Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.

Moteur De Recherche

Archives

12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 10:10



Dans Le Monde un article de réflexion d'un philosophe sur ces grandes manifestations sportives qui occupent les esprits et dilapident des milliards en temps de crise où tout le monde (pas tout à fait et justement là est le problème) est prié de se serrer la ceinture.


 

Fabien Ollier est directeur de la revue Quel sport ? Il a publié un grand nombre d'ouvrages participant de la critique radicale du sport dont notamment L'Intégrisme du football en 2002, Footmania en 2007, Le Livre noir des J.O. de Pékin en 2008. A quelques jours de l'ouverture de la Coupe du monde de football, Fabien Ollier dresse un état des lieux sans concession de cette grand-messe planétaire orchestrée par "la toute-puissante multinationale privée de la FIFA".


Vous comparez le sport en général, le football en particulier, à une aliénation planétaire. Que vous inspire la Coupe du monde ?


Fabien Ollier : Il suffit de se plonger dans l'histoire des Coupes du monde pour en extraire la longue infamie politique et la stratégie d'aliénation planétaire. Le Mondial sud-africain ne fait d'ailleurs pas exception à la règle. L'expression du capital le plus prédateur est à l'œuvre : les multinationales partenaires de la FIFA et diverses organisations mafieuses se sont déjà abattues sur l'Afrique du Sud pour en tirer les plus gros bénéfices possibles. Un certain nombre de journalistes qui ont travaillé en profondeur sur le système FIFA ont mis en évidence le mode de fonctionnement plutôt crapuleux de l'organisation. Ce n'est un secret pour personne aujourd'hui. De plus, il y a une certaine indécence à faire croire que la population profitera de cette manne financière. Le nettoyage des quartiers pauvres, l'expulsion des habitants, la rénovation luxueuse de certains townships ont été contrôlés par des "gangs" qui n'ont pas l'habitude de reverser les bénéfices. Avec la majorité de la population vivant avec moins de 2 euros par jour, cet étalage de richesse est pour le moins contestable.

 

Le déploiement sécuritaire censé maintenir l'ordre, assurer une soi-disant paix civile n'est autre en réalité que la construction d'un véritable Etat de siège, un Etat "big brother". Les hélicos, les milliers de policiers et de militaires ne sont là que pour contrôler, parquer la misère et protéger le luxe, pour permettre aux pseudo-passionnés de football de "vibrer". La mobilisation de masse des esprits autour des équipes nationales induit la mise en place d'une hystérie collective obligatoire. Tout cela relève d'une diversion politique évidente, d'un contrôle idéologique d'une population. En temps de crise économique, le seul sujet qui devrait nous concerner est la santé de nos petits footballeurs. C'est pitoyable.

 

[...]

 

Une autre image d'Epinal du football lui attribue un rôle d'exutoire des nationalismes et des guerres.


La symbolisation de la guerre n'existe pas dans les stades, la guerre est présente. Le football exacerbe les tensions nationalistes et suscite des émotions patriotiques d'un vulgaire et d'une absurdité éclatants. Je réfute l'idée d'un procès de civilisation. Le sport provoque une forme de violence différente, moins évidente qu'une bombe mais ne participe absolument pas à un recul de la violence. Il y a de multiples coups d'épingle à la place d'un grand coup d'épée.



texte intégral dans Le Monde

 

 


En complément , sur les milliards dépensés pour le sport et les spectacles du nouveau cirque en temps de crise, voir dans Libération ce texte collectif de divers philosophes, anthropologues, sociologues de plusieurs pays : arrêtons de construire des stades en Europe.



qui, parmi d'autres réflexions, exprime  ceci :



Le 28 mai, la décision sera prise pour désigner qui, de la Turquie, de l’Italie ou de la France accueillera l’Euro 2016. Pour la France, il faut encore faire la preuve que le 1,74 milliard d’euros prévu pour les travaux de construction et de rénovation des douze stades sélectionnés sera suffisant. Que signifient toutes ces nouvelles folles dépenses en France et dans une Europe en proie au vertige de la récession et du déclin des économies nationales et de leur Union ? Que peut vraiment le stade, aujourd’hui, dans cette crise qui risque de précipiter les économies nationales vers la faillite ? Car on nous présente en effet le stade comme un «espace de vie», un «espace de rencontre», le lieu de réjouissance des familles, et il représente, selon les propos de Jacques Herzog, l’un des deux architectes du stade olympique de Pékin (le «nid d’oiseau»), un «espace démocratique», tandis que Philippe Séguin l’avait élevé au niveau d’un lieu d’«intérêt général» pour la France.

