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Observatoire

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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 19:43




Erreur sur la personne



Tariq Ramadan , célèbre prédicateur musulman mediatique,  -entendre par là, produit des media- lié de très près aux Frères musulmans (salafistes[1] ) dont il se fait le hérault plus ou moins feutré et dissimulé selon les langues dans lesquelles il s'exprime et l'auditoire auquel il s'adresse, a été épinglé pour son double discours [2]: fondamentaliste et radical politiquement, lorsqu'il s'exprime en arabe, fait de compromis et de promesses vaguement démocratiques, en langues européennes.

Après avoir été accueilli à de nombreuses reprises par l'Université  libre de Bruxelles pour y faure des conférences, celle-ci l'a déclaré personna non grata, au vu des propos prosélytes et excessifs qu'il tenait. Sur la base de ses promesses et de la réputation élogieuse que lui firent quelques journalistes Suisses puis Français, notamment au Monde Diplomatique, avant que la vérité ne se dévoile, il a été recruté successivement par les villes de Londres et de Rotterdam, pour jouer un  rôle de médiateur et de spécialiste du multiculturalisme, supposé contribuer à l'intégration par ses conseils. Successivement ces villes lui ont signifié son congé, ainsi que, à la fin de l'été,  l'Université de Leyde aux Pays-Bas, où il enseignait, quand elles ont fini par comprendre qu'il ne faisait qu'attiser les extrémismes, et en retour, le racisme envers les musulmans, une fois la supercherie découverte, ce que l'extrême-droite xénophobe, particulièrement puissante en Belgique et aux Pays-Bas, n'a pu qu'exploiter.

En effet, le voile est tombé quant à la vérité de l'engagement fondamentaliste de Tariq Ramadan et sa défense de l'islamisme politique le plus radical.  Il anime une émission de TV sur une chaîne iranienne où l'on chercherait en vain l'esquisse d'une réserve à l'égard du régime iranien actuel, même depuis les élections tant contestées et la répression sans pitié qui s'est abattue sur les opposants.  Ses propos ne prêtent guère à équivoques.  Ce qui a fini d'ouvrir les yeux à ceux qui s'étaient fait des illusions sur lui, présenté par ceux qui ne l'ont pas lu, comme "moderniste" et possible artisan d'une "modernisation de l'islam" [2]

 

Caroline Fourest, sur son blog reproduit un article paru dans Le Monde,  où elle explique les raisons pour lesquelles ces villes se sont séparées du faux conciliateur et éducateur à la modernité, Tariq Ramadan, une fois découverte la réalité de son enseignement et de son rôle.

 


"  Après des mois d'hésitations, la mairie de Rotterdam a dû se rendre à l'évidence. L'orientation idéologique de Tariq Ramadan n'est pas compatible avec le poste de "conseiller en intégration et en multiculturalisme" qu'elle lui a confié. Voilà des mois que ce poste fait polémique. L'alerte a notamment été donnée par des associations gays et lesbiennes, inquiètes de ses positions pudibondes et homophobes. Comme celle où Tariq Ramadan explique que, pour l'islam, l'homosexualité "révèle une perturbation, un dysfonctionnement, un déséquilibre".


 [...]  La phrase qu'on lui reproche est parfaitement exacte et provient d'un livre intitulé Peut-on vivre avec l'islam ? (éditions Favre, 2004, p. 152).

 

Dans d'autres écrits et d'autres conférences, Tariq Ramadan prend position contre les mariages mixtes entre une musulmane et un non-musulman, interdit à ses fidèles d'aller dans des piscines mixtes, fustige l'islam moderniste comme un "islam au rabais, un islam... sans islam" et glorifie Hassan Al-Banna, le fondateur du mouvement totalitaire des Frères musulmans, comme un modèle à suivre.

 

Son positionnement, complexe à décrypter, est assez simple : faire passer l'intégrisme politique pour un juste milieu entre l'islam salafiste et l'islam moderne. Ce qui revient à faire passer l'islam progressiste pour un extrême, et à demander aux pouvoirs publics de soutenir un islam intolérant et réactionnaire en guise de moindre mal.


