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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 14:37

 

 

Tout événement concernant wikipedia donnant lieu à un article s'ouvre  par un  rappel obligé des nombreuses critiques auxquelles  wikipedia a donné et donne lieu : manque de fiabilité, articles mal rédigés, incomplets, flous, plats et dépourvus d'analyse,  incohérents et contradictoires, bref une qualité très médiocre et une incertitude quant à son contenu qui implique de vérifier, compléter, rectifier tout ce qu'elle publie à l'aide de sites fiables et sérieux.

 

Mais à chaque étape de construction de partenariats auxquels s'activent les responsables de wikimedia -l'agence de publicité de wikipedia- les media notent : et pourtant, malgré ces défauts, wikipedia réussit à établir des partenariats car ...  elle est la plus consultée sur le sujet.

 

Ce qu'il vient de se produire avec le château de Versailles qui vient de signer un partenariat avec wikipedia, accueillant un wikipédien en résidence pour fondre en quelque sorte les données du site du château de Versailles et les introduire sur wikipedia afin d'améliorer les dites données sur wikipedia... ou pour apprendre à ce wikipédien comment rédiger correctement les articles  concernant le château. 


Les articles de wikipedia étant notoirement insuffisants, très faibles en histoire, en partie inexacts et véhiculant  généralement des stéréotypes, ont en effet besoin d'être corrigés et améliorés. Pour le château de Versailles les responsables du site s'en sont aperçu et  ont décidé de corriger wikipedia en fusionnant les contenus du site du château avec  les articles de wikipedia. Pourquoi cela ? Pourquoi se donner la peine d'améliorer wikipedia et d'en passer par un partenariat avec wikipedia pour informer sur le château de Versailles  ? Comme le dit ouvertement Jean-Jacques Allaigon  on ne se prive pas d'un tel moyen de diffusion qui bat tous les records quantitatifs, soit les records de consultations sur internet (!). Ce qui passe par wikipedia doit donc être pris en considération et amélioré. 

 

 

Wikipedia est très en vue, il faut s'assurer soi-même de ses contenus. Donc malgré le manque de sérieux et d’exactitude, et malgré l'image controversée de wikipedia -pour s'exprimer comme on s'exprime à wikipedia-, en un mot  malgré sa mauvaise image auprès des gens susceptibles d'apercevoir la grossièreté des ses erreurs et son insuffisance notoire,  le partenariat vise à améliorer  le contenu de wikipedia sur le château de Versailles.


 

Première leçon  : on notera donc qu'il est extraordinaire  que pour obtenir un article correct, bien documenté, écrit en français, sans fautes et intelligent,  s'autorisant par conséquent à quelques analyses historiques et d'histoire de l'art, et qui ne soit pas non plus dégradé ensuite par n'importe qui, il est extraordinaire  qu'il faille passer un "partenariat" avec wikipedia. En un mot un accord de la bande des ados qui la constitue est nécessaire pour être autorisé à produire une rédaction correcte, sans être dérangé par les censeurs incultes de wikipedia elle-même et autres rédacteurs tout aussi incultes susceptibles de faire barrage et aussi bien de gêner la rédaction que de dégrader un bon article comme cela se passe normalement sur wikipedia puisque tout article est ouvert à modifications et transformations indéfinies. Lorsqu'on part de haut, d'une rédaction de qualité faite par des gens compétents, la suite des modifications ne peut consister qu'en dégradations ; (si nécessaire j'en donnerais quelques exemples et vous pouvez aussi m'envoyer vos exemples).

 

Pour corriger valablement wikipedia en reprenant de fond en comble ses articles et les protéger des dégradations, il faut une intervention lourde : un contrat spécifique doit être passé avec une institution qui va former un wikipédien et lui apprendre ce qu'est un article publiable.

