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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 13:54


Wikipedia : un pillage généralisé qui nuit à la culture.

Comme souvent dit déjà, [par ex. pour wikipedia et les wikipédiens : précision sur le plagiat] wikipedia est une vaste entreprise de pillage et ne peut être autre chose compte-tenu de ses règles et de son fonctionnement. En effet, non seulement elle est composée par des anonymes incompétents (aucune compétence n'est demandée, tout le monde peut écrire sur tous les sujets, donc elle attire les incompétents, qui se chargent de faire fuir qui est plus compétent qu'eux, chose qu'ils ne supportent pas) mais il est interdit d'écrire soi-même les pages de wikipedia, en rédigeant une synthèse de ses lectures comme le veut un article d'une encyclopédie : ceci, wikipedia le qualifie d'"essai personnel". Il est interdit d'être un auteur et de réaliser soi-même un article par synthèse des connaissances actuelles, en proposant une rédaction originale. Tout travail de création, analyse, reflexion, est interdit.


Les anonymes n'ayant ni les connaissances, ni l'habitude du travail intellectuel, ni la méthode, ni la compétence rédactionnelle et de synthèse nécessaires pour fabriquer des articles supposés encyclopédiques, -comme ils se vantent de le faire-, sont donc obligés par les règles de wikipedia elle-même et l'impunité qu'elle leur accorde grâce à l'anonymat à piller les travaux existant et les plagier, tout en les déformant pour que la plagiat ne soit pas trop évident. Ils plagient et déforment par paraphrases inexactes jusqu'au contre-sens, souvent, au non-sens, parfois. La déformation est généralement assurée par le wikipédien de base qui n'y a aucun mal étant donné qu'il ne comprend pas ce qu'il copie et par l'écriture collective qui se charge de parachever le maquillage.

Des membres de l'Université du Québec se plaignent du pillage réalisé par wikipedia. Des bénévoles de cette université travaillent à numériser des livres tombés dans le domaine public. Wikipedia les pique ensuite pour les mettre sous label wikipedia sous wikisource. Tout simplement. Et sans demande d'autorisation bien sûr.

En effet le travail est fait par les uns, bénévolement, puis pillé par les autres, soit wikipedia, procédé qui n'a pas besoin d'être qualifié mais qui, à terme est nuisible, car susceptible de décourager les bénévoles qui se font voler leur travail.

Mais bien entendu tous les wikipédiens justifient le procédé. Question d' habitude.

Je reproduis l'alerte de cette université du Québec qui fait savoir que le pillage, en sciences sociales en particulier, est l'unique méthode de wikipedia sur wikisource, confirmant ce que j'ai toujours dit : wikipedia pille le travail des autres pour le mettre sous son label qu'elle exige de citer ensuite comme source. Voilà ce qu'il faut entendre par "wikipedia encyclopédie libre", qui n'est ni libre, ni une encyclopédie. Le site de l'université du Québec précise bien que toute reproduction est interdite et donne les conditions des droits d'utilisation. des ouvrages numérisés par leurs soins. Et pourtant, comme d'habitude, les wikipédiens justifient le pillage opéré par wikisource (voir bistro 3 août) .


L'


Les Classiques des sciences sociales


Les Wiki-prédateurs et le pillage des sites internet,
notamment Les Classiques des sciences sociales.



Au lieu de piller le travail d'autrui, ce qui représente des milliers d'heures de travail bénévole, pourquoi les wiki-prédateurs, tels Yann Forget et Consorts, n'offrent-ils pas une contribution originale à la diffusion des connaissances ? En numérisant, par exemple, Les principes de sociologie d'Herbert Spencer ? Et tant d'autres à faire ? Bien non, ils préfèrent, sans respect pour le travail de bénévole, voler ce travail et le mettre en ligne (SANS PERMISSION) dans Wiki-Source. Conséquence: une fois qu'ils auront siphoné tout ce qu'ils peuvent sur tous les sites où il y a des oeuvres du domaine public, ils auront découragé tous les bénévoles d'oeuvrer et il n'y aura plus personne, sauf ces prédateurs qui nous auront laissé croire qu'ils ont fait un travail énorme alors que c'est tout le contraire!
Dénonçons les Wiki-prédateurs!
Liste des ouvrages pillés dans Les Classiques des sciences sociales par des Wiki-prédateurs, notamment Yann Forget et consorts, qui ne font que siphoner le travail d'autrui au lieu de contribuer à l'édition numérique de nouveaux ouvrages:

Liste des textes déjà copiés

Charlot - Élie Faure
Cinq leçons sur la psychanalyse (aussi ELG)
Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence
Cours de philosophie
De la démocratie en Amérique
De l’interprétation géographique des paysages
Des caractères distinctifs de la géographie
Entretiens sur la pluralité des mondes (aussi ABU)
Histoire de France (Jacques Bainville)
Histoire de l’art - L’art antique
Histoire des oracles
Husserl. Sa critique du psychologisme et sa conception d’une Logique pure
Introduction à l'étude de la médecine expérimentale
Introduction aux Mémoires historiques de Se-ma Ts’ien
La Valeur morale de la joie d’après Spinoza
La Bhagavad-Gîtâ, ou le Chant du Bienheureux
La Question juive
La Religion des habitants des détroits de Torrès
La Sociologie et son domaine scientifique
Le Citoyen
Le Déséquilibre du monde
Le Savant et le politique
Les Conditions géographiques des faits sociaux
Les Eskimo
Les Lois sociales. Esquisse d’une sociologie
Les Malthusiens
Les Mille et Une Nuits (aussi Gallica)
Les Prolégomènes
Lettres juives
L’Ancien Régime et la Révolution
L’Esprit de la Révolution et de la Constitution de France
L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme
L’Idée d’objet
L’Opposition universelle
L’Origine des espèces
L’Unique et sa propriété (traduction Leclaire)
Mémoires historiques
Œuvre de Tchoang-tzeu
Psychopathologie de la vie quotidienne (aussi ELG)
Qu’est ce que la propriété ?
Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations (aussi Gallica)
Réflexions sur la violence
Routes et chemins de l’ancienne France
Sur la mémoire
Système des Beaux-Arts
Théorie de la propriété
Traité de la liberté

 

Sans compter Durkheim, Marcel Mauss, Freud, Gustave LeBon que j’ai découvert.

