Partager l'article ! Roland Gori exprime ce qu'il pense de Michel Onfray: Le dernier livre de Michel Onfray procède au meurtre du p ...
Observatoire de wikipedia, le mythe de la neutralité.
"le courage c'est de chercher la vérité et de la dire" Jean Jaurès
Le dernier livre de Michel Onfray procède au meurtre du père sur la personne de Freud. Il brûle aujourd'hui ce qu'il a adoré hier, lui qui se dit freudien de la première heure. Maintenant à grands coups d'engins contondants que fabrique sa rhétorique et d'arguments massifs, il mène l'attaque contre le père Freud et s'attache à détruire toutes les notions de la psychanalyse en calomniant la personne de Freud dont il essaye de faire un suppot de l'extrême-droite, un vieillard libidineux et même un antisémite. La psychanalyse n'aurait rien apporté au genre humain, son approche du désir ne dirait rien que les fantasmes de Freud, et Freud aurait menti sur toute la ligne , en vérité il couchait aves sa mère, et ses filles, il n'y a pas d'autre secret et pour enrober tout cela, il a inventé la psychanalyse (on vous a prévenu, attaque massive, arguments très épais et très lourds , il ne fait pas dans la dentelle). Il entreprend un procès en sorcellerie de la psychanalyse et invente une histoire qui tend à faire passer la psychanalyse pour une science proto-fasciste et les juifs pour des sales types, partisans avant la lettre des régimes totalitaires, animés d'une passion pour la mort -puisque Freud a inventé la pulsion, de mort, ça colle- véhicules d'une morale de mort -le monothéisme- et qui, en somme, ont bien mérité ce qui leur est arrivé car ils ont empoisonné l'humanité, passant le flambeau aux autres monothéismes qui ne valent pas mieux (toujours très en finesse).
Onfray, après avoir porté ses griffes et ses grilles de lectures en plomb et lu avec des lunettes déformantes de ses obsessions quelques auteurs de la philosophie dont il fit ses victimes, -Kant père de Eichmann- s'en prend maintenant au père de la psychanalyse, pour affirmer que l'Oedipe n'existe pas. Aveuglement comique. Mais aussi inquiétant réquisitoire à l'aide de moyens empoisonnés aux effets délétères.
Onfray a toujours eu des comptes à régler, tel un ancien traumatisé qui revient obsessionnellement au point de son trauma non surmonté. Non analysés, son histoire, son trauma comme ses blessures demeurent dans le non-dit et poursuivent leur travail souterrain qui se traduit en travail de sape envers les idées, les instances, les auteurs auxquels il s'attaque, accusés d'être animés de forces de mort, castratrices.
Comptes à régler, principalement avec la religion, pour avoir été élevé dans un orphelinat tenu par des prêtres envers qui il a gardé une haine manifeste. Nul ne sait ce qu'il a subi, mais sa haine est née là. Il dit avoir «senti le souffle de la bête chrétienne dans son cou». Envers les philosophes, ensuite, qui auraient à ses yeux pris le relais et perpétré quelque élément de la religion. Coupables du même crime dont le fond à l'origine de son fantasme n'est jamais nommé. Ce furent ses lectures visant à réduire en cendres quelques grandes pensées, après les avoir complètement déformées. Au tour de la psychanalyse maintenant, objet de son ultime détestation, et ultime assaut. Du règlement de compte en guise de ligne de pensée.
Si Onfray aime invoquer Nieztsche et comme lui considère que toute philosophie est « la confession autobiographique de son auteur», cet aphorisme auquel on accordera aisément une valeur de profonde vérité et dont on aime partager la lucidité, s'applique également à Onfray. A quelle confession Onfray se livre-t-il donc à son insu ?
Réponse de Roland Gory qui parle de la «mise en scène médiatique» à propos du dernier livre de Michel Onfray largement présenté et mis en avant par tous les media qui en assurent la promotion. "Cette mise en scène médiatique vient enfumer le paysage philosophique et culturel des débats d'idées" ce qui d'après lui masque les vrais enjeux idéologiques et politiques du moment, car la résistance à ce dont nous souffrons, se passe ailleurs :
Les Français manquent cruellement d'espoir, de confiance dans l'avenir et craignent pour le pain quotidien de leurs enfants. Selon certaines enquêtes, un Français sur deux craint de se retrouver SDF, plus de deux Français sur trois pensent que l'avenir de leurs enfants sera pire que le leur. C'est une crise dans le ciel de la démocratie qui, tel le nuage de l'éruption volcanique, obscurcit l'horizon de nos contemporains. Jaurès n'a cessé de nous mettre en garde : le pire pour une démocratie, c'est son manque de confiance en elle-même. Mais à défaut de pain, notre « société du spectacle », friande, avide d'émotions collectives marchandises, nous offre des jeux de cirque, des combats de gladiateurs bien saignants, une sorte de télé-réalité tel aujourd'hui le « déniaisage » de Michel Onfray par Le livre noir de la psychanalyse, ce pot-pourri de textes hétéroclites qui nous invitait il y a cinq ans à « vivre, penser et aller mieux sans Freud ». Quel programme !
J'avoue pour ma part avoir d'autres œuvres littéraires comme sources de fantasmes érotiques. Mais à chacun les siennes. A chacun son auteur aussi, dès lors que son œuvre tombe dans le domaine public sans que pour autant il ne doive être nécessairement traîné dans la boue. Le Kant de Michel Onfray n'est pas le mien, pas davantage que son Nietzsche. Et encore moins son Freud. Chacun a l'auteur qu'il mérite, comme aurait pu dire Mme de Staël.
Le problème est pour moi dans cette affaire le « tapage médiatique » dont elle fait l'objet par la promotion d'un brûlot d'un auteur récemment « déniaisé » de la séduction freudienne. Cette mise en scène médiatique vient enfumer le paysage philosophique et culturel des débats d'idées, des exigences sociales et des priorités politiques que pourtant la situation actuelle exige. Beaucoup de bruit pour rien..., voilà qui est important. Important en tant que symptôme de notre civilisation. Important comme révélateur de cette réification des consciences propre à nos sociétés dans lesquelles la forme marchande est la seule forme qui détienne une valeur, fixée par un prix, pour pouvoir exercer une influence décisive sur toutes les manifestations de la vie sociale et culturelle. Or que valent les propos de Michel Onfray sur Kant ou sur Freud en dehors de l'audimat que ses éditeurs suscitent et que sa posture médiatique produit ? N'est-ce pas d'ailleurs au nom du « chiffre de ventes » de ses ouvrages que le Président Sarkozy l'avait sollicité pour débattre au moment de la campagne présidentielle?
Le problème du fétichisme de la marchandise et de son spectacle est un problème spécifique du capitalisme moderne et de la société qu'il formate. Cette universalité de la forme marchande et de la société du spectacle est présente de pied en cap dans la structure et la fonction de la mise en scène médiatique et promotionnelle du livre d'Onfray. La « dislocation » de l'œuvre freudienne et de la figure de Freud ne saurait être culturellement efficace hors les effets de cette promotion marchande et spectaculaire. Rien de neuf ne s'y trouverait qui n'ait déjà été dit. De quelle pratique thérapeutique pourrait s'autoriser Michel Onfray pour juger de l'efficacité de la méthode psychanalytique ? De quels travaux d'exégèse historique pourrait-il s'autoriser, si ce n'est de ceux qui ont barboté dans le marigot du Livre noir ou dans les mensonges freudiens de Benesteau ? L'efficacité de cette dislocation ne saurait donc procéder que de l'objectivation marchande dont un auteur comme Georg Lukacs naguère nous avait appris qu'elle s'accompagnait presque toujours d'une « subjectivité » aussi « fantomatique » que la réalité à laquelle elle prétend. Tel est le mythe freudien propre à un auteur « déniaisé » par « ces mages noirs qui rêvent d'enterrer la psychanalyse ». (1)
La vérité n'a plus chez Onfray le statut de « cohue grouillante de métaphores » que Nietzsche nous invite à dénicher dans chacune de nos théorisations, mais le principe moral et transcendantal, au nom duquel il « déboulonne » et répudie les premiers émois de sa pensée adolescente par le truchement de la figure de Freud. C'est ici le spectacle d'une pensée réifiée dont le savoir est « mis hors d'état de comprendre la naissance et la disparition, le caractère social de sa propre matière, comme aussi le caractère social des prises de position possibles à son égard et à l'égard de son propre système de formes.» (2)
Un dernier point. A lire "la réponse de Michel Onfray" à Elisabeth Roudinesco suite à l'analyse critique du livre, on ne peut que constater que le niveau est tombé très bas, très bas au-dessous de la ceinture. Quand je dis au-dessous de la ceinture, je n'évoque en rien cette sexualité que Freud élève à la dignité d'un concept à partir d'une méthode, sexualité qu'il inscrit dans la généalogie de l'éros platonicien ; je parle tout simplement du sexe et de ses positions que les propos graveleux des hommes convoquent à la fin des agapes, dans les coulisses des matchs sportifs ou dans l'excitation des salles de garde.
Si on veut bien après Freud, considérer que les commentaires d'un rêve appartiennent au texte même du rêve, on mesure dès à présent le niveau de réflexion philosophique de l'ouvrage de Michel Onfray qu'une stratégie éditoriale réussie a porté à l'avant scène médiatique.
Si l'on devait mesurer la valeur de la réflexion intellectuelle et philosophique d'une société à la stature des concepts qu'elle construit et aux commentaires critiques des œuvres qui l'ont précédée, on pourrait légitimement s'inquiéter de la dégradation intellectuelle de la nôtre.
Roland Gori
(1) Roland Gori, L'Humanité du 9 Septembre 2005.
(2) Georg Lukacs, 1960, Histoire et conscience de classe. Paris : Editions de Minuit, p. 134.
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Bonjour, j'ai lu avec intérêt votre article, bien que mon dada soit la philosophie...
Je trouve que derrière tous les métiers en "psy" il y'a une part de vérité et une part de mensonge, surtout ceux qui prescrivent des médicaments sans grande indépendance vis-à-vis du laboratoire qui subventionne de manière cachée les psychiatres...
Une question toutefois : que pensez-vous de Philosophie Magazine du, par exemple, mois d'Avril 2010 ? Et bien ça me change de Courrier International et autres Marianne, Minute, Charlie Hebdo, Fakir, etc...
Ce que j'aime beaucoup dans Philosophie Magazine est l'essence même de la Philosophie : pouvoir, comme dit le profane non littéraire, "enculer les mouches en plein vol" ;-)
J'adore réfléchir sur des choses existentielles, et votre site ça va faire un moment que je le connais sans jamais m'être exprimé :-)
Merci à vous pour ce site à l'esprit bien critique !
Bonne continuation !
je n'ai pas encore lu ce n° du magazine, je vais voir
Spinoza, au secours!
Onfray et la question juive
il appartient à ce courant de pensée qu'on trouve à gauche, dans une gauche qui en est encore à lier systématiquement fascisme et monothéisme, d'une part, et juif /fortune=ennemi du prolétariat, d'autre part.
Ce courant de pensée qui se cache derrière l'anti sionnisme pour faire preuve en réalité d'antisémitisme.
Quand on lit Spinoza, qui fit tant pour la démocratie moderne, l'émancipation de l'esprit, on se désole. Le fait que selon Onfray les Juifs soient quasi responsables de leur propre malheur puisqu'en ayant créé les conditions (le Père tout puissant=le dictateur et le censeur suprème qui élimine ses enfants), est une des versions qui trainent chez les "penseurs" antisémites depuis des lustres.
Merci pour ce site , Alithia.
Vous pouvez appeler Spînoza au secours, même la puissance de pensée de Spînoza ne peut plus rien pour ce grand manipulateur de textes qu'est Onfray. Trop tard. Il a définititvement basculé.
je vais vous dire ce que j'écrivais à Harmonia t que je reprends partiellement
Il a commencé par vomir le christianisme -et a poursuivi en disant des saloperies sur l'islam. ça a beaucoup plu. Ce genre de trucs sont faciles et marchent auprès d'un public qui ignore la philosophie, et qui marche parce qu'on lui a fait croire qu'il apprend la philosophie en suivant de pareils propos. Dans les milieux où les gens n'ont pas eu l'occasion d'étudier la philosophie, Onfray, malheureusement, passe pour un philosophe.
A tort. Mais ils ne le savent pas. Ils sont trompés.
Soi-disant il prônait l'hédonisme. Je n'y ai jamais cru, tant il déforme et manipule les textes des philosophes et tant on sent le règlement de compte chez ce type au visage sévère, à la mine austère, qui vit seul, comme un ascète, sans contact avec autrui (témoignages publics, publiés).
Sa détestation du christianisme, non théorisée, en rien sublimée, était trop massive, trop grossière pour être honnête. Il y avait qqchose de louche là-dedans, trop de ressentiment, rien de nietzschéen. Et les moyens employés, en plus, (manipulation des textes) le discréditaient, complètement, pour ceux qui avaient pu le repérer.
Maintenant voilà qu'il s'attaque au judaïsme, ça craint. On voit finalement que ce type est obsédé par la haine du judaïsme et du christianisme, son fils, son rejeton.
La "question juive" , est maintenant au centre de sa dernière détestation : il affirme que Freud était un partisan du fascisme, un tyran domestique et incestueux, un antisémite, et que les juifs ont été une plaie de l'humanité pour leur invention du monothéisme et quelques autres énormités du même genre.
Quand je vous disais qu'il déforme, qu'il trompe ... je ne savais pas qu'il était capable d'aller jusque là, mais maintenant , c'est tellement gros, qu'il est difficile de ne pas le voir.
Il a tant détesté et déteste tant le monothéisme que, sous couvert de Nietzsche à qui il fait dire ce qu'il veut (lecture assez spéciale) il vante le paganisme jusqu'à rejoindre le courant néo-païen du Club de l'Horloge dont il appuie et copie les auteurs "remarquables" que sont Debray-Ritzen (auteur de La psychanalyse, cette imposture) Benesteau (antisémite, dans la haine de la psychanalyse, contre laquelle il milite activement). C'est en effet au Club de l'Horloge que l'on trouve les théoriciens (guillemets à ajouter) qui se veulent les théoriciens de l'extrême-droite païenne, ouvertement raciste et logiquement aussi, les plus acharnés de la lutte contre la psychanalyse.
Il apparaît que Onfray, pour constituer sa charge contre la psychanalyse, est allé chercher de ce côté un certain nombre de ses arguments, qui n'ont rien de nouveau par ailleurs, et qu'il présente comme une révélation.
La question de Gori est la bonne : pourquoi les media font-ils une telle promotion à ce bouquin d'Onfray (le Nouvel Obs qui avait commis l'erreur de promouvoir le Livre noir de la psychanalyse, a été cette fois beaucoup prudent. Il parle d'Onfray mais le présente de manière critique. Le Monde aussi. )
Maintenant, avec cette charge contre la psychanalyse dont il prétend écrire l'histoire à partir de la vie de Freud en allant fouiller dans les poubelles et l'accusant d'avoir couché, réellement !, avec sa mère (et aussi ses filles, tant qu'on y est, pourquoi faire dans la demi-mesure ? c'est pourquoi il en a fait la théorie : bref, la psychanalyse comme justification perverse d'un vieillard libineux ! La charge vole haut ! ) donc avec cette charge il s'attaque au judaïsme, à l'origine de tous ces maux.
Sa frénésie n'est pas ordinaire. Son besoin de destruction d'un pan entier de la culture et de la tradition de notre civilisation est mystérieux quant à ses origines. Que lui ont-ils donc fait quand il était petit, pour qu'il se retrouve dans un état pareil ?
Onfray m'est toujours apparu comme un type louche vu la manière dont il lit les textes et leur fait dire ce qu'il veut. Un manipulateur.