Déjà vingt ans que cela dure. En Suisse, dans les années 1990, des journalistes l'ont porté aux nues comme un modèle d'intégration... Avant de déchanter. Notamment lorsqu'ils réalisent la sympathie dont bénéficie le Front islamique du salut (FIS) parmi ses troupes. Ramadan se concentre alors sur la France, jusqu'à ce que son "double discours" soit démonté. Depuis, il a pris sa revanche en Angleterre, en Belgique et au Canada, partout où l'intégrisme s'épanouit à l'ombre du droit à la différence. Quitte à nourrir un retour de flamme populiste et xénophobe chaque fois que la tolérance s'avère abusée.

 

 

En l'occurrence, à force de faire la sourde oreille, la mairie de Rotterdam a nourri le populisme anti-islam d'un Geert Wilders. […]

 

 

article dans Le Monde 


 

On pourra comparer avec l'article consacré au personnage dans wikipedia, où ses propos antisémites sont longuement et complaisamment reproduits, et où l'on trouve aussi des informations, telles ces citations non dénuées d'interêt de ceux qui, à l'extrême-gauche, le soutiennent. On y apprend aussi que Tariq Ramadan soutient le Hamas, et un seul Etat de Palestine. Bref, l’essentiel des positions dominantes sur wikipedia sur ces sujets, sont bien exposées  dans la présentation des idées de Tariq Ramadan.

 

Alithia

 

notes :

 

 

[1] la doctrine salafiste prône une interprétation de l'islma qui est un retour à ses fondements premiers.


[2]  voir  L’intégration selon Tariq Ramadan

 

[3] les islamologues qui l'ont étudié et qui le connaissent bien ont tendance à penser , tel le père Jomier, un dominicain,  qu'« Il n’est pas question pour lui de moderniser l’islam mais d’islamiser la modernité . »  : il se revendique du salafisme,  ses références sont les fondamentalistes -il a étudié dans une  Université (anglaise) qui diffuse la pensée des maîtres les plus radicaux, tels Sayyed Qotb-, ses ennemis sont les intellectuels musulmans libéraux, toujours traxés d'"islamophobes", comme il se doit ; et bien qu'on se souvienne de son refus de condamner publiquement à la TV française, la pratique de la lapidation : il proposa un "moratoire", pour réfléchir à la position qu'il conviendrait d'adopter  pour ne pas se détacher du monde musulman !

 


 


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Published by alithia - dans politique
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commentaires

Kal Max 08/07/2010 11:07



Pas grand chose à ajouter, la séparation du politique et du religieux est fondamentales, en France et en occident cela a commencé par une volonté de tolérance envers les autres cultes....


Pour ce qui est de la France, je ne pense pas que , contrairement à ce que disent les médias, l'islam met en péril la laïcité, je pense qu'avant de la renvoyer dans la sphère du privé, il va
falloir l'intégrer à notre culture, dans une juste proportion.



Kal Max 07/07/2010 11:37



Peut-être justement que le problème vient du fait que le capitalisme n'a que très superficielleent ouché ces populations. Je n'en fait pas l'apologie, loins de là, mais un moment historique
indispensable au dévelloppemnt d'une société.


 


Je dois avouer un petit penchant pour Farabi, parce qu'il est le seul penseur de ma connaissance à dire textuellement que le but de l'humanité devrait être la recherche de l'immortalité....


 


Une petite précision sur le Coran, il est écrit dans un arabe non vocalisé (pas de voyelles) de plus les versets ne sont pas donnés dans l'ordre chronologiques, ces deux faits donnent de larges
possibilités d'interprétation. Deux exemples, il est dit que le martyr aura 40 vierges au paradis, une autre vocalisation possible aurait donné qu'ilaura du miel et de l'eau au Paradis...de même
quatre ou cinqu versets parlent de l'alcool, ils se contredisent, on les a classés arbitrairement comme allant du plus laxiste au plus rigoriste, mais on n'en sait rien au fond!...Je ne crois pas
aux faits brut, aux textes et aux dogmes non interprétables....il en va de la responsabilité de chacun, on ne peut pas tout imputer à un livre!...qui nous dit que le coran n'est pas écrit
métaphoriquement? ou au second degré? qui nous dit qu'il faut le comprendre littéralement? il en va du choix de chacun de sa responsabilité.



alithia 07/07/2010 12:48



Oui, le texte même du Coran prête à interprétation et il est  extrêmement difficile d'en établir le sens. Plus que pour les autres textes religieux qui sont
établis.


C'est un point.


 


Comme tout texte religieux, il prête à interprétation.  Qui est responsable de ces interpétations, de quoi dépendent-elles ?


 


C'est encore un point.





Il contient de nombreux versets qui sont des condamnations des infidèles, des juifs, et de nombreuses menaces de punitions terribles.


C'est un autre.


 


Que faire de ces passages ? peuvent-ils être réformés ? de quoi cela dépend ?





Il n'empêche qu'il a donné lieu à la tradition du soufisme, tout à fait tolérant. Donc , qu'en conclure ?


On a certainement un problème d'interprétation.





Mais qu'est-ce qui rend possible l'interprétation dans un sens tolérant ? Qu'est-ce qui rend possible la liberté en matière religieuse ?





  Un problème spécifique au Coran c'est que le texte dans ses aspects les plus durs n'a jamais été réformé en un sens tolérant, pour abandonner ce qui ne apsse
plus dans la société d'aujourd'hui et ses fanatiques s'y réfèrent encore pour persécuter leurs peuples.


Il n'a jamais été réformé officiellement ou réinterprété de façon à l'adapter à une conception moderne de la liberté, dans un sens plus tolérant pour les larges
masses musulmanes. Mais cela dépend in fine, de l'état de la société et des conditions politiques. L'enseignement du Coran dépend de ce que le clergé en fait. Et cet enseignement du clergé est
lui-même soumis aux conditions historiques et politiques, variables.





Car, de manière plus générale, non spécifique à l'islam, les textes religieux sont plus ou moins métaphoriques, poétiques, -ils ne sont pas démonstratifs,
n'appartiennent pas à la tradition du logos- et sont de plus entourés de tout un contexte, les rites, la culture (la musique par ex. très prégnante dans l'islam) et autres traditions, de sorte
qu'ils sont enracinés dans la tradition qui peut leur faire dire n'importe quoi, à la limite, tout et son contraire, et de sorte qu'ils peuvent être interprétés différemment, de manière plus ou
moins libérale exactement à proportion de ce que la société tolère de liberté en son sein et selon les conditions politiques en dernière instance, qui sont historiques (variables
selon les époques).





La religion et la manière dont on la comprend est le reflet de son époque, de son contexte (sans parler du fait que ses textes ont été écrits pour d'autres époques
et d'autres moeurs qui ne conviennent peut-être plus pour aujourd'hui , comem par ex; battre sa femme et la punir, des trucs de ce genre)





Ce n'est pas la religion en elle-même qui peut être tenue pour responsable, mais le contexte qui conditionne telle ou telle interprétation, d'une part. Une société
tolérante, comprendra sa religion dans un sens tolérant.





D'autre part, c'est la politique et elle seule qui est créatrice des libertés et garante des libertés, et elle seule qui peut pousser par des institutions libres, la
religion, à se comprendre et s'enseigner en harmonie avec la liberté politique, qui existe d'abord, s'impose ensuite à la religion. Une eglise n'est pas une structure démocratique. C'est la
politique qui peut seule imposer les valeurs politiques, de démocratie, de liberté, à la religion, qui est une structure dogmatique, par nature.





Et c'est la politique seule qui peut imposer à la religion ses limites, càd en confisquant tout pouvoir politique aux autorités religieuses, qui sont soumises à
l'Etat et aux lois communes, les mêmes pour tous et doivent obéir et respecter ce qu'impose l'Etat. Seul l'Etat et les lois peuvent faire reculer les prétentions des autorités religieuses,
(clergé) à exercer un pouvoir politique et à utiliser la religion dans un sens politique.





Telle est la formule de la laïcité, séparant la religion de la politique, ne lui concédant aucun pouvoir politique et la faisant reculer dans ses prétentions
politiques en la bornant à son rôle d'un enseignement moral.


Ceci se fait toujours sous la contrainte imposée à la religion.





En pays musulmans il y a eu des tentatives de laïcisation, en Turquie plus profondément que partout, mais aussi dans les autres pays cités.