 

 

Ce qui prouve, une fois encore, qu'il est impossible de corriger wikipedia en ne suivant que son fonctionnement ordinaire et ses règles ésotériques : on imagine le conservateur du château de Versailles ou son équipe d'assistants rédigeant l'article correspondant sur wikipedia et se faisant corriger, modifier ou effacer ses rédactions, supprimées au gré des lubies wikipédiennes et remplacées par les wikipédienneries ordinaires d'un petit lycéen imberbe et inculte qui sera passé par là, comme c'est monnaie courante sur wikipedia.  [voir exemple de censure grossière par wikipedia, sur Bernard Tapie]

 

Conséquence :  si une institution quelconque veut obtenir un article de qualité encyclopédique sur wikipedia pour les sujets qui la concerne, elle doit passer un partenariat avec wikipedia. C'est à dire obtenir une garantie de pouvoir rédiger librement, -via un wikipédien tout de même à qui on offrira un stage de six mois pour étudier le sujet et apprendre ce qu'une rédaction exacte veut dire- (!) et une garantie de non dégradation future de l'article.

Avis aux amateurs.

Il faut avoir vraiment de forts motifs pour vouloir figurer sous une forme correcte dans wikipedia.

 

Deuxième leçon : pour qu'un article soit correctement rédigé et ensuite protégé des destructions du premier wikipédien venu c'est à dire de quiconque désire y mettre son grain de sel et faire valoir sa petite rédaction personnelle, il faut que rédaction et protection de l'article échappent aux règles de wikipedia et soient tout au contraire celles d'une rédaction normale d'encyclopédie : l'article doit être rédigé et supervisé sur les conseils des spécialistes du sujet puis protégé, c'est à dire soustrait aux modifications incessantes de n'importe qui susceptible de faire prévaloir n'importe quoi.

 

Preuve est donnée, s'il en fallait encore, que les règles de wikipedia sont aberrantes et ne peuvent en aucun cas permettre de fabriquer une encyclopédie. Il faut réintroduire des spécialistes et des références et modalités de rédactions conformes aux règles du travail intellectuel et s'assurer de leur supervision et de leur contrôle. 

 

Ce sont donc les institutions qui se chargent de former les wikipédiens, sur less sujets qui leur tiennent à coeur.

 

Troisième leçon : quels peuvent être  les motifs propres à une institution pour consentir un investissement aussi lourd sur wikipedia  ?

 

Très simple : wikipedia le mastodonte du net doit être rectifiée et correctement rédigée dès lors que le sujet dont s'occupe une institution est

1- massacré ou nul sur wikipedia (chose courante)

2- très fortement consulté sur wikipedia.

 

Ce qui en l'occurrence est justement le cas pour le  château de Versailles.

 

Tout s'éclaire.

La démarche du château de Versailles est intéressée et son site est prêt à investr rdes efforts pour former un rédacteur de wikipedia afin de s'assurer d'obtenir son article correctement rédigé sur wikipedia, du fait du seul poids quantitatif que pèse la dite publication sur le net. Wikipedia est  la deuxième source la plus consultée lorsqu’il s’agit de s’informer sur le château de Versailles. “C’est une réalité que nous ne pouvons ignorer (…). Je suis pragmatique, autant aller dans le sens d’une information fiable, faciliter l’amélioration des contenus”, expliquait le 16 février 2011 à l’AFP Jean-Jacques Aillagon, président de l’Établissement public du château de Versailles. Jean-Jacques Aillagon est un haut fonctionnaire proche de Chirac et a été nommé à la fonction sus-citée par Nicolas Sarkozy. 

 

Reste à savoir si ce fameux président de l’Établissement public du château de Versailles, reflète le point de vue du conservateur et de l'équipe qui  travaille à la conservation du château et des historiens de l'art, ou si d'autres motifs pourraient être intervenus pour s'investir dans la vie wikipédienne, dont on a vu combien elle était assez peu démocratique et assez peu rigoureuse sur le plan du travail et des idées, dès que l'on s'attache à observer son grouillement et la manière dont se compose wikipedia.