Voir la liste des ouvrages pillés à venir:

http://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Classiques_des_sciences_sociales



source Université du Québec

alithia ]
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 23:26


Un article  très remarqué de Nicolas Carr, qui réfléchit aux effets de la technique internet sur sur nos pratiques de lecture et même sur
nos cerveaux sous l'effet de la recherche d'information et de l'habitude prise de naviguer sur le web.


Le net nous a apporté des facilités extraordinaires d'accès à l'information et à toutes sortes de documents y compris pour les chercheurs en quête de ressources pour leur travail. En même temps par la mise à disposition d'autant de posibilités diverses et simultanées, il nous a entraîné sdans une pratique goulue de lectures multipliées de toutes sortes de sources aux statuts divers, de lecture rapide, de balayage et de nomadisation au point que nous ne lisons plus  de la même manière, nous ne lisons plus, nous ne savons plus lire avec patience, de manière approfondie, analytique, en laissant sa part à la réflexion.


L'outil n'est pas neutre, en effet. Il influe sur les comportements et les habitudes, il force à la rapidité, il entraîne au survol, il détourne des textes longs et des livres. La plupart des internautes le reconnaissent, ils ne lisent pas les textes en entier, non plus que les texte longs. iIs voient trop de textes et reçoivent trop d'informations, circulent entre trop de sites, ils ne savent plus lire. Des études ont montré que le temps de passage sur les sites sont extrêmement courts. Un coup d'oeil et on passe à autre chose. Le temps de la lecture s'en trouve profondément bouleversé. Nos cerveaux aussi qui s'accoutument à cette rapidité, à ces aperçus superficiels; Ainsi en va-t-il de gens qui ont suivi une formation universitaire approfofondie. Alors, qu'en est-il et qu'en sera-t-il des génértions qui sont née avec le net et n'ont connu que cette pratique de zapping et d'inattention généralisée qui formatent leur cerveau autrement que celui formé par le temps de l'étude long et nécesairement lent ?




Quelques extraits d'un long article qu'il faut (essayer de) lire en entier malgré sa longueur :

"En tant qu'écrivain, j'ai reçu le Web comme une bénédiction. Les recherches, autrefois synonymes de journées entières au milieu des livres et magazines des bibliothèques, s'effectuent désormais en un instant. Quelques recherches sur Google, quelques clics de lien en lien et j'obtiens le fait révélateur ou la citation piquante que j'espérais. "

"Pour moi, comme pour d'autres, le Net est devenu un media universel, le tuyau d'où provient la plupart des informations qui passent par mes yeux et mes oreilles. Les avantages sont nombreux d'avoir un accès immédiat à un magasin d'information d'une telle richesse.."

" Comme le théoricien des média Marshall McLuhan le faisait remarquer dans les années 60, les média ne sont pas uniquement un canal passif d'information. Ils fournissent les bases de la réflexion, mais ils modèlent également le processus de la pensée. Et il semble que le Net érode ma capacité de concentration et de réflexion.  ...


Je ne suis pas le seul. Lorsque j'évoque mes problèmes de lecture avec des amis et des connaissances, amateurs de littérature pour la plupart, ils me disent vivre la même expérience. Plus ils utilisent le Web, plus ils doivent se battre pour rester concentrés sur de longues pages d'écriture. Certains des bloggeurs que je lis ont également commencé à mentionner ce phénomène. Scott Karp, qui tient un blog sur les média en ligne, a récemment confessé qu'il avait complètement arrêté de lire des livres. "J'étais spécialisé en littérature à l'université et je passais mon temps à lire des livres", écrit-il. "Que s'est-il passé ?" Il essaie de deviner la réponse : "Peut-être que je ne lis plus que sur Internet, non pas parce que ma façon de lire a changé (c'est à dire parce que je rechercherais la facilité), mais plutôt parce que ma façon de PENSER a changé ?"


Bruce Friedman, qui bloggue régulièrement sur l'utilisation des ordinateurs en médecine, décrit également la façon dont Internet a transformé ses habitudes intellectuelles. "J'ai désormais perdu presque totalement la capacité de lire et d'absorber un long article, qu'il soit sur le Web ou imprimé..."

" une étude publiée récemment (.pdf) sur les habitudes de recherches en ligne, conduite par des spécialistes de l'université de Londres, suggère que nous assistons peut-être à de profonds changements de notre façon de lire et de penser. Dans le cadre de ce programme de recherche de cinq ans, ils ont examiné des traces informatiques renseignant sur le comportement des visiteurs de deux sites populaires de recherche, l'un exploité par la bibliothèque britannique et l'autre par un consortium éducatif anglais, qui fournissent un accès à des articles de journaux, des livres électroniques et d'autres sources d'informations écrites. Ils ont découvert que les personnes utilisant ces sites présentaient "une forme d'activité d'écrémage", sautant d'une source à une autre et revenant rarement à une source qu'ils avaient déjà visitée. En règle générale, ils ne lisent pas plus d'une ou deux pages d'un article ou d'un livre avant de "bondir" vers un autre site. Parfois, ils sauvegardent un article long, mais il n'y a aucune preuve qu'ils y reviendront jamais et le liront réellement. Les auteurs de l'étude rapportent ceci :                 

 

"Il est évident que les utilisateurs ne lisent pas en ligne dans le sens traditionnel. En effet, des signes montrent que de nouvelles formes de "lecture" apparaissent lorsque les utilisateurs "super-naviguent" horizontalement de par les titres, les contenus des pages et les résumés pour parvenir à des résultats rapides. Il semblerait presque qu'ils vont en ligne pour éviter de lire de manière traditionnelle."

 

[...]