Ces tentatives, ces oeuvres, sont actuellement contrebattues par les islamistes. La greffe a plus ou moins bien pris, parce que elle accompagnait une modenisation
capitaliste qui a laissé les peuples dans l'exploitation, l'injustice, la domination. Sans démocratie, sans égalité et liberté valorisées comme principes politique, la politique ne peut avoir la
force de faire reculer la religion et convaincre les peuples de la supériorité de la laïcité. Ils restent accrochés à Dieu, plus puissnt que tout. Et les membres du clergé usent de leurs
croyances, dans le sens qui les 'intéressent, selon leurs intérêts à eux, clergé, contre le peuple. 





L'Occident a du mal à faire passer ses valeurs de liberté et de démocratie, d'émancipation citoyenne et d'égalité, car il apporte aec lui un régime d'inégalités et
d'injustices immenses, le capitalisme dont ne profite que la classe dirigeante (à la différence de ce qu'ils s'est passé en Occident) de plus il exploite l'ensemble du pays (impérialisme)
.





Il est certain que ce n'est pas le régime d'exploitation du capitalisme qui peut apporter une révolution politique émancipatrice à des peuples qui sont dans cette
situation.





En Occident, ça s'est passé comme ça au contraire, les deux ont été liés , solidaires , capitalisme et révolution politique émancipatrice. Car le capitalisme a eu
besoin de la démocratie pour briser les anciennes structures féodales, la société médiévale hiérachisée. Ce fut sa chance historique.





Mais aujourd'hui il n'y a plus de lien nécessaire dans les pays dominés ou ex-dominés , on le voit bien avec la Chine : un capitalisme florissant sous une dictature
de fer.





Conclusion : le mal n'est pas dans le Coran lui-même qui peut être interprété de manière tolérante, si on a un cadre politique tolérant, mais il est dans
l'utilisation qu'on peut en faire. La religion au service d'intére^ts politique est un formidable instrument d'asservissement.





Le problème n'est pas religieux mais entièrement politique.  La question est celle d'une émancipation politique des peuples qui leur permettra de ne plus avoir
besoin de la religion politisée comme exutoire illusoire de leur protestation qui se trompe de cible et d'objet et se nourrit de la haine de l'autre (antisémitisme en lieu et place de la lutte
contre le capitalisme et les dictatures de leurs pays qui en ramassent les seuls fruits)





La religion comme substitut de la politique, à sa place, est une catastrophe qui produit des ravages, et cela est vrai pour toutes les religions.





Le problème est que si, historiquement le judaïsme et le christianisme ont été contraints , par la force d'une contrainte politique, à se cantonner à leur rôle de
religion -éducation morale- l'islam a peu fait cette expérience et dans de mauvaises circonstances de pays dominés régis par des dictatures et sous domination impérialiste. Donc cette culture de
liberté et de laïcité est très minoritaire dans le monde musulman.



Kal Max 07/07/2010 10:26



 


Quelques petites précisions factuelles, et une réflexion plus générale sur les sociétés.


Effectivement beaucoup de grands penseurs étaient juifs ou chrétiens (nestoriens etc)...mais ils restent des produits de la
civilisation islamique, de la même façon qu'Elias Canetti, Karl Marx ou Spinoza sont des penseurs occidentaux.


Sur le point 1), si il est vrai que le déclin de l'islam arabe date de cette époque, il ne s'agit que d'un déclin et non d'une fin (Ibn
Khaldoum est postérieur au XIIième siècle). L'épisode auquel vous faites référence est celui de l'arrivée des Almohades au pouvoir en Afrique du nord et en Espagne, avec une résurgence de l'islam
fondamentaliste, mais celui-ci a par la suite reflué même si la puissance matérielle des dynasties postérieures étaient il est vrai inférieur. Averroes n'est pas le plus grand auteur de l'islam,
il en est le plus célèbre en occident parce qu'a existé une école de l'averrosïsme en France jusqu'au XIXième siècle...En Islam un auteur comme Al Farabi a eu une portée beaucoup plus
importante.