Il a d'abord fait de la dénonciation du christianisme qui "tue la vie" son fond de commerce qui a très bien marché. Il y a ajouté l'islam envers lequel il a été insultant. Il a proclamé sa haine de l'islam "je hais l'islam"
Maintenant il passe au judaïsme, la source, qu'il tient pour le véritable responsable de cette nuisance, ce qui n'est absolument pas fidèle à Nietzsche dont les pages sur les juifs sont tout le contraire de l'antisémitisme, un éloge de la civilisation juive, de la grandeur et de l'esprit dont ils sont porteurs. Il voyait en eux les vrais européens, pour leur cosmopolitisme, et il les admire pour leur pensée et leur culture (contenue dans la Bible n'en déplaise à Onfray) et pour les qualités de résistance qu'ils ont développées dans leur histoire faite de misères.
Nietzsche en a contre les prêtres et la morale du ressentiment, qui affaiblissent la vie, certes. Les prêtres en tant qu'ils servent le pouvoir et enseignent de s'incliner devant lui. Les prêtres qui enseignent de se satisfaire de la médiocrité présente et de se soumettre. Nietzsche dénonce tout esprit de vengeance. Mais il mettait son espoir de renouveau dans les juifs dont "les ressources spirituelles et intellectuelles sont extraordinaires", du fait de leur histoire et de leur expérience des persécutions qui leur ont appris à résister aux circonstances les plus terribles avec sang-froid et ténacité. Nietzsche vante leurs vertus incomparables et leur intelligence à retourner en qualités acquises la condition misérable qui leur était réservée depuis deux millénaires (deux millénaires ? de christianisme). Il admire leur intelligence et leur liberté d'esprit, leur amour de la vie.
Nietzsche espère (attend) qu'ils s'allieront avec la meilleure noblesse d'Europe pour constituer l'Europe, sinon ils la perdront, comme ils ont perdu l'Egypte, dit-il. L'avenir de l'Europe est entre leurs mains, si cette alliance peut se faire. Voilà pourquoi ils acquièrent distinction et pourquoi il leur faut se ranger parmi les meilleurs, pour les oeuvres de civilisation, de culture, y compris la politique. Qqchose comme (re)faire l'Europe, sauver l'Europe et sa culture du nihilisme, inventer une nouvelle Europe, ce qui est l'avenir.
La prophétie de Nietzsche n'est pas celle d'un illuminé. Les juifs, en Allemagne, ont donné à l'Université, au monde de l'art, de l'esprit, des lettres et des sciences, comme à Vienne, ses plus beaux et ses plus brillants éléments.
La seule chose qu'il n'avait prévu, est la jalousie forcenée et le désir de vengeance ancré dans sa propre médiocrité d'un petit caporal, homme du ressentiment, qui saurait exciter les foules en leur promettant un Reich de mille ans, nouvel Empire païen qui allait enfin supplanter le monothéisme juif et sa culture et s'en débarrasser définitivement pour prendre la place de ce peuple envié-haï.
Onfray a évidemment occulté ces pages de Nietzsche et fabriqué un Nietzsche à sa mesure, à son service.
Je suis parfaitement d'accord; merci de cette démonstration, elle est sans faille. J'ai toujours considéré Onfray comme un manipulateur, et un du genre pire: narcissique total. Il utilise les textes (mal lus et tordus selon ses besoins) et se drape dans une pseudo érudition qui fait mouche; il n'y a qu'à voir le succès média. de ces CD et les émissions de TV où il se rend. Sans compter son accolade à Sarkozy il y a 3 ans... Je sais que Spinoza ne viendra pas à mon secours... Je sais aussi que l'antisémitisme n'est jamais mort et qu'il vit bien, même. De plus en plus ouvertement. Médiatiquement. Le "plan com" de Grasset sur Onfray en est la preuve en partie: la maison Grasset laisse faire, que les arguments de son poulain soient valides ou estimables ou pas, antisémites, ou pas; il vend, ce coco. C'est la locomotive de l'édition chez eux... Alors, sa relecture de Nietzsche..., et qu'Onfray tombe le masque dans ce dernier livre en date, contre les Juifs (entre autres) ne peut que servir la marchandisation. Ouais, l'antisémitisme, ça va même finir par faire vendre, ouvertement!
Oui, le narcissisme est en jeu jibé, vous avez raison. Quelle faille narcissique cherche-t-il à combler avec de tels excès ? La vulgarité de ses propos, leur violence, les attaques personnelles particulièrement basses (il a accusé E.R. de défendre la pédophilie), le machisme, les sous-entendus ou pas sous-entendus antisémites, les nombreux mensonges et accusations énormes et complètement fallacieuses, ce mélange que l'on ne trouve généralement que dans la prose d'extrême-droite... permet de se poser des questions sur ce qu'il poursuit.
et votre librairie ?
Ma (enfin notre) librairie; mais elle ne vend aucun livre de ce monsieur, ... j'attends de voir si on nous le commande. Et nous expliquerons pourquoi nous ne l'avons pas en stocK.
Merci pour ces échanges. La psycho. délirante du sieur Onfray nous serait indifférente si elle ne s'épanchait pas ainsi. Et si (ça va avec) elle ne trouvait pas un tel écho chez les lecteurs. La séduction du manipulateur, comme certain joueur de flûte.
Bien sûr que ses conflits intérieurs, fantasmes et problèmes personnels n'ont d'intérêt que par le rôle qu'ils jouent dans la constitution de ses représentations et la part qu'ils occupent dans ce système de vie qu'il oppose à tout ce qui est issu de ce qu'il combat, la religion et ce qui la rappelle.
Et c'est vrai qu'il y a un aspect hallucinant dans son entreprise. Il propose un autre système de vie pour sortir de ce monothéisme auquel il associe désormais la psychanalyse (il vient de découvrir que Freud a écrit "Moïse et le monothéisme" et ça l'a rendu fou ; Freud rend manifeste la grandeur et la profondeur du monothéisme et la stature exceptionnelle du personnage Moïse, chef politique d'exception, figure paternelle sublime, ; ça l'a rendu fou)
L'enjeu est moins la philosophie que l'invention d'un mode de vie, d'une alternative à tout un pan de la culture qu'il préconise, qui est un produit manifeste de ses fantasmes auxquels il plie la philosophie (l'histoire, les idées) convoquée pour les servir.
Voilà, d'après E.R. ce que serait le système de vie qu'il professe :
"A cette humanité monothéiste (juive, chrétienne, musulmane) exclusivement vouée à la haine et à la destruction, Onfray oppose une humanité athéologique, soucieuse de l'avènement d'un monde hygiéniste, paradisiaque, hédoniste : celle orchestrée par un dieu solaire et païen, entièrement habité par la pulsion de vie et dont lui, Onfray, serait le représentant sur terre avec pour mission d'inculquer à ses disciples la meilleure manière de jouir sexuellement de leur corps et du corps de leurs voisins : par la masturbation. Bien qu'il ne sache pas de quoi il parle et qu'il ne cite pas le livre de Thomas Laqueur («Le sexe solitaire. Contribution à une histoire de la sexualité», Gallimard, 2004), Onfray se montre bien décidé à faire du pénis l'objet d'un culte phallique et volcanique hérité des anciens dieux de la Grèce, lesquels, en tant que présocratiques, seraient les précurseurs de Nietzsche."
Nouveau gourou d'une nouvelle alternative aux religions, comment ça s'appelle ?
Je ne comprends pas le sens de vos propos. Voulez-vous dire que c'est mal de conchier les dogmes (religion, psychanalyse..) ou bien qu'Onfray se livre à cet exercice avec de mauvais arguments ?
Oui, le 2 : de très mauvais arguments.
très mauvais arguments, sur des sujets qu'il ne connaît pas, pas plus la psychanalyse que les religions -qu'il déteste, certes, mais ne connaît pas- et où il détruit des objets fictifs qu'il a préalablement construits, de manière caricaturale, ce qui lui facile ensuite leur critique.
Pas sérieux historiquement, tripatouillage des textes, citations tronquées, et même inventées, déformations, ragots, interprétations illicites, délires ; pas sérieux philosophiquement et théoriquement. Argumentations d'extrême-droite.
Ne donne pas les références en note et en biblio de sorte que ne donne pas au lecteur les moyens de vérifier et s'apercevoir des interpréations tellement libres qu'elles sont fallacieuses.
Quand il écrit des livres sur des sujets d'histoire , c'est pas mieux, pas davantage de rigueur, pas ou peu de sources citées, des idées qui traînent à l'extrême-droite ; voir une analyse par un hsitorien dans le Monde
Merci pour la précision, Alithia.
La virulence du ton employé par Michel Onfray contient et indique son symptôme.
Pourquoi une telle virulence, un tel acharnement mis à détruire l'idole qui, dit-il, fut la sienne dans le passé ?
Ce brulôt contre Freud n'a rien d'un examen serein de questions largement ouvertes depuis longtemps par les psychanalystes eux-mêmes et les historiens de la psychanalyse. L'énergie qu'il met à salir l'image de Freud et de la psychanalyse sont hors du commun et fort suspectes, vu qu'il recourt à des moyens malhonnêtes et moultes falsifications ou interprétations délirantes (Freud aurait soutenu les Nazis !)
Il paraît que fut un temps, quand il songeait à quitter l'éducation nationale il avait envisagé de devenir psychanalyste.
Inconstance quand tu nous tient !
Il se réclame de l'extrême-gauche mais puise ses sources auprès de certains auteurs d'extrême-droite.
Il se prétend libertaire mais il conchie l'expression libre de citoyens lambda sur internet.
Il pourfend les religions monothéistes, dont il ignore la spiritualité et surtout l'enseignement symbolique, il pourfend la psychanalyse lui contestant qu'elle puisse soulager les individus de leurs souffrances, mais il officie dans une chapelle qu'il a créée pour se réserver la place de la parole magique qui apaise et apporte la solution aux maux de la vie, où il promet le bonheur à ses ouailles.
Il se présente comme philosophe mais ignore le questionnement socratique (connais-toi , toi-même) , l'étonnement, première vertu philosophique selon Aristote, et le doute qui fait émerger le sujet (Descartes). Il ignore que la philosophie consiste moins à apporter des réponses nouvelles à d'anciennes questions, qu'à ouvrir à de nouvelles questions.
Combien de contradictions et de bizareries !
Onfray n'apporte que des réponses, il prétend détenir la clef du bonheur et du mode de vie le meilleur, il enseigne comment vivre mais n'apprend pas à s'interroger , à faire retour sur soi, à se connaître soi-même. C'est sa conception même de la philosophie, sa philosophie, comme nouveau remède à tous les maux d'où il s'autorise pour rejeter tout ensemble religion, philosophie et psychanalyse, en tant qu'elles, pour les deux dernières du moins, poussent le sujet à s'interroger sur soi et à préférer les questions aux réponses.
Onfray est un dogmatique qui prétend soigner vos maux existentiels car il a trouvé la formule magique. On voit son dogmatisme au fait qu' il ne connaît que les réponses. C'est pourquoi il n'y a pas de place pour la psychanalyse dans son monde, pas plus que pour Socrate, à qui il préfère les cyniques. Il n'est pas non plus vraiment un philosophe car il n'apprend pas à interroger et s'interroger, il attend au contraire qu'on le suive, lui qui apporte la bonne parole. Un dogmatique et un charlatan qui promet de détenir le cocktail magique du bonheur.
Ce type est très antipathique en tout cas et semble peu honnête dans l'usage qu'il fait des sources et des travaux historiques existants. La bassesse et la déloyauté des moyens dont il use dans les polémiques renforcent encore cette impression.
Il ne tient pas compte de plus de cent ans de travaux, d'écrits, de débats, de recherches, et les histoires nombreuses qui ont été écrites, à partir d'es archives, de cette aventure / invention de la psychanalyse, pour décréter du fond de son atelier d'écriture, et sans tenir compte des milliers et milliers de gens qui ont trouvé dans la psychanalyse un secours, un espace de liberté, une aide, une planche de salut, une libération, une renaissance ...
Oui, Onfray ignore l'aspect pratique, thérapeutique de la psychanalys qui n'est pas seulement une théorie. Il ignore les bienfaits de la psychanalyse pour la vie, pour ceux qui s'y sont prêtés, et le gain de liberté, la libération qu'elle rend possible.
S'il veut enseigner (prêcher) un nouveau culte dit hédoniste, une nouvelle manière de vivre et d'accéder au bonheur, il rencontre sur sa route les religions qui, comme lui, prétendent détenir les solutions, et la psychanalyse qui ouvre au sujet un nouvel espace de possibilités et de libertés, qui ouvre le sujet à son désir et lui ouvre le champ de sa liberté.
Différemment, les religions et la psychanalyse lui font concurrence dans son rôle de prêcheur d'une nouvelle sagesse et d'un mode de vie -ce que font les religions à leur manière- qu'il prétend professer au nom de la liberté et permettant une libération -concurrence avec la psychanalyse.
Il doit évincer ce qui lui fait concurrence pour faire place à son discours et, comme vous l'avez très vu, à ses solutions -aux solutions qu'il prétend détenir- et qu'il prétend offrir à l'humanité sur le mode très simple et donc très populaire de "chacun est à soi-même sa norme " et "la loi et les interdits, on s'en fout" .
En fait Onfray a besoin de détruire l'ordre symbolique pour caser ensuite sa marchandise qui suppose de subvertir un certain nombre d'oeuvres du passé qui ont enseigné la loi aux hommes et leur ont appris aussi que tout n'est pas permis, car les hommes ne sont pas non plus tout-puissants ni maîtres de la terre, ni du temps, ni de l'histoire, ni de l'avenir.
Onfray doit faire la place -ce qu'il appelle détruire les idoles- détruire les références existantes qui le gênent pour avancer sa morale, et sa "solution" aux malheurs de la vie, qu'il impute, non à nous-mêmes, comme le pense la psychanalyse, mais à la religion. La "solution du bonheur" qu'il prétend pouvoir enseigner exige de débarrasser le terrain, du discours imaginaire des religions, de ce que propose la psychanalyse : chercher soi-même son chemin et se libérer de ce qui nious empêche de vivre bien .
Les religions et la psychanalyse sont des concurrents qu'il faut éliminer pour placer ses solutions.
Tous les imposteurs et les faux prophètes, les fondateurs de sectes, ont toujours agi ainsi , détruisant d'abord le discours religieux pour s'imposer et pour proposer ce qu'ils prétendaient être mieux, dans le même registre, sur le même terrain où ils se font concurrence, car ils détiendraient la solution. Les fondateurs de sectes et faux prophètes annoncent qu'ils détiennent la solution du bonheur. Tous prétendent détenir la solution, valable pour tous.
La psychanalyse au contraire apprend qu'il n'y a pas de solution, mais que chacun doit trouver sa voie, son désir, sa liberté, tout en reconnaissant la loi qui concerne toute l'humanité, la même et construire sa vie librement dans ce cadre.
En plus des discours religieux, Onfray doit donc détruire la psychanalyse, car lui seul sait ce qui est bon pour vous et à votre place, il n'incite pas à rechercher par soi-même. Il prêche en faisant croire qu'il détiendrait la solution vraie sur la vie . Cela tient de la pratique du gourou.
Sur le plan intellectuel les moyens qu'il emploie pour discréditer les discours concurrents ne sont pas honnêtes. Là est le problème. Là est aussi l'indice de quelque chose qui ne va pas dans son entreprise. outre qu'il faut toujours se méfier de ceux qui prétendent vous apporter le bonheur au lieu de solliciter votre raison, votre capacité critique et votre désir de liberté et de connaissance de soi .
Votre remarque sur le fait qu'il ne sollicite pas l'interrogation mais prétend apporter des solutions est fort bien vue et représente une critique définitive de son entreprise. Pour moi, ce point est très éclarant et tout à fait clair.
Merci de vos remarques.
La psychanalyse n'a jamais guéri personne, Freud a truqué ses résultats, de nombreuses maladies mentales sont en fait dûes à des accidents génétiques. Fin de la psychanalyse.
"La psychanalyse n'a jamais guéri personne"
Qu'en savez-vous ?
Outre qu'elle prétend moins guérir que aider à vivre et aider à vivre libre, et trouver la possibilité de vivre en harmonie avec son désir véritable, à vivre de manière authentique, les témoignages de ceux qui sont passés par là disent exactement le contraire.
De toute façon quelqu'un comme Onfray qui prétend que Freud était antisémite car (dans Moïse et le monothéisme) il s'en prend au mythe de Moïse en procédant à une étude historique, profane ; Onfray dit qu'il "s'attaque à Moïse", alorsqu' il examine l'histoire hors des mythes bibliques et alorsqu' il se livre dans le même livre à une analsye des racines et des motifs de l'antisémitisme, et où il rappelle aussi qu'il est juif, c'est tout à fait malhonnête vis à vis des lecteurs qui ignorent ce livre de Freud. Quelqu'un qui écrit que si l''on suit la psychanalyse on ne peut distinguer les victimes du nazisme tuées dans les camps et les SS responsables de ces camps, sous prétexte, pour autant que j'ai compris le magma des arguments d'Onfray, que Freud a compris l'existence de la pulsion de mort, c'est vriament scandaleux. Quelqu'un qui prétend que Freud était complice du nazisme car il n'a pas écrit de textes fulgurants contre celui-ci aussi longtemps qu'il était en Autriche ni combattu frontalement le nazisme, c'est se moquer du monde. Quelqu'un qui écrit que Freud était "un compagnon de route du césarisme fasciste autoritaire de son temps", est une infâmie, qui ne s'appuie sur aucun document mais que l'ensemble de la pensée et des écrits de Freud dément. Quelqu'un qui fait mine de ne pas comprendre ce que signifie le texte de Freud "Pourquoi la guerre" et ses réflexions dans une correspondance avec Einstein, où il s'agit aussi de l'analyse de la pulsion de mort, et le même personange qui de manière générale attribue à Freud des intentions contraires à ce que disent ces textes, ne mérite que le mépris et la critique de son imposture car sa malhonnêteté est totale.
Il n'est pas impossible que nombre de ses lecteurs s'en aperçoivent cette fois-ci car les ressorts de la dernière oeuvre d'Onfray et les moyens mis en oeuvres sont énormes et cousus de fil blanc .
A lire les seuls extraits parus dans la presse, les citations de ses passages les plus hallucinants, et la manière dont il répond à l'historienne qui lui met sous le nez la preuve qu'il ignore les travaux des historiens et les textes essentiels de l'histoire qu'il calomnie , on se dit qu'il n'est point besoin d'en lire davantage , le personnage de faussaire malintentionné est suffisament bien établi.
Que notre époque puisse produire de tels ouvrages indique qu'elle va bien mal.
Roland Gori a raison de souligner qu'il s'agit d'une diversion, d'une mise en scène de plus, s'ajoutant aux mises en scène de l'Elysée que nous subissons accablés et que nous refusons et récusons aussi.
Plutôt que des témoignages, vous feriez mieux de consulter le rapport de l'Inserm. Et quand on sait qu'il est arrivé aux psychanalistes de donner de l'argent à un ancien patient de Freud pour le faire taire...
A part les témoignages et l'expérience rien ne permet de dire que la psychanalyse est inutile
Quant aux ragots, rumeurs et résidus de poubelle, il est convenu de ne pas en tenir compte, pour comprendre une pensée et estimer une pratique,
comme ailleurs du reste,
ce n'est pas parce qu'Onfray s'abaisse à ce niveau qu'on est obligé de s'y abaisser avec lui
un témoignage
L'expérience montre que la psychanalyse n'a jamais guéri un schizophrène, et les témoignages montrent que les anciens patiens de Freud, soit disant guéris, sont sortis assez mal en point des séances de canapé de ce charlatan.
Non la psychanalyse ne guérit pas la schizophrénie, parce que la schizophrénie ne se guérit pas véritablement, ni par la psychanalyse, ni autrement. Dans ces cas la psychanalyse peut contribuer alléger une souffrance et aider à faciliter la vie, alléger les symptômes, mais elle ne prétend pas guérir véritablement, pas plus que la psychiatrie du reste.
D'ailleurs la psychanalyse a plus affaire aux névroses, états limites , perversions, addictions et problèmes de la vie, qu'aux psychoses, qu'elle ne peut qu'accompagner mais ne prétend pas faire disparaître complètement. Elle soulage des maux divers, du mal être, elle est une aide pour faire face aux problèmes de la vie, mais elle n'est pas une pratique magique qui pourrait tout réparer, tout changer, tout guérir, comme si on pouvait recommencer à zéro. Elle n'a pas remède à tout, elle n'est pas toute puissante. Elle n'est pas une solution magique qui pourrait être appliquée à tous les maux et tous les réduire, et elle ne se présente pas ainsi. Pas plus que la médecine qui a aussi ses limites et ne prétend pas tout guérir. Seuls les charlatans font ces promesses, ce que ne fait pas la psychanalyse et c'est justement un critère qui permet de distinguer les deux. Celui qui promet d'avoir remède à tout est un charlatan.
Elle ne se substitue pas non plus à la psychiatrie, mais elle apporte une aide et une approche complémentaire par la parole et en cela est utile si elle soulage et aide à se reconstruire. Elle permet essentiellement d'approcher sa vérité personnelle, de se prendre en charge de manière active et de déplacer des motifs inconscients de sorte à vivre mieux, ou à sortir de crises. Elle permet de ne pas se laisser porter passivement par des traitements médicamenteux uniquement qui eux, ne soignent pas, mais calment momentanément, et ne préviennent pas de récidives ou répétitions. Grâce aux médicaments s'ouvre un espace pour la parole qui peut prendre le relais, où la psychanalyse montre son utilité. En cela ils aident à faciliter un passage vers une cure en profondeur d'investigation du psychisme, de type psychothérapie ou psychanalyse.
Le médicament n'est pas tout et la psychanalyse ne peut pas tout. La médecine non plus.
Plusieurs approches différentes, mais complémentaires, peuvent se conjuguer. Et c'est ainsi que procèdent les praticiens de la psychiatrie et de la psychanalyse.
De même que dans les maladies psycho-somatiques des soins somatiques peuvent se conjuguer utilement avec une approche psychothérapique ou psychanalytique qui se complètent, de même dans d'autres cas d'autres souffrances, diverses approches peuvent se conjuguer. Commme on peut concevoir des soins relevant de médecines différentes (occidentale et chinoise par ex.) pratiqués de manière complémentaires, ou de traitements différents pour le corps par ex. médicaments + massages, manipulations kiné, ostéopathie etc. , de même pour le psychisme, plusieurs types de thérapies sont possibles et pratiquées de manière à se compléter, la psychanalyse vient étayer et compléter des traitements d'un autre type, psychiatriques par ex.
Mais toujours l'engagement du sujet et sa parole sont convoqués car nécessaires au soulagement et au mieux être qu'il recherche.
Par ailleurs ce que vous dîtes de Freud est tout à fait inexact. Hormis à vouloir demander l'impossible càd imposer des critères de "guérison" qui n'ont pas lieu d'être (on ne guérit pas de la vie et on ne guérit pas de tout, simplement on peut se porter mieux)
Même Onfray ne va pas jusque là , il dit "Je ne conteste pas qu'elle soigne parfois, je conteste qu'elle guérisse tout le temps." En fait, ce qu'il dit là, tout psychanalyste et connaisseur de ce qu'est la psychanaylse, tout homme sensé simplement, peut y souscrire : la psychanalyse ne guérit pas tout et pas toujours. Ben oui, et alors ? C'est évident. On peut en dire autant de la médecine. Est-ce une raison pour dénoncer la médecine et la psychanalyse dans les termes et de la manière que le fait Onfray pour cette dernière ? Evidemment non.
sur Mediapart un très bon article
Par ailleurs j'ai trouvé cela sur la vie d'Onfray qui a parlé dans un autre livre de son enfance où il a souffert d'une mère non aimante , qui lui a prédit qu'il "finirait sur l'échafaud", confesse-t-il et qui l'a mis en pension dans un orphelinat tenu par des prêtres
" Dans un de ses livres - « la Puissance d'exister »,... -, il racontait comme sa mère l'avait maltraité, tout en accusant la société, les curés et alii". sur le site du Nouvel Obs
Onfray transfert à la société et à la religion la responsabilité de l'attitude de sa mère envers lui.
Onfray écrit pour se guérir de son enfance, comme tout un chacun qui, plus ou moins, parle de lui quand il écrit et compose son écriture avec ou à partir de son histoire qu'il transforme et sublime dans l'écriture.
Il semble que Onfray écrit pour se guérir, et pour se guérir de sa mère qui l'a maltraité et l'a détesté. Si ses problèmes étaient surmontés et son histoire apaisée son écriture serait plus sereine, ses combats et prises de positions ne seraient pas si violents.
Ce qui manque à Onfray c'est un passage sur le divan.
"Ce qui manque à Onfray c'est un passage sur le divan."
sans doute,
et alors il ne règlerait pas ses comptes sur le dos des millions de personnes qui bénéficient de l'apport de la psychanalyse, en cure et dans les institutions, ce qui évite l'hopital et l'enfermement à tous ceux qui sont atteints de troubles graves
Il règle ses comptes sur le dos de millions de personnes souffrantes.
C'est pas joli.
Onfray sur le divan, c'est pas pour demain
salut, à deux mains !
Non, pas pour demain. Avant, il voulait devenir psychanalyste, mais il a changé son fusil d'épaule et retourné sa veste car lui est venue l'idée de faire un best-seller en disant des horreurs sur Freud, accusé absolument de tout.
Pour le contenu, facile : il reprend tous les ragots, les rumeurs, médisances usées jusqu'à la corde, contre Freud, et toutes les attaques contre la psychanalyse qui traînent dans le placard aux vieilleries, aussi vieilles que la psychanalyse et qui sont grosso modo le fait de l'extrême-droite aujourd'hui réactualisant celles du conservatisme catholique qui s'est déchaîné contre la psychanalyse dès les début de celle-ci. Ce conservatisme catholique pourtant honni par Onfray, paraît-il, mais on n'est pas à une contradiction près chez ce Monsieur.
Il n'a rien inventé, il a fait les poubelles. Et dans les poubelles de la calomnie on trouve la vieille droite catholique la plus conservatrice et l'extrême-droite de toujours, mobilisées contre la psychanalyse depuis plus d'un siècle. Voir l'histoire étudiée par Alain de Mijolla, historien de la psychanalyse.
Pour la crédibilité du propos, voyons. Freud est accusé d'antisémitisme et de complaisance envers le nazisme, ce qui est la seule nouveauté apportée par Onfray. Il fallait oser en effet.
A propos de « Moïse et le monothéisme », Onfray écrit : « C’est donc dans ce contexte d’antisémitisme forcené que Freud s’attaque à Moïse ! son ouvrage passerait pour antisémite sous toute autre signature.»
C'est pas tout. Onfray prétend donner une leçon de courage politique à Freud, qui n'a pas écrit de texte pour dénoncer publiquement le nazisme alors qu'il vivait en Autriche, âgé et atteint d'un cancer.
Rappelons tout de même que ses livres furent brûlés par les nazis en mai 1933 en même temps que ceux d’Einstein, ce qui lui inspira ce mot « Au moins je brûle en bonne compagnie »
Onfray pense que Freud aurait dû prendre les armes sans doute. Il affirme que Freud a collaboré avec l’Institut Goering car il a écrit pour demander l'autorisation de l'exercice de la psychanalyse. En 34 Freud écrivait : « Le monde devient une prison, sa pire cellule est l’Allemagne ». Onfray ignore-t-il que le nazisme persécuta les psychanalystes ?
En 1938 Freud parvient à quitter l'Autriche grâce à une énorme somme versée par la princesse Marie Bonaparte, elle-même sauvée d'une existence atroce grâce à la psychanalyse par parenthèses, elle sauva Freud qui devait mourir à Londres un an plus tard. Avant son départ la Gestapo lui demanda de signer une lettre attestant qu’il avait été bien traité. Il fit suivre sa signature de la mention : « Je recommande volontiers la Gestapo à chacun. »
Si tous les antisémites et complices du nazisme étaient de la trempe de Freud, le monde serait tout autre.
Quelle peut-être la raison d'un tel retournement de la part d'un ancien admirateur de Freud jusqu'à recourir à des arguments aussi indignes de la part d'un homme qui se dit de gauche ?
Après avoir encensé les penseurs de la subversion que sont Nietzsche, Marx, et Freud, il s'attaque maintenant à l'un d'entre eux (attendons la suite avec Marx, qui ainsi traité, pourrait faire encore un joli best-seller). Comment comprendre un tel paradoxe ? Après avoir fait son chemin comme penseur de la subversion, il rêvait d'être reconnu comme penseur subversif, mais le petit scandale qu'il essayait d'entretenir sur la religion n'y suffisait pas. En dehors de son public, il n'intéressait personne. Le tournant s'est amorcé quand il a voulu occuper la place de la subversion, l'incarner à lui seul. Il s'est toujours complu dans la position de la subversion et de l'auteur qui s'en prend aux préjugés. Ce qui fit son succès auprès d'un certain public. Cette position est en effet fort appréciée du public qui aime participer de la subversion des préjugés : dans la mesure où il s'imagine qu'il en est ainsi, il pense s'émanciper. Onfray a ainsi acquis un certain succès, mais jamais de reconnaissance au-delà de son cercle. Vint le moment où il lui fallait arracher cette reconnaissance . Il a voulu incarner à lui seul la subversion et c'est là que le problème commence. Pour cela il fallait faire tomber des têtes. Il commence par Freud, mais à n'en pas douter il y aura une suite.
Le problème étant que n'ayant pas l'once du début de commencement de talent pour être lui-même un auteur subversif reconnu comme tel, venant après les 3 précédents son ombre était fort pâle et que même il se trouvait incapable d'être un auteur tout simplement, il n'a trouvé que le moyen de tuer le père et profaner son cadavre, tout en cherchant à faire passer son geste pour le bris d'une idole devenue inutile voire néfaste. Ainsi faire passer un auteur subversif pour un conservateur et un traître, un grand esprit pour un menteur aux tricheries mesquines, un inventeur de génie pour un manipulateur ego-centré et donner du théoricien fondateur d'une discipline nouvelle la plus révolutionnaire de l'époque une image ridicule, l'édifier en place d'idole pour mieux le rabaisser au rang de pantin, voilà le prix à payer pour l'évincer afin d'occuper la place.
Sa mise à mort de Freud s'appelle "crépuscule d'une idole".
L'idole c'est Freud. Le crépuscule indique la fin, la mort, après laquelle vient l'astre solaire Onfray - qui prétend fonder un culte solaire hédoniste.
Gérard Miller suggérait que ce titre relève de la paranoïa.
Et en y réfléchissant je pense que là est en effet l'explication. On est en présence d'un livre de paranoïa, d'un geste paranoïaque de mise à mort des grands noms qui furent ses modèles et ceux de toute une époque. Onfray , officiant d'un nouveau culte au dieu solaire païen annonce le renversement des anciens dieux du Logos, leurs représentants réduits au rang d'idoles ridicules et inutiles doivent être rabaissés pour être brisés. Voilà ce qui ne va pas dans le geste de Onfray et qui provoque une si forte gêne. Il veut occuper la place du maître, sans en avoir du tout les moyens. Il ne lui reste que les moyens de ses moyens, les coups bas.
Il croit pouvoir incarner la subversion après avoir fait le vide et effacé toute image paternelle.
Devinette. Qui est l'ancien psychanalyste qui a dit ceci ?
Le réel est ce point de fuite comme l’objet de la science (et non de la connaissance qui elle est plus que critiquable) le réel c’est l’objet de la science. Notre pratique est une escroquerie, du moins considérée à partir du moment où nous partons de ce point de fuite. Notre pratique est une escroquerie : bluffer faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c’est quand même ce qu’on appelle d’habitude du chiqué – à savoir ce que Joyce désignait par ces mots plus ou moins gonflés – d’où nous vient tout le mal. Tout de mêmes, ce que je dis là est au cœur du problème de ce que nous portons (je parle dans le tissu social) [...] Cet inconscient auquel Freud ne comprenait strictement rien, ce sont des représentations inconscientes. Qu’est-ce que ça peut bien être que des représentations inconscientes ? Il y a là une contradiction dans les termes : unbewusste Vorstellungen. J’ai essayé d’expliquer cela, de fomenter cela pour l’instituer au niveau du symbolique. Ça n’a rien à faire avec des représentations, ce symbolique, ce sont des mots et à la limite, on peut concevoir que des mots sont inconscients. On ne raconte même que cela à la pelle : dans l’ensemble, ils parlent sans absolument savoir ce qu’ils disent. C’est bien en quoi l’inconscient n’a de corps que de mots.
Je suis embarrassé de me donner en cette occasion un rôle, mais pour oser le dire, j’ai mis un pavé dans le champ de Freud, je n’en suis pas autrement fier, je dirais même plus, je ne suis pas fier d’avoir été aspiré dans cette pratique que j’ai continuée, que j’ai poursuivie comme ça, comme j’ai pu, dont après tout il n’est pas sûr que je la soutienne jusqu’à crevaison.
Lacan.
Bon , on en fait quoi ?
Quand Lacan dit Il y a là une contradiction dans les termes : unbewusste Vorstellungen. J’ai essayé d’expliquer cela, de fomenter cela pour l’instituer au niveau du symbolique. Ça n’a rien à faire avec des représentations, ce symbolique, ce sont des mots et à la limite on peut concevoir que des mots sont inconscients. On ne raconte même que cela à la pelle : dans l’ensemble, ils parlent sans absolument savoir ce qu’ils disent. C’est bien en quoi l’inconscient n’a de corps que de mots.
Etes-vous sûr d'avoir compris ce que ça veut dire ? Cette "contradiction dans les termes" et "l'inconscient est fait de mots" -ce que l'on comprend en lisant Freud et ce qu' a justement compris Lacan et qu'il a fort bien expliqué et montré.
Cette contradiction dans les termes -Lacan a raison, c'en est une- et l'inconscient est fait de mots = ce que l'on comprend en lisant Freud et ce sur quoi va insister Lacan jusqu'à donner à la psychanalyse un autre modèle scientifique que celui des sciences de la nature -qui était le modèle pour Freud- avec Lacan, c'est la linguistique. Comme pour d'autres sciences humaines à la suite de Levi-Strauss, la linguistique devient la science de référence, qui donne des clefs et qui est à imiter, car la langue comme système de signes etc...
C'est tout le XX° siècle qui tourne autour de cela, linguistique et langage, de Wittgenstein à Jacobson, et Pierce, Quine, jusqu'à Levi-Strauss et Lacan.
Mais une fois encore vous avez dû rater et l'occasion d'expliquer pourquoi " contradiction dans les termes" et pourquoi "l'inconscient est fait de mots" , ce qui se comprend en lisant Freud mais... il faut être bon lecteur, comme Lacan et surtout pas comme Onfray qui, lui, ne sait pas lire les textes et commet beaucoup de bourdes et dit beaucoup de bêtises.
(l'inconscient est fait de mots, le nouveau modèle épistémologique, d'où il veint et pourquoi ... toutes choses que Onfray ignore, qui a bêtement recopié le Livre noir, Debray-Ritzen, et introduit quelques ragots ramassés dans les poubelles , largement falsifiés et déformés en plus factuellement et quant à leur interprétation selon les cas, car il croit le pauvret, que si Freud n'a pas été un héros doublé d'un saint, cela invaliderait son invention et ce qu'il a théorisé
Ce qu'écrit Onfray est vraiment n'importe quoi et ça vole vraiment très très bas.
Il se prétend nietzschéen mais sa démarche est tout le contraire de ce que Nietzsche a pensé et envisagé et il massacre Nietzsche, comme du reste les autres auteurs.
Un livre à scandale, pour faire scandale. Les media se jettent dessus car il y a du scandale dans l'air, faut pas chercher plus loin.
Onfray mieux de le laisser tomber. Ce qu'il raconte ne vaut rien et quand il intervient à la Télé il est extrêmement agressif et insupportable de dogmatisme, il assène des contre-vérités à chaque phrase. Cette rhétorique et ce style, seule l'extrême-droite en est capable. et dans les polémiques pour faire face aux critiques, ses arguments sont au-dessous de la ceinture, comme dit Gori, au sens de références et style de corps de garde.
Cette personne est particulièrement grossière et ses arguments le jugent aussi bien les espèces de racontars sur Freud (qui seraient censés invalider son invention, la psychanalyse, qui a quasiment révolutionné le siècle, ) que les jeux de mots grossiers qu'il oppose à une femme.
Si chacun exprimait ce qu'il pense de Michel Onfray... en tout cas il père-sévère.
Mauvais philosophe, mauvais débatteur et polémiqueur et apparemment il ne recule pas devant les coups bas.
Mais quel succès !
Je vais vous faire une revelation: on peut penser qu'Onfray est un charlatan qui dit n'importe quoi et en meme temps penser que la psychanalyse est une escroquerie. Et en plus je suis Juif (d'ailleurs jamais compris le rapport que certains inventent entre Judaisme et Psychanalyse, rien a voir, et Freud etait un Juif tres dejudaise qui ne connaissait rien au Judaisme).
La psychanalyse n'est pas une discipline scientifique. C'est du meme ordre que l'astrologie. Certains y croient sans la moindre raison rationnelle. Tant mieux pour eux.
Vous êtes libre de penser ce que vous voulez, bien entendu. Je crois que vous vous trompez, mais je ne vais certainement pas chercher à vous convaincre, je n'en ai pas les moyens, à tous points de vue et en particulier dans ce cadre.
Je tiens Freud pour un des plus grands inventeurs de l'époque contemporaine.
Cela demanderait de bien longs échanges , dans d'autre cadre de toute façon.
Et par ailleurs, juste sur un point, s'il était athée, il n'était pas ignorant du judaïsme.
Par ailleurs encore, êtes-vous le même Benjamin qui est intervenu sur l'article concernant Shl. Sand ? Si oui, allez voir si vous voulez bien, qq'un vous a posé une question.
La linguistique n'est pas devenu un modèle grâce à levi strauss....
il y a participé mais que c'est réducteur de dire cela...
Lacan est un chalatan, voir "impostures intellectuelles" de bricmont
ou encore ce qu'en dit chomsky...ses métaphores mathématiques (à Lacan pas Chomsky) son risible....
Vous n'y connaissez rien, à ces sujets pas plus qu'aux autres, et vous n'énoncezz que des idées fausses, pour ne pas dire des énormités, fruits de votre ignorance, sur des sujets auxquels vous ne connaissez rien..
qu'est-ce qui vous permets de dire que je n'y connais rien? ne serait-ce pas là le genre de jugement que vous reprochez à wikipedia?
Il est claire que l'approche de Levi Strauss se réclame des "cours de linguistique générale de Saussure mais Lacan est beaucoup plus influence par un Jackobson car le structuralisme de LV est à prendre comme un modèle d'approche, pas une explication comme chez Foucault par exemple ou lacan.
Ensuite sur les charlatanerie de lacan, il n'y a qu'à voir quand celui-ci dit "racine de -1 c'est l'organe érectile" c'est risible. Et ses métaphores sont d l'avis de grands mathématiciens (comme renée thom) complètement fausses.
à vous lire , cela en donne témoignage suffisant
qu'il y ait un tournant linguistique au XXième siècle c'est évident, mais ça ne sauve pas freud....et surtout pas lacan, dont l'apport en linguistique est pour le coup nul...
Pensez ce que vous voulez, on voit bien que tout ceci n'est pas du tout votre domaine (je n'ai pas parlé de tournant mais de science modèle, nuance ! donnant lieu à des applications dans d'autres domaines, comme les maths, voyez-vous, je ne sais si vous pouvez comprendre cela ? )
Le terme de tournant linguistique n'est pas mon invention, ensuite la linguistique ne donne pas lieux à des applications mathématiques c'est l'inverse....allez lire "structures syntaxiques" de Chomsky et plus largement la grammaire formelle....
la linguistique s'est prêtée à la formalisation très tôt s'est pour cela que les autres sciences littéraires ont voulu la prendre comme modèle....maintenant il arrive quelque chose de comparable avec l'économie et l''essor des probabilités et statistiques...
vous n'avez répondu à aucun de mes arguments,
vous voulez que l'on appelle science ce genre de discipline alors que dès qu'on vous contredit vous dites que ce n'est pas votre domaine,
si vous avanciez quelque chose en math ou physique, personne ne réagirait comme ça, on essaierait de voir si vous avez raison ou tord...
Mais qu'est-ce que vous racontez ? que " la linguistique ne donne pas lieux à des applications mathématiques"
Pouvez-vous relire ce que j'ai écrit : pour les sciences humaines c'est la linguistique qui joue un rôle comparable à celui que jouent les maths pour les autres sciences, soit un rôle de modèle à imiter et donnant lieu à des applications (c'est la linguistique qui joue ce rôle, -modèle et rend possibles des aplications- comme les maths...) Il ne s'agit absolument pas de ce que la linguistique donnerait lieu à des applications mathématiques.
Vous lisez trop vite, car non seulement ça n'a rien à voir, mais ça n'a même pas de sens de dire ce que vous dîtes.
Aussi logique que de dire, le recours au beurre, en cuisine, donnerait lieu à l'application d'huile d'olive.
Si c'est la linguistique qui donne lieu à application, c'est la linguistique qui est appliquée, et non autre chose, maths ou cataplasme ...
A part cela : la linguistique pense la langue comme système.(voyez par vous-même pourquoi, comment, les incidences et conséquences... je vous prie)
Elle est utilisée comme modèle : pour penser d'autres phénomènes comme système ; voyez par exemple, le modèle de cela : de Levi-Strauss "Les Structures élémentaires de la parenté" ; et ex "Le système de la mode" de Barthes.
Désolée, je ne peux vous faire un cours in extenso mais il est clair que non seulement vous ne connaissez pas ce sujet mais de plus vous avez compris complètement de travers ce que j'ai rappelé de la linguistique ...
Ce qui ne vous empêche pas de juger, de trancher, sur Freud, Lacan, etc.
Encore un exemple de critique de la psychanalyse qui ne connaît rien à ce qu'il prétend critiquer.
La seule chose -à peu près- exacte que je vous accorde est lorsque vous écrivez : " la linguistique s'est prêtée à la formalisation très tôt s'est pour cela que les autres sciences littéraires ont voulu la prendre comme modèle"
Ce qui ne change rien au fond : c'est la linguistique qui sert de modèle.
Demandez-vous pourquoi.
Pour ce qui est de la formalisation, soit : mais qu'y avait-il à formaliser ? Pourquoi se prêtait-elle à formalisation ? C'est dans la réponse à ces questions que se trouve la raison pour laquelle la linguistique a intéressé les sciences humaines et a pu leur servir de modèle : la linguistique, ok ? pas les maths.
Par ailleurs, (notez bien le par ailleurs) il peut fort bien y avoir projet / fantasme de formalisation, venu d'une certaine idée des maths, mais c'est autre chose, et cela relève d'une classique idée des maths et d'un fantasme de scintificité qui serait ainsi acquis si formalisation il y avait;
Mais c'est autre chose que le recours à la linguistique et ce qu'elle a permis .
D'accord aussi, que Lacan s'inspire plus de Jacobson ; je crois l'avoir écrit. Et alors ? Qu'est-ce que cela change au rôle modèle de la linguistique ?
N.B. je n'ai pu vous répondre avant, pour cause de pbs internet, je n'avais pas vu vos deux messages
Les exemples de Lacan avec les mathématiques pourraient plutôt servir à critiquer la mauvaise utilisation de termes propres à un domaine de connaissance dans un autre domaine de connaissance qui n'a rien à voir, et non à descendre la psychanalyse d'une manière générale. Il me semble bien que la critique littéraire a repris un certain nombre de termes à la physique (notions de champs par exemples) dans un sens totalement différent : les lettres ont fini par se réapproprier ces termes de sortes qu'ils sont complètement intégrés à la discipline avec leur nouveau sens. Ce genre d'emprunts qui ont fini par être totalement assimilés n'est pas blâmable en soi, c'est l'utilisation fautive (souvent dépourvue de sens) de ces termes dans simple but d'impressionner le lectorat ignorant qui est blâmable. En ce qui concerne Lacan je ne peux rien en dire, ne connaissant pas le sujet, le problème des citations sorties de leur contexte reste toujours le même. Même si Lacan disait des bêtises sur ce point précis (ce qui est peut-être vrai), que chercherait-on à prouver exactement ?
Oui, il semble que dit ainsi c'est nettement plus exact.
là on est d'accord....
même si pour ma part je pense (mais c'est à vérifier) que les notions de champs de travail ou encore d'énergie, furent à l'origine littéraire et récupérer par la science.
Ce que j'ai dit sur Lacan ne condamne pas la psychanalyse mais corrobore sa réputation de charlatan pour beaucoup de monde.
POur ce qui est de la psychanalyse elle même je dois avouer pour le coup que je la connais mal, donc si je m'y oppose c'est pour des raisons philosophiques, je suis sartrien sur cette question et pense qu'on ne peut prendre l'homme dans sa totalité comme objet, qu'il y a une subjectivité absolu en l'occurence, la science ne peut que s'interresser à de certains point de vue toujours réducteur (la neurobilologie a pris le cerveau et non l'homme comme objet)
c'est sur ces point que la démarche même de la psychanalyse me semble problématique
comment pouvez-vous à la fois reconnaître que vous connaissez mal la psychanalyse et prétendre être en mesure de juger que Lacan est un charlatan ?
Pas très rationnel ni très fondé, il me semble.
P.S. N.B. je n'ai pu vous répondre avant, à vos messages d'il y a 3 jours, pour cause de pbs internet, je n'avais pas vu vos deux messages.
je viens d'y répondre
Lacan est distrayant, c'est un écrivain et un performer, j'aime bien. Par contre je doute que quelqu'un ait profité de ses talents de praticiens pour guérir la moindre affection mentale.
Freud est intéressant, mais dépassé, et dangereux en ce sens que les gens n'osent pas le voir comme ça, on refuse d'en faire un chercheur important en psychologie pour en faire le messie d'une vérité révélée intouchable. Le problème de Freud, ce n'est ni sa personne, ni ce qu'il a fait ou dit ou écrit, ce sont ceux qui ne parviennent pas à accepter que la connaissance doit avancer et que le plus bel hommage qu'on puisse rendre à un scientifique, c'est de jeter ce qui n'est plus valide dans son oeuvre.
Comme Onfray, vous commencez par une facilité que vous vous accordez, à savoir poser une idée fictive et absurde, décrivant une réalité qui n'existe nulle part, pour la contrer ensuite facilement, évidemme,t, vu que vous en avez préalablement posé l'absurdité et la fausseté quand vous dîtes "on refuse d'en faire un chercheur important en psychologie pour en faire le messie d'une vérité révélée intouchable."
Qui est ce "on" ? Où avez-vous vu cela ?
Des noms, svp, des références. Vous inventez un faux pb pour le mettre facilement à bas.
Freud n'est pas un messie et n'a jamais été vécu ainsi, étant donné qu'il est un des plus grands rationalistes qui soit, étant donné qu'il a proposé d'introduire une approche rationnelle (comprendre, analyser) le domaine de l'irrationnel par excellence, celui où se loge l'irrationnel en l'homme : son psychisme dans ses profondeurs, dont le rêve donne qq témoignages.
Freud est un grand rationaliste. Il suffit de le lire pour s'en apercevoir. Son oeuvre consiste précisément à étendre le champ de la raison dans un domaine de l'irrationnel.
De plus vous devez bien ignorer l'histoire de la psychanalyse qui, après Freud et en particulier avec Lacan, loin de vénérer bêtement Freud, n'a cessé d'apporter corrections, compléments, ajouts, et abandons de certains points : la psychanalyse a une histoire et du côté de la théorie ça travaille ; voyez par ex. cette phrase de Lacan déjà citée ici précédement signifiant que "représentation inconsciente" ça ne veut rien dire (l'expression est de Freud) mais que l'inconscient est constitué de mots.
Donc, sur ce point vous vous trompez et ce que vous dîtes est faux.
Ensuite, sur la dimension thérapeutique de la psychanalyse qu'ignorent superbement tous les Onfray et autres ennemis de la psychanalyse dont il recopie les habituelles vindictes qui seraient ubuesques si elles n'avaient un sens en matière de politique de la santé :
Il y a en France aujourd'hui 8 millions de personnes qui bénéficient de l'apport de la psychanalyse en matière de thérapie, dans les institutions diverses et en pratique libérale.
Prenant en compte toutes les personnes qui par le passé ont eu l'occasion d'en bénéficier, il est un simple fait, un simple constat, que la psychanalyse et ce qu'elle a apporté pour aider les personnes en souffrance et soulager leurs maux, existe et qu'on ne peut s'en passer, du point de vue de toutes ces personnes qui s'adressent à des professionnels de santé instruits de la psychanalyse et formés par elle.
La psychanalyse existe et constitue et a constitué une thérapie utile pour des millions et des millions de personnes ou encore elle est un auxiliaire ou un complément à d'autres soins et d'autres approches, pour des millions de personnes . C'est un fait et l'apport de la psychanalyse n'est plus à démontrer : pour les personnels de santé, cela est acquis. Non qu'elle soit un remède miracle ( il n'existe pas de remède miracle) mais jusqu'à présent on n'a pas trouvé mieux et rien ne peut remplacer la dimension de la parole qu'introduit la psychanalyse .
Que faîtes-vous de cela ? De cette réalité et de ce fait qu'elle a également profondément pénétré la culture ?
N.B. : la psychanalyse, et non une personnalité soi-disant déifiée (thèse d'Onfray, totalement stupide ; mais bon, Onfray est bête, c'est normal qu'il énonce des idées qui sont bêtes)
Ceci dans des cas forts divers où il s'agit toujours de la souffrance des sujets et de trouver du sens à ce que l'on vit, sans s'en remettre passivement à une intervention extérieure purement mécanique, médicamenteuse, non susceptible d'approcher quelque peu le sens de ce que l'on vit et fonctionnant comme une supposée prise en charge à votre place de vous maux (soi-disant, car cela n'est pas possible autrement qu'au prix de l'étouffement de ce que l'on vit et du sens de ce que l'on vit : personne ne peut à votre place savoir de quoi il s'agit et ce qu'il conviendrait de faire pour vivre au mieux sa vie : dans ce domaine nulle prise en charge par un autre n'est possible : celle-ci, si elle est promise, est un mensoge et relève d'une incitation à la soumission passive, au silence et à l'acceptation docile de ce que l'on vit comme un destin ).
Sans faire du tout de psychanalyse , un bon médecin sait cela. Il sait que c'est l'écoute qu'il offre et la dimension de la parole sont essentielles dans l'approche des maux dont le patient vient lui faire part et lui donner témoignage et que le soulagement du patient est complètement lié à la personne du médecin, sa position vis à vis du patient qu'il soigne comme une personne et laisse entendre à son patient cette vérité fondamentale : c'est le patient qu'il soigne, comme une personne, qu'il s'agit non pas d'un symptôme à résorber sans rien vouloir savoir de la personne et de sa vie.
Les patients le savent car ils le sentent : la différence est totale entre une simple prescription de médicaments qui s'attaquent aux symptômes et l'écoute du médecin et la possibilité de parler de ce dont il souffre, voilà qui fait toute la différence entre deux manières de pratiquer la médecine et ce qui fait qu'on considère qu'on a affaire à un bon médecin... si on le cherche bien sûr, si on cherche un tel médecins.
Certaines personnes prefèrent la 1° approche, médicamenteuse et silencieuse, certaines personnes désirent ne rien savoir de ce qui leur arrive et pourquoi elles souffrent et de quoi. C'est votre position. Très bien. Mais laissez les autres à leurs préférences svp, c'est la moindre des choses de respecter la liberté de ceux qui ont expérimenté le bien que leur apporte d'autres approches où il existe une place pour la vie psychique, pour la parole, et pour une parole libre qui délivre, à côté ou en dehors de la seule prescription médicamenteuse.
C'est du terrorisme de vouloir l'interdire. On pourrait dire la même chose à propos de toutes sortes de manières de se soigner autres que la médecine classique , ce qui est le cas de bien plus de la moitié des gens qui se soignent autrement qu'avec des médicaments : que ce soit acupuncture, et autres approches de médecines orientales, ou encore remèdes traditionnels par les plantes, par certaines substances connues depuis des siècles, phytothérapie et autres remèdes dits "naturels", écologiques, traditionnels, qui ont fait leurs preuves , ou toutes sortes de massages et pratiques corporelles, ostéopathie comprise -bien que non reconnue-, sophrologie, homéopathie etc. qui agissent sur certains maux sur lesquels la médecine pharmaceutique n'a pas prise, n'agit pas , n'a pas sa place , serait trop brutale par ex (pb bien connu de l'abus d'antibiotiques par ex.)
La psychanalyse intervient dans de multiples circonstances en dehors de la cure proprement dite, elle intervient comme auxiliaire, comme supplément qui apporte une autre dimension, qui permet de respecter une autre dimension : celle de la liberté du sujet et d'une parole libre qui respecte donc la liberté du sujet, seul à pouvoir exprimer ce dont il souffre. Cela en ménageant une place pour la dimension existentielle de ses noeuds, ses maux, ses soufrrances, ses problèmes, ses impasses.
La psychanalyse est extrêmement présente dans la thérapeutioque des problèmes psychiques, des problèmes de la vie . Soit pour accompagner d'autres traitements, psychiatriques lourds pour les affections lourdes, soit au contraire psychologiques légers pour les personnes affectées d'autres problèmes plus légers et ne souhaitant pas aller au-delà d'une psychothérapie demeurant plus en suface et ne faisant pas l'objet d'une investigation longue parce qu'en profondeur, soit encore tous les accompagnements d'investigations diverses et de traitements divers, pour les problèmes de type drogues par exemple, ou pour parler des difficultés quotidiennes , familiales, crises momentanées de toutes sortes, difficultés relationnelles et autres cas où l'on peut avoir besoin d'aide et besoin de parler à quelqu'un, soit pour aider les gens à supporter une maladie lourde , très grave.
Bref, elle est un luxe, le luxe d'avoir le droit de s'occuper de soi , offert à tous, que prend en charge la Sécurité sociale dans les institutions. C'est de ce luxe de liberté reconnue à tous comme personnes, que veulentt supprimer Onfray et les gens qui s'expriment comem vous en s'attaquant à la psychanalyse ; dont le discours pourrait se résumer à : assez de chichis et d'histoires avec vos explorations de l'âme et des états d'âmes des patients en souffrance ; collez-leur une bonne dose de médicaments et ça repart ; remettez-les moi sur pieds et qu'ils aillent au boulot et surtout se taisent. Surtout se taisent
Si ça vous plaît de participer à l'oppression, c'est votre affaire, mais laissez les autres en paix, les autres pour qui la liberté est un bien qui n'a pas de prix. fichez-leur la paix et laissez les autres libres de vivre ce qu'ils ont découverts comme la plus grande expérience de liberté qui puisse être faite par quelqu'un dans la souffrance et confronté aux problèmes de la vie, de sa vie.
Bref la psychanalyse aide des millions de gens, qui y trouvent leur bien. Qui êtes-vous pour interdire à toutes ces personnes , thérapeutes et patients, de faire leur travail pour les uns, de trouver aide et soulagement pour les autres ?
Ce genre de position répressive et régressive, est le vrai danger qui menace aujourd'hui des millions de personnes , si elle devait devenir la règle d'une politique de santé.
Ce genre d'interdit portant sur la psychanalyse constitue une sorte de terrorisme, relevant d'une position totalitiare, qui de plus, par delà ces propos qui sont absolument aberrants quand tant de personnes y trouvent une aide précieuse, revient à défendre et donner appui à une politique de santé mentale qui est actuellement une tendance lourde des autorités politiques représentées par l'actuel président de la République, qui va clairement à l'encontre de la liberté des sujets et du bien des patients, étant tout entière normalisatrice et utilitariste, à seule fin de mettre en état de travailler sans protester le travailleur dont l'économie a besoin et réduire au silence les autres , faire taire leur souffrance, voire traiter par la répression (prison) les grands maux dont souffrent ceux qui sont tombés dans une vie asociale, tels les SDF par ex. qui sont pour la plupart de grands malades mentaux.
Les hopitaux psychiatriques suppriment des lits, jettent à la rue des grands malades, qui vivront sur le trottoir s'ils sont suffisament pacifiques, ou, dans le cas contraire, finiront en prion. Voilà un des aspects d'un epolitique de non soins et de dénégation de la souffrance des sujets, qui pense uniquement en termes d'économies budgétaires.
Qui êtes-vous pour interdire aux gens de bénéficier d'une pratique libre qui cherche à toujours ménager leur liberté ?
Qui êtes-vous pour contribuer à empêcher qu'une politique de santé soit orientée par le respect de la dignité humaine et non la répression au service d'une logique économique cynique ?
Quels sont les intérêts de l'industrie pharmaceutique et des pouvoirs publics actuels assis sur une position purement normalisatrice et répressive, visant le silence et la soumission des sujets souffrants qui n'ont qu'une idée directrice en guise de soin : faire taire, toute expression de souffrance comme toute révolte , voilà ce que vous soutenez avec d'autres qui s'attaquent (bêtement et fort négativement) à la psychanalyse et sa pratique de respect de la dignité et de la liberté des sujets.
Cette dernière intervention d'Onfray doit être rangée dans ce dernier cadre : au service d'une politique de santé absolument répressive et réactionnaire, qui veut étouffer l'avancée de représente la psychanalyseet les approches où la psychanalysea sa place.
Car bien sûr, à la place de la psychanalyse qu'il veut descendre en flammes, il n'a aucune autre thérapeutique à proposer , hormis, forcéement, ce qui existe, soit le seul médicament, pour faire taire, ce qui du reste traduit chez lui une expérience personnelle, le Monsieur étant sous fort traitement médicamenteux invalidants depuis qu'il a 20 ans à peu près (à propos de la thèse qu'il affectionne : la vie d'un auteur éclaire sa théorie)
Alors ... ?
J'ai condamné Lacan pour ces propos obsures, et ses divagations mathématiques, qui ne sont pas isolés chez lui, mais une véritable habitude, ensuite ce que je relai là n'est pas ma seule opinion mais celle de Chomsky, Renée Thom, Sokal, Bricmont ou Changeux pour ne citer qu'eux....
La psychanalyse elle même n'a jamis rien apporté sur la connaissance même du cerveau des mots même de Changeux dans "matière à penser"...elle n'est pas prédictive et ne confronte pas à l'expérience, la psychatire est elle une vrai science qui s'appuiet non pas sur Freud ou Lacan mais sur les travaux de neurobiologistes...c'est là toute la différence...
La psychanalyse est une littérature, rien d'autre....
Freud un philosophe, même si je ne suis suis pas d'accord pour le condamner sur des critères moraux comme onfray car je pense comme Roland Barthes et à la différence de Sainte-Beuve, que le JE de l'énoncé n'est pas celui de l'énonciateur...
Mais là je vais visiblement trop loins pour vous et au leiu de me contredire vous allez sûrement me condamner de manière très rationnelle en disant que je n'ai pas de connaissance en la matière...et là vous vous fourvoierez
Que les mathématiciens aient qq chose à dire sur les maths de Lacan, ok, c'est parfaitement leur droit et ils sont dans leur rôle. il est évident qu' ils ont leur mot à dire qui peut être interessant et éclairant. y compris s'il est critique. Rien à redire sur ce point.
A part cela Sokal, Bricmont, sont des abrutis, qui ne comprennent rien à la philo dont ils ignorent tout, des positivistes à l'esprit étroit animé par un désir de censure. Ils ont placé leur sujet dans le registre de la polémique massive et écrit sur le mode de la délation où ils se rapprochent dangereusement du pire irrationalsime actuel, sur le mode de la d"nonciation de complots sortis de leur tête. Ce qu'ils ont écrit consiste en des énormités : d'après eux les littéraires et philosophes n'ont pas le droit d'interpréter les résultats des sciences, pas le droit de transférer dans leurs disciplines ces mêmes résultats et de les faire jouer selon le sens qu'ils y voient, pas le droit d'un usage métaphorique de ces mêmes résultats. L'argument ne vaut rien. Il est plus que faible et relève de la prescription d'un interdit dénué de sens, qui n'est qu'une censure relevant de l'incompréhension totale de ce que peuvent faire les sciences humaines et la philosophie, après des sciences et dans leur prolongement .
Changeux étudie le cerveau. Très bien. En quoi cela invalide-t-il la psychanalyse ? Les deux disciplines ont leur place et n'empiètent pas l'une sur l'autre , tout au contraire elles se complètent. La dimension neurologique et la dimension du désir, sont distinctes, aucune exclusion de l'une par l'autre.
Vous dîtes la psychiatrie scientifique, mais vous semblez ignorer qu'elle a été largement modifiée, pénétrée, instruite, enrichie, transformée en profondeur, par la découverte psychanalytique. Et la psychiatrie n'est plus la même qu'avant Freud. Lacan était un psychiatre, du reste. Il connaît le savoir psychiatrique et il a fréquenté l'hopital et ses malades gravement atteints. Et de nombreux psychanalystes sont également psychiatres. qui connaissent les divers aspects des affections psychiques. Ils savent de quoi ils parlent. Quoi qu'il en soit les deux disciplines travaillent ensemble et s'enrichissent mutuellement ; et ça marche dans les deux sens. Elle se complètent, la psychiatrie ayant davantage affaire aux psychoses, a la responsabilité de prescrire des médicaments. La psychanalyse apporte la dimension de la cure apr la parole en complément de l'approche psychiatrique, pour les psychoses.
Cela dit, c'est la psychanalyse qui a révolutionné la psychiatrie et non le contraire.
Sinon, c'est la psychiatrie qui s'occupe des psychoses, principalement, -qu'elle ne "guérit" pas plus que la psychanalyse, pas plus ques "comportementalistes" ennemis de la psychanalyse qui lui reprochent de ne aps guérir la schizophrénie, ce que ne font aps non plus les autres techniques qui attaquent la psychanalyse sur ce poit ; ce que reprend bien entendu cet ignorant d'Onfray qui use là d'un argument aprfaitement de mauvaise foi de la part de thérapeutes- tandis que la psychanalyse s'occupe des névroses, ce que ne fait pas la psychiatrie. Il y a un partage du travail, mais aucune exclusion de l'une par l'autre. Tout au contraire, l'une instruit l'autre. Et la psychiatrie a aujourd'hui largement assimilé le savoir de la psychanalyse sur lequel elle s'appuie et ses méthodes dont elle use ou auxquelles elle fait appel dans la personne d'un psychanalyste qu'elle appelle à contribution. La plupart des psychiatres sont formés à la psychanalyse et sont eux-mêmes psychanalystes, ce que vous semblez ignorer
Vous faites jouer des exclusions qui n'ont pas lieu d'être. Comme si on ne pouvait être scientifique et poète, par exemple. Cest tout aussi peu tenable de prétendre qu'on ne peut être psychiatre et formé à la psychanalyse et soi-même psychanalyste.
c'est assez malhonnête comme façon de discuter, vous ramener le problème à un pbr politique....ça n'arien à voir avec la psychanalyse! c'est un problème de système et de gestion...l'argument de dire la psychanalyse vient en aide aux souffrants et aide, a été pour le coup contré par Onfray qui répond: "pas plus que la religion"..."30% c'est l'effet placebo".....c'est une dicussion épistémologique, du pt de vu scientifique, malgré les attentes, l'apport de la psychanalyse est faible comparé au autres branches des sciences cognitives. De ce constat on se pose la question de sa légitimité, l'exsitence d'un discours cohérent et explicatif ne suffit pas à fonder une science, comme disait Popper l'expérience ne réduit pas le champs des théories explicatives,
je ne combat pas la psychanalyse comme une errur, mais comme un échec, une promesse déçue, un moment historique, qu'on ne doit pas renier mais dépasser...