 

Frederick Winslow Taylor apporta un chronomètre dans l'aciérie Midvale de Philadelphie et entama une série d'expériences historique dont le but était d'améliorer l'efficacité des machinistes de l'usine. Avec l'accord des propriétaires de Midvale, il embaucha un groupe d'ouvriers, les fit travailler sur différentes machines de métallurgie, enregistra et chronométra chacun de leurs mouvements ainsi que les opérations des machines. En découpant chaque travail en une séquence de petites étapes unitaires et en testant les différentes façons de réaliser chacune d'entre elles, Taylor créa un ensemble d'instructions précises, un "algorithme", pourrions dire de nos jours, décrivant comment chaque ouvrier devait travailler. Les employés de Midvale se plaignirent de ce nouveau régime strict, affirmant que cela faisait d'eux quelque chose d'à peine mieux que des automates, mais la productivité de l'usine monta en flèche.

Plus de cent ans après l'invention de la machine à vapeur, la révolution industrielle avait finalement trouvé sa philosophie et son philosophe. 

[...]

 

Le système de Taylor, le taylorisme, est encore bien vivant ; il demeure l'éthique de la production industrielle. Et désormais, grâce au pouvoir grandissant que les ingénieurs informaticiens et les programmeurs de logiciel exercent sur nos vies intellectuelles, l'éthique de Taylor commence également à gouverner le royaume de l'esprit. Internet est une machine conçue pour la collecte automatique et efficace, la transmission et la manipulation des informations, et des légions de programmeurs veulent trouver "LA meilleure méthode", l'algorithme parfait, pour exécuter chaque geste mental de ce que nous pourrions décrire comme "le travail de la connaissance".

 

Le siège de Google, à Mountain View, en Californie, le Googleplex, est la Haute Église d'Internet, et la religion pratiquée en ses murs est le taylorisme. Google, selon son directeur-général Eric Schmidt, est "une entreprise fondée autour de la science de la mesure" et il s'efforce de "tout systématiser" dans son fonctionnement. En s'appuyant sur les téra-octets de données comportementales qu'il collecte à travers son moteur de recherche et ses autres sites, il réalise des milliers d'expériences chaque jour, selon le Harvard Business Review, et il utilise les résultats pour peaufiner les algorithmes qui contrôlent de plus en plus la façon dont les gens trouvent l'information et en extraient le sens. Ce que Taylor a fait pour le travail manuel, Google le fait pour le travail de l'esprit.

 

 

 

Google a déclaré que sa mission était "d'organiser les informations du monde et de les rendre universellement accessibles et utiles". Cette société essaie de développer "le moteur de recherche parfait", qu'elle définit comme un outil qui "comprendrait exactement ce que vous voulez dire et vous donnerait en retour exactement ce que vous désirez". Selon la vision de Google, l'information est un produit comme un autre, une ressource utilitaire qui peut être exploitée et traitée avec une efficacité industrielle. Plus le nombre de morceaux d'information auxquels nous pouvons "accéder" est important, plus rapidement nous pouvons en extraire l'essence, et plus nous sommes productifs en tant que penseurs.

 

Où cela s'arrêtera-t-il ? Sergey Brin et Larry Page, les brillants jeunes gens qui ont fondé Google pendant leur doctorat en informatique à Stanford, parlent fréquemment de leur désir de transformer leur moteur de recherche en une intelligence artificielle, une machine comme HAL, qui pourrait être connectée directement à nos cerveaux. "Le moteur de recherche ultime est quelque chose d'aussi intelligent que les êtres humains, voire davantage", a déclaré Page lors d'une conférence il y a quelques années.

[...]

" leur hypothèse simpliste voulant que nous nous "porterions mieux" si nos cerveaux étaient assistés ou même remplacés par une intelligence artificielle, est inquiétante."

article complet

 

 

 

 

 

 

 






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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 18:18
Sur Université mag une étude récente d'un chercheur en formation revient encore à ce constat : les étudiants par manque de formation aux recherches par les moyens de l'informatique abusent de Google et de wikipedia . Ce qui appauvrit considérablement leurs recherches,  ouvre grand la voie à la tentation de facilité, et participe de l'extension des défauts et lacunes que l'on note chez les étudiants .


Cette étude  d'Alexandre Serres, responsable de l'Urfist Bretagne, sous le titre
Former les étudiants à la maîtrise de l'information est un plaidoyer pour une formation des étudiants à l'usage des outils informatiques et l'apprentissage d'une distance critique.


Parmi d'autres choses, il souligne l'illusion qui consiste à croire que les étudiants sauraient se servir des outils informatiques. L 'exemple même du mésusage informationnel étant le recours au tandem Google-wikipedia. La chose n'étant plus à démontrer avec ces deux sites les plus connus du web, la recherche s'appauvrit considérablement.


" L'appropriation massive des TIC par les nouvelles générations et l'acculturation informatique spontanée des étudiants peuvent induire un certain nombre d'illusions, quant à leur maîtrise réelle des outils informatiques et leur autonomie informationnelle. Et un nouvel « allant-de-soi » est en passe de se répandre à l'université : le présupposé d'une maîtrise « innée » des TIC par les étudiants, qui seraient passés maîtres dans l'art de surfer sur le web, de chercher l'information et d'utiliser les outils numériques. Pourtant, aussi bien l'observation des usages informationnels à travers différentes études que l'expérience de nombreux enseignants, laissent voir une réalité plus problématique que le constat, parfois trompeur, de l'utilisation et de l'appropriation d'Internet par les étudiants. Nous en rappellons ici quelques aspects.

[...]

Certaines enquêtes et études récentes ont montré par ailleurs l'importance des « mésusages » informationnels : phénomène du copier-coller4, réflexe « Google-Wikipedia » pour toute recherche documentaire5, problèmes d'identification de l'information pertinente, citations des sources de plus en plus approximatives, etc."


Les enseignants ne peuvent que déplorer la restriction considérable du champ des recherches qu'entraîne l'omni-présence sur le net des monopoles Google-wipedia qui tendent à n'en faire plus qu'un, tant il va de soi que leurs ressources sont insuffisantes.



texte intégral


Alithia


notes du texte

  1. 4- « Enquête sur les usages d’Internet à l’Université de Lyon. De la documentation au plagiat », Université de Lyon, Six Degrés et Sphinx Développement, septembre 2007. Disponible en ligne.  Selon cette enquête,  « 4 étudiants sur 5 (79,7 %) déclarent avoir recours au “copier-coller”, et 9 enseignants sur 10 ont déjà été confrontés au “copier-coller”. »
  2. 5- Pascal Lardellier, Le pouce et la souris. Enquête sur la culture numérique des ados, Paris, Fayard, 2006, p. 143-155
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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 09:44
Un morceau d'anthologie qui résume l'idéologie de wikipedia : la médiocrité érigée en principe au nom de ce qui serait "populaire".