 

Avec ce partenariat entre l’Établissement public du château de Versailles et wikipedia, les media unanimes parlent de reconnaissance de wikipedia -malgré ses défauts. On voit qu'il s'agit, évidemment, de la seule reconnaissance quantitative du poids que pèse wikipedia en consultations et que, opportunisme ou pas aidant, -Aillagon parle de "pragmatisme", autant dire qu'il s'agit de décision sans principes- certains jugent que la rectification vaut la chandelle, à savoir s'en occuper soi-même, quitte à accorder un partenariat à wikipedia.

 

Mais nous savons tous que les hauts responsables de wikipedia-media ont leurs entrées à l'UMP ce qui facilite peut-être aussi les accords.

 

S'agit-il là encore d'une conception de la culture selon Sarkozy rencontrant les efforts publicitaires de wikimedia pour confondre réussite quantitative et qualité de la publication ?

 

 

Alithia

 

 

 

 

 

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commentaires

Zardoz 18/04/2011 18:33



Le jeu de massacre des wikipediens commence. les pauvres conservateurs de Versailles n'ont qu'à bien se tenir.  Voilà un article rédigé par quelqu'un utilisant l'IP du château
et étant donné le niveau de langage et d'analyse par un homme cultivé (ou une femme).


 


Aussitôt sur la page de discussion, un wikipédien critique le travail ici.


 


C'est gentil de citer 40 ou 50 fois le même ouvrage, mais c'est très insuffisant : il faut au minimum la page, et parfois, le rappel précis de l'affirmation.


Même la bibliographie à laquelle renvoient ces références est insuffisamment précise : « MARAL, Alexandre, in ARIZZOLI-CLEMENTEL, Pierre (dir.), Versailles, Paris, 2009 », c'est
quel ouvrage au juste ? Du fait de la typo (où le titre n'est pas indiqué en italique), c'est insuffisamment clair, et non conforme aux conventions
bibliographiques.


Tel qu'est l'article actuellement, il n'est donc pas très difficile de soupçonner certains passages de Travail Inédit, faute d'un sourçage vérifiable. Dommage... — Azurfrog [नीले
मेंढक के साथ बात करना] 18 avril 2011 à 14:09 (CEST)



L'article est en cours de rédaction et je supervise l’ensemble, distillant conseils après conseils. Difficile de penser à tout. Je regarde de près l'ensemble des éléments qui semblent poser
problème ; nul doute que l'article va évoluer dans les prochains jours. Trizek
bla 18 avril 2011 à 14:38 (CEST)


No problem : c'était juste un rappel des bonnes pratiques sur ce point essentiel, justement avant que l'article ne se soit trop développé. — Azurfrog [नीले मेंढक के साथ बात करना] 18 avril 2011 à 15:17 (CEST)





 



Zardoz 31/03/2011 18:16



la découverte du jour, toujours signée de l'inénarrable Trizek: ici


L'historique de la page montre que c'est lui qui a mis ce merveilleux message d'accueil tout en révélant l'IP du château de Versailles: En cas de problèmes importants ou récurrents, un
administrateur de Wikipédia pourra contacter l'administrateur réseaux de Établissement public du château, du musée et du domaine national de
Versailles afin d'identifier précisément la personne qui en est la cause.


 


Remarquez que depuis un mois et demi, moins de cinquante contributions viennent de l'IP du château de Versailles: avec un
accueil pareil!!


 


je ne sais pas si c'est Wikipedia qui rend idiot mais niveau relations humaines, y'en a qui ont des progrès à faire.



Altshift 31/03/2011 17:26



 


Même si ce n’est pas tout à fait le sujet, je me permets de prolonger ici la réflexion sur Koons, les musées, le marché de l’art…


L’art a toujours été à l’usage ou au service du pouvoir politique ou religieux… quand la religion EST le capitalisme et le pouvoir celui de l’argent, rien d’étonnant
à ce que, depuis l’avénement de la société industrielle et des capitalocraties, l’art soit conduit sur ces pentes glissantes et constituent des placements, des investissements ou des
faire-valoir, moyens de communication propagande des grands groupes industriels, ou de leurs patrons, modernes mécènes. 


