son niveau le plus bas en ce cas ?



source


Alithia
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 13:15
Nous avons déjà parlé du mouvement né dans les Universités américaines, qui s'étend : dire non à wikipedia.

C'est une alerte qui a pris forme de mouvement pour prévenir l'opinion "just say no to wikipedia". Alerte  lancée par les professeurs et bibliothécaires pour apprendre aux étudiants à lâcher wikipedia qui n'est pas un bon instrument pour les études, contrairement à ce que proclame avec forfanterie et sans vergogne le grand gourou et fondateur J. Wales.


 

 


Libération en parle.


"Il y a deux mois, la bibliothécaire d’une école du New Jersey plaçait dans la salle d’ordinateurs des panneaux « Just Say No to Wikipedia » (Dites Juste Non à Wikipédia)... Le mouvement a été suivi par d’autres établissements, qui à leur tour, ont décidé de bloquer l’accès à l’encyclopédie en ligne depuis leurs ordinateurs. Ces derniers jours, Tara Brabazon, professeur à l’université de Brighton a relancé le débat en interdisant à ses étudiants l’utilisation de sites comme Google et Wikipédia."

Ce professeur à vrai dire, dissuade les étudiants d'utiliser wikipedia et internet au détriment des livres. Elle déclare : "I want students to sit down and read. It's not the same when you read it online. I want them to experience the pages and the print as much as the digitisation and the pixels. Both are fine but I want them to have both, not one or the other, not a cheap solution."

Soit en substance : Je veux que les étudiants lisent.  Je veux qu'ils aient l'expérience de la chose imprimée autant que celle des textes en ligne. Les deux sont bonnes mais il faut qu'ils aient l'expérience des deux.

Car nombreux sont les profs qui n'en peuvent plus de voir leurs étudiants s'abreuver de platitudes, de médiocrité, d'erreurs et pire encore, sur wikipedia, puisque donc les versions les plus fantaisistes de tous les sujets s'y trouvent et qu'aucune hiérarchisation n'existe au sein de cette pseudo-encyclopédie. Les petites pépées et autres people ont généralement des articles plus consistants et plus fournis que les grands hommes dans l'histoire. Evidemment ni Lincoln ni Napoléon n'ont de sites auxquels renvoyer avec détails croustillants en prime.

Je blague, mais sérieusement. Cette  étude quant à ce que valent les articles d'histoire et l'absence de hiérarchie entre les sujets traités, a déjà été faite par un historien,
Roy Rosenzveig qui compare Wikipédia à d’autres sources de vulgarisation, imprimées ou numériques. [que nous avons déjà  cité dans l'article "de sévères critiques"]

Les points essentiels de son article relèvent l'absence d'auteur et l'interdiction de toute recherche originale, qui sont pourtant les conditions de toute rédaction. Il met en doute la notion de "neutralité", dépourvue de sens pour un historien : cette croyance est un mythe. Il critique l'écriture de l'histoire comme simple accumulation de faits : l'écriture collective est peu apte à produire des synthèses. Il note encore que les wikipediens sont des "geeks" des jeunes (mâles) doués d'une culture internet.

Pas d'auteurs
: "wikipedia n'a pas d'auteur en aucun sens conventionnel que ce soit", écrit-il : "des milliers de personnes l'ont écrite de manière collaborative. Par exemple l'article Roosevelt indique plus de 500 collaborateurs avec 1000 éditions".

Pas de recherche
: "La recherche originale y est interdite. Les historiens peuvent trouver cela étonnant car rien n'est plus valorisé pour nous que la recherche
originale"

La "neutralité" ? un mythe : "Cette notion est un mythe, mais elle est pourtant un mythe fondateur de wikipedia qui occupe la place de celle d'objectivité."

Ni organisation encyclopédique, ni hiérarchisation. Il compare wikipedia, Encarta et l'
American National Biography Online :

Wikipedia l'emporte en quantité, mais l'absence de hiérarchisation aboutit à ce que "l'article de l'historien de science fiction I.Asimov est plus important (3500 signes) que celui consacré au président W. Wilson (3200), lui-même beaucoup moins important que celui consacré au théoricien de la conspiration et candidat perpétuel à la présidentielle, Lindon LaRouche (5400)"

Pas de méthode, pas de synthèse, pas d'analyse, mais des articles descriptifs, mal écrits, simple accumulation de faits
:

Si les faits rapportés sur wikipedia sont souvent exacts, il n'en reste pas moins que l'écriture, plate et médiocre, faite de morceaux rapportés, consitutée d'accumulation de faits, ne peut et ne pourra jamais produire des articles d'histoire. Car sans analyses, il ne peut y avoir production de sens, ce qui est la raison d'être de la discipline histoire.
Roy Rosenzveig constate que l'écriture de l'histoire sur wikipedia demeure anecdotique car les articles oscillent entre ou croisent, accumulation de faits et accumulation d'opinions. Méthode d'écriture qui n'en est pas une et ignore les règles élémentaires qui valent dans la discipline et qui s'imposent à qui prétend écrire l'histoire.