  Un exposé des a priori sur lesquels se fonde wikipedia se trouve sur le blog du Pharisien Libéré.

C'est un administrateur et porte-parole officiel de wikipedia qui exprime là la conception profonde de l'entreprise wikipedia, l'inéna
rrable administrateur Jean-no, Jean-Noël Lafargue présenté comme "professeur à l'université" lorqu'il passe à la radio. Il explique qu'une supposée "encyclopédie" pour le peuple se doit d'être "modeste". Des exigences modestes : wikipedia ne cherche pas la qualité, ni la perfection d'articles qui reflèteraient l'état actuel du savoir et de la connaissance. Tout au contraire d'une exigence de qualité élevée, elle ne doit surtout pas être savante, ce qui serait rebutant pour le peuple. Sans ambition, ni de vérité ni d'excellence, elle peut donc être rédigée par n'importe qui, surtout s'il ne connaît pas le sujet, c'est plus populaire. Tandis que du savant il est posé sans aucune justification, qu'il ne peut se faire comprendre du peuple. C'est ce que prétend notre administrateur, après être venu sur ce blog faire l'éloge de la médiocrité et plaider pour le droit à la médiocrité (de wikipedia) au nom du "populaire" et c'est ce que prétendent les wikipédiens ignares. La notion de savant capable d'être un bon vulgarisateur est écartée, ignorée de notre brillant administrateur,  qui affirme dogmatiquement sans rapport aucun avec la réalité que le savoir pas plus que la culture ne se transmettent, en somme.

   Car le peuple est tellement éloigné de la culture, et tellement peu capable d'y avoir accès, selon l'administrateur Jean-no, que, à wikipedia, on se le représente comme ignorant et a
bruti au point de ne pouvoir découvrir ni apprendre ce qu'il ignore ni être éduqué à autre chose que la médiocrité de la dite culture de masse . Wikipedia doit donc, en vertu de ce principe du "populaire" mal compris, ne servir à son public que des articles d'ignorants sans prétention ni à la vérité, ni  aux sommets de la culture, mais demeurant dans une modeste zone de médiocrité. Et les articles d'abrutis ne doivent pas choquer.

     C'est encore notre administrateur Jean-no, qui écrit ce morceau d'anthologie d'où il ressort que le but de wikipedia n'est certes pas d'élever le peuple vers plus de connaissance et de culture mais de l'abrutir et l'abêtir en lui présentant son image supposée en miroir, et en lui parlant le seul langage qu'il est censé comprendre, soi-disant, et que les wikipédiens comme Jean-no supposent être celui de plus bas niveau de l'information et de la culture de masse . Pas de la connaissance, ce serait trop pour le public visé. D'où le triomphe de la bêtise et de la vulgarité, dangers qui guettent à l'horizon d'une telle conception.

D'ailleurs Jean-no lui-même en est un exemple. Sur le seul sujet qu'il connaît, dit-il , il se garde bien d'écrire des articles. Mais sur ceux sur lesquels il ne connaît rien, il prend un grand plaisir à écrire.


Voilà qui est dit : si vous connaissez bien un sujet, n'écrivez pas sur wikipedia. Vous passeriez pour savant, donc prétentieux et incapable de vous aligner sur le niveau ambiant, ce pour quoi vous vous feriez virer de manière assurée. Toute formation pointue étant considérée comme une faute. C'est pourquoi ont été virés à vie certains, parce qu'ils passaient pour trop savants et donc gêneurs : tous les rédacteurs profs ou bons connaisseurs d'un sujet qui sont en principe plus ou moins savants dans leur spécialité et également de bons vulgarisateurs, par profession et expérience. Etre savant est élitiste, pense-t-on à wikipedia et cela constitue un handicap dans une communauté qui ne dépasse pas un niveau d'incompétence que nous avons remarqué. Etre savant constitue une gêne pour une communauté de gamins passionnés de mangas, que sont les wikipédiens [c'est toujours Jean-no qui le dit] . En revanche si vous êtes ignorant d'une question ou d'un domaine,  lâchez-vous et amusez-vous avec wikipedia.

Jean-no  écrit au Pharisien ce résumé des a priori wikipédiens qui méritent d'être connus.

" Je sais pourquoi les experts ne sont pas à l'aise sur Wikipédia. C'est simple pourtant : un expert a du mal à accepter des interlocuteurs qui n'ont pas le dixième de leurs connaissances sur un sujet. Quand on est docteur en histoire du XIIIe siècle, on n'a ni le temps ni les nerfs de discuter avec des gamins fans de mangas qui nous font remarquer (et pas nécéssairement à tort) un manque de sources.


Personnellement j'ai mon domaine d'expertise (les arts numériques) et j'évite très soigneusement d'y contribuer sérieusement sur Wikipédia : j'ajoute un nom quand j'identifie une lacune trop énorme, je corrige une phrase, j'ajoute une référence, mais jamais je ne me hasarde à m'investir plus dans ces articles. Inversement j'ai déjà rédigé des articles fouillés sur des sujets dont j'ignorais tout au départ.

[...]

Wikipédia est une encyclopédie modeste qui cherche à établir une somme de savoir avec l'aide de "petites mains" à qui l'on demande plus d'être sérieuse que d'être savantes."

Oui, c'est un supposé prof qui écrit cela ! On y remarque le plus total mépris pour le peuple et cette stupide conception  de wikipedia, l'encyclopédie fast-science, fast-food assez bonne pour le peuple ignorant, [une encyclopédie qui est à la connaissance selon Diderot, ce que le kiwi est à la truffe, comme le disait Francis Marmande ; voir :
se moquer de wikipedia, la presse ose enfin !].Voilà qui exprime avec bêtise et cynisme que la soupe acculturée de wikipedia est bien suffisante pour le peuple.

Je citerais pour finir l'expression bien connue de Jean Vilar mais ignorée des wikipédiens [note] , même de ceux qui prétendent être profs , "la culture populaire c'est l'élitisme pour le peuple", formulant l'ambition qui était la sienne donner au peuple accès à la culture la plus haute et la plus remarquable. Le peuple a droit à l'excellence. Ceux qui prétendent lui donner accès à la culture et à la connaissance, les professeurs et vulgarisateurs  que sont des rédacteurs d'encyclopédie, les artistes, les écrivains, ont une obligation d'excellence.

En revanche, wikipedia participe de la destruction de la culture, tendance lourde de la période actuelle, et elle l'assume en plaidant pour la médiocrité, au nom du peuple.



 *  référence sur le blog du Pharisien Libéré  wikipedia une société de flicage ?

Alithia

note : cette conception de Jean Vilar, référence s'il en est, vous la chercheriez vainement sur wikipedia bien entendu, où l'on n'a jamais entendu parler d'une chose pareille. Donc wikipedia censure de fait la conception de Jean Vilar prônant une culture populaire comme élitisme pour le peuple, puisqu'elle est aux antipodes de la sienne. Wikipedia est en acte ce qu'on appelle le populisme, en termes  politiques.

* ajout ultérieur15/8/08   : pour complément et approfondissement d'analyse je vous recommande le livre de Gil Jouanard  "Du livre et de la culture" ed  l'Archange Minotaure.
Résumé de son argument
" Il n'y a pas plus de culture populaire que de culture élitaire : il y a des œuvres qui exhaussent, élèvent, transcendent, embellissent, d'autres qui diminuent, rabaissent, avilissent.
Le comble du malentendu, ou de la lâcheté ambiante, c'est que nombre de moyens de communication et de divulgation ont fait avec cynisme le choix de promouvoir à outrance le populisme culturel [. ] Le livre, quand il se tient dans l'espace spécifique de sa vocation intrinsèque, est encore cet objet de sens et de pressentiment qui véhicule le meilleur de ce que l'humanité a à se proposer à elle-même. ".

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 18:28
Lors de l'émission de France-culture la journaliste  du Point se plaignait que les jeunes journalistes aillent chercher leurs informations dans wikipedia, du fait de l'absence de fiabilité de celle-ci. Comme les profs déplorent que leurs élèves en fassent autant, pour les mêmes raisons.

Les universités et les profs interdisent à leurs élèves de citer wikipedia.

Maintenant c'est au tour de l'AFP pour les journalistes à qui il est demandé de ne pas citer wikipedia. Wikipedia n'est pas une source fiable, elle ne peut être citée.

source

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 16:55
Lors de l'émission de France-culture la journaliste  du Point se plaignait que les jeunes journalistes aillent chercher leurs informations dans wikipedia, du fait de l'absence de fiabilité de celle-ci. Comme les profs déplorent que leurs élèves en fassent autant, pour les mêmes raisons.

Les universités et les profs interdisent à leurs élèves de citer wikipedia.

Maintenant c'est au tour de l'AFP pour les journalistes à qui il est demandé de ne pas citer wikipedia. Wikipedia n'est pas une source fiable, elle ne peut être citée.

source

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 12:22
Cette  unité fonctionne du point de vue de l'usager d'internet qui va chercher presque toutes ses informations en s'aidant de l'attelage formé par Google-wikipedia. Mais si  cette unité existe du point de vue de l'usager-consommateur sur le net, c'est parce qu'elle existe d'abord du point de vue des projets et modes de fonctionnement de Google et wikipedia et de leurs conceptions et objectifs qui sont les mêmes et également du point de vue de leurs réalisations effectives et résultats




A eux deux Google et wikipedia encadrent, constituent et couvrent l'entièreté du net, faisant reculer toutes les sources de meilleure qualité, de plus grand intérêt, plus savantes et simplement fiables et justes, jusqu'à les effacer quasiment pour un lecteur pressé et paresseux du moins, qui se contente de la proposition Google, soit wikipedia à tous les coups .


Le couple Google-wikipedia fonctionne conjointement et de manière complémentaire,  parce que d'abord, leur conception et options idéologiques et objectifs proclamés sont exactement les mêmes,  soit, ratisser tout ce qu'ils considèrent comme le savoir de l'humanité entière.  Et parce que leur pratique réelle et résultats qui sont exctement contraires aux objectifs proclamés consitent à opérer  des tris et  des choix, qui de fait, privilégient ou reviennent à promouvir certaines sources d'informations au détriment d'autres, certains documents, les récents et les plus populaires, au détriment d'autres, les plus savants et les plus anciens appartenant au patrimoine historique des diverses civilisatations de la terre et aux archives, pas seulement aux documents américains récents. Soit en conséquence le fonds des documents qui précisément constituent le patrimoine culturel de l'humanité sont relégués à l'arrière -plan de l'information et de l'actualité qui sont elles, démusurément gonflées. Le présent occulte le passé, tant le privilège du présent est évident selon le point de vue de Google-wikipedia , du moins pour un observateur un peu scrupuleux.

C'est  donc à un appauvrissement considérable du patrimoine culturel auquel aboutissent les efforts de Google-wikipedia et à une mutation dans la culture , pour les jeunes générations du moins, de plus en plus ignorantes du passé, de plus en plus plongées dans l'unique culte du présent.


Cette  étude le montre , du point de vue de l'usager d'internet, Google et wikipedia forment un tandem complémentaire qui à eux deux occupent une place de quasi monopole . Résultat, les étudiants qui s'en tiennent à Google-wikipedia et les liens et informations choisis pour eux, passent à côté de plus de 80% des documents et informations présentes sur internet (qui sont elles-mêmes déjà très loin de couvrir les documents contenus dans une bibliothèque, dès lors qu'ils sont un peu anciens du moins).

voir cet article :

Après la peste du "politiquement correct" qui a détruit la recherche en sciences humaines aux USA, voici le cancer du "je vais pas chercher plus loin" qui risque d'aboutir à des génération de chercheurs crétinisés, avalant la pensée unique du moment et incapable d'aller fouiller dans les archives poussièreuses... là où se font les vraies découvertes scientifiques, historiques et sociales.