Cassirer disait que le péché de Freud avait été d'expliquer une mythe (la mère, l'enfance, les rêves...) par d'autres mythe comme Oedipe, Cassirer combat ça chez Freud comme il le combat chez Paton (allégorie, utopie...) ou encore Hegel (le mythe de l'histoire...), ce sont là de positions qui se défendent (plus et plus subtilement que celles d'onfray) et que vous ne pouvez pas condamner comme celles d'obscurantiset. Surtout quand on sait qui est Cassirer....
Non il s'agit tout à fait d'un problème de politique de santé publique, qui est d'ailleurs sur la place publique, du côté gouvernemental -projets de lois , diminution des crédits à l'hopital et fermeture de lits, agréments donnés ou refusés à certaines professions, contrôles et évaluations visant à évincer la psychanalyse etc.- et avec l'offensive des anti-psychanalyse et comportementalistes et l'horrible "Livre noir" dont s'inspire Onfray, qui vise à délégitimer la psychanalyse et ne plus financer le travail des dits psychanalystes, psychologues et psychiatres qui s'appuient sur la psychanalyse, dans les institutions publiques (centres de santé mentale, dispensaires, hopitaux et autres structures de quartier) au prétexte que la psychanalyse serait inutile voire pire (une escroquerie , ce qu'ils disent) et inefficace car elle ne soigne pas les psychoses, ce que ne soignent pas non plus les thérapies comportementalistes .
Par ailleurs l'argument du placebo de Onfray est complètement idiot parce que placebo ça veut dire effet psychologique. Evidemment que la psychanalyse a des effets psychologiques, parce qu'on s'y investit, parce qu'on y croit : c'est la base de la psychanalyse qui marche au transfert. Il est idiot de nier toute vie psychologique et effet psychologique existant en dehors d'une prise de médicaments. onfray n'a rien réfuté du tout mais a montré qu'il ne comprend rien au psychisme humain, comme il ne comprend rien à bien d'autres choses.
Vous opposez une logique scientiste, sur la base d'une conception de la science qui est largement positiviste. Ce qui revient à dire que en dehors de phénomènes matériels, matériellement observables et inscrits de manière matérielle, chimique par exemple, il n'y aurait rien, pas de dimension psychologique de la vie psychique. C'est un sophisme. La vie psychique en se laisse pas appréhender par des traces inscrites dans la matière du corps (telle que fièvre, boutons, paralysies, et autres symptômes physiques) mais elle se déroule dans le registre du langage.
Quant à ce supposé "échec" de la psychanalyse qu'en savez-vous ? Que faîtes-vous des témoignages de toutes les personnes qu'elle a sauvée -sur le plan existentiel- en les aidant à surmonter leurs blocages, leurs répétitions d'expériences négatives, traumatiques et tout ce qui les empêchait de vivre relativement bien ?
Cassirer n'a peut-être aps tout compris de ce qu'est vraiment la psychanalyse, quelle que soit son intelligence.
Quel argument d'autorité ? C'est eux qui ont décidé qu'il s'agit d'un argument d'autorité, pour invalider tous les écrits qui ont rapporté qq théorème de Gödel ou autres, sans en exposer la démonstration , d'une grande technicité en effet. Ce qui ne change rien à l'affaire lorsqu'on ne prétend pas faire des maths ou de la physique. D'après eux on n'aurait pas le droit d'en évoquer la signification. ce n'est qu'un appel idiot à la censure, qui ne plaît qu'aux positivistes qui croient naïvement (car ce sont eux les naïfs) que la science en train de se faire ne prète pas à discussions et désaccord. Pourtant sur la relativité et le dit théorème d'incertitude on a vu avec la contradiction portée par Einstein affirmant que théorie ondulatoire et théorie corpusculaire sont toutes les deux valides, + la question de l'action à distance de ce qu'on appelle pour dire vite, les corpuscules et également tous ces débats, disputes et controverses qui eurent lieu en maths précisément, concernant les fondements des maths, le statut des objets mathématiques etc. Ce qui, par parenthèses, une fois encore, montre bien que l'épistémologie est nécessaire à toute science .
Si vous découvrez que toute pratique thérapeutique marche à la croyance , en croyant découvrir la lune, ce à quoi on pourrait ajouter que c'est également le cas en politique sauf sous un régime de terreur bien évidemment, et si vous croyez discréditer la dite pratique thérapeutique, que ne vous lancez-vous (et Onfray de même) dans une grande campagne pour la suppression de la médecine ?
Faut être cohérent.
le problème du fondement des mathématiques a été délaissé, il est secondaire en mathématiques, il n'y a que les philosophes pour s'y interresser.
Le théorème de Godel n'a AUCUNE signification en sociologie ou philosophie, autre que celle déjà donné parle paradoxe du menteur, une invocation de celui-ci aurait suffit, le théorème de Godel s'interresse aux systèmes formels de règle rien d'autre, sa portée est très limité, son invovation dans une discution philosophiqe est don en l'état actuelle un pure argument d'autorité.
La dualité de la lumière, etsjuste une hypothèse scientifique qui donne de bons résultats, je ne vois pas comment elle pourrait induire quoique ce soit de philosophique? La relativité du temps c'est pareil, elle n'induit rien sur notre perception et reste un modèle très abstrait.
SOKAL et Bricmont, on attaqués certains penseurs pour ces usages abusifs, ils n'ont rien dit à la finance ni à la linguistique, ni même à l'économie car leur métaphores sont mathématiquement vrai.
Les positivistes comme vous dites n'ont pas une fois sans limite dans les possibilités de la science, ils connaissent ces limites, et savent que beaucoup de problèmes ne sont pas et ne peuvent pas être l'objet de la science mais ce n'est pas pour autant qu'ils sont exempts de l'enquête rationnels et ne sont plus soumis à la logique....
"il n'y a que les philosophes pour s'y interresser"
D'abord c'est faux.
Non il a agité tous les mathématiciens au début du XX° siècle et fait partie des questions qui intéressent les esprits cultivés. Pas vous ? Dommage pour vous qui préférez aux vraies questions théoriques et d'épistémologie, la mauvaise littérature qui ramasse ses arguments dans les poubelles (du genre Sokal, Bricmont, Onfray , auteurs qu'affectionne le wikipédien de base comme il se doit, et que vous même lisez au détriment des philosophes et des grandes pensées que vous ignorez).
Dommage pour vous.
Les vrais savants, les vrais scientifiques lisent les philosophent et ne les méprisent pas.
mais dans ce ""il n'y a que les philosophes pour s'y interresser" on sent tout votre mépris de la philo, qui cache simplement votre ignorance. Vous en sous-estimez l'intérêt. Dommage pour vous. C'est une dimension de la science que vous ratez.
que l'on soit réaliste ou matérialiste en math ne change rien à la façon de chercher elle même, les fondements sont un veiux problème qui a une portée philosophique importantes mais dont les mathématiques se passent très bien....
Sokal et Bricmont n'ont pas été des censeurs sinon ils auraient attaqués toute forme de méthaphore ce qu'ils n'ont pas fait!
Quel intérête d'en appeler à la topologie différentielle chez Lacan, quand c'est mathématiquement faux, je n'ai pas dit qu'en psychanalyse c'est faux j'ai dit qu'en logique (cohérence) et en mathématique (implications,théorèmes invoqués, notions...) c'est déjà faut, alors que l'approche de Chomsky en linguistique reste vrai mathématiquement
Non, simplement on peut faire des maths intelligemment ou comme un âne (ne l'appelle-t-on pas la science des ânes ?)
Parlez-en au grand manitou wikipédien qui s'en vante (des deux)
Parce que vous croyez que dans le cas de la psychanalyse il n'y a pas de théorie derrière ?
Décidemment vous ignorez bien des choses.
d'abord je ne lis jamais onfray, et condamner Sokal et Bricmont c'est condamner leurs deffenseurs...Chomsky, Boudon, Morin..., Bouveresse...
Vous le dites vous même début du XXième siècle, j'ai cité le cercle de vienne d'ailleurs....
Maintenant c'est secondaire, on fait des maths sans vraiment si interresser, je n'ai pas dit ça de façon méprisante mais pour monterer que c'était une question qui ne relève pas exclusivement des math...la philosophie est toujours un questionnement sur les fondements!
La pratique Mathématiques telles qu'elle se fait tous les jours partout dans le monde, se passe très bien de ces questions, ça ne veut pas dire qu'elles sont inutiles loins de là, mais pour ce qui est de la pratique mathématiques si en grande partie
condamner Sokal et Bricmont c'est condamner leurs deffenseurs...Chomsky, Boudon, Morin..., Bouveresse...
ben oui et alors ?
les fondemnt de la psychanalyse sont philosophiques pas scientifiques c'est bien là le problème.
Il y a une "théorie" mais pas au sens de cohérence et de vérifiabilité où l'entend la science
Non la psychanalyse n'est pas une philosophie, elle est une discipline à part entière, qui se donne ses objets et ses méthodes. Les philosophes ne sont nullement des psychanalystes et réciproquement.
Je suis en accord avec Mme Onyme sur pas mal de points, mais vais cibler un point particulier, celui du théorème de Gödel. J'ai lu Sokal-Bricmont et sur ce point particulier ils me semblent tout particulièrement judicieux.
Vous écrivez (votre réponse au commentaire 29)
"invalider tous les écrits qui ont rapporté qq théorème de Gödel ou autres, sans en exposer la démonstration , d'une grande technicité en effet. (...). D'après eux on n'aurait pas le droit d'en évoquer la signification. ce n'est qu'un appel idiot à la censure, (...) Ce qui, par parenthèses, une fois encore, montre bien que l'épistémologie est nécessaire à toute science .
Permettez moi de ne pas être d'accord.
* comme vous le faites remarquer avec raison, la démonstration du théorème d'incomplétude de Gödel est technique. Sans être inextricable quand même, on ne parle pas du théorème de Feit-Thompson ni même du grand théorème de Fermat ou de la conjecture de Poincaré : elle est lisible par un bon étudiant de troisième année d'université et reproduite dans des ouvrages de niveau "Graduate". Là où je ne vous suis pas, c'est quand vous semblez estimer que l'énoncé est moins technique que la démonstration. Certes il faut moins de temps pour assimiler le sens des mots qui le composent que pour comprendre la démonstration, mais le niveau de compétences pour y parvenir me semble du même ordre. L'énoncé du théorème de Gödel contient l'adverbe "récursivement" (ou des synonymes), cf. "récursivement axiomatisable" ; quelqu'un qui a les compétences mathématiques suffisantes pour comprendre ce que veut dire ce "récursivement" a probablement aussi les compétences lui permettant de lire la démonstration s'il le souhaite. Il ne fait aucun doute que les philosophes spécialistes de philosophie des mathématiques comprennent cet adverbe, sa compréhension par les Debray et autres cités par Sokal-Bricmont, au vu de leur cursus et surtout de ce qu'ils en font, me paraît plus facilement sujette à caution ;
* sur la dernière phrase de ce que je cite : des exemples ne font pas une démonstration. En mathématiques c'est certain ; dans le monde réel une quantité suffisante d'exemples fournit certainement un faisceau d'indices qui n'est pas loin de valoir preuve. Mais là vous fournisser un exemple de branche des mathématiques, très spécifique à bien des égards (la logique mathématique) ; dans cette branche (et encore c'est discutable si on parle des recherches d'aujourd'hui, à mon sens) je veux bien concéder que mathématiques et épistémologie interagissent dans une certaine mesure. Mais cela ne prouve en rien qu'une culture épistémologique soit utile à un grand mathématicien intervenant en analyse harmonique ou en géométrie arithmétique. Pour ma part, je continue à en douter.
Vous écrivez (réponse au commentaire 32)
"on peut faire des maths intelligemment ou comme un âne"
Tout dépend de ce qu'on appelle "faire des maths comme un âne". Il me semble patent (c'est hélas difficile à prouver) que bien des grands mathématiciens n'ont pas laissé de trace de leurs opinions sur la nature des idéalités mathématiques ou autres problématiques d'ordre philosophique. Bien sûr on pourra toujours supposer que ça ne les empêche pas d'avoir les idées très claires là-dessus, sans jamais avoir jugé utile de le prouver.
J'en doute. Je crois qu'on peut faire de l'analyse harmonique sans savoir ce qu'a écrit Cavaillès, comme on peut faire de la philosophie des mathématiques sans savoir ce qu'a écrit Carleson. Je connais un certain nombre de mathématiciens (professeurs d'université), internationalement reconnus, je puis vous certifier qu'à une exception près ils ne me paraissent pas avoir une culture philosophique plus large que celle de tout français cultivé, voire inculte. Bon ce ne sont pas des pointures qui ont vocation à laisser leur nom dans l'histoire, mais si certaines de ces grandes pointures se sont manifestement passionnées pour l'épistémologie (Thom ou Dieudonné par exemple) pas mal d'autres ne laissent pas de traces d'une réflexion particulière sur les questions du formalisme ou du platonisme. Qu'en pensent Serre, Lions, Yoccoz ou Werner (pour ne citer que des médaillés Fields français) ? L'un des quatre peut-être beaucoup de choses, tous les quatre j'en doute fortement. Font-ils pour autant des mathématiques "comme des ânes" ?
comme un âne : sans pensée, sans penser à ce qu'on fait, sans savoir ce qu'on fait ; sans avoir compris ce que sont que les maths et où elles se logent dans l'édifice de la science .
En attendant toutes les critiques que j'ai lues du livre de Onfray sont très négatives et les philosophes et psychanalystes qui ont un étudié de près ses propos relèvent leur inexactitude pour ne pas dire la stupide arrogance et la mauvaise foi de ses interprétations.
Les livres de Freud ont été brûlés par les nazis, il a dû fuir le nazisme grâce des protections haut placées et de fortes sommes de rançon versées, il a décrit l'allemagne comme une prison et ce faiseur d'Onfray veut essayer de faire croire qu'il a collaboré avec le nazisme.
Ce serait à se tordre de rire qu'un tel Ubu se paye notre tête si ce n'était infect de voir à quel point il se moque de ses lecteurs potentiels (sont-ils si nombreux du reste que les publicitaires veulent nous le faire croire ?)
oui, toutes les critiques sont extrêmment négatives, sauf celle de Minute, faisant suite à la critique élogieuse d'Alain de Benoist, théoricien de l'extrême-droite radicale et païenne, pour son livre précédent.
C'est la gloire !
d'accord avec les deux derniers commentaires,
De plus je pense que avant de demander aux scientifiques de faire de la philo (ce qui reste intéressant) les littéraires dont vous même cher hôte, devriez vous formez en science, je pense plus problématique l'ignorance des "littéraires" (pas tous heureusement) en science que celle supposée des scientifiques dans les domaines littéraires...
Les échanges entre philo et sciences sont intenses, ce que vous semblez largement sous-estimer.