Par exemple : la biographie d’Abraham Lincoln fournit à
R. Rosenzveig une étude de cas intéressante. Les articles de l’ANBO (11000 mots), encyclopédie classique écrite par des auteurs sélectionnés, et de Wikipedia (7 650 mots) évitent les erreurs factuelles et présentent correctement l’ensemble des épisodes marquants de la vie de Lincoln. Mais un lecteur historien préfèrera sans aucun doute la version de l’ANBO écrite par James McPherson, un historien réputé, spécialiste de la Guerre de Sécession. Ce choix tient à la meilleure prise en compte des apports majeurs de l’historiographie récente et à une écriture de meilleure qualité. [voir clioweb qui a traduit l'article de R.R. et le Café Pédagogique qui le commente, cité dans "de sévères critiques"]

L'histoire telle que racontée par Wikipedia met l’accent sur une approche factuelle, comme si l’accumulation de détails événementiels pouvait suffire pour écrire l'histoire, peut conclure un historien de métier ayant procédé à l'analyse du cas wikipedia. Voilà ce que conclue
Rosenzveig.


La quantité ne fait pas la qualité.

Donc wikipedia a gagné en nombre de consultations. Ce pour quoi Wales prend prétexte pour la valider à lui tout seul comme source de documentation valable pour les études (oui, il a osé !).

En conséquence de plus en plus de professeurs, d'écoles, d'universités, dénoncent le manque de fiabilité de wikipedia et sa médiocrité.

Résultat, les professeurs
n'en peuvent plus de cette facilité, de cette paresse, de ce manque d'exigence et de rigueur, de ces approximations et de cet esprit de faussaire qui, avec wikipedia, se répandent comme une traînée de poudre chez les étudiants qui se fient à wikipedia quand ils ne se contentent pas de la recopier tandis  qu'elle-même copie et remanie sans méthode et plus ou moins n'importe comment ce qu'elle glane également sans méthode.

Les professeurs craignent aujourd'hui sérieusement que ne s'installent des mauvaises habitudes auxquelles contribue wikipedia (et en partie internet aussi bien entendu, mais en son sein, principalement wikipedia) : habitudes contraires à la formation, à la recherche, à la rigueur, à la lecture critique, qui vont jusqu'aux tendances au copiage. Par la facilité à laquelle elle incite sur fond de promesses trompeuses wikipedia est un désastre, du point de vue des professeurs.

Interrogez les, ils vous le diront tous. (personnellement, je n'ai rencontré qu'une seule exception parmi les profs, hormis celui ci-dessous cité)

C'est pourquoi ils disent très clairement que le recours à wikipedia n'est pas formateur et nuit aux études


Alors, réduits aux grands moyens certains interdisent wikipedia, c'est à dire l'excluent des bibliographies et déconseillenet aux étudiants de s'y reporter, préviennent qu'elle ne peut être considérée comme une source.

Evidemment l'interdit, pour autant qu'il soit perçu ainsi, est en lui-même totalement inutile car ça n'est pas un interdit lui qui empêchera quiconque d'aller consulter wikipedia. La consultation de tout l'internet est libre et les professeurs ne sont pas assez stupides pour ignorer ce fait qui prend force de "fait de civilisation", quoiqu'on serait presque tenté de dire plutôt, fait de "non-civilisation". Du moins c'est là le problème : quels obstacles aux études peuvent constituer les possibilités d'accès sur internet à certains documents en quantité exponentielle, reléguant cependant d'autres aux oubliettes ?

La forme de l'interdit ne vise qu'à donner un message fort, afin de choquer les esprits : pour se faire entendre.
Message fort qui dit bien dans quelle piètre estime un proesseur digne de ce nom tient wikipedia, généralement.

Interdire est vain, cela n'empêche pas l'usage, c'est certain. Mais le message est fort et dit bien ce qu'il veut dire.