 

 

On le sait, le stade n’est pas une enceinte indifférente au contexte sociopolitique, un espace neutre, un simple outil, un lieu d’accueil des compétitions sportives. Le stade est bien autre chose qu’un cadre architectural efficace. Le stade est partout en Europe le lieu d’incubation des pires violences, là où couvent les comportements les plus répugnants et ce, quoi qu’en disent nombre de politiciens, de pseudo-sociologues et de pseudo-spécialistes toujours prêts à minimiser sa réalité effroyable : xénophobie, antisémitisme, racisme, concentration massive de toutes les bêtises, de toutes les violences… Or, cette réalité est mise en œuvre non par quelques dizaines d’hurluberlus mais par des milliers d’individus regroupés en troupes d’assaut et en proie à un déchaînement pulsionnel sauvage. Si bien qu’aujourd’hui, dès qu’on parle de stade, sont immédiatement associés à son image un ensemble d’éléments de répression venant en conséquence directe d’actes répréhensibles commis en leur sein ou à leurs alentours. Le Public order Act anglais (1986) interdit ainsi de stade les éléments violents connus des services de police ; il fut suivi par le Football offences Act (1991) qui punit de peines de prison les individus se livrant à des chants racistes et injurieux, jetant des objets sur les joueurs ou encore des supporters envahissant le terrain; en France, le projet de loi Hortefeux prévoit d’interdire temporairement les déplacements de supporteurs de football; la vidéosurveillance est généralisée dans la plupart des stades et à leurs abords comme est généralisée la mise en place d’un fichier national des interdits de stade et que se développe la trace informatique des spectateurs; sans parler des écoutes téléphoniques, des filatures, des infiltrations des bandes et le recours, encore en Angleterre, aux «spotters», des chasseurs de faciès spécialisés dans l’identification des individus à risque.


Partager cet article

Repost 0
Published by alithia - dans philosophie
commenter cet article

commentaires

Baâl-Ptéor 23/06/2010 23:31



Malheureusement, l'équipe de foot France 2010 n'a rien à voir avec France 1998



ah aha ha 23/06/2010 20:54



J'ai oublié de copier ce qu'elle a dit


 


"Je ne peux que constater (...) le désastre, le désastre, avec une équipe de France où des caïds immatures commandent à des gamins apeurés, un coach désemparé et sans autorité, une fédération
française de football aux abois"



alithia 24/06/2010 12:20



des caïds immatures qui se comportent en suivant leurs impulsions de caïds, sans aucune conscience que


1- ils représentent leur pays (leurs déclarations contre la France, refus d'y payer ses impôts par exemple et autres déclarations contre leur pays, leur refus de
chanter la Marseillaise, posent tout de même problème), 





2- ils  "bossent" pour  donner au public le spectacle qu'il attend ; ils ont des obligations et sont tenus à un minimum de loyauté et de dignité pour
préserver le spectacle ; leur mépris du public est sans limite


3- ils sont payés des ponts d'or, indécents et immérités : là ils l'ont clairement montré que ce que touchent ces "idoles" est immérité : déloyauté vis à vis de leur
pays, mépris du public et sabotage du spectacle  et ils ont mis au grand jour les travers de ce  sport qui est un business qui a largement substitué aux valeurs du sport, celles de
l'argent, du nationalisme et du racisme   ; ils ont provoqué jusqu'à la déclaration du Président de la République estimant qu'ils n'avaient pas mérité leurs primes constituées de millions
d'euros.





belle image de soi-disant "héros" qui se comportent comme de petites frappes de banlieue.





Bachelot a parlé de désastre





Rama Yade souligne leur incivilité et leur manque de formation civique dont témoigne cette irresponsabilité.


Ses mots indignité , honte,


Elle réclame une formation civique pour des joueurs qui semblent se croire tout permis sans aucune responsabilmité de représentation.





Rama Yade  parle d'un  «fonctionnement autarcique de l’équipe de France, en dehors de la Fédération».


Elle a dit être «consternée devant tant d’indignité». «Le maillot français a été bafoué par des joueurs qui ont eu un comportement tout sauf
exemplaire, et parle d'un sentiment de honte» qui devrait être celui des joueurs.





Rama Yade  pense qu'il est nécessaire d'éduquer ces jeunes caïds. Elle songe à  « un volet civique dans la formation sportive des joueurs de l’équipe
de France».





De plus il ont besoin d'apprendre qu'ils ont un rôle de représentation





«Il faut qu’ils chantent la Marseillaise parce qu’ils représentent les valeurs, l’image, l’identité de la France»,








bref l'industrie du foot , nouveau spectacle de cirque pour distraire les masses de s'intéresser aux questions politiques, a montré ce dont elle était capable et à
quoi pouvait aboutir ces dépenses somptuaires pour fabriquer des "idoles" qui sont tout sauf dignes d'être érigées sur un pied d'estale et couverts d'or et données en modèle à la jeunesse alors
qu'elles sont des contre-exemples à ne pas suivre.





Pour les passions nationalistes exacerbées par ces nouveaux jeux du cirque : hier les Etats-Unis battent l'Algérie. A Paris bris et mise à feu de véhicules en
protestation de la défaite.





 



Pierre qui roule 23/06/2010 20:18



http://bibliobs.nouvelobs.com/20080808/6355/a-mort-le-foot-de-pierre-desproges



alithia 24/06/2010 12:21



merci du lien.


Plus que jamais d'actualité.





Desproges, c'est autre chose évidemment.



Baâl-Ptéor 23/06/2010 20:10



Après tout, si même la ministre le dit...



ah aha ah 23/06/2010 19:09



ce que dit la ministre des sports Rama yade