[Gregoire Seither - IES News Service - 09/11/2007]


Une étude réalisée aux Etats-unis tendrait à démontrer que les étudiants chercheurs utilisent essentiellement des ressources d'information en ligne pour faire leurs recherches, et parmi celles-ci, de préférence celles qui leur fournissent des données rapidement, sans devoir les rechercher trop longtemps.

En conséquence, si la base d'information n'est pas numérisée ou si son accès est un peu plus compliqué (bases non reliées à Internet, systèmes de consultation anciens, interfaces austères...) ils se détourneront des bibliothèques pour ne travailler qu'à partir de Google et de Wikipédia.

Problème : ces bases de données "non-connectées" représentent 80% des ressources d'information sur la planète - c'est pour cela qu'il est appelé le "Web Invisible".


[fin de citation]


Voilà pour l'usager qui se laisse guider. Or précisément les études sur la consommation de ce qui se trouve sur le net, montrent que l'immense majorité des utilisateurs se laisse guider. On s'en serait douté du reste. Le secret est qu'il faut avoir acquis une solide culture et une vraie formation, avoir atteint une certaine maturité et capacité de jugement, pour être capable de ne pas se laisser guider en ramassant les 1° propositions de Google-wikipedia, faites à votre place. Pour juger par soi-même, savoir trier et opérer soi-même les choix, il s'agit d'un véritabla travail de recherche, qui demande compétence, et conviction que seul le choix personnel éclairé et valable  et utile.



Bref s'il faut avoir un niveau de thèse universitaire pour être  capable  de se servir intelligement et utilement des documents sur le net et trouver ce que l'on cherche, il n'est pas étonnant que la majorité de la population n'y parvienne pas.



Du point de vue de la conception et des ambitions proclamées, qu'en est-il ? La première chose remarquable est que Google et wikipedia affichent exactement les mêmes présupposés et les mêmes objectifs : n'est valable que ce qui est informatisé et présent sur le net ; les choix opérés par Google et/ou wikipedia sont les meilleurs. Le tout entouré de déclarations d'intentions humanitaires parfaitement démagogiques et mensongères. Ces intentions humanitaires ne visent et ne servent qu'à masquer le caractère totalitaire de ces deux masdtodontes du net qui ont fondu sur la culture pour la passer  à leurs moulinettes respectives et complémentaires quant à leurs résultats.



Le résultat est un appauvrissement général de la documentation, où la quantité (énorme gain de possibilités de diffusion) se fait au détriment de la qualité  soit les sources et documents plus savants et surtout plus anciens ; ce qui, pour les sciences exactes et les techniques n'est  peut-être pas un problème trop grave (quoique pour leur histoire, c'en est évidemment un...) mais pour les Humanités et sciences humaines, est une véritable catastrophe. Mais ceci est bien dans l'air du temps : privilège du présent sur le passé, mépris pour l'histoire ancienne, l'archéologie, la paléo-histoire, les travaux d'études d'archives à décrypter ou traduire. N. Sarkozy a proclamé explicitement que tout ceci n'avait aucun intérêt et que celui qui voudrait étudier  les langues anciennes , les documents anciens et archives et l'histoire ancienne, n'avait qu'à se payer soi-même ses études car il était hors de question que la société paye ce qui est parfaitement inutile (du point de vue de la production de richesses et de la valorisation économique, ela va de soi, car la culture en elle-même n'a aucune valeur pour ce type de dirigeant politique dont la culture personnelle se borne à la télévision).



Google et wikipedia font partie d'une même entreprise libérale de destruction de la culture,  sciemment ou non peu importe, où seul n'a de la valeur que ce qui a une valeur économique ou un impact publicitaire ou un succès populaire : ce dont on parle, qui fait ainsi parler du medium, Google et wikipedia, et leur ramène des clients via la place que leur site occupe sur internet . C'est pourquoi tous les articles sur les sujets ou personnages contemporains, y compris ceux qui n'ont guère plus d'importance que la vie d'une starlette ou de people qui seront oubliés demain, occupent une place et ont une importance incomparablement plus grandes que les articles portant sur des personnes, des sujets , des questions anciennes, qui n'intéressent que les spécialistes et dont les rédacteurs wikipédiens ignorent tout. 


Par exemple al-Zarquaoui, chef d'al-Quaïda en Irak a sur wikipedia  un article incomparablement plus long et développé que n'importe quel de ceux consacrés aux rois de France les plus importants.

 

Il est clair que wikipedia, ce faisant, impose à ses lecteurs un certaine hiérarchie de valeurs et une hérarchisation de l'importance des sujets.


 

Je faisais récemment allusion à cette question de l'arasement de la culture par le fait que Google-wikipedia sont de fait alliés car ils contribuent aux mêmes buts, dans nouvelles du blog d'Alithia 800 000 consultations ,

poursuivant ce qu'avancé précédemment dans   google-wikipedia et les ravages du tandem Google wikipedia sur la jeune génération, et de manière plus générale dans plusieurs articles de la série sur internet et la culture tel analyses de Google et wikipedia par l'Université de Rennes tel aussi dans le papier :  sur Google-wikipedia.



Alithia

 

N.B. : voir l'article de Jacques-Alain Miller à propos de Google Jacques-Alain Miller à propos de Google

pour information voir comment Google mangera le monde ?

et puis ces questions, le fonctionnement conjoint de Google et wikipedia, une situtation de monopole en train de se créer, ont commencé à gagner les discussions sur les forums spécialisés tel webrankinfo

 

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 12:32
Quelques chiffres pour information :  les 600 articles et les 4000 commentaires sur le blog ont été largement dépassés, avec 800 000 consultations. Un lecteur du blog m'indique que le blogrank Google est 6 pour le blog , tandis qu'il est 8 pour wikipedia. Je ne l'ai pas vu et n'y connais rien, mais si vous l'avez vu je veux bien vous croire. Dans  le classement over-blog il est au top en tout cas.