Aujourd'hui il n'y a plus que ce pauvre Olivier Ertzscheid qui croit encore, parmi les profs du moins, que wikipedia est une encyclopédie, puisqu'il pousse l'incommensurable inconscience jusqu'à soutenir que (tenez-vous bien)  wikipedia est un "bien commun de l'humanité" (sic).  On en reparlera dans quelques années, Olivier.

Je ne miserais pas lourd sur la pertinence de ce jugement, de la part de quelqu'un qui croit régler son compte à ce blog et à son auteur, avec des méthodes dignes des wikipediens (du genre, on sort ses invectives  : troll, vandale etc. et on n'envisage même pas la pertinence possible d'une critique de wikipedia). Honte à lui  ! et plaignons-le :)


source


Voir également :  "Malgré ses efforts, Wikipédia ne parvient toujours pas à se défaire de cette mauvaise image acquise avec le temps. Les professeurs et universités sont de plus en plus nombreux à dénigrer l’encyclopédie en ligne, à tel point que certaines écoles américaines incitent ouvertement leurs élèves à ne pas l’utiliser. Trois points sont à l’origine de cette campagne : la première est que l’encyclopédie n’est pas assez exacte, et contient encore beaucoup d’erreurs et d’imprécisions, notamment à cause du fait que tout le monde puisse éditer la plupart des articles. La deuxième critique vient du constat que les élèves utilisent trop souvent Wikipédia comme seule source d’information. Enfin, la troisième est que l’encyclopédie est accessible, modifiable et reproductible trop simplement pour justifier un véritable travail de recherche." ici



Alithia
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 11:53

 
Les alternatives à wikipedia se multiplient. La situation de monopole jusqu'à présent occupée par wikipedia se prétendant la seule source gratuite du savoir en ligne (et même encyclopédique) commence à s'estomper.


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photo K. Brochard l'Internaute

On annonce la création fin janvier d'un nouveau site au service du savoir par les PUF. Il sera en libre accès et collaboratif, fonctionnant sur le mode wiki permettant aux lecteurs de donner leur avis et d'entreprendre des discussions, mais pour son contenu, il sera réalisé uniquement par les auteurs, au sens véritable du terme.


Le nouveau site des Presses universitaires de France a été pensé comme une «plate-forme des savoirs» basée sur le système Wiki, à l'origine de l'encyclopédie en ligne Wikipédia, selon le Figaro
 


Pour le quotidien cette initiative signifie clairement qu'il s'agit de reconquérir le terrain abandonné aux seuls acteurs technologiques, -dont wikipedia est l'emblème- soit ces éditions de non professionnels de l'édition et encor moins, si c'est possible, de l'édition s'occupant de connaissance et de savoir, qui ne s'assument même pas comme eux-mêmes comme des éditeurs et n'ont aucun directeur de publication ni politique éditoriale. 

Pour l'instant la définition ne convient qu'à wikipedia. [voir articles précédents sur l'irresponsabilité de wikipedia]. Elle pourrait demain peut-être convenir à Google (?)

Le Figaro écrit :

" Si Google veut créer son encyclopédie numérique, pourquoi les Presses universitaires de France (PUF) ne se lanceraient-elles pas dans le Web participatif ? L'éditeur de la collection «Que sais-je ?» en fait le pari en créant une plate-forme collaborative basée sur le système Wiki. Grâce à cet outil de gestion de contenus libre, fondement de l'illustre encyclopédie Internet Wikipédia, les internautes pourront commenter articles, ouvrages et fiches d'auteurs. PUF entend reproduire ainsi sur le Net une vie scientifique ouverte, pour un investissement de  150.000 euros.

 
 

«Nous sommes bien placés pour lancer ce site : les premiers utilisateurs d'Internet étaient des universitaires», rappelle Michel Prigent, président du directoire des PUF,

 
[...]
 
 

Sur la plate-forme Wiki, gratuite, les Presses universitaires offrent maintenant toutes les entrées du Dictionnaires des sciences humaines, accompagnées d'une bibliographie et de corrélats. Chaque fiche comporte un onglet «discussion», où internautes, étudiants, confrères peuvent nourrir le débat avec leurs commentaires. «Notre site devient un moteur de recherche de nos collections avec une arborescence interdisciplinaire colossale, souligne Michel Prigent. Les éditeurs doivent fournir des services sur les savoirs et un accès à leur fonds. » Ces découvertes de documents pourront déboucher sur une transaction chez un e-libraire comme Amazon ou Fnac.com.

 
 
[...]
 
 

Il s'agit donc d'«une plate-forme de savoirs plutôt qu'un site d'éditeur», où les auteurs d'articles créent leur propre fiche biographique avec des liens bibliographiques et des mots-clés. «La spécificité des PUF est son grand nombre d'auteurs, d'environ 15.000. L'idée est que l'auteur organise un moteur autour de lui et son univers de recherche, détaille Michel Prigent. Nous avons ainsi une grille sociale et une certification des contenus.»

 
 

Le français se distingue ainsi des articles de Wikipédia, à la légitimité hasardeuse, et de la hiérarchisation façon Google, basée sur la popularité des sujets.


 
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 16:45
Derrière wikipedia, gratuite, la société de Wales à but lucratif, wikia, espère concurrencer Google en lançant un nouveau moteur de recherche.



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photo l'Internaute



Nous avons déjà expliqué le montage fait par Wales, en partant de wikipedia, participative, libre et gratuite : un grand jeu en ligne qui se prétend "encyclopédie" qui a pour statut juridique néant, et est supportée par une association caritative qui refuse d'être éditeur et est totalement irresponsable de ce qu'il se passe à wikipedia.  Ainsi mise hors-droit -hors du droit qui égit l'édition- elle prétend participer au bien de l'humanité.

Et puis,  derrière wikipedia, gratuite, -c'est à dire qui fait travailler gratuitement une bande de gogos qui sont incités à aller piller le travail des autres et le recopier sans respect des auteurs ni des droits d'auteur-, Wales a créé  wikia, sa société à but lucratif, qui marche fort bien en bénéficiant des retombées de la popularité planétaire de wikipedia, où des idiots travaillent à constituer la popularité et la fortune de Wales, en croyant qu'ils rédigent une encyclopédie .

Et wikia prospère et engrange les bénéfices.

Cet article précédent du blog l'explique :
Derrière wikipedia, wikia, une société très lucrative.

Pour compléter voir également cet article qui explique comment Wales entend tirer profit de la gratuité de wikipedia.

Et puis encore cet article du blog :
derrière wikipedia, wikia : les visées de Wales sur Google annonçait le 13 mars 2007 les visées de Wales pour concurrencer Google, en montant son propre moteur de recherche. 



Le nouveau moteur de recherche , wikia, pour concurrencer Google.

Celui-ci va sortir demain : nommé wikia, comme la société à but lucratif de Wales qui est une sous-wikipedia où chacun peut écrire n'importe quoi sous anonymat, sauf qu'il n'est pas surveillé et censuré par un comité d'administrateurs. Sous anonymat il s'y écrit vraiment n'importe quoi et les articles les plus crapuleux et les plus fous s'y trouvent, car au lieu de créer des blogs dont le webmaster est responsable, Wales avec wikia donne à tous la possibilité d'écrire n'importe quoi dans l'iresponsabilité la plus totale. Projet ultra-libéral, ou ultra-anarchiste, comme on veut, qui permet à chacun de se laisser aller à ses pulsions et de se répandre en toute "liberté". Et qui permet aussi et surtout à toute la crasse du monde de se répandre et qui rapporte beaucoup à ses fondateurs Wales et Angela Besley.


Le moteur de recherche wikia  qui ouvre demain, ne fonctionnera plus selon des classements effectués par des robots, mais selon des interventions humaines, sur le modèle de wikipedia : est-ce un progès ? A observer.

Mais ainsi Wales s'est mis en concurrence avec Google qui le lui rendra bien, en créant son encyclopédie "Knol", rédigée par de vrais auteurs, déclinant leurs noms e qualités, ce qui risque de faire très mal à wikipedia.

Et puis, des classements effectués par des wikipediens : comment peut-on imaginer leur validité quand on voit l'aberration des classements sur wikipedia elle-même, qui sont absolument n'importe quoi, car ils sont le fait d'autodidactes incompétents, d'esprits partisans, qui donnent lieu à des bagarres homériques et invraisemblables (car personne, d'aucun côté ne connaît la seule réponse juste étant donné qu'ils ne reconnaissent pas les classifications établies par les différentes branches du savoir), et qu'ils obéissent au principe de "neutralité"  selon lequel tout se vaut, le vrai le faux, l'opinion et le savoir, et toutes les opinions.

Pour ces raisons, un certain scepticisme est de mise quant aux capacités des wikipediens et leurs alter ego wikiens, à dépasser les classements de Google, même si ces derniers sont forts simplistes et insatisfaisants, puisque établis par des robots.

Mais personnellement, je ne crois pas à la supériorité des wikipediens, pas plus qu'aux miracles annoncés de l'écriture collective, du savoir bricolé, des collages de bribes de connaissances sans unité, des articles sans auteur et sans relecture, de l'addition d'incompétences pour produire de la compétence, de l'addition d'inculture pour produire de la culture. 

Je ne crois pas plus à la disparition de l'auteur, qu'à l'inutilité de la pensée. Non plus qu'à la disparition de la créativité et de la liberté de créer et de penser. Et je n'adhère pas à tous ces mythes d'une supposée intelligence collective ou encore d'une soi-disant sagesse des foules qu'on nous annonce toujours pour demain, lorsque nous aurons les outils adéquats qui ne sauraient tarder à venir. Toutes choses qui relèvent d'une croyance naïve et erronnée dans les pouvoirs de la technique, ainsi mise en place de nouveau dieu, en vue de faire l'économie de l'intelligence humaine, de la culture et de leur apprentissage. Mythes qui laissent croire que l'on pourrait attendre des miracles de la seule technique, supposer dispenser les hommes d'apprendre, d'étudier et de penser, pour être ensuite capables d'enseigner et de rédiger  une encyclopédie.

Ce ne sont là que des mythes scientistes et positivistes, qui tendent à faire croire que de merveilleuses techniques nouvelles pourraient suppléer à l'incompétence et à l'absence de culture.


Alithia

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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 21:17
Le projet d'encyclopédie de Google pour concurrencer wikipedia, récemment annoncé, pose quelques questions.


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photo K.Brochard l'Internaute

Des questions sur le devenir de ce projet de Google viennent aussitôt à l'esprit. 

* Les auteurs voudront-ils se livrer à ce travail et à cette expérience ? Il y a fort à parier  que la réponse sera positive.

* Et le public appréciera-t-il une encyclopédie plus fiable et mieux rédigée ?
Des études ont montré, à propos de la télévision, que le public est quasiment  unanime à juger la supériorité de Arte sur TF1, mais regarde néanmoins majoritairement cette dernière. Savoir faire la différence de qualité est une chose. Avoir envie d'une plus grande qualité et la préférer à la facilité en est une autre.

Cela dit, si le lecteur cherche non une distraction, mais une encyclopédie, l'exigence de  qualité et de fiabilité est une possibilité bien réelle, voire fort probable.

Là aussi, on peut penser que le pari tient la route.  A suivre donc.

D'autres questions encore :

* évidemment on s'interrogera sur l'extension de Google au domaine de l'encyclopédie et à ses conséquences. Trop tôt pour le dire.
* mais on n'oubliera pas non plus qu'il s'agit là d'un combat entre les deux géants du net, se réclamant d'abord de la même idéologie philanthropique pour étendre tous deux en parallèle et de manière d'abord solidaire, leur réseau sur le monde : si les moyens sont différents, l'objectif est le même.
[comme étudié précédemment Google-wikipedia]

* et un gros problème  :

Wikipedia s'est tellement accrue qu'elle a aujourd'hui acquis, pour le domaine des encyclopédies une position de monopole et d'abus de position : sur le net elle est la seule, elle est partout.

Parenthèse : qu'on ne nous raconte pas que wikipedia participe du "libre" et lutte contre les monopole : elle en est un.

Wikipedia est arrivée au sommet de Google, où elle a fini par se retrouver en 1° place pour tous les sujets, avec la complicité de ce dernier. Google laissait faire wikipedia qui gagnait ainsi ses galons en usant de moyens interdits par Google : la pratique de la multiplication des liens internes, sur wikipedia, où presque chaque mot est un lien, est interdite par Google, car cela accroît artificiellement les performances au classement qui attribue le rang (pagerank). Mais pour wikipedia celui-ci a laissé faire, donc, dans un premier temps Google a fabriqué wikipedia.
[nous en avons déjà parlé : comment Google favorise wikipedia ; voir également cet article]

Forte de son succès, wikipedia a voulu doubler Google : Wales a annoncé qu'il travaillait à la fabrication d'un moteur de recherche susceptible de remplacer Google... [voir sur le blog wikipedia peut-elle absorber Google ?] Et il a également installé un système, grâce aux barres d'outils des navigateurs qui mènent directement à wikipedia et qui lui permettent de court-circuiter Google. Ce qui a fini par briser l'association en contrariant les ambitions de Google.

La réponse  de Google se trouve aujourd'hui dans son projet d'encyclopédie concurrente de wikipedia. Fin d'une entente.


