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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 13:22
Pourquoi je n'aime pas Popper et pourquoi Popper se trompe. Sa pensée, fort à la mode, n'est en rien conceptuelle et analytique, mais idéologique. C'est une pensée de lutte contre certains pans de la pensée et des sciences humaines, aux présupposés partisans qui l'égarent. En effet, outre ses principes épistémologiques idéologiques et de ce fait de peu d'intérêt, car uniquement centrés sur sa volonté d'invalider certains pans des sciences humaines, (analyse marxiste de l'histoire, de l'économie, psychanalyse qu'il prétend être « irréfutables » à la différence des autres sciences et des autres théories ce qui est une belle bourde : la physique galiléenne-newtonienