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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 15:14

 

Je publie ici un texte que m'a fait parvenir Altshift m'autorisant à le reproduire, concernant les problèmes posés par la licence Creative Commons.

 

Comme rappelé dans le précédent article, le statut des rédacteurs de wikipedia, est problématique et la question de la non-reconnaissance de leur statut d'auteur par le fait de la licence Creative Commons sous laquelle se publie wikipedia, fait l'objet de débats,  c'est à dire laisse extrêmement sceptique et dubitatif, de même que la validité de la-dite licence.


Les participants à wikipedia sont nommés utilisateurs car ils (ne) sont (que) des utilisateurs du logiciel wiki que met à leur disposition la fondation Wikimedia, qui (n')est-elle même (qu') un hébergeur et qui leur laisse la responsabilité de rédacteurs et d'éditeurs dont elle se décharge ainsi complètement.  En contre-partie on peut douter cependant qu'ils soient des auteurs, étant donné la manière dont wikipedia leur dénie toute reconnaissance des droits afférents, en particulier le droit de retrait de leur oeuvre -non reconnue comme telle, ce que signifient les principes de neutralité et d'écriture collective qui empêchent de considérer qu'il s'agit d'une oeuvre de l'esprit- bien que wikipedia affirme le contraire,  quant au fait qu'ils seraient des auteurs, sans pour autant mettre en pratique ce que cela implique, soit le droit de retrait de leur oeuvre .  En somme, un tissu de contradictions qui défient la logique et le droit et qui  révèlent et relèvent de cet ultra-libéralisme sur lequel se fonde wikipedia. 

 

 

 

 

  Pourquoi les "licences libres" ne peuvent avoir de validité en france


Considérant que le droit français s'exprime en langue française, il semble nécessaire avant que d'accepter les termes d'une supposée "licence libre" telle que l'impose toute intervention sur la Wikipédiafrancophone, de déterminer le sens des mots.

Si jusqu'à présent, la question du "LIBRE" a été de nombreuses fois traitée dans ces pages, (libre, mais pas libre) comme si Libre était l'exacte traduction du sens de "free", (ce dont on est en droit de douter), il convient aussi de définir la validité en langue française, du mot "LICENSE".

Aussi taudis, aussi tofee, nous naviguons vers le site du CNRLT (centre national de ressources textuelles et lexicales) qui nous indique les synonymes les plus pertinents du mot "LICENCE" [1], et comme nous nous en doutions un peu, nous sommes morts de rire.
En dixième position, nous trouvons liberté… qui tendrait à indiquer que "free license" = "Liberté libre", puis finalement en 17° position on rencontre "permission" et en 22° : "autorisation"… mais chacun se sera amusé un moment à remplacer "Licence libre" par "débauche libre",

Ce n'est qu'en étudiant avec attention la lexicographie [2] qu'on en vient à découvrir certains rapprochements sémantiques entre la "license" anglo-saxonne et la licence francophone. Encore faut-il vraiment tirer par les cheveux pour considérer qu'une licence accordée par une autorité pourrait avoir un sens voisin de la "license" susceptible d'être accordée par un individu.

Dans leurs discours dérivés, Stallman ou Wikipédia affirment que l'œuvre de l'esprit appartient par définition à l'humanité et dans ce sens son auteur n'a pas à revendiquer de droits sur elle. Donc, si l'auteur n'a pas à revendiquer de droit sur son œuvre, il ne peut en aucun cas placer celle-ci sous "licence libre" ni en autoriser la diffusion hors du droit puisqu'il s'agirait de sa part d'un acte autoritaire sur son œuvre : œuvre qui est supposée appartenir à l'humanité entière.

Les promoteurs de la licence libre ne reconnaîtraient donc aucun droit à l'auteur sur son œuvre, si ce n'est celui de la placer sous licence libre, et ce sans demander l'avis de ses supposés légitimes propriétaires : la communauté ou l'humanité ?

Non, au contraire : si on se réfère à l'avis de la collectivité, ou à ce qui le représente, on se réfère au droit, et dans ce cas, si on consulte le droit, on se rend compte que l'auteur ne peut librement consentir la cession de ses droits qu'à certaines conditions… conditions qui excluent le terme de "license". Les tenants desdites licences libres bien loin de prendre l'avis de la communauté et des règles qui l'organisent attribuent donc, contrairement à ce qu'ils prétendent, tout pouvoir à l'auteur sur ses œuvres, du moins quand il s'agit de contourner les lois.

Cette duplicité du discours et cette ambiguïté du terme et des usages liés aux licences libres sont fort bien explicités ici [3] où d'autre part, il est clairement indiqué que la langue anglo-américaine dans laquelle sont rédigées ces licences libres (Wikipédia en propose quelques traductions approximatives) est l'un des motifs d'invalidité des contrats en France.

