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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 10:26

Wales récompensé par le prix Gottlieb Duttweiller, du nom d'un industriel défenseur du libéralisme, fondateur d'un parti politique et  actif dans la grande distribution. Rien à voir avec la diffusion du savoir, mais beaucoup avec l'apologie du marché et du triomphe des plus forts . Sonata a dit ce qu'il fallait sur le sujet : ce prix immérité repose sur l'équivoque que wikipedia contribuerait à diffuser le savoir, alors qu'en vérité elle l'arase en pillant le travail des autres et compose une vulgate uniforme de qualité médiocre qui éclipse tous les autres sites, y compris ceux dont elle se nourrit, par sa position de monopole acquise sur Google.

 

Wikipedia diffuse nombre d'erreurs et d'articles tendancieux, inutile de revenir là-dessus, cela a été suffisamment dit et commence à être connu. Les profs et sites universitaires mettent en garde les étudiants : en aucun cas wikipedia ne peut être considérée comme une source, elle est inexacte, elle ne peut être citée, contrairement à ce que prétend Wales  qui a osé donné lui-même un label de validité [1].

 

L' idéologie libérale qui est à son origine explique que toute opinion y trouve sa place et que les idées d'extrême-droite, fondamentalistes et sectaires y trouvent leur place, sous l'effet des divers groupes de pression qui s'activent sur son site.

 

 

Wikipedia pille le travail des autres, les sites susceptibles de lui fournir les informations qu'elle ne peut produire elle-même -voir une fois encore le témoignage de Laurent de Boissieu qui se fait complètement piller son site, cependant jugé non digne d'être cité comme source en référence "parce que c'est un site internet".

 

Wikipedia  prétend diffuser le savoir, en vérité elle le remanie, le révise, l'appauvrit.

Le jury du prix Gottlieb Duttweiller ne doit pas vraiment avoir compris ce qu'est wikipedia.

 

 

Alithia

 

note [1] le dernier en date du professeur Claude Rochet   sous la question, Quel crédit donner à Wikipedia ? énonce  :


Beaucoup d'étudiants utilisent ce média dont il importe de préciser le statut. Il se présente comme une encyclopédie collaborative mais n'est pas rédigé selon les principes habituel du pluralisme des approches et de la controverse scientifique. Les animateurs (et auteurs) gardent l'anonymat, ce qui n'est pas fait pour inspirer la confiance. De plus les webmestres sont de jeunes étudiants ou jeunes diplômés sans formation épistémologique ni culture de recherche, mais s'inscrivant dans une mouvance politique que chacun pourra reconnaître. Leur projet est de présenter la pensée dominante et orthodoxe en se refusant explicitement à présenter la pluralité des analyses.


Il s'agit donc plus de notes de cours, avec beaucoup d'erreurs, hormis certains articles très spécialisés - par exemple un superbe Leo Strauss rédigé par un vrai prof de philosophie, mais qui a été massacré par des ignares qui font de Nietsche le théoricien du nazisme!- et généralement les articles techniques à l'abri des polémiques idéologico-politiques. Pour le reste c'est bien souvent plus un dictionnaire des idées reçues qu'une encyclopédie. En outre, il existe des officines chargées de rédiger des articles de propagande pour telle ou telle cause ou homme politique.


A utiliser avec la plus grande prudence pour avoir une vision approximative d'un sujet: c'est de l'Internet , pas de la science! Et Internet, c'est une poubelle à information: tout l'art est de savoir faire les poubelles pour trier l'information pertinente de la non pertinente pour construire de la connaissance. En tout cas, il est strictement decommandé de faire référence à un article de Wikipedia comme source pour un travail universitaire.


 

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 03:29

 Le miracle wikipedia : c'est sous ce titre qu'est présenté le succès quantitatif de wikipedia, des millions et des millions de consultations, d'articles, de visiteurs etc. par le site 24 heures

 

Du manque de fiabilité de wikipedia il n'est pas dit mot.

 

Le miracle c'est aussi  qu'Anthère  l'ancienne présidente de l'association (caritative) qui offre gratuitement ses services à wikipedia puisse faire une déclaration aussi invraisemblable que :

 

«Qui pourrait encore croire qu’une information est objective si elle est entourée de publicités en lien avec l’article?» dit cette dame, Florence Devouard à la ville.

 

Il est bien connu que les articles publiés par les encyclopédies et la presse sont " entourés de publicités en lien avec l’article". Plus c'est gros... plus le sophisme est réussi.

 

On notera que pour Anthère l'"encyclopédie" wikipedia diffuse de l'information, non de la connaissance. Là elle dit vrai.

 

Alithia

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 13:16

Si wikipedia était écrite par des universitaires et diplômés de l'Université cela donnerait quelque chose comme l'encyclopédie de Standford, encyclopédie en ligne de langue anglaise, écrite par des diplômés de l'Université de Stanford et du monde entier et qui reçoit 700 000 visites par semaine, ce qui est beaucoup pour une publication académique. Une vraie encyclopédie faite par des gens suffisament savants pour écrire des articles  admis par l'Université comme référence.

 

Soit une encyclopédie fiable, bien organisée, suffisament savante pour correspondre à la notion d'encyclopédie, synthétique, organisée et complète autant qu'il est possible, claire et lisible dans un souci pédagogique, et qui, à la différence de wikipedia ne prétend pas traiter de tous les sujets, surtout ceux extérieurs aux domaines de la connaissance et complètement secondaires (les hobbyes de chacun, par ex. mais aussi les pseudo-sciences et le domaine du para-normal, la vie des people et les loisirs de masse qui  en constituent la majeure partie' pour délaisser l'essentiel qui relève des diverses disciplines académiques et champ du savoir : inversion  hiérarchique qui est celle de wikipedia et la discrédite.