 


Ce que vous décrivez-là : la disparition de la subversion qui serait supposée être dans la nature même de la démarche artistique au profit d’une adhésion pleine et
entière aux valeurs promues par les pouvoirs et le capitalisme, semble quelque peu simpliste.


D’une part, la considération selon laquelle l’art et la « création » devraient être subversif est somme toute assez récente, même si dans l’histoire, de
nombreuses œuvres sont réputées pour avoir fait scandale en leur temps… De Michel-Ange à Ingres par exemple. La subversion qui peut être produite par les œuvres ne semble pas faire partie de la
démarche mais être la résultante de la confrontation entre l’évolution personnelle de l’artiste et de son œuvre et le goût, ou les valeurs du public, et plus précisément ceux de la critique et du
"milieu ».(milieu n’est pas à prendre ici au sens que donne la police à ce mot, évidemment).    


Le problème avec la subversion, ou l’engagement politique qui se voudrait opposé au monde tel qu’il fonctionne, c’est qu’elle disparaît dès lors que le marché
s’empare des œuvres, même si elle reste bien présente dans les œuvres-elles mêmes. Beaucoup de gens affirment encore que leurs enfants pourraient faire aussi bien que Picasso ou Pollock, preuve
qu’ils n’ont pas du tout assimilé des démarches très distinctes ni les œuvres, dont il semble du même coup qu’elles gardent leur capacité de subversion (ça sera sans doute bientôt planqué au fond
des caves des musées ou bradé au plus offrant en tant qu’art dégénéré), pourtant, quand on voit à quel point les œuvres -et le nom-  de Picasso en particulier sont réifiées par le monde
marchand, par le capitalisme ou au profit de la communication, on ne peut que constater que si Picasso fût communiste, ses œuvres sont accompagnent totalement l’ultra libéralisme économique…
lequel sait très bien soumettre toute subversion à ses seuls critères.


 


Dans le sens où la subversion nihiliste de DADA, celle des constructivistes ou des futuristes ou encore celle de Fluxus ou même celle des nouveaux réalistes semble
dissoute par la soumission des œuvres aux lois du marché, les œuvres étant réduites à des images consommables, il n’est pas surprenant que certains entrepeneurs artistes poussent le cynisme ou la
subversion (la contre-subversion) à adopter directement une démarche mercantile, comme c’est le cas de Koons. 


Si la création comme subversion est récente, la contre subversion lui est pourtant intimement liée. On peut aussi bien considérer le travail de Warhol comme une
critique de la société mercantile que comme une soumission volontaire de l’art aux lois de la consommation. Pourtant, sans Duchamp, pas de Warhol et Koons est dans la droite ligne du Pop Art
américain.


 


C’est, il me semble, dans son dernier roman que Houellebecq invente un tableau intitulé « Koons et Hirst se partageant le marché de l’art » Puisque
Hirst et ses œuvres sont tout aussi marchandisées que celles de Koons, pourtant, on ne peut pas dire que ses œuvres ou celles de ses camarades Young British Artists ne fassent référence qu’à
elles mêmes, certains sont même considérés comme des pillards de l’histoire de l’art tant ils réutilisent, empruntent, détournent des œuvres passées. Ils sont parfois considérés comme des
artistes Post-punks, nihilistes. Or, si le mouvement Punk était né d’une démarche et une intention commerciales, il s’est développé, dans son succès, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis dans
un refus de l’ultra-lbéralisme économique, univers marchand qui lui a pourtant permis de se diffuser.


On peut donc considérer que, quelle que soit la démarche propre à chaque artiste, et quel que soit l’idée que, en tant que non artistes on se fait de ce que devrait
être cette démarche, elle est intimement liée, dans la reconnaissance de certaines œuvres et leur prix excessifs tout comme dans la non reconnaissance d’autres, au fonctionnement du milieu de
l’art et à sa soumission aux puissances économiques.