Sur le point 2) et le reste. Première précision, la civilsation perse a perduré, en aclimatant l'islmam (le chisme) et a continué à
produire de grands penseurs jusque récemment avec Shaygan ("la lumière vient de l'occident"). Il reste cependant vrai, vous avez raison, que l'islam est une religion politique par essence (comme
le judaïsme) et qu'elle s'acommode mal de la laïcité en plus contrairement au judaïsme, l'ilam n'est pas historiquement une religion de minorité mais de dominants et a tendance (comme le
christianisme) à agir comme tel, quelque soit le pays.


La réflexion plus générale à présent, comme l'indique mon pseudo, je pense que l'infrastructure détermine en grande partie la
superstructure et que même si les luttes idéologiques ne sont pas négligeables, elles ne sont pas fondamentales...c'est la révolution industrielle qu'ont raté les pays musulmans, pas les
lumières, la démocratie, la liberté etc...sont des notions historiques qui ne peuvent pas naître de rien, spontanément, dans la tête des philosophes, elles sont le produit de tensions sociales,
nées de luttes entre les différentes classes, luttes déterminées par un mode de production donné....il s'avère que les pays musulmans sont structurés par des relations claniques fortes qui
dénottent d'un mode de production encore empreint de féodalité, mode de production qui a pu perduré et survivre en grande partie avec l'aide des occidentaux.


Il y eut des rebellions contre les différents gouvernements, toutes ont été noyées dans le sang avec parfois l'aide parfois
l'indifférence complaisante de l'occident. Il ne s'agit pas juste de changer les mentalités dans ces pays, mais de pulvériser les diffréentes structures sclérosées de la société, l'islmisme est
une réaction, malgré les apparence, il n'est pas une rébellion vis à vis de l'ordre établit mais au contraire un légitimation des structures sociales qui commençaient (malgré l'effort des états
policiés) à mourir d'eux même, la sécularisation de ce états et la forte immigration commençaient à menacer les structures même de la société musulmane traditionnelle et féodale, l'islamisme est
donc une réaction de celle-ci.



alithia 07/07/2010 11:16



Ce que vous dîtes est tout à fait exact, mon cher Karl. 





Si j'ai parlé d'Averroès le plus grand, c'est parce qu'il est le plus audacieux, celui qui va le plus loin dans l'innovation, le syncrétisme avec les Grecs, les
Juifs...


Al-Farrabi est beaucoup plus traditionnaliste voire conservateur, sans l'audace d'Averroès.





Pour le reste, la révolution industrielle manquée, l'islamisme etc. , oui. Mais différents facteurs conjugués ont fait que les structures sociales, culturelles,
politiques, tribales, religieuses, ont enfermé ces sociétés dans le Moyen-Age, avec la modernisation capitaliste (économique et financière) qui vient les coiffer. Le capitalisme moderne n'est en
rien absent de ces sociétés. Les grands possesseurs des ressources du pétrole, richissimes, (famille Ben Laden comprise)  investissent dans les bourses de Londres et de New-York, en laissant
les populations dans la pauvreté.





Les sociétés arabes souffrent de cette distorsion.





Sur le plan politique, culturel et religieux, la modernité (démocratie, laïcité) n'a pas suivi. C'est ça le drame de ces sociétés, leurs dictatures, même les plus
modernes, les dictatures militaires, nationalistes et laïques, comme en Syrie, en Irak, en Algérie, ont raté leurs tentatives d'émancipation politique.





Aujourd'hui l'islamisme ramasse les morceaux se présentant comme une alternative possible.





Là c'est la tragédie, pour les populations de ces pays.


 


 



Kal Max 06/07/2010 14:14



@ soyons lucides


Les discussions théologiques sont parfois plus vives dans les pays musulmans qu'en Europe....Il est grave de penser que l'absence de démocratie dans les pays musulmans et surtt arabes viendrait
du coran lui même...c'est faire l'impasse sur l'ensemble de l'histoire du XIXième et XXième siècle...les états policiers actuels datent de la décolonisation et ont souvent réussi à se maintenir
en place grâce à l'aide des démocraties occidentales! Regardez l'exemple d'Hassan 2, des saoud, de saddam hussein!...du shah d'Iran!...tout ceci n'a que peu à voir avec l'islam...quant à une
tradition de tolérance, elle a existé aussi en Islam avec d'immenses penseurs, et contrairement à ce qui est dit les arabes n'étaient pas un peuple d'illétrés mangeurs de serpent avant l'islam!
la poésie arabe préislamique est encore aujourd'hui fort apréciée...et pour rappel le mysticisme néo platonicien d'un Plotin, ou la pensée d'un Aristote ont eu une influence immense sur la pensée
Islamique. Mon propos n'est aucunement de défendre Ramadan, mais au contraire de montrer à quel point il ne représente rien de l'islam! Les écrit d'un Léo Strauss sur le Platon de Farabi, ou ceux
d'un Corbin sur le chiisme, montrent à quel point on a là une civilisation riche et rafinée...