Alithia
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 12:19
Voici l'annonce d'un projet monté par Google susceptible d'entrer en concurrence directe avec wikipedia : une encyclopédie en ligne dont les auteurs, sous leur nom, rédigeront chacun leurs articles et seront responsables de leur contenu.

Par delà wikipedia, c'est le retour du recours à l'auteur, individualisé, identifiable et expert.


la-reunion-d-gonzalez.jpg

photo D. Gonzalez l'Internaute

Ce projet va à l'encontre de l'"écriture collective" qui est le procédé de wikipedia, elle-même fondée pour sa part, sur la croyance en la complémentarité des apports et des écritures de chacun, ainsi que sur la croyance en la correction par la collectivité.  Présupposés au sujet desquels j'ai émis de sérieux doutes, comme la plupart des acteurs de l'enseignement du reste, ayant exprimé de sévères critiques.

A l'encontre de ces croyances fondatrices de wikipedia, Google réintroduit la notion d'auteur, identifiable, pouvant exciper de ses qualités et références professionnelles, responsable de ses écrits. En tant que tel, l'auteur retrouve la possibilité d'une écriture et d'une pensée, par la liberté qui lui est reconnue de  proposer analyses et interprétations, assumées par lui, pour les sujets dont il s'occupe. Et contrairement à wikipedia qui exclut ces possibilités par son "collectivisme de la connaissance".

Google annonce que son projet  "
permettrait de valoriser le travail des auteurs et le savoir qu’ils produisent".

Il s'agit d'abord de favoriser l'exposé des véritables connaissances plutôt que des opinions variées et variables, en laissant les meilleurs connaisseurs d'un sujet l'exposer, plutôt que le tout-venant aux compétences la plupart du temps très insuffisantes, comme cela se passe sur wikipedia . 

L’idée est ” d’encourager les gens qui ont de vraies connaissances sur un sujet à écrire un article sur celui-ci” selon le projet de Google qui  entend ainsi rechercher et favoriser  la des articles, plutôt que la quantité, à la différence de wikipedia et de ses centaines de milliers d'articles annoncés par elle comme son plus fort argument qui plaiderait en sa faveur.

Google laisse la responsabilité entière aux auteurs. Il ne sera pas lui-même pas éditeur : ce qui signifie une politique éditoriale ouverte, laissant aux auteurs le libre choix des sujets et donc une absence de censure, à la différence de wikipedia encore.

Outre la responsabilité du signataire, 
Google compte sur la mise en concurrence des auteurs pour assurer la qualité des articles. Ceux-ci, par ailleurs, pourront être notés par les lecteurs, pour donner un indice de popularité. Mais les lecteurs n'auront pas la possibilité de transformer les articles. C'est à dire que l'auteur reste juge de la pertinence et de l'exactitude de ses écrits et ne se fait pas corriger par le premier venu. Le travail des auteurs a donc bel et bien statut d'oeuvre de pensée. Les oeuvres ne sont pas exposées à être détruites par le grand nombre. Et les articles peuvent exposer des thèses et des lectures diverses, une pensée par conséquent, comme c'est le cas dans nombre de disciplines dont les exposés exigent une dimension réflexive.

Google mise clairement sur le fait que des auteurs étant suffisamment qualifiés, ils imposeront de ce fait, ensemble, une norme des exigences requises, comme il en va dans la communauté intellectuelle.

"il y a aura sûrement de la compétition sur certains sujets et c’est une bonne chose"
selon Google.

Traduisons : une pluralité d'article sur un même sujet est possible, car une pluralité de lectures et d'interprétations peut exister. Mais, à la différence de wikipedia, l'encyclopédie Google ne prétend pas rédiger des articles par collages de points de vue divers (sur le mode si énervant, irresponsable et peu sérieux de wikipedia qui aboutit à "une minute pour Hitler, une minute pour les juifs"). 

Ce projet nommé "Knol", renoue, d'une certaine manière, avec la conception d'une encyclopédie en ligne écrite par des universitaires et experts, qui était celle de Larry Sanger, fondateur de wikipedia avec J.Wales, à l'origine. Ceci avant que wikipedia avec son extension faramineuse, ne dérive vers tous les défauts signalés ici, du fait de la fuite des universitaires et de la prise en main par une toute petite clique d'incompétents aux idées partisanes.

Bref, par là Google espère dépasser tous les défauts de wikipedia qui la rendent rédhibitoire comme instrument de travail, aux yeux de tous les professeurs, de l'école primaire à l'université.