 

Voir l'article , en langue anglaise qui  présente  l'encyclopédie philosophique de Stanford [philosophie comprenant l'épistémologie, soit la philosophie des sciences et philosophie d'autres domaines aussi, ce qui devrait épater nos wikipédiens et leur chefferie qui ignore ce que peut comprendre la philosophie, constamment en lien avec les sciences et tous les domaines du savoir] : une encyclopédie que les étudiants peuvent citer en référence bibliographique, à la différence de wikipedia. Telle est désormais la présentation des vraies encyclopédies qui peuvent se faire valoir en tant qu'elles sont le contraire de wikipedia de bout en bout. Wikipedia ou le repoussoir qui met en valeur les autres encyclopédies, les vraies, que l'Université admet comme faisant référence.  Tout est dit.

 

Cette encyclopédie de Standford , rédigée par des universitaires, est celle que donnait en modèle ou en contre-exemple à wikipedia, Larry Sanger, l'"autre" fondateur de wikipedia avec J.Wales lorsqu'il a quitté cette dernière. Il était alors parvenu à la conviction que wikipedia ne serait jamais une encyclopédie, du fait des principes sur lesquels elle repose, qui interdisent la participation véritable et l'expertise des plus qualifiés, soit ceux qui précisément pourraient apporter le plus à une encyclopédie...  Si  du moins le but de wikipedia, était bien de faire une encyclopédie, c'est à dire  rassembler le savoir existant de manière organisée et pédagogique ; d'où le dérivé du mot grec, pedia, que l'on trouve dans encyclopédie, sachant que enkyklein en grec veut dire "faire le tour", embrasser (tout le savoir humain). 

Ce n'est pas son but sinon elle ne donnerait pas tout pouvoir aux incompétents sur les plus savants.


Cette synthèse organisée du savoir à des fins pédagogiques, est ce que fait toute encyclopédie, mais que ne fait ni ne fera jamais wikipedia qui ne peut, par définition opérer de synthèse, personne ne s'en occupe, il n'y a pas de comité scientifique, pas de comité éditorial ; et qui ne sait ni trier ni hiérarchiser les sujets de sorte qu'elle est tout à fait incomplète et accorde aux sujets une place inversement proportionnelle à leur importance ; et du fait qu'elle s'écrit comme on sait, ce qui donne cette platitude, cette banalité et ce vide qui fait son style et pour son contenu des successions de brouillons incomplets, plats, sans aucun intérêt et inexacts en prime... bref, rien qui dépasse le stade de l'information de base et qui ne constitue pas le savoir et la culture humaine.

 

Elle accorde aux sujets une place inversement proportionnelle à leur importance de sorte qu'on peut trouver des centaines et centaines d'articles sur le Titanic,  par exemple  à propos duquel nous saurons tout jusqu'au sort de la dernière mouche qui a été emportée dans le naufrage [ou sur les Beatles et tout autre curiosité qui passionne des amateurs ]tandis que l'essentiel de ses articles d'histoire sont nuls. Si vous voulez savoir qui était Charlemagne et quelle fut son oeuvre,  l'oeuvre des rois de France, l'histoire de la constitution de "la grande nation" , l'histoire de la Révolution et son rapport avec l'oeuvre de l'Ancien régime, ce qu'est la modernité politique et comment elle fait rupture avec les ,époques antérieures, pourquoi l'Europe comme modèle, pourquoi les guerres mondiales, la nature du fascisme et  pourquoi le fascisme s'est installé en Europe, bref, si vous voulez comprendre l'histoire, c'est pas sur wikipedia que vous trouverez quoi que ce soit. Que des dates et des notes factuelles descriptives et incomplètes.

 

Donc pour les anglicistes, Stanford, Britannica,  pour les francophones Universalis, sont de vrais outils , précieux pour étendre ses connaissances autant que pour les études. Elles sont consultables en ligne aussi, seul progrès que l'on peut reconnaître à wikipedia, celui d'avoir forcé les encyclopédies à se rendre accessibles en ligne, en important un modèle américain.

[En ligne mais pas gratuites, le travail intellectuel ça se rémunère, aussi . Cela dit il existe une encyclopédie de philosophie, -très bien faite, avec sommaire bien sûr -, en ligne, gratuite, faite par des universitaires de l'Université de Tenessee l'encyclopédie de philosophie sur internet, en langue anglaise ; et en langue française,  moins développée, l'encyclopédie de l'Agora, initiée par des  Québécquois, mais si elle est succinte quantitativement elle est elle aussi très bien faite, avec sommaire bien sûr , et a l'incomparable mérite de correspondre à la définition d'une encyclopédie. ]

 

Pour le reste la caractéristique essentielle de wikipedia est d'être  un jeu magnifique pour ses participants (où toutefois l'ambiance est souvent sinistre, et de plus en plus du fait de son mélange d'obscurantisme et d'esprit geek) et de constituer une masse d'informations  gigantesque dont personne ne peut faire le tour évididemment, sans sommaire, totalement inorganisée, plutôt bas de gamme, pour  la jeunesse et le peuple ignorant qui se jette dessus  pour le sexe, le sport, les loisirs de masse et ne consulte quasiment pas les articles concernant la connaissance.

 

 

Alithia .