On peut donc légitimement supposer, en regard de ces divers constats concertant la langue et les nuances sémantiques qu'impliquent les "faux amis" comme le terme de "licence" qu'un grand nombre d'auteurs de la Wikipédia francophone sont amenés à concéder illégalement tous leurs droits par abus de langage ou par abus de confiance exercé par les principes de fonctionnement de Wikipédia.

Pire encore, les driving licenses, par exemple, ne sont accordées selon les États, qu'à partir d'un certain âge, 16 ans, 18 ans, 21 ans… Or wikipédia, ou plus encore vikidia (qui s'adresse à des enfants de 8 à 13 ANS) encouragent vivement la cession de tout leurs droits d'auteurs par des mineurs, encore moins à même de comprendre les termes des licences en anglais, encore moins à même de comprendre ce que recouvrent les termes et donc encore moins à même que les adultes de "signer" des contrats en toute connaissance de cause. On se demande le rapport entre la rédaction d'une encyclopédie et la conduite d'une voiture mais nous ne sommes plus à un raccourci tiré par les cheveux près.

Encore une fois, ces encyclopédies "humanistes" et "collectives" agissent, dans la négation des lois, dans la négation des droits humains définis par la constitution et dans l'abus de confiance permanent, loin de toute démarche humaniste.

 

 

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Published by alithia - dans idées
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commentaires

Jules 29/11/2010 11:01



Teofilo, un pauvre type.


Les wikipédiens sont souvent désolants. Pour eux l'histoire commence aujourd'hui et tout ce qui vient du passé est vieux donc bon à mettre à la poubelle. ça nous promet un monde où toutes les
dictatures pourront s'installer facilement, détruire les livres comme dans Farenheit 451 de Truffaut.


 


Et ils prétendent travailler à diffuser le savoir avec leur p... d'encyclopédie ?



Liseuse 28/11/2010 21:37



"le grand Emmanuel Pierrat" a répondu de manière très nette. Mais vu à travers les lunettes de wikirikiki, ce ne serait pas l'équivalent d'un couperet qui est tombé. Ah bon ?



altshift 28/11/2010 20:35



pauv’ teofilo ! « le choc de la culture papier (élitiste ?) et de la culture numérique (égalitaire ?) »… Il ne savent plus comment se donner de l’importance ou quoi ? En tout cas ce
genre de conneries, qu’elle soit imprimée sur papier ou lisible sur un écran reste du même niveau zéro de la culture.


Les bas-reliefs es cathédrales gothiques étaient très égalitaires aussi, mai ceci ayant tué cela, il ne faudrait pas que ces wikipathes s’étonnent d’une certaine certaine résistance à leurs
intentions totalitaires et liberticides. 


LA monoculture épuise la terre, c’est bien connu. La monoculture des wikilâtres intellectophobes n’est malheureusement pas à la hauteur de leur ambition de régir le monde réel avec les règles
aberrantes de leur MMPORG aberrant.



Pierre 28/11/2010 15:56



Gallaire semble s'être mis dans une belle galère. Un auteur ne peut être contraint par d'autres à mettre son oeuvre sous licence C.C. et il est peu probable que l'insertion de quelques passages
sans aucune originalité de Wikipedia dans son oeuvre soit reconnu comme effaçant le caractère d'oeuvre originale de celle-ci.


 


C'est un coup de force fait aux auteurs et aux éditeurs.



Zardoz 28/11/2010 09:43



je ne puis résiter à vous communiquer les dernières âneries du bistro: http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Le_Bistro/27_novembre_2010#Houellebecq_et_Wikip.C3.A9dia


 


Lorsque le mot plagiat a été évoqué, au début de l'affaire, par des journalistes, ce sont les difficultés pour apporter la preuve du plagiat qui me paraissaient être une limite difficile à
franchir. Dans la mesure où celui qui la franchit est décrit dans la presse comme un « juriste », je me dis qu'il les a peut-être surmontées et que cela peut être sérieux. Le fait de
voir le grand juriste Emmanuel Pierrat, si l'on en croit les propos rapportés par Le Figaro paraitre moins en forme que
d'habitude face à ce sujet, donne l'impression de deux univers : celui du numérique et celui de la vieille littérature qui sent l'encre, qui s'entrechoquent sans se
comprendre. Teofilo ◯ 27 novembre 2010 à 13:45 (CET)


 


celui de la vieille littérature qui sent l'encre, encore un grand défenseur de la littérature. Noter que Florent Gallaire a demandé à ce qu'on rajoute sur l'article de rue 89
qu'il est juriste spécialiste en droit numérique Le site de Paris I montre qu'il a été effectvement inscrit en master de droit numérique l'année dernière.



alithia 28/11/2010 13:42



Encore ce populisme anti-intellectualiste qui est la marque de wikipedia ! C'est ainsi que cette communauté sectaire, qui se veut à part de la société et non soumise
à ses règles, se conforte dans ses convictions, fermée à toute critique : quoi qu'il arrive, ils ont raison avec leur neo-culture geek et leur populisme qui leur fait détester et rejeter les
intellectuels et rejeter les meilleurs rédacteurs .