Exposer Koons à Versailles est forcément une opération de communication destinée à choquer le chaland, le conservateur qui voudrait conserver Versailles en l’état…
opération e communication qui, par le scandale, fait autant de propagande pour Koons que pour le chateau lui-même et pour les promoteurs et responsables de l’opération. Est-ce une subversion
simulée ? Une simple provocation ? C’est possible, toujours est-il qu’elle tend à faire passer pour réactionnaires aussi bien les pires conservateurs que certains progressistes qui condamnent à
la fois l’artiste, ses œuvres et sa démarche.


Malheureusement, la démarche est totalement de son temps et c’est justement en cela que même si on l’estime cynique, opportuniste, vide ou supercherie, l’œuvre de
Koons est éminemment contemporaine.  


Quant aux artistes peu ou pas connus dont la démarche serait plus à même de proposer une critique sociale ou un engagement politique, il en est de nombreux qui se
satisfont de répéter des techniques picturales anciennes, des gestes traditionnels de peintre sans avoir conscience que ces pratiques, justement par leur côté conservateur pourraient être
subversives justement parce qu’elles ignorent ou nient toute évolution depuis le XIX° dans la démarche et les pratiques de création artistique.


En quelque sorte, il n’est pas nécessaire d’être schizophrène pour devenir artiste, il suffit d’être artiste pour devenir schizophrène, mais c’est le cas aussi pour
énormément de citoyens qui ne peuvent que constater que leurs aspirations profondes sont inconciliables avec le mode de vie qui leur est imposé. 


 



alithia 31/03/2011 19:32



C'est surtout au XX° siècle qu'on parle de critique et de subversion pour l'art, en peinture du moins où il n'a été que cela.  Ce qui ne veut pas dire qu'avant
il n'y avait pas, quelle que soit la dépendance de l'artiste à l'égard des puissants qui lui passaient commande -y compris par la force des armes, pour Michel-Ange par exemple, réquisitionné par
le pape pour la Chapelle Sixtine, alors que Michel-Ange s'était enfui de Rome- au sein de leurs oeuvres une critique, une ironie, une déconstruction, quelque chose de subversif, voir les
Ambassadeurs de Holbein, Les Meninas de Velasquez, le dieu Mars, du même etc. 


Etre dépendant des puissants ne veut pas dire servile et il n'existe pas non plus que des artistes officiels, dans l'histoire.


 


Vous avez dû entendre parler de Goya et de ses tableaux de la guerre d'Espagne. Ses portraits des "grands" qu'il a portraituré sont pas mal aussi.


Ceci pour la critique, l'ironie et la subversion, au sens où vous l'entendez, càd par rapport aux pouvoirs


 


Quant à la littérature et le théâtre ils ne sont que cela, subversion, depuis qu'ils existent.


 


Sans parler de la subversion dans la représentation et dans la forme, ce qui est le propre de l'art.
La question de l'art est celle de la subversion du réel, qui n'est en rien synonyme d'engagement politique.


 


Sur le fond la question soulevée par Baudrillard est la question de la subversion du réel et non de la répétition de celui-ci dans des formes qui ne se distinguent
pas de la publicité  etc.  je ne répète pas.


 


Quant à la forme d'art que représente Koons, il s'affiche ouvertement et s'assume comme marchandise. Ce genre de production (n') est (que) signe extérieur de
richesse.



Altshift 31/03/2011 13:17



Si la collaboration imposée des musées nationaux avec les puissances de l’argent n’est pas vraiment faite pour inviter le grand public à visiter les musées —mais cela pose bien sûr la question de
la fonction des musées et de l’art dans leurs relations aux pouvoirs— ce en quoi vos propos paraissent corrects, en revanche vos propos et jugement sur l’œuvre de Koons, même étayés par
Baudrillard, sont quelque peu exagérés et confinent au conservatisme.