 

 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 13:00

 

 

Idéologie anti-intellectualiste bien beauf, conjuguée à une malhonnêtteté épaisse pour la lecture des textes et la manière de faire parler les autres, auteurs des textes invoqués, donnent le profil du wikipédien de base, administrateur, ingénieur ou geek et tout uniement inculte et non respectueux des textes. 


Deux exemples éloquents : Wikirigoler, Grimlock  sur wikipedia, et Poulpy, deux administrateurs, deux ingénieurs investis dans la vision technicienne du monde, détestant les intellectuels possédant une vraie culture dont ils sont dépouvus, triturant les textes  caviardant les écrits des autres, interprétant leur pensée à contre-sens, et malhonnêtes jusqu'à la caricature. 


Comme je le disais récemment à propos de Wikirigoler-Pierrot qui est Grimlock sur wikipedia " Il fait partie de cette catégorie sur-représentée à wikipedia, ingénieur totalement dépourvu de culture générale".

 

En effet les wikipédiens en place sont en gros composés de deux catégories : soit de très jeunes geeks parfaitement incultes dont on a vu une tranche de leur "humour" machiste et dégoûtant, soit toute petite minorité diplômée se recrute exclusivement chez les ingénieurs et informaticiens aux carences bien connues en matière de culture générale, qui sont dramatiques et inadmissibles pour de prétendus "encyclopédistes". La culture générale est ce qui leur manque le plus.  Tout le domaine des Lettres, arts, sciences humaines, philosophie et épistémologie, et sciences sociales est vide de participants, c'est le désert, la carence la plus totale. Voir ci-dessous les articles du blog qui l'ont analysé [1]

 

Cet état de fait s'accompagne d'une idéologie anti-intellectualiste et l'explique.  Le wikipédien qu'il soit geek, ingénieur ou informaticien, n'aime pas les intellectuels et le dit sans réserves, sans finesse et sans prudence : l'encyclopédie (supposée) n'a pas besoin d'intellectuels qualifié en lettres, sciences humaines ou philo pour se composer,. Eux qui sont investis dans la technique moderne qui est leur monde,  ils prétendent faire aussi bien, pouvoir s'improviser historiens, sociologues, politologues etc. analystes de tous les domaines des sciences humaines sur lesquels chacun peut avoir son opinion, selon eux, et qui valent largement les connaissances et la pensée de ceux qui passent pour être quelque peu formés dans ces disciplines et savants en ces matières.

 

C'est encore la tranche d'idéologie que nous offre Poulpy, un administrateur lui aussi de vieille date parmi les piliers de wikipedia, ingénieur de son état et qui s'exprime ainsi sur son blog :

 

" " J'étais en train de lire un texte d'OWNI sur l'absence des intellos français sur Internet (enfin, plus exactement, leur refus d'être présent sur Internet). Bon, OK, mais qui se préoccupe encore des intellectuels français parisiens germano-pratins (j'ai plus d'adjectif pertinent, Saint-Germain-des-Près est redevenu un quartier ordinaire de Paris depuis des décennies) ?

J'imagine que ça doit être assez difficile à concevoir pour certains de mes lecteurs, mais je vis dans un monde totalement désintellectualisé..."

Allons-y pour la beaufitude anti-intellectualiste et poujadiste (comme chez Monniaux : l'intellectuel c'est le mondain de St Germain des Prés ignoré du monde entier et dont tout le monde se fout).

Malheureusement pour Poulpy, l'article auquel il se réfère ne dit absolument pas ce qu'il lui fait dire. Tout au contraire. Voici :

"Si les intellectuels français ont tenu le haut du pavé de la pensée de la seconde moitié du 20ème siècle et des révolutions sociales qui l’ont traversé, pourquoi sont-il inaudibles au sujet d’internet, “symbole le plus puissant du changement social de ces dix dernières années” selon Gérard Grunberg (Sortir du pessimisme social) ?"

= Pourquoi se taisent-ils sur le sujet "internet" ? dit le texte,  eux, les intellectuels français qui ont été les phares de la pensée dans la 2° moitié du XX° siècle .

On comparera et on constatera la déformation à quoi s'autorise Poulpy, parfaitement malhonnête, emporté qu'il est par son ironie poujadiste contre le supposé intellectuel français tel qu'il se le représente dans sa petite tête qui n'aime pas les grosses têtes plus savantes que lui et dotées d'une culture qu'il n'a pas.

 

De plus l'intention de l'auteur cité par Poulpy est inverse de ce qu'il lui fait dire, ce qui se voir dans l'article suivant du même :  l'intellectuel français pas mort . Poulpy s'y réfère de manière parfaitement malhonnête : il lui faire dire exactement le contraire de ce qu'il dit. Habituel chez les wikipédiens, qui ne savent pas lire et que la rigueur et l'honnêteté n'étouffent pas.

 

Poursuivons la lecture du billet de Poulpy :

" Dans un texte cité par le billet d'OWNI, j'ai trouvé la citation suivante, que je trouve assez descriptive : « La culture numérique est née d’ingénieurs surdoués mais plutôt rustauds (accessoirement : n'ayant pas lu La Princesse de Clèves, ils sont l'incarnation parfaite de cette middle class méprisée par nos intellectuels). »

Je me suis déjà exprimé il y a quelques mois sur ma propre rusticité et ma propre condition de fils de middle class sans passé ni culture. Il se trouve que je n'ai pas lu La Princesse de Clèves (par pur hasard, j'ai lu d'autres bouquins ; et puis ma grande sœur m'avait dit que c'était super chiant) et que j'ai un diplôme d'ingénieur (qui ne m'a d'ailleurs jamais vraiment servi)."

 

Finalement ce que signifie OWNI, regrettant que les ingénieurs très forts dans leur domaine manquent sérieusement de culture générale et ne connaissent que la culture numérique, est tout à fait autre que ce que Poulpy voudrait lui faire dire dans le seul but de dénigrer bêtement les intellectuels, français, dont le monde entier se fout, d'après Poulpy, les phares de la pensée dans le monde pour la 2° moitié du XX° siècle .

 

Faire dire le contraire aux textes qu'on invoque, un genre qui se porte très bien à wikipedia.

 

Voilà le type même de l'ingénieur wikipédien qui se prend pour un encyclopédiste, sans culture générale, je l'ai dit, et qui, pour commencer, ne sait pas lire et pour finir déforme complètement les sujets. On imagine en conséquence, ce que peut donner leur jugement d'administrateur sur les articles pour décider de ce qui peut ou non être publié.

 

Exactement comme Wikirigoler-Pierrot, Grimlock sur wikipedia, qui me répond à sa manière sur son petit blog ennuyeux et nul,  m'accusant de lui avoir par deux fois attribué une autre identité : celle de Serein., d'abord, de Voxhominis ensuite . Non. Faux. Propos mensongers et ça se vérifie facilement.

 J'ai dit que Serein utilisait la signature de Pierrot, nuance.  C'est Serein qui est en cause, pourquoi utilise-t-elle (même par erreur) la signature de Pierrot et signe avec le lien Wikirigoler ? Pourquoi le nie-t-elle, c'est idiot, tout le monde a le droit de se tromper ? Mais je n'ai jamais dit que Serein était Pierrot. J'ai souligné que usurper une signature n'était pas très réglo :  usurper  dit bien = elle n'est pas celui qui apparaît dans la signature.
Wikirigoler ne sait pas plus lire que Grimlock l'obscène censeur sur wikipedia. Les Dupond-Dupont de wikipedia sont tout aussi malhonnête l'un que l'autre.
Déjà dit  pour Serein ; voir  wikipedia folies : Wikirigoler et Serein

Celle de Voxhominis. Faux encore. C'est un correspondant qui a exposé son fantasme personnel voir ambiance nauséabonde sur wikipedia : les wikipédiens témoignent



Où il est démontré, une fois encore que Wikirigoler-Pierrot, Grimlock sur wikipedia, ne sait pas lire, pratique la fausse citation et fait dire à ceux qu'il invoque -sans les citer bien sûr- , le contraire de ce qu'ils disent lui aussi. Même esprit grossier, mêmemalhonnêteté.

 

 

 

 

 

Alithia

 

note [1]   voir  les articles


* qui écrit wikipedia?

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 00:32

 

 

Petits potins de wikipedia

 

- les grands débats de wikipedia sont fondamentaux et passionnants . C'est ici.

 

On mobilise des milliers et des milliers d'heures et des milliers et des milliers de contributions à des discussions passionnantes  pour savoir si , par exemple,  il faut inclure une photo d'anus humain sur la page anus ? Si oui, avec quelle pilosité ? Le diamètre de "l'étoile de la mort" est-il de 120 ou de 160 kilomètres ? Le XXIe siècle a-t-il débuté en 2000 ou 2001 ? Le hummus peut-il être aussi considéré comme une spécialité culinaire israélienne ? C'est ici.

 

 

- les ennuis de J. Wales qui a fait fait d'abord sa fortune dans l'industire du porno, rattrappé par le problème de la porno que publie wikipedia. C'est ici et  ici aussi.

 

Quand les media parlent de wikipedia  c'est pour en rigoler et on découvre des dessous pas toujours jolis et qui ne brillent pas par leur grandeur.

 

- les participants à wikipedia sont pour 19% d'entre eux des diplômés de l'Université.  Admirable pour une encyclopédie ! C'est ici

 

- que recherchent les lecteurs de wikipedia ? D'abord et pour l'essentiel, tout ce qui a un rapport avec le sexe.  C'est ici.

Il n'est pas dit  cependant  s'ils ont dépassé 12 ans, ces lecteurs. 

 

Rigolo n'est-ce pas ? mais je vous l'avais déjà fait remarquer.

Mais puisqu'ils vous disent que c'est une encyclopédie , il faut les croire !

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 18:14

Sur la Règle du Jeu, Yann Moix balance ses 4 vérités à wikipedia.

 

ça commence ainsi :

 

"Wikipédia n’est pas une encyclopédie, ce n’est pas vrai. C’est un joli champ, provisoire, de délation et de règlements de compte. Si je vais à « Yann Moix », dans Wikipédia, je suis condamné à la nullité, à la zéroïté : et les types se sont arrangés pour que je ne puisse rien modifier, ils ont repéré mon adresse « IP » ; alors ils écrivent « écrivain médiocre, cinéaste nul » et continuent à s’intituler « encyclopédie ». Mais Wikipédia, c’est encore pire que Télérama : une universalité, une encyclopédie « universelle », mais qui salit. "

 

 

On apprend sur le blog de l'inénarrable David Monniaux , qui n'a rien à voir avec le style populiste de wikipedia bien sûr, ni avec ses tendances à la délation et au colportage de rumeurs pour salir les personnes que des wikipédiens n'aiment pas, que nombreux sont les intellectuels à avoir déjà suggéré qu'un petit parfum fasciste flottait sur wikipedia compte tenu de sa propension à écrire des articles diffamants et dégradants sur les personnes publiques que les wikipédiens n'aiment pas.

 

Un wikipédien au pseudo de Rhadamante  écrit chez l'inénarrable David Monniaux , à propos de Yann Moix que " il est dans la droite ligné de ses amis "intellectuels" mondains, de type BHL ou Val.

Val, l'homme de la liberté d'expression pendant l'affaire des caricatures, comparait internet en général, et les blogs en particulier à "je suis partout". Le divin Denis Olivennes, DG du Nouvel Obs, décrit aussi tout ça comme le tout-à l'égout de la démocratie. Sans parler de Séguéla, Minc, et consorts... "

 

Illustration du populisme régnant à wikipedia. Voilà comment on parle de personnes publiques que l'on n'aime pas. Il faut dire qu'à wikipedia on n'aime pas les intellectuels, mais on aime David Monniaux. Logique.

 

 

Yann  Moix se plaint d'être traité comme un chien à wikipedia qui, en toute "neutralité" sans doute n'écrit sur sa fiche que des propos négatifs et propres à dégrader son image.

" Il y a des petits policiers, minuscules parfaitement, qui derrière leur écran veillent à ce que je reste un paria, un nullard, un chien, un haï, un haineux. Ils sont tapis dans l’ombre et ne supportent jamais qu’un article élogieux vienne gâcher leur fête haïssante et vile, dégueulasse et morbide. Ils sont là, comme des petits chiens, de garde, ils gardent ma mauvaise réputation comme on garde une villa désaffectée, ou pire un petit pavillon de banlieue cafardeux avec des petits nains de petit jardin, des petits chiens chihuahuas partout qui crient, voudraient mordre, et empêchent le facteur de délivrer ne serait-ce qu’une bonne nouvelle."  

 

Il dit vouloir faire un procès à ceux qui sont responsables de tels articles fielleux qui portent atteinte à son image.

 

" Je vais évidemment faire un procès, rira bien qui rira le dernier, à Wikipédia, parce qu’il y a forcément quelqu’un derrière, derrière ces petits chiots baveux anonymes haineux ratés, un gentil procès bien méchant comme un chien que je suis, n’est-ce pas, où je demande juste d’avoir le droit de citer gentiment un article gentil sur moi pour contrecarrer toutes les citations systématiquement négatives, avilissantes, morbides, qui s’impriment, avec une délectation mortifère de masturbateur, à mon égard."

 

 

Nous verrons ce qu'il en sortira.

 

 

Alithia

 

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 16:32



Dans les media certains cuistres irresponsables [1] comparent wikipedia, -vaste dictionnaire des loisirs et curiosités comprenant en annexe de ses millions de titres quelques uns ayant trait au savoir-, à l'Encyclopédie de Diderot, qui réalisa la synthèse du savoir de son époque dans le but pédagogique et politique de le mettre à la disposition du public pensant par là réaliser un projet au service de l'émancipation.



L'ultra-libéral et ultra-cuistre Jimmy Wales, fondateur et promoteur de la chose, ne nie pas. Non seulement il ne réfute pas la comparaison avec Diderot (pourquoi être modeste ?) mais il prétend faire tellement mieux que Diderot et que toutes les encyclopédies savantes qui depuis, ont été composées sur le modèle de celle de Diderot & d'Alembert, dont principalement l'emblématique Britannica (en français Universalis) qui ont toujours fait appel à de grandes signatures pour rédiger leurs articles.



En toute modestie, wikipedia dépasse tout ce qui s'est fait de Diderot jusqu'à aujourd'hui en matière d'encyclopédie (ce ne serait pas de la publicité par hasard ?)


Mieux encore , il vante la supériorité de wikipedia au point de se réjouir qu'elle puisse couler et faire disparaître Britannica. (oui, vous avez bien lu : se réjouir qu'elle puisse faire disparaître Britannica).


A coup sûr l'avenir de la diffusion populaire du savoir est assuré, entre les mains de ce nouveau promoteur de la communauté new-age et révisionniste wikipedia.


Lors  d'une récente communication à la Webcom tenue à Montréal (conférence francophone sur le Web) voici ce que déclarait ce recordman de la cuistrerie  :


«Nous avions jadis une encyclopédie plutôt médiocre: petite, désuète et très coûteuse  [il s'agit de Britannica, qualifée de médiocre.]... Nous ne devrions pas nous apitoyer sur la mort de l'encyclopédie Britannica.»



Devrions-nous instaurer d'urgence le prix Attila pour le décerner à cet individu qui se vante des ravages réalisés grâce à lui dans le monde de l'édition et des publications aux fins d'instruction du public ?




Alithia



note [1] : un jeune écervelé du nom de Stéphane Baillargeon sous le titre : wikipedia encyclopédie Diderot et D'Alembert du XXI° siècle ? qualifie  Wales de "Diderot contemporain" (sic) et écrit sans ironie aucune la raison qui mériterait à Wales autant d'honneur : " La révolution n'est pas en marche, elle est pratiquement consommée. En moins de dix ans, l'encyclopédie en ligne gratuite Wikipédia a pratiquement anéanti toutes ses concurrentes, dont plusieurs vieilles entreprises multicentenaires. La bonne vieille encyclopédie payée et en papier est morte, et ce n'est pas son fossoyeur qui va pleurer sur son sort." (puisque le dit Wales, Diderot d'aujourd'hui, se réjouit de la fin de la grande encyclopédie qu'il aura réussi à détruire) Dans Le Devoir.com

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 15:33
Puisque des wikipédiens contestent la définition d'une encyclopédie comme recension complète des connaissances,  afin de disculper wikipedia de ne pas le faire et afin de contester que les encyclopédies classiques présentent le savoir et les connaissances d'une époque, donnons la définition :

une encyclopédie est un ouvrage à visée pédagogique qui présente de manière systématique l'ensemble des connaissances d'une époque.