Je vous réexplique ce que vous ne parvenez pas à soupçonner, et encore moins à comprendre, en bon croyant à la science que vous êtes, croyant à la "pure science" tombée des nues, qui est purement scientifique selon vous, ne pose aucun pb en tant que science ni pour ses incidences, ni pour ses liens privilégiés avec la technique, ni n'a à voir avec la politique.
C'est une illusion que de croire à une telle science "pure" et c'est également une image d'Epinal de la science. Il est extrêmement naïf de croire que la science n'a pas besoin de philo, et réciproquement que la philo pourrait se passer des sciences et se développerait sans elle -ce qui est factuellement faux- , et de s'imaginer que leurs liens ne sont pas étroits.
Nous avons là qq lieux communs de la conscience naïve d'un scientifique, qui ne croit pas non plus du reste , que les sciences humaines sont des sciences, et qui s'imagine que la philo ne se constitue pas avec les sciences, ni que l'épistémologie soit nécessaire aux sciences, y compris à leur constitution.
Que vous partagiez cette illusion et cette naïveté avec le concombre wikipédien ne les rendent pas plus vraies pour autant.
J'essaye de vous expliquer plus clairement, une fois encore :
Tout scientifique a besoin , nécessairement, de recourir à l'épistémologie pour les raisons que donne Bachelard : la science se construit toujours contre , contre les idées établies, aussi bien celles du commun, que celles de la science. Une épistémologie, fondatrice du rationalisme et une épistémologie critique est toujours nécessaire à la science. Aussi bien contre les croyances et représentations fausses de l'opinion commune qui représente un obstacle épistémologique, mais également contre des idées arrêtées ou théories incomplètes issues de la science et qui précèdent. Donc également, un scientifique, chercheur en science, a besoin de recourir à l'épistémologie pour expliquer à ses pairs, car il doit aller à l'encontre de théories ou explications existantes (prenons l'exemple du vide par Pascal, mais c'est exactement pareil pour la science contemporaine ; par ex. penser qu'il y a compatibilité ou incompatibilité entre théorie ondulatoire et théorie corpusculaire, relève, dans tous les cas , d'une épistémologie)
Donc pour la 1° raison : expliquer, à quiconque, au vulgaire, au néophyte, comme à ses pairs , le scientifique a besoin d'assoir ce qu'il dit sur des références épistémologiques. Et de plus, qu'il le sache ou non, sa pratique scientifique relève d'une épistémologie, quoi qu'il s'imagine; et cela est vrai, qu'il le veuille ou non càd que son idéologie soit spontanée ou qu'il ait réfléchi aux questions épistémologiques pour se déterminer de manière rigoureuse. Le savant est aussi un homme, un individu avec ses croyances et représentations, ses désirs, ses choix, ses options, un citoyen également, inscrit dans une société dont il partage plus ou moins les valeurs, les croyances, les illusions aussi. Il n'est pas seulement un animal de laboratoire et hors de son laboratoire il a acquis qq idées et croyances sur toutes sortes de sujets qui n'appartiennent pas à la science , mais qui retentissent sur la conception qu'il se fait de la science, qui peut être plus ou moins exacte.
Hors de son laboratoire, il ne fait pas de la science, son discours est celui de Monsieur tout le monde, il se trompe, relaye des préjugés et lieux communs. C'est pourquoi il a besoin de philosophie, d'épistémologie (philo des sciences) : pour penser la science car elle ne se pense pas toute seule. C'est pourquoi -presque- tous les grands savants sont aussi qq peu philosophes, sur les questions des sciences du moins.
Car également dans son travail de recherche pour ceux qui inventent , pour défendre ses hypothèses et innovations , le scientifique , le chercheur en sciences a besoin d'une épistémologie et a une épistémologie, car toute pensée scientifique repose sur une épistémologie dont elle dépend. Il y a toujours à la base, explicite ou insue, une épistémologie. Celle-ci est plus ou moins savante, plus ou moins valable philosophiquement, ou plus ou moins naïve, spontanée, idéologique , reflet des croyances et représentations de son époque.
Ainsi tel ou tel savant peut être empiriste ou rationaliste, positiviste et scientiste ou ouvert à un rationalisme critique, en un mot, plus ou moins bon philosophe et au fait de ce qu'est la science ou se faire des illusions sur celle-ci, sa nature, ses méthodes, ses conséquences, sa responsabilité. il peut ou non dire des bêtises sur la science, se tromper, répéter des lieux communs, ou être encore savant lorsqu'il s'exprime sur la science et ou sur telle ou telle question scientifique.
Cela se voit de manière incontestable avec les questions éthiques et politiques qui sont posées à la science. Où il apparaît que celle-ci n'est pas neutre, et qu'elle ne se développe pas hors de l'histoire, ni hors de tout contexte politique. La science demande à être pensée, dans tous ses aspects, ses méthodes, ses avancées, ses conséquences, ses liens à la technique, ce qu'elle a de politique, ses rapports à la métaphysique aussi, une certaine idée du progrès et bien d'autres questions encore.
C'est là que la philo, l'épistémologies sont requises.
Et un vrai savant, un véritable esprit scientifique ne peut nier que la pensée soit toujours utile, y compris penser ce que l'on fait quand on fait de la science. C'est pourquoi cette question est posée dès lors qu'on étudie les sciences, à l'étudiant, pas seulement au savant accompli.
Ce que je vous disais plus haut (hier 15h09 sur sciences et Lettres)
La guerre abjecte et stupide livrée par Onfray à la psychanalyse n'est que le symptôme des attaques acharnées visées par la politique actuelle de la santé mentale. Les neurosciences, les comportementalistes, les pharmaciens et chimistes du bonheur quotidien, les techniciens de l'équilibre consensuel et de la normativité, vont être heureux d'avoir enfin leur philosophe maison. À croire qu'il est payé par les laboratoire pharmaceutiques pour débiter tant d'âneries éculées depuis bientôt un siècle. Monsieur Onfray ne doit connaître que le prosac pour s'assurer les bénéfices d'un narcissisme réduit à la fatuité et à l'autosatisfaction médiatique. Il est la preuve vivante que la chimie ne protège ni l'intelligence, ni la mémoire. Je crains que le battage médiatique basé sur la seule réfutation des "thèses" ne passe à côté de l'enjeu majeur du phénomène, qui est un enjeu politique. Il ne faut plus se contenter de réfuter, il faut encore et toujours se battre.
Marie Josée Mondszain
Voici la dimension politique de l'affaire. A quoi travaille donc Onfray en espérant faire disparaître la psychanalyse grâce à ses attaques graveleuses, vulgaires sur la base d'une biographie inventée, imaginée à partir du regard du valet de chambre ?
M-J Monzain a tout à fait raison de souligner cet aspect politique de l'impact espéré de ce brûlot infect.
Faire régresser la spychanalyse, c'est pour ouvrir la voie à des techniques de dressage.
A lire sur la misère des clochards http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=20
Si l’on parle des clochards c’est-à-dire du noyau dur d’une population qui est depuis longtemps et chroniquement désocialisée, qui vit en dehors du monde et qui y vit au long cours dans un espèce d’auto-abandon vertigineux, il s’agit là d’environ dix à quinze mille personnes sur Paris, région parisienne (il faut être extrêmement prudent vis à vis de ces statistiques car personne n’a véritablement d’informations précises là-dessus, il y a à Nanterre un fichier courant d’à peu près neuf milles patients mais on peut supposer qu’il y a plus de gens qui émargent à ces réalités. En France entière, il y a grosso modo cent mille personnes qui relèvent peu ou prou de ce type de difficultés.
Et quant aux structures qui sont censées les prendre en charge ?
Pour définir les alternatives d’aide auxquelles ces gens sont confrontés, il y a une institution qui domine à Paris et sa région, c’est évidemment le Centre d’Accueil et de Soin Hospitalier de Nanterre, ex Maison de Nanterre. C’est un lieu chargé d’histoire et d’histoire très sombre puisque c’est une prison pour pauvre qui a été ouverte au 19e siècle sous Napoléon et qui jusqu’aux années 30 ou 40 prenait de force les gens coupables du délit de mendicité ou de vagabondage et les incarcérait pendant 45 jours dans un régime de travail forcé. Ensuite au 19e siècle toujours, ils recevaient un Louis d’or et ils étaient remis à la rue On voit là, dés le départ qu’il y a un espèce de feu croisé dans ces pratiques sociales très particulières où se mélange un brouet totalement confusionnant : aide sociale, incarcération, punition et rédemption morale par le travail. Si, depuis 1992, le délit de vagabondage a été supprimé du code pénal, privant en cela les forces de police de toute légitimité de ramasser les gens de force, néanmoins, on est toujours dans une confusion entre nettoyer la ville, punir insidieusement ce qui est vu comme une transgression et les obliger à travailler.
De manière générale, la société offre deux alternatives, soit des hébergements de nuits renouvelables une ou deux fois (c’est donc 2, 3 nuits mais qu’est-ce que 2 ou 3 nuits dans une vie et qu’est-ce que d’ailleurs qu’une soupe ou un sandwich dans une vie…), soit un hébergement de 6 mois, renouvelable une fois dans un programme de mise au travail ou de formation.
Et en ce qui concerne les autres structures comme le samu social etc…
En gros, on est à peu près dans la même logique. Le samu social offre des choses intéressantes. Il permet de fournir une alternative, d’éviter un ramassage fliqué et potentiellement violent car même si le ramassage est volontaire les dérapages existent et ils sont nombreux. Ce "recueil social" permet une alternative médicalisée avec des consultations de soins et des lits d’infirmerie ce qui est très important car les gens dans la rue ne peuvent pas bénéficier de traitements ambulatoires et donc ils peuvent ainsi aller dans des lits où ils peuvent être soignés, se reposer etc… c’est une avancée importante.
Par rapport à votre expérience, comment en êtes-vous venu à travailler sur ces questions et comment se fait-il que vous y soyez resté plus de 15 ans.
J’y suis venu par hasard mais il n’y a pas de hasard disait Freud et je suis profondément psychanalyste. Moi-même, j’ai vécu…, je suis né en Belgique, j’ai vécu dans une douzaine de pays différents, j’ai vécu en Afrique, aux Etats-Unis. J’ai aussi certainement une affinité ou une tendresse particulière pour ces gens qui sont non-inscrits dans la société. J’ai dit, par ailleurs, dans d’autres interview que j’avais une sensibilité anarchiste et elle est profonde. J’ai tendance naturellement à m’intéresser à des gens qui semblent mettre en cause le fonctionnement de la société ou en tout cas qui semblent le refuser. En fait, je m’apercevrais rapidement qu’il ne s’agit pas de choix, ce point est absolument fondamental. On se situe là dans la grande pathologie et le choix là n’a plus de sens. Le choix, la volonté, la liberté sont des concepts de la normalité et la façon dont la réalité se raconte à elle-même. Quand on est dans la pathologie cela ne veut plus rien dire. Personne ne se réveille le matin en disant : Tiens ! Au fond, que vais-je faire de ma vie ? Vais-je devenir alcoolique, psychanalyste, hétérosexuel ou professeur de saxo ? Dans la logique du sujet et c’est cela l’inconscient, on est dans le développement du principe interne du sujet. ON n’est pas dans une liberté qui interviendrait comme le cheval dans la locomotive. Personne ne choisit la clochardisation. C’est une souffrance épouvantable. Imaginez le dénuement qu’implique le fait de devoir défèquer entre deux voitures, de devoir tous les jours, plusieurs fois par jour se reposer la question de ce que vous aller manger, d’où vous aller dormir !
Dormir dehors, je l’ai vécu moi-même est quelque chose d’une horreur pérenne. Les agressions sont non seulement climatiques mais d’abord et surtout humaines. C’est la toile de fond de cette affaire. Il y a des gens battus, agressés, coupés au cutter. Nous avons un jour reçu à la consultation un jeune homme qui vivait dehors et qui avait été attaqué au cutter. On lui avait gravé des croix gammées sur la peau. On est dans des formes de violence presque inimaginables.
je tiens à préciser, quej e pense qu'un grand danger aujourd'hui est le neuroscientisme
Dans l'Humanité
http://www.humanite.fr/2010-04-28_Idees-Tribune-libre-Histoire_Pour-denier-la-psychanalyse-tout-est-bon-et
Pour dénier la psychanalyse, tout est bon et, in fine, le succès assuré
Par Jean-Claude paye et Tülay Umay, sociologues.
Nous sommes actuellement soumis à une intense campagne médiatique autour d’un livre événement : Crépuscule d’une idole. L’affabulation freudienne, de Michel Onfray. Selon les paroles mêmes de son auteur, l’ouvrage serait le résultat de cinq mois de lecture, pendant lesquels, Michel Onfray aurait lu tout Freud et en aurait tiré un point de vue définitif. Cette prétention contraste fortement avec la multiplicité des débats contradictoires entre les diverses écoles de psychanalyse ou, par exemple, avec le travail de Jacques Lacan qui, après plus de cinquante ans de lecture, en était toujours, lui pauvre humain, à approfondir son interprétation et à faire évoluer ses hypothèses. Alors que l’exhibition d’une telle toute puissance devrait prêter à sourire, elle est généralement tenue comme une garantie de la qualité de son travail et du caractère de « chercheur infatigable » attribué à l’auteur. Michel Onfray est présenté comme l’icône, l’image de l’incarnation de la vérité comme « toute ». Il s’offre en tant que vérité qui se fait voir, qui ne se présente pas à la raison, mais au regard, à la pulsion scopique. Son livre n’est pas destiné à penser, mais à fournir une jouissance. Il s’agit d’une vérité qui s’énonce sans vouloir se heurter, ni aux faits ni à une interprétation. Elle n’est pas relative, elle se présente comme la chose absolue. Elle n’a besoin d’aucun support, d’aucune extériorité. Elle est la Theoria qui se fait monde et qui jouit d’elle-même. Simplement, Onfray fait une fixation sur Freud qu’il réduit à une image rivale.
Sa « lecture » de Freud présente deux caractéristiques complémentaires. Sans note ni référence, elle ne doit rien à personne, elle ne se fonde formellement que sur elle-même. Il s’agit du travail d’un self-made-man. Tout ce qui est affirmé est présenté comme nouveau, n’ayant aucune filiation ni intellectuelle ni historique.
Enfin, il s’agit d’une lecture à la lettre. Si Freud a théorisé la pulsion de mort et a montré son rôle dans l’histoire des sociétés humaines, c’est qu’il est un adepte de l’abandon à ce mécanisme pulsionnel. Sa théorisation est ainsi anticipation de la barbarie nazie et porterait une responsabilité des génocides commis. Une identité est établie entre l’énonciation du mot et la chose elle-même. Comme disent les enfants : « c’est celui qui le dit qui l’est. »
Aussi, Freud, en faisant du meurtre du père imaginaire, donnant existence à un père symbolique, un principe fondateur d’une société spécifiquement humaine, aurait assassiné Moïse, le père de la loi judaïque, favorisant ainsi la solution finale des nazis contre le peuple juif. Le caractère autoréférentiel de la méthode, l’identité construite entre l’utilisation d’un concept et l’intentionnalité attribuée à son auteur représentent les deux faces d’un même procédé, placé au coeur du mode opératoire utilisé par Michel Onfray : les choses existent car il les a énoncées. L’enfant tout puissant opère un déni de la fonction du père. Il ne veut pas le tuer, mais occuper la place du père imaginaire. Ainsi, il est dans l’air du temps, comme rouage d’une machine déjà bien installée dans la postmodernité.