Ainsi Google entérine le manque de sérieux et de fiabilité de wikipedia, dû à l'absence d'auteurs responsables et experts. Critiques que le même Larry Sanger avait énoncées, il y a dejà quelque temps, lorsqu'il formula la double incapacité de wikipedia du fait de ses principes mêmes. Soit incapacité à jamais devenir une encyclopédie et incapacité à se réformer par le fait de ce mode d'écriture qui, par définition  exclut les experts et la notion d'auteur.

Donc après Sanger, on peut dire que le projet Google entérine cet état de fait que j'ai décrit et analysé ici.

De plus Google espère attirer les auteurs, non seulement par la possibilité qui leur est donnée de publier sous son nom, mais également par des rémunérations.

Voici l'information donnée par Le Figaro sous le titre
" Google va-t-il tuer Wikipedia ?" :

" Google veut rendre leur part de gloire aux encyclopédistes en ligne. Le moteur de recherche leader du net vient en effet de lever le voile sur un projet baptisé « Knol ». Soit la moitié de « Knowledge », la connaissance en anglais. Cet outil gratuit servira, selon la firme de Moutain View à « aider les gens à partager leurs connaissances ». Un objectif qui rappelle celui de Wikipedia, la plus grosse encyclopédie en ligne.

 

Mais les premiers détails révélés par Google laissent apparaître des différences notables. Là où Wikipedia met en avant la communauté et son « intelligence collective », Knol veut mettre en valeur les compétences personnelles d’auteurs clairement identifiés. En clair, un internaute peut librement s’inscrire, créer un « knol » sur le sujet de son choix, et écrire ce qu’il souhaite sur ce thème en en assumant la responsabilité.

 

Les internautes de passage sur le knol pourront commenter librement l’article et le noter. Mais, a priori, ils ne pourront pas en modifier le texte, contrairement à Wikipedia [...]. L’auteur du knol pourra (ou non) prendre en considération les remarques de ses lecteurs. Il pourra également affirmer ses opinions haut et fort, là où Wikipedia a une ambition d’objectivité régulée par la multitude."


sources : voir annonce de Google sur son blog et source Figaro

Des questions sur le devenir de ce projet viennent aussitôt à l'esprit.
 

* Les auteurs voudront-ils se livrer à ce travail et à cette expérience ? Il y a fort à parier  que la réponse sera positive.

* Et le public appréciera-t-il une encyclopédie plus fiable et mieux rédigée ?
Des études ont montré, à propos de la télévision, que le public est quasiment  unanime à juger la supériorité de Arte sur TF1, mais regarde néanmoins majoritairement cette dernière. Savoir faire la différence de qualité est une chose. Avoir envie d'une plus grande qualité et la préférer à la facilité en est une autre.

Cela dit, si le lecteur cherche non une distraction, mais une encyclopédie, l'exigence de  qualité et de fiabilité est une possibilité bien réelle, voire fort probable.

Là aussi, on peut penser que le pari tient la route.  A suivre donc.

D'autres questions encore :

* évidemment on s'interrogera sur l'extension de G
oogle au domaine de l'encyclopédie et à ses conséquences. Trop tôt pour le dire.
* mais on n'oubliera pas non plus qu'il s'agit là d'un combat entre les deux géants du net, se réclamant d'abord de la même idéologie philanthropique pour étendre tous deux en parallèle et de manière d'abord solidaire, leur réseau sur le monde : si les moyens sont différents, l'objectif est le même.
[comme étudié précédemment Google-wikipedia]

* et un gros problème  :

Wikipedia s'est tellement accrue qu'elle a aujourd'hui acquis, pour le domaine des encyclopédies une position de monopole et d'abus de position : sur le net elle est la seule, elle est partout.

Parenthèse : qu'on ne nous raconte pas que wikipedia participe du "libre" et lutte contre les monopole : elle en est un.

Wikipedia est arrivée au sommet de Google,
où elle a fini par se retrouver en 1° place pour tous les sujets, avec la complicité de ce dernier. Google laissait faire wikipedia qui gagnait ainsi ses galons en usant de moyens interdits par Google : la pratique de la multiplication des liens internes, sur wikipedia, où presque chaque mot est un lien, est interdite par Google, car cela accroît artificiellement les performances au classement qui attribue le rang (pagerank). Mais pour wikipedia celui-ci a laissé faire, donc, dans un premier temps Google a fabriqué wikipedia.
[nous en avons déjà parlé : comment Google favorise wikipedia ; voir également cet article]

Forte de son succès, wikipedia a voulu doubler Google : Wales a annoncé qu'il travaillait à la fabrication d'un moteur de recherche susceptible de remplacer Go
ogle... [voir sur le blog wikipedia peut-elle absorber Google ?] Et il a également installé un système, grâce aux barres d'outils des navigateurs qui mènent directement à wikipedia et qui lui permettent de court-circuiter Google. Ce qui a fini par briser l'association en contrariant les ambitions de Google.