Définition consultable dans les bons dictionnaires.


Le mot lui-même le signifie par son étymologie  : il s'agit de faire le tour des connaissances existantes pour les exposer au public non savant de façon pédagogique, c'est à dire  accessible aux non spécialistes.


D'où l'importance de ses classifications, rubriques et mots-clefs retenus pour les articles, qui doivent être exacts, se compléter et s'harmoniser entre eux.


Cette précision vient en complément de l'article précédent sur l'étude de Paul Duguid qui établit pourquoi wikipedia n'est pas une encyclopédie mais plutôt un vaste dictionnaire, incomplet, et sans harmonisation, des sujets  les plus populaires. A quoi on peut ajouter cette nuance que me faisait remarquer un lecteur à juste titre : la culture populaire toute récente, populaire chez les jeunes geeks. Par exemple les jeux video et l'informatique sont fort bien traités, mais dès lors qu'il s'agit de sujets de plus de 20 ans d'âge les lacunes et les insuffisances apparaissent.


Alithia
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 19:28


Cela a souvent été dit Google soutient wikipedia, et Google lui a assuré son succès en promouvant ses articles en première place
.


Google comme wikipedia nient par l'argument de
l'algorithme qui serait parfaitement neutre -lui aussi- et le même pour tous, ce qui ne veut strictement rien dire, l'égalité de traitement ne réside pas dans l'identité de traitement. Un traitement identique , cela les machines peuvent le faire. Tandis que la véritable égalité nécessité un jugement pour savoir comment traiter chacun en tenant compte de la disparité des situations.

Pour plus ample développement et bien comprendre cela, voir Aristote Ethique à Nicomaque, qui l'explique et le démontre clairement sans objection possible. Autrement dit c'est une chose bien connue depuis près de deux millénaires et demi de tous les penseurs et juristes au minimum et de tout honnête homme. [1]


Qu'on ne nous fasse pas, en effet,  le coup de l'algorithme Google, ainsi que Google répond à chaque fois qu'on lui pose la question de savoir la manière dont sont faits les classements, selon quels critères .

Car on rappellera d'abord que l'algorithme Google est totalement secret. A quoi il faut ajouter les aleas monumentaux des algorithmes et des résultats qu'ils produisent., facilement constatables  Par exemple quand on voit les blogranks et autres classements de sites réalisés par des logiciels  différents : le même blog ou site peut être classé 1000° -ou même 100°- sur l'un, ou bien 150 000° de sa catégorie , sur l'autre, ce que l'on voit en passant d'un logiciel à l'autre. C'est évidemment une question de critères, dont on voit qu'il diffèrent énormément dès qu'on se penche sur des classements. Des (tout petits) blogs comportant peu d'articles, peu de commentaires, au trafic minuscule et totalement inactifs depuis plusieurs années peuvent avoir un blogrank égal ou supérieur à un blog actif ou très actif etc. , sur le même Google . Ses propres classemeents sont manifestement dépourvus de sens tant ils s'éloignent de la réalité, édonnant des résukltats qui se délentent les uns les autres. Google se révèle en  contradiction avec  lui-même et ses classements  également en contradiction avec d'autres dès qu'on les compare. Ces "mesures" sont, pour l'ensemble, dans la plus grande discordance.  En clair ça ne veut strictement RIEN dire. Rien n'est moins fiable que ces mesures sur critères soi-disant objectifs dont les critères sont secrets et appliqués bêtement par des machines à des carpes et des lapins, des chèvres et des choux,  sdes é&crits totalement disparates qui ne peuvent rentrer dans les petites cases informatisées et des objets qui sont trop différents pour pouvoir entrer être soumis aux mêmes critères.

Donc cela a souvent été dit Google soutient wikipedia, et au commencement, Google lui a assuré son succès en promouvant ses articles en première place, ce qui l'a mise sur orbite. Il m'est arrivé de le dire.[2]

Argument que je soutiens et qui a toujours entraîné les protestations les plus véhémentes des wikipédiens opposant une entreprise à leur joujou fruit d'une association dite humanitaire. Les wikipédiens s'indignent : "wikipedia est un site gratuit" , à quoi on répondra aisément que Google aussi. Ou "Wikipedia oeuvre pour la connaissance et pour le bien de l'humanité" disent-ils encore, à quoi on répondra aisément que Google aussi. C'est même son slogan explicite. Sans parler de l'origine américaine libérale libertarienne qui rapproche encore les deux mastodontes du net, produisant la meilleure conscience du monde pour se disculper de leur ambition de monopole, au nom de ce "bien de l'humanité" qu'on fabrique et organise à votre place, masquant -plus ou moins- l'ambition selon laquelle il s'agit d'être les premiers et d'effacer derrière eux la concurrence de tous les autres. Etre le premeir serait censé donner la preuve de leurs bonnes intentions et de leur utilité pour le "bien de l'humanité"

Voir Barabara Cassin  "Google, la deuxième mission de l'Amérique"[3]

De plus, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, [4] wikipedia complète Google qui donne des liens de manière tout à fait aléatoire et largement déficiente pensant que Wikipedia donne un contenu, représentant une synthèse plus ou moins élaborée avec références bibliographiques en sus, en réponse aux questions posées sur Google par l'internaute. Ainsi wikipedia, de fait, améliore Google en masquant ses lacunes, ses associations automatiquement créées  par des logiciels sans pensée qui donnent des résultats rigolos et passablement limités. Puisque wikipedia est élaborée par des humains, elle est nécessairement plus intelligente en étant plus adéquate.

Comment ne pas comprendre que ces deux poids lourds ne peuvent pas ne pas se soutenir puisqu'ils se complètent ?

La générosité apparente de Google est forcément intéressée. Son intérêt en l'occurrence est masqué par le discours wikipédien qui se réclame du libre et gratuit (comme le répètent les slogans, les perroquets, les vieux singes et les vieux gagas) et honnit tout ce qui relève de l'entreprise et du circuit marchand. Mais malgré cela wikipedia est tout autant intéressée à ses résultats simplement selon d'autres motifs que le classement au CAC 40, c'est sûr.

Les deux poids lourds du web marchent main dans la main : ils échangent, se nourrissent l'un l'autre, renforcent encore l'un l'autre leur succès, s'étayent réciproquement et croissent ensemble et parallèlement car ils accomplissent à peu près le même travail, plus exactement répondent aux mêmes besoins.


Sachant que deux millions de dollars c'est peu de chose pour Google, mais beaucoup pour wikipedia, il est clair que d'abord,  cela contribue à booster wikipedia. Il est donc maintenant officiel que Google booste wikipedia. Au moins sur ce point il n'y a plus de débat et encore moins de disputes : wikipedia roule pour Google qui donc le lui rend bien.

 

Mais pourquoi cela ?

  • Outre leur idéologie et leur ambition qui sont strictement identiques, il faut voir que wikipedia est aussi un site adapté a la technologie de Google, soit sa logique de calcul sur la base de  combinatoires dont est censé rendre compte l'algorithme qui à la fois fait son succès et en témoigne, en un effet boule de neige qui représente plutôt une progression géométrique.

 

Wikipedia, ern effet, est un site très adapté a la technologie Google et fabriqué pour grimper dans l'algorithme de celui-ci.

1- : tous les mots du vocabulaire noms communs et noms propres, tous les chiffres, doivent faire l'objet d’un "articles" de wikipedia, quand bien même celui-ci est vide, sont contenu consistant à recopier son titre ou quasiment

2- multiplication jusqu'à la caricature des liens internes -chaque mot renvoyant à un "article"- et multiplication systématique, avec l'aide de robots y compris, de liens vers le site.

3- tous les liens autres qu'elle-même , soit tous les liens d'autres sites qui lui sont extérieurs, systématiquement mis en "no follow" de sorte que les clics sur ces liens ne sont pas inclus dans les calculs d'algorithmesde Google. Wikipedia prend et ne rend pas. Elle prend d'autant plus qu'elle constitue ses contenus en pillant çà et là sur le web (exigence incontournable d'un travail vite fait, pour remplir le + vite possible un million d'"articles" , càd pages wikipedia qui vont constituer de nouveaux liens sur Google.

4- une fois la logique lancée, le croissance est évidemment exponentielle.

Donc Google a intéret a faire vivre wikipedia qui la complète, et d'autant plus que wikipedia est devenue comme lui un mastodonte : échange de bons procédés, wikipedia ramène du trafic à Google, qu'elle fait fructifier puisqu'on passe par Google pour chercher un sujet dans wikipedia et wikipedia améliore Google en le complétant.  Ce qui lui rapporte du trafic donc du fric . En échange elle a, plus qu'assuré la publicité de wikipedia, elle l'a fabriquée, elle a fabriqué son succès en assurant sa promotion. [5]


Après reste à savoir quel est le mode de partage des bénéfices. En termes d'idéologie, de croyance et de bébfices narcissiques, soit la prétention -légèrement totalitaire ou qui au minimum inquiète les esprits libres- de couvrir tout et tous les mots et de faire le "bien de l'humanité" à sa place, et peu importe l'uniformisation du monde,[6] y compris sous le signe de la médiocrité, la gratification est maximale. En d'autres termes, on sait qu'il y a échange de services rendus, aide réciproque, transferts d'argent, et puis après ? On le saura un jour, rien n'étant plus difficile que de dissimuler toujours dans les sociétés démocratiques. 

 

 

Alithia

 

 

P.S. voilà encore un article bien long et bien difficile à lire pour un lecteur que j'ai, très méchant, très vicieux et très plein de haine, qui n'a pas de nom bien sûr. Il se reconnaîtra. Les autres se sentiront exceptés de cette remarque , évidemment.


notes

[1] des explications  de 1 à 3

[2] comment Google aide à la promotion de wikipedia


[3] Barbara Cassin, "Google-moi" , Google ou la deuxième mission de l'Amérique, Denoël ; cf  google-wikipedia   Google et wikipedia : une même entreprise pour recouvrir le monde.


[4]. sur Google-wikipedia ;

sur l'unité formée par Google-wikipedia

les dangers d'internet : sur Google et wikipedia;

 

[5] voir  la place qu'occupe wikipedia sur Google  et wikipedia est-elle favorisée par Google ?  

  wikipedia la pseudo-encyclopédie

  sur Google-wikipedia

Reflexion sur Google et internet

 

 

[6] wikipedia a pour ambition de former les cerveaux du monde entier sur son mode particulier

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 18:54

une reflexion intéressante sur Google et internet ; parue dans Libération


Comment Google contribue au rétrécissement du savoir


Par THIERRY KLEIN Président de Speechi, société de logiciels d’enseignement en ligne

Soi disant, Internet représenterait une chance pour le savoir humain. Google référence aujourd’hui plusieurs trillions de pages. Son objectif est de numériser tous les livres au prétexte pompeux que«le plan de numérisation permettra de rendre à nouveau accessibles des ouvrages épuisés et introuvables».