Historiquement, la psychanalyse a été combattue par les régimes fascistes et nazis, comme « science des juifs » et stigmatisée par la droite catholique, à cause de sa référence à la sexualité. Si le philosophe athée et hédoniste se trouve en une telle compagnie, ce n’est pas pour les mêmes raisons. Dans les États fascistes et nazis, ce qui fait lien entre les hommes est mythique. À l’ordre symbolique, au lien social, doit se substituer l’imaginaire. Dans la postmodernité, dont Michel Onfray est un héraut, ce qui explique sa grande médiatisation, tout ordre symbolique, même imaginaire, doit être anéanti. L’enfant tout puissant, figure centrale de cette nouvelle période historique, ne peut connaître aucune limite. La dimension sociale de l’humain est déniée. À l’ordre de l’ancien testament qui repose sur la gestion de la violence, Michel Onfray oppose une humanité hédoniste, uniquement habitée par la pulsion de vie, orchestrée par un dieu païen prônant une jouissance sans limite. Si on n’est pas aveuglé par cette notion d’un dieu solaire, on retrouve là la spécificité des valeurs de la postmodernité.
Actuellement, la psychanalyse est particulièrement attaquée. La Grande-Bretagne est à la pointe de ce combat. Un projet de loi est en discussion visant à empêcher concrètement sa pratique. Cet exemple extrême fait partie d’une tendance générale. Ce livre en est un élément.Pour dénier la psychanalyse, tout est bon : inventer des faits, fabriquer des révélations, privilégier la rumeur face au réel. Dans cette entreprise, l’auteur est assuré d’obtenir tout le soutien nécessaire.
Ce qui est dérangeant dans la psychanalyse, c’est qu’elle repose sur le manque, qu’elle montre à l’homme qu’il ne peut être le tout. Dévoilant sa castration à l’individu, elle fait de la reconnaissance de celle-ci, la condition de l’émergence d’une parole. À l’opposé de Michel Onfray, elle nous montre que l’existence d’une société humaine repose sur l’interdiction de l’inceste, non pas du corps-à-corps dans lequel on est habitué à la penser, mais dans la séparation de l’individu d’avec la mère symbolique, aujourd’hui l’État maternel. La psychanalyse est un instrument indispensable pour faire face au déni de l’humain. Elle nous est nécessaire pour sortir d’un processus de régression qui nous ramène au stade le plus primaire du narcissisme, celui de l’auto-érotisme, de la non-distinction entre intérieur et extérieur, dans lequel Onfray veut s’enfermer.
je retiens " Son livre n’est pas destiné à penser, mais à fournir une jouissance"
Très juste.
Et puis l'absence de mention de sources est une fois encore soulignée -impossible de ne pas le mentionner- et la prétention à l'absolu de l'auteur : prétention théorique qui jouit d'elle-même.
Bien vu.
Puis encore " Sans note ni référence, elle ne doit rien à personne, elle ne se fonde formellement que sur elle-même. Il s’agit du travail d’un self-made-man. Tout ce qui est affirmé est présenté comme nouveau, n’ayant aucune filiation ni intellectuelle ni historique."
Si ce n'est que ce ne sont, en vérité, que les vieilles rengaines recuites de l'extrême-droite, catho, puis païenne. Rien de nouveau. Que des ragots interprétés avec la grille du ressentiment qui est celui d'Onfray.
Egalement, cette vue fort pertinente des auteurs : " Freud, dont il fait une image rivale", ce qui révèle qu'il s'agit de l'objet de sa haine. Image révélatrice de lui-même plus que de Freud, par conséquent, car le lecteur un tant soi peu scrupuleux qui voudra vérifier s'apercevra qu'Onfray a tout inventé ou tout interprété de travers, et que donc ces soi-disant explications / interprétations ne sont que des projections, sur la personne de Freud, de sa misère personnelle qui doit être profonde.
Quelle image lamentable de lui-même Onfray donne-t-il avec cet ouvrage aussi sinistre que clownesque !
Nous avons , cerise sur le gâteau, cette ignominie dont l'ampleur ne rivalise qu'avec celle de sa stupidité : "Si Freud a théorisé la pulsion de mort et a montré son rôle dans l’histoire des sociétés humaines, c’est qu’il est un adepte de l’abandon à ce mécanisme pulsionnel. Sa théorisation est ainsi anticipation de la barbarie nazie et porterait une responsabilité des génocides commis."
Aussi improbable que d'accuser le médecin légiste d'aimer le crime, puisque c'est l'objet de son travail.
Et : " Freud, en faisant du meurtre du père imaginaire, donnant existence à un père symbolique, un principe fondateur d’une société spécifiquement humaine, aurait assassiné Moïse, le père de la loi judaïque, favorisant ainsi la solution finale des nazis contre le peuple juif."
Entre ignominie délatrice et délirante, cela va mal.
Onfray survivra-t-il (théoriquement) à de tels délires ?
Tioutes les critiques disent qu'il y va de ses interprétations grossières et pénètre dans la psychanalyse avec ses gros sabots à coups de soi-disant "scoops" bien connus ou d'interprétations frauduleuses et complètement arbitraires.
freud voulait coucher avec sa mère et pas onfray. Quelle révélation intéressante !
Je n'ai pas vu une seule critique positive du livre d'Onfray, sauf dans Minute.
Encore un , Bernard-Henri Lévy dans le Point
Michel Onfray se plaint d'être critiqué sans être lu ?
Eh bien, donc, je l'ai lu.
Je l'ai fait en m'efforçant, autant qu'il est possible, de laisser de côté les camaraderies anciennes, les amitiés communes ainsi que, mais cela allait de soi, le fait que nous soyons, tous deux, publiés par le même éditeur.
Et la vérité oblige à dire que je suis sorti de cette lecture plus consterné encore que ne le laissaient présager les quelques comptes rendus dont, comme tout le monde, j'avais pu avoir connaissance.
Non que je sois de ceux pour qui l'« idole » Freud doive être intouchable : de Foucault à Deleuze, Guattari et d'autres, beaucoup s'y sont frottés et, sans être d'accord avec eux, je n'ai jamais nié qu'ils aient fait avancer le débat.
Ce n'est pas davantage le ressentiment antifreudien, voire la colère, voire même la haine, qui, comme je l'ai lu ici ou là, créent, pour moi, le malaise dans ce « Crépuscule d'une idole » : on fait de grands livres avec la colère ! et qu'un auteur contemporain mêle ses propres affects à ceux d'un glorieux aîné, qu'il se mesure à lui, qu'il règle ses comptes avec son oeuvre dans un pamphlet qui, dans la chaleur de l'affrontement, apporte des arguments ou des éclairages nouveaux, cela est, en soi, plutôt sain - et Onfray l'a d'ailleurs fait, souvent, ailleurs, et avec un vrai talent.
Non.
Ce qui gêne dans ce « Crépuscule », c'est qu'il est, soudain, banal, réducteur, puéril, pédant, parfois à la limite du ridicule, inspiré par des hypothèses complotistes aussi abracadabrantes que périlleuses et assumant, ce qui est peut-être le plus grave, ce fameux « point de vue du valet de chambre » dont nul n'ignore, depuis Hegel, qu'il est rarement le meilleur pour juger d'un grand homme ou, mieux encore, d'une grande oeuvre...
(...)
Ridicule : c'est la page où, après de douteuses considérations sur son probable recours à l'onanisme, puis une non moins curieuse plongée dans les registres d'hôtel, « luxueux pour la plupart » (p. 162), où le Viennois aurait abrité, pendant des années, ses amours coupables avec sa belle-soeur, Onfray, emporté par son élan de brigadier des moeurs, finit par le soupçonner d'avoir engrossé ladite belle-soeur alors parvenue à un âge où ce genre de bonheur n'arrive, sauf dans la Bible, que fort rarement.
Le complot : c'est, comme dans « Da Vinci Code » (mais la psychanalyse, selon Onfray, n'est-elle pas l'équivalent d'une religion ?), l'image fantasmée de gigantesques « containers » d'archives enterrés, en particulier, dans les caves de la bibliothèque du Congrès de Washington et au seuil desquels veilleraient des milices de templiers freudiens aussi cupides, féroces, rusés, que leur maître vénéré.
L'oeil du valet de chambre, enfin : c'est la méthode, toujours bizarre, qui consiste à partir des supposées petites faiblesses de l'homme (son habitude, p. 169, de choisir lui-même, allez savoir pourquoi ! le nom de baptême de ses enfants « en rapport avec sa mythologie personnelle »), de ses non moins supposés travers (désir de gloire, cyclothymie, arythmies cardiaques, tabagisme, humeur vacillante, petites performances sexuelles, peur des trains - je n'invente rien, ce catalogue de « tares » se trouve aux pages 102 et 157 du livre), éventuellement de ses erreurs (telle dédicace à Mussolini, connue depuis toujours mais qu'Onfray semble découvrir et qui, tirée de son contexte, le plonge dans un état de grande frénésie) pour conclure à la non-validité de la théorie dans son ensemble : le sommet est, d'ailleurs, atteint quand, à la toute fin (p. 522), il s'appuie carrément sur le livre de Paula Fichtl, c'est-à-dire sur les souvenirs de la propre femme de chambre, pendant cinquante ans, de la famille Freud puis de Freud lui-même, pour dénoncer les accointances avec le fascisme autrichien de l'auteur de « Moïse et le monothéisme ».
Tout cela est navrant.
J'ai peine, en tous les sens du terme, à retrouver dans ce tissu de platitudes, plus sottes que méchantes, l'auteur des quelques livres - entre autres, « Le ventre des philosophes » - qui m'avaient, il y a vingt ans, paru si prometteurs.
Merci pour votre revue de presse, qui n'est pas tendre avec Onfray. Juste retour des choses.
L'imposture de ce manipulateur de textes qui s'inspire et répète les même vieux arguments de toujours contre Freud et la psychanalyse, venus de la droite catholique la plus réactionnaire d'abord, et de l'extrême-droite radicale et païenne aujourd'hui, avec toujours la même méthode qui consiste à salir la personne de Freud pour tenter d'invalider sa théorie, finira-t-elle par se voir ?
Le billet d'une praticienne en milieu populaire qui reproche à Onfray d'oublier l'aspect d'aide en milieu populaire que représente la psychanalyse
sur mediapart
Dans Le Monde un texte de Henry-Rey Flaud, professeur à l'université de Montpellier
Faire du texte sur la “psychologie des masses” un manuel avant-coureur des manipulations des foules par les nazis (Freud, précurseur de Goebbels !), c'est ignorer que cette étude, datée de 1921 (douze avant l'arrivée au pouvoir d'Hitler), s'inscrit dans une tentative de compréhension de la construction et du fonctionnement des individus comme des groupes, qui non seulement rend compte des phénomènes historiques de fascination collective comme le nazisme ou le stalinisme, mais qui éclaire également les débordements des houligans ou les captations sectaires. Prendre au premier degré, comme s'il s'agissait d'un polar ou d'une bande dessinée, le texte terminal sur Moïse, c'est méconnaître que Freud, dans ce qui constitue son testament, remet sur le métier le mythe de Totem et tabou, conçu un quart de siècle plus tôt, pour montrer dans une élaboration géniale que le Père de la Loi (Moïse) doit connaître le même sort que le Père de la non-loi (le Père de la horde). Faute de quoi l'homme tomberait sous le coup de la tyrannie de la Loi. Sur ce principe Freud va alors dégager ce qui constitue le génie du judaïsme, soit une foi pure, référée à la Lettre, distincte du christianisme initié par Paul, qui va marquer l'incarnation de cette Lettre. Il est bien évident que M. Onfray est à des années-lumière de ce type de lecture, car son ouvrage, animé par la haine de la pensée, s'inscrit dans le populisme envahissant, qui marque notre temps de misère.
Sur le constat de la nullité scientifique absolue de ce livre, je ne relèverai pas les ragots obscènes, avancés sans la moindre ombre de preuve, sans la production du moindre document, touchant la soi-disant vie sexuelle secrète de Freud. Ces pages ne sont que la projection d'une histoire personnelle dont on entrevoit toute la déréliction. Plus graves sont les attaques contre la pratique analytique, qui reste aujourd'hui le seul espace où la souffrance humaine puisse se dire. Ce que Freud a en effet introduit (et qui est aujourd'hui en passe de se perdre), c'est une écoute, c'est-à-dire une position d'attente, de patience et de tentative de compréhension de ce qui, sous la grimace du symptôme, ne parvient pas à s'exprimer. Aujourd'hui, foin de toutes ces balivernes : le comportementalisme a destitué l'écoute freudienne et les tocs ont supplanté les subtilités de l'Homme aux rats, décrié par Onfray. C'est au nom de même principe que la méthode ABA, inspiré du dressage animalier, est en passe de faire tomber dans l'oubli l'apport kleinien sur l'autisme, référé aux grands noms de Bettelheim ou de Frances Tustin.
Encore un article très méchant pour Onfray (extraits) de Marc Goldschmitt , Freud et la vengeance des cancres
Faut-il intervenir dans l’espace public, ou continuer à travailler clandestinement, lorsque paraît un livre aussi faux et philosophiquement nul que Le crépuscule d’une idole. L’affabulation freudienne de Michel Onfray? Interrompre la pensée et l’écriture, non pour contester un «livre» destiné à disparaître dans le flux des marchandises équivalentes et insignifiantes, non pour «défendre» les textes de Freud, qui continueront à ouvrir la pensée à la métaphysique de l’inconscient tant qu’ils seront lus de manière critique, ce qu’on appelle lire, mais intervenir à propos de Freud, à cause de l’état du débat public, et de ce qu’on appelle par convention «la vie intellectuelle».
Ce qu’on observe en effet ne surprend pas les observateurs attentifs: la liquidation des conditions de la pensée et de la subversion critique, du fait de l’alliance objective des néo-conservatismes, de l’académisme et des néo-positivismes, avec l’immense ressentiment des cancres. Cette alliance permet aujourd’hui à l’anti-intellectualisme, au moralisme et au consensus de submerger l’espace public. Le livre de Onfray, bénéficiant d’une promotion docile et non critique de la part de trop nombreux journalistes, représente un symptôme de ce submergement.
Ce livre, dans lequel aucun texte n’est lu, analysé, ni même compris de manière un peu sérieuse et digne de discussion, est une opération d’auto-marketing et de censure, destinée à augmenter le nombre auto-satisfait des non lecteurs de Freud, et à rendre illisibles les avancées de sa pensée. Pourquoi Freud est-il l’objet d’un autodafé publié et publicitaire? Que cherche-t-on à détruire ainsi, à vouer à l’oubli?
... voir sur mediapart l'article complet
Merci de vos références.
Tous les articles concernant ce livre épouvantable d'Onfray sont en effet très méchants et bien mérités.
Outre sa médiocrité, sa mauvaise foi, ses interprétations fallacieuses, il est notoire qu'il prend ses sources à l'extrême-droite dont il répète des propos éculés, répandus depuis plus d'un siècle contre la personne de Freud, pour discréditer sa théorie.
C'est pas brillant.
Je ne suis pas un fan d'Onfray, et je trouve son athéisme naïf et vulgaire....mais je commence à craindre que derrière nombre des critiques qui lui sont addressés se cachent le soupçon à peine voilé parfois d'antissémitisme....si c'était le cas on toucherait au térorisme intellectuelle qui même à l'encontre d'un mauvais philosphe est condamnable
soupçon d'antisémitisme, certainement quand il transforme un athée rationaliste et fils des Lumières qu'est Freud en partisan du fascisme et complice du nazisme et antisémite, sous prétexte qu'il se moque de Mussolini (homme de grande culture !) de la gestapo (qu'il recommande à tout un chacun !) et qu'il analyse rationnellement un mythe, celui du peuple élu que les nazis ont édifié pour leur compte, s'imaginant le voler aux Juifs.
Pauvre Onfray, pas très subtil.
Je ne vois pas en quoi la condanation (que je ne partage pas complétement) d'un homme qui se trouve être juif fait de Onfray un antissémite?
Sinon à faire de la psychanalyse non sulement une science (ce que je réprouve) mais en plus une science juive ce qui constitue une contradiction dans les termes et une absurdité
il y a bcp de choses que vous ne comprenez pas.