La réponse  de Google se trouve aujourd'hui dans son projet d'encyclopédie concurrente de wikipedia. Fin d'une entente.



Alithia

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 12:11
Que va-t-on chercher sur wikipedia lorsqu'on la consulte ?


bali-l-despres.jpg
photo l'internaute

La liste des articles les plus consultés, ici sur la wikipedia en anglais, donne la réponse : variétés à grand succès, loisirs les plus populaires, actualité people, sexe. Ensuite vient le sport, également bien placé. 

Une encyclopédie pour les études, comme le prétend J.Wales ? C'est peut-être un peu inexact.

voir le document :  Encyclopédisme et savoir : du papier au numérique, un  dossier de l'Institut de recherche pédagogique.

"Le concept d'encyclopédie, pensé comme rassemblement et enchaînement des connaissances, s'est déplacé d'une oeuvre singulière au réseau Internet tout entier".

En ce sens, Wikipedia ne serait pas une encyclopédie en réseau, mais un réseau d'encyclopédies diverses, selon certains, tel l'INRP qui admet l'idée qu'elle puisse être une encyclopédie. Ou plus vraisemblablement faudrait-il parler de base de données constituée de réseaux d'informations aux statuts hétérogènes, rassemblant à partir du net et de manière aléatoire tout ce qui intéresse ses contributeurs. Parmi lesquels certains s'essayent à faire des articles ayant trait à la connaissance...

Ce qui fait dire à Henri Meschonnic que "le monde qui est montré est le monde qui se regarde et qui se montre. [...] C'est un nouveau Moyen Âge" 



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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 10:40
Un commentaire sur le bog que j'ai malencontreusement laissé passer  :


auvergne.jpg


wikipédia partage un sérieux point commun avec les logiciels libres: sa licence gnufdl. Cette licence a été crée pour la documentation accompagnant ces logiciels. La dimension culturelle de cette documentation est très faible.

C'est au nom de la même liberté que celle des logiciels libres qu'est proclamé la grandeur de wikipedia(libertarisme proclamé de Saint Jimbo). Les administrateurs, souvent geek, de wikipedia ne connaissent que cette licence libre.

Maintenant appliqué à la culture et à la connaissance la GNUFDL propage cette médiocrité sur les contenus d'autres sites, ceux de l'érotographe barbu (http://www.wikia.com et http://www.corriere.it/Hermes%20Foto/2005/12/18/2--180x140.jpg), qui se donne une image d'idiot sympatique mise en scène pour montrer comme il est un symbole accessible (http://www.rocketboom.com/vlog/rb_07_may_25 ), le garde rouge anti-élites de la révulution culturelle en marche. Mais également la multitude d'autres sites présent pour générer des liens publicitaires.

L'effet contaminant d'une licence faite pour l'informatique devient une horreur numérique pour la diversité et la culture.

En effet, les logiciels libres tiennent leurs promesses, ils remplissent leur fonction (traiter des informations), il sont modifiables, utilisables et réutilisables pour cet objectif. Pour le savoir et la culture c'est tout le contraire. Car le savoir et la culture ne sont pas des 1 et des 0.

Pardon pour le politiquement correct: on m'a rapporté que des élèves du Sénégal copient/collent souvent wikipedia. les élèves européens aussi, mais eux disposent souvent de centres de documentations fournis.

À lire certains commentaires de wikipediens j'ai l'impression qu'ils sont persuadés de travailler pour le bien commun de l'humanité. Et bien non, ils abaissent le niveau de façon à être accessible aux administrateurs geek, aux rois des 1 et des 0.

Les contributeurs de pays pauvres peuvent bien entendu contribuer, mais ils ne pourront jamais faire un wikia.com, l'utilisation commerciale est réservée à ceux vivant dans les pays riches: "contribuez, j'utiliserai vos contributions sur l'art Peul pour mes adwords sur mon site".

@ Alithia et d'autres:
Faites un livre: "L'horreur wikipedia" et même collectivement: Contactez Pierre Assouline et d'autres à l'étranger (http://blog.ihatewikipedia.com/ )
De toute façon, après la phase enthousiasme sans recul, il est normal que la raison prenne le dessus.
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