Mais, comme personne n’a la possibilité physique de lire toutes ces pages, tout ceci ne constitue que le savoir disponible potentiel. La quantité réelle de savoir disponible ne peut être quantifiée que de façon statistique. Le Web est intéressant si le temps moyen passé par un internaute sur des pages contenant du savoir est important. Le savoir disponible, c’est la quantité moyenne de savoir à laquelle un internaute accède réellement - et non pas potentiellement - au cours d’une session, d’une journée, d’une vie, multipliée par le nombre d’internautes. Or cette quantité de savoir réellement disponible, qui n’a d’ailleurs jamais été très élevée sur le Web, diminue structurellement de jour en jour, Google étant l’acteur majeur, bien que probablement involontaire, de ce rétrécissement.


Google crée du trafic, si possible sponsorisé, pas du savoir ;ses algorithmes ont pour objectif final de maximiser le revenu obtenu en cliquant sur les liens sponsorisés. Pour ceci, Google se doit d’être pertinent dans ses résultats (sinon vous utiliserez un autre moteur) et dans ses propositions publicitaires (sinon le revenu de Google diminue). Pour Google, la qualité des résultats est donc un moyen, non une fin. Ceci signifie d’ailleurs qu’un jour vont apparaître, chez Google ou ailleurs, des techniques donnant des résultats moins pertinents mais plus rémunérateurs, à travers une probabilité accrue de clic sur un lien sponsorisé.


Google vous incite, en moyenne, à aller vers les pages les plus intéressantes pour les annonceurs, qui sont sa source de revenu. Le mécanisme avec lequel il y parvient est presque invisible, mais toujours amélioré car Google, disposant d’un réservoir permanent et infini de statistiques, est capable presque instantanément de déterminer si tel ou tel changement d’algorithme conduit à plus ou moins de revenu. La conséquence en est que vous passez toujours de plus en plus de temps sur des pages générant du revenu pour Google.


Le moteur de recherche Google s’adresse avant tout au consommateur qui est en vous, pas à l’homme ou à la femme de savoir. Votre soif de savoir, si tant est qu’un tel terme ait un sens, c’est l’alibi qu’il vous sert, le leurre avec lequel il vous attire. Laissez passer quelques années et vous vous retrouverez tous à lire des blagues idiotes, échanger des messages insignifiants sur Facebook, acheter en ligne ou à taper le mot le plus recherché sur Internet, c’est-à-dire «sexe» : vous ferez comme tout le monde. Google ne vous rend probablement pas idiot, comme certains articles récents, fort intéressants par ailleurs, l’ont prétendu, il vous rend consommateur - et la consommation n’est absolument pas corrélée avec le savoir.


Sur le plan comportemental, la distinction entre savoir théoriquement disponible et savoir réellement disponible est immense. Prenez un étudiant ou un chercheur. En théorie, il lui suffit d’avoir accès à Internet pour avoir accès à toute la bibliographie dans son domaine. En réalité, s’il va sur Internet, il rentre dans une entreprise de distraction, au sens premier du terme, qui est celui de détournement. Au bout de quelques minutes, il a toutes les chances de se retrouver à faire autre chose que de la recherche (lire la Bourse, les résultats sportifs, tchater sur MSN…). Cette distraction permanente est à comparer à son comportement en bibliothèque, isolé, sans rien pouvoir faire d’autre, dans une cellule avec ses quelques livres - l’avantage de la bibliothèque physique sur Google : l’absence de distraction.


Que le savoir disponible réel sur Internet soit très faible pour des raisons qui tiennent au comportement, aucun doute là-dessus. Même les plus optimistes sont conscients qu’Internet est avant tout une source de distraction et de temps perdu - et toutes les entreprises qui ont étudié le comportement sur Internet de leurs employés le savent. Mais en outre, ce savoir disponible diminue non seulement au sens comportemental mais au sens quantitatif du terme. Voici pourquoi.


Une page qui contient de la publicité sur Internet est «probablement» peu intéressante - l’éditeur du site de ces pages n’a pas pour objectif d’augmenter votre connaissance, mais de vous faire cliquer sur un lien sponsorisé. Une page sans publicité a plus de chance d’être intéressante, au sens du savoir. Au moins, l’auteur a-t-il publié une information de façon désintéressée. La quantité de savoir disponible est corrélée au pourcentage du nombre de pages web qui ne sont pas financées par la publicité. Or Google, comme toutes les entreprises qui constituent ce qu’on appelle «le Web 2.0» (Facebook, YouTube, Daily Motion…), oriente vos recherches pour que ce pourcentage diminue. Ces entreprises ont une stratégie en deux temps. D’abord, elles tentent de générer un maximum de trafic ; ensuite, elles essaient de rentabiliser ce trafic en introduisant des liens sponsorisés - ou toute autre forme de publicité - dans les pages du site. Essayez d’évaluer le pourcentage de pages sans publicité lorsque vous allez sur le Web. Ce pourcentage est réellement très, très faible.


Dans son dernier ouvrage, Une rencontre, Milan Kundera évoque la fin de l’illusion cinématographique. Né il y a cent ans, le cinéma qui promettait d’être le nouveau moyen d’expression culturel (sans même parler du cinéma en tant que nouvelle forme artistique) a aujourd’hui presque totalement disparu. Il est devenu un des principaux vecteurs de l’abêtissement général. Internet : le début d’une nouvelle illusion.

 


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