alithia 06/07/2010 18:21



Vous avez raison sur les datations des Etats policiers, dictatures et autres régimes médiévaux  (type Arabie Saoudite, Lybie) qui règnent sur les pays arabes
d'où quasiment toute liberté est absente.





Vous avez également raison sur les penseurs qui ont importé et traduits (souvent avec l'aide de Juifs) les philosophes Grecs.





Mais  1) le plus grand et le plus audacieus d'entre eux, Ibn Rush (Averroès) a tout de même dû fuir pour avoir la vie la sauve et échapper aux religieux
extrémistes déjà déchaînés (on dira, que ce fut courant au Moyen-Age et que ce n'est pas l'apanage de l'islam, et c'est vrai). Grand penseur, certes, mais fort peu influent et qui n'a pas marqué
la suite de l'histoire, qui a pris un tour contraire.





Mais 2) depuis le XII° siècle tout s'est refermé, ce lien entre l'islam et la philosophie grecque, entre l'islam et d'autres traditions culturelles, ce lien entre
l'islam et la science. Bref le temps des Lumières de l'islam est loin derrière nous.  Et aujourd'hui l'islam attend vraiment son renouveau intellectuel pour intéger la laïcité, les libertés
et en particulier les libertés inscrites dans les droits de l'homme (liberté de pensée, de croyances, liberté et égalité pour les femmes, droit à l'instruction pour celles-ci ...). Hormis les
Soufis, qui ont produit de grands sages et de grands penseurs et qui sont tolérants, l'islam n'est guère tolérant et les principaux intellectuels de culture musulmane partisans d'un islam
tolérant vivent en occident et sont totalement ignorés dans les pays musulmans où leur pensée et leur influence sont égales à zero.


 


On pourrait également parler de la brillante civilisation perse, partiellement bridée par l'islam qui aujourd'hui en Iran répand la terreur sous la forme fanatique
adoptée par des mollahs avides de pouvoir et de richesse. une dictature qui passera, certes, on l'espère bien car le peuple aspire à la liberté, mais dictature au nom de l'islam, avec l'aide de
la religion qui est de part en part politique, et ça c'est un problème. La non-séparation religion-politique, inscrite dans la tradition de l'islam. 





Que la civilisation musulmane soit grande et riche, en littérature, poésie, musique, architecture etc. où elle a produit des merveilles, c'est tout à fait vrai. Mais
le problème politique de la laïcité, de la séparation du religieux et du politique, reste à faire, outre conquérir la démocratie et se débarasser des dictatures qui s'approprient les richesses
immenses des pays producteurs de pétrole, confisquées à des peuples miséreux.





Bref, ils ont du travail... et au lieu de s'exciter avec l'antisémitisme, il feraient mieux de s'occuper d'eux-mêmes et de subvertir toutes ces chappes qui
leur  confisquent leur liberté et les maintiennent dans la misère. Ce à quoi la religion participe largement, le clergé prêchant la soumission. inévitable aussi longtemps que la religion est
politique et non renvoyée à ses lieux de culte et soumise aux lois d'un Etat démocratique, et la religion répand l'antisémitisme, tromperie qui  sert à les manipuler et qui se trouve
développée au service de leur soumission.





Il n'y a pas d'autre solution que de retirer à la religion tout pouvoir politique. Le monde musulman a pris la voie exactement contraire. Pour l'instant c'est mal
barré et ils sont très mal barrés.


 


C'est ce que je pense du moins.


 


Votre interlocuteur vous dira ce qu'il en pense.











 



peu importe 03/07/2010 22:44



Quoi qu'il en soit vous ressemblez beaucoup à Caroline Fourest. Elle pense quoi de Wikipedia?