Voilà pour les petites nouvelles du jour.

Vous  me direz peut-être que les chiffres n'ont guère d'importance et je vous l'accorderais tout à fait.

Je ne les publie qu'à titre de preuve que wikipedia n'est pas à l'abri des critiques ni ne peut les empêcher malgré tous les efforts qu'elle fait pour cela, avec ses méthodes arbitraires et excessives que sont le bannissement de ceux qui refusent la soumission à un système totalitaire, et l'inscription des sites critiques sur liste noire. Cette pratique n'est toutefois que le sommet de l'iceberg, parfaitement représentative du système lui-même car wikipedia qui s'est constituée tout entière en pillant le net grâce au travail de ratissage opéré 
par les esclaves qu'elle utilise (les gogos qui acceptent de travailler gratuitement pour wikipedia) ne permet pas le suivi pas des sites cités en référence qu'elle met toujours en "no-follow".

Donc : ce blog consacré à wikipedia, unique en son genre, est censuré par wikipedia qui l'a mis  sur sa liste noire (interdit de citation) et qui s'est chargée pour faire bonne mesure de traîner dans la boue son auteur. Malgré ces barrages le résultat est là, l'internet est à tous et wikipedia n'a pas le pouvoir d'empêcher la libre expression.

J'estime  que la très modeste réussite de ce blog, est une preuve encourageante que la liberté existe, sur le net et grâce à lui, malgré les effets Google-wikipedia qui vont en sens contraire.

Wikipedia a bénéficié de l'aide de Google, maintenant allié également à Yahoo. La situation de monopole s'étend et elle est de plus en plus dénoncée du reste, par les vrais défenseurs d'un libre internet, la seule vraie utopie. Les vrais défenseurs, c'est à dire tout au contraire de wikipedia et des wikipédiens, sont ceux qui défendent de la liberté d'expression contre et malgré les effets simplificateurs engendrés par le monopole Google-wikipedia (sachant que Google enregistre toutes les données et usages de ses utilisateurs : Google est le Big Brother du net, complété par wikipedia qui se font l'échelle et se renvoient la balle l'un l'autre) Par cette situation de monopole Google-wikipedia restreignent le champ de la liberté et de la libre expression. Ils sélectionnent pour vous les documents, ce qui finira par faire disparaître les documents non sélectionnés par ces deux-là. Cette sélection n'est qu'une restriction des archives, phénomène à quoi participent au premier chef, Google & wikipedia dans leur alliance de fait sinon avouée.

Car les défenseurs des logiciels libres, type Linux, sont aujourd'hui totalement aveuglés par le phénomène wikipedia qu'ils vénèrent. Aussi curieux que cela puisse paraître, ils n'ont pas vu le monopole de l'information Google-wikipedia se mettre en place et écraser tout sur son passage. Et ils croient, ces malheureux à la naïveté insondable, que wikipedia participe du "libre" et de l'extension de la liberté, alors que c'est exactement le contraire puisque, comme un bulldozer, avec Google et ses règles qui privilégient le quantitatif, dont wikipedia a su user pour se classer aux premiers rangs (ils existe des techniques pour cela, qu'on apprend paraît-il à coups de stages très chers et que connaissent les informaticiens pro dont wikipedia regorge) l'information est de plus en plus uniforme, restreinte aux choix pré-établis pour le lecteur tout-venant par la conjonction Google-wikipedia à laquelle s'ajoute maintenant Yahoo.

Alithia
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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 18:45
Vulgarité wikipédienne, en réaction à la Conférence du directeur de l'INA Emmanuel Hoog (PDG de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA))


 

L'INA reçoit sur son site de consultations d'archives (protégées contre le piratage) plus de 300 000 visiteurs par jour. Elle archive les documents de la télévision , gardien des archives de la télévision française, l'INA a totalisé trois millions d'heures de programmes au cours de ces 70 dernières années.  Elle ouvre aujourd'hui un canal de télévision, INA TV. Dans le cadre de son compte rendu des activités de l'INA,  Emmanuel Hoog explique dans une conférence que l'INA en coopération avec la BNF, travaille à capturer des sites Internet pour les archiver, les protéger et les mettre à la disposition du public, de manière régulière, sans piratage. Ce travail d'archivage, avec la BNF concerne 10.000 sites diffusant des contenus audiovisuels.


La thématique sur laquelle le débat a mis l'accent lors de la conférence, était la problématique du tri des informations, soit comment décider ce qui vaut d'être archivé et ce qui mérite d'être conservé et diffusé.


Emmanuel Hoog  a expliqué que la plus grande mission de l'INA serait d'apporter à Internet le contenu audiovisuel de qualité venant de la télévision et de la radio qui lui manque. L'Internet , a-t-il affirmé, de Dailymotion et de Wikipédia, ne recèle en effet que  "piratage et vulgarité"


Comme pour confirmer ses dires, les wikipédiens hurlent, avec vulgarité bien sûr. 


Le grand manitou de wikipedia répond avec une vulgarité sans nom en comparant les émissions les plus vulgaires de la TV, tells celles de Bigard, au travail de l'INA et de la BNF. Les pires émissions, qu'il oppose à la hauteur d'esprit de wikipedia sans doute et sa finesse bien connues, sont les seuls exemples qui lui viennent à l'esprit. Car bien entendu ce sont celles-là auxquelles pense David Monniaux, non sans une certaine mauvaise foi, qui ne peut imaginer que Emmanuel Hoog pense à importer les excellentes émissions de France-Inter et France-culture , ni celles de qualité qui passent à la télévision, car il y en a. Quand Emmanuel Hoog  épingle la vulgarité d'internet, et l'art du piratage qui s'y pratique, dont wikipedia est la plus représentative, car il fait le pari qu'elle pourrait être surmontée par la diffusion des meilleures émissions radio et audiovisuelles, les wikipédiens crient au scandale, pour défendre le monopole de wikipedia, contre les émissions de qualité que le Dr de l'INA projette de diffuser sur internet pour en élever le niveau. A wikipedia on hurle lorsque sont exposés des projets susceptibles de relever le niveau. Assez révélateur. 