Kitsch, certes, et on peut apprécier ou non, mais ces œuvres, pas plus que celles de Hirst d’ailleurs, ne sont en aucun cas leur propre référent, qui serait un référent unique. Toute l’histoire
de l’art et des techniques est forcément passée par là avant que ces artistes, ou opportunistes puissent produire ces œuvres.


Pas plus que les Ménines de Velazquez ou la Vue de Delpht, le prix de ces œuvres ne se justifie. Rien ne justifie jamais le prix exorbitant des œuvres d’art, si ce n’est la volonté des classes
dirigeantes de montrer à travers les œuvres qu’elles acquièrent ou commandent d’exposer au monde leur grand pouvoir d’imposer le goût et la culture par l’argent.


Si les œuvres de koons sont un reflet d’une époque superficielle où seul le capitalisme règne en maître, juger de la qualité des œuvres à travers le seul critère de leurs promoteurs est une
erreur. Toute l’histoire de l’art jusqu’au XIX° siècle est bâtie sur ce modèle, faudrait-il juger de la qualité de la statuaire antique ou de la peinture du quatrocento par le fait qu’elles
furent des outils de propagande des pouvoirs?



alithia 31/03/2011 15:01



" juger de la qualité des œuvres à travers le seul critère de leurs promoteur"


 


ce n'est pas le cas cf Baudrillard, sur répétition du réel. Il y a qq chose de nouveau dans cet art contemporain, du moins cet art de ce genre là, entièrement
commercial et immergé dans la réalité et dépourvu de toute qualité susceptible de procéder au meurtre symbolique de celle-ci comme dit Baudrillard qui échappe
à la capacité de subversion qui a été celle de l'art et l'est encore aujourd'hui pour nombre d'artistes qui ne sont pas si connus .


 


Bref il accompagne le capitalisme et en répète l'esprit, au lieu de se poser en alternative critique et subversion et proposer des échappées.


 


de + "Toute l’histoire de l’art jusqu’au XIX° siècle" 


non, c'est au contraire à partir de là seulement que l'art acquiert une valeur marchande. Que cette valeur marchande pour les oeuvres de Koons soit ce qu'elle est,
n'est pas étranger à ce que l'on peut dire de cet art.


 


Rien de la sorte dans l'art antique. Rien non plus dans l'art religieux ou au service de l'aristocratie du moyen-Age et de l'âge moderne. L'oeuvre d'art n'était pas
une marchandise. Elle ne le devient qu'à partir du XIX°.



Zardoz 30/03/2011 20:42



Merci de cet éclairage intéressant.


en fait dans ce partenariat chacun instrimentalise l'autre.


wikipedia qui en tire une "respectabilité"


Aillagon qui peut montrer qu'il fait oeuvre de vulgarisation envers le bon peuple à moindre coût et peut garder l'argent public à ses expos qui occuperont la une des médias.


 


Mais finalement, je pense que le seul perdant c'est le "grand" public.



alithia 30/03/2011 21:10



De la part de wikipedia c'est une petite combine obtenue par relations. De son point de vue c'est compréhensible, pour se faire mousser,  mais


1- il faut voir qui sont les gens qui admettent wikipedia dans leurs murs et accordent ce "stage" (totalement bidon, inutile de le préciser)


 


2- cela relève de la logique que vous décrivez : la culture populaire est entendue pour le peuple, au sens où l'on parle de soupe populaire, aussi bien par wikipedia
que par ce fameux président du Château de Versailles. On a d'un côté Koons, Pinault et les bandes d'affairistes pour et avec lesquels travaille Aillagon, et Koons à Versailles pour les snobs et ceux qui aiment célébrer les valeurs de l'argent,  de l'autre wikipedia que flatte et aide
Aillagon, et le  musée sur Cd interactif et sur wikipedia pour le peuple. 


 


= Un résumé des valeurs portées par Sarkozy et le populisme en matière de culture.