Quant à la supposée doctorante (? ) Serein, qui fait la doucereuse avec Jean-Noël Jeanneney lors qu'elle lui parle à la radio pour vanter les mérites de wikipedia, et lui jure que wikipedia est écrite par des universitaires et des étudiants très qualifiés, étant donné que ce dernier a (osé) quelque scepticisme, elle réagit dans des articles d'une grande vulgarité sur son blog.


A la radio, J-N Jeanneney extrêmement gentil et mesuré fait  remarquer  l'absence d'organisation de wikipedia et le fait que ses articles sont des accumulations d'informations sans ordre et sans principes directeurs qui vont à l'encontre de toute méthode historique. Serein est polie et fait la gentille petite fille qui vient juste vanter son produit. 



La réponse de Serein off the record est tout autre. Elle se "paye" J-N Jeanneney avec vulgarité. Au reproche habituel fait à wikipedia de ne pas hiérarchiser les sujets, elle répond "Quand les acteurs de la culture (sic) demandent une hiérarchisation des savoirs, et reprochent à Wikipédia de ne pas le faire, ils réclament en fait qu'on se base sur leur hiérarchisation des savoirs."



N.B. ça n'est pas un manque de hiérarchisation des savoirs, qui est reproché à wikipedia, mais un manque de hiérarchisation des sujets. Tu vois Serein, ça veut dire par exemple que l'article Britney Spears est beaucoup plus important et beaucoup plus soigné que l'article Charlemagne sur wikipedia. C'est ça le manque de hiérarchisation des sujets. Tandis qu' il n'existe pas de hiérarchisation des savoirs, puisque s'il s'agit de savoir, tous valent la peine de figurer dans une encyclopédie, sans hiérarchie aucune.


Et ce manque de hiérarchisation des sujets, s'accompagne chez wikipedia d'un manque d'organisation des savoirs. Nuance.  Et puis encore, les articles comme des collections d'opinions, cela ne constituera jamais du savoir.

Voilà les trois critiques de fond, énoncées par J-N Jeanneney et bien d'autres.



Mais toute contente de sa trouvaille, à savoir que toute publication suppose des choix, (sauf wikipedia qui entre les trucs idiots et les sujets  d'une encyclopédie ne choisit pas faut-il tout de même dire) donc toute contente d'avoir découvert qu'une publication suppose des choix,  Serein toute fière en conclut que donc la BNF opère des choix, et que donc les "acteurs de la culture" comme elle les appelle (!) imposent leurs choix. Donc J-N Jeanneney a tort. Point. Et wikipedia c'est bien, par conséquent.


Je cite sa brillante démonstration :

" Jean-Noël Jeanneney, lorsqu'il reprochait à Wikipédia de ne pas organiser les savoir, avait donc tort. S'il a comme ambition de devenir le gendarme du net, et d'imposer sa vision de la hiérarchie scientifique (au sens large), libre à lui. Mais il serait bon qu'il comprenne, ainsi que les autres responsables de grandes institutions, que le net en général, et Wikipédia en particulier, ont choisi un mode plus expérimental d'organisation, et que cela n'a pas à être jugé a priori comme étant d'une qualité inférieure."


Vous aurez remarqué le glissement de vocabulaire : "Jean-Noël Jeanneney, lorsqu'il reprochait à Wikipédia de ne pas organiser les savoirs" est devenu dans le commentaire de Serien-Cérien celui qui soi-disant reprochait un manque de hiérarchisation des savoirs.

 

Et pourquoi donc a-t-il tort ? Il suffit à Serien de l'affirmer. Parce qu'à wikipedia on est beaucoup plus malin que " ces Messieurs de la Culture" comme elle les appelle. (que voilà un étrange vocabulaire pour une jeune fille qui se prétend doctorante  !)

Serein ne distingue pas "organiser les savoirs"  et "opérer une hiérarchisation entre les sujets". C'est dramatique un wikipédien, ça ne sait pas lire.

Elle reconnaît tout de même qu'on doit admettre que " Wikipédia ne soit pas parfaite et laisse passer nombre d'approximations et parfois d'erreurs monumentales, c'est un fait."


Un détail sans doute.


Mais si Serien vous dit que Jean-Noël Jeanneney a tort, c'est qu'il a tort. Il suffit d'être animé d'une forte croyance, comme tous les croyants wikipédiens qui ne jouent que sur le  registre de la croyance, et vous la croirez. Sinon ...




Alithia

 



bon je vous donne ce blog pour connaître la rhétorique wikipédienne, c'est pas mal , qui s'autorise de...Jean Yanne pour dire  "la vulgarité c'est les autres". Assez drôle. Et où l'on trouve cette jolie remarque de notre soi-disant historienne , "nous avons l'habitude d'entendre des âneries condescendantes et méprisantes de la part de Ces Messieurs les Intellectuels du Monde de la Culture", c'est signé Serein !

 


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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 13:25
Voilà ce qu'on trouve sur le net : tentative de wikipedia pour se faire reconnaître comme publication honorable et encyclopédie par le ministère de la culture. Un message du grand  manitou David Monniaux à ses troupes, qui entreprend des tractations avec le ministère de la culture. Le lobbying est en marche.

[WikiFR-l] collaborations avec le Ministère de la Culture?

David Monniaux David.Monniaux at free.fr
Mar 10 Juin 10:05:39 UTC 2008


 Bonjour,

Nous sommes actuellement en contact à haut niveau au Ministère de la
Culture. Il nous faudrait cataloguer les différentes tentatives de
contact qui ont été faites par Wikimédia France ou des
wikimédiens/wikipédiens non affiliés auprès d'organismes dépendant de ce
ministère (musées, RMN, BNF...).

Pourriez-vous s'il vous plaît vous signaler si vous êtes concernés? Et
indiquer en quoi ça a consisté, qui vous avez contacté, et la réponse
qui a été faite?

(Réponses par mail personnel et non sur la mailing-list svp.)

-- DM



Alertez  le ministère !

source

Alithia [WikiFR-l] collaborations avec le Ministère de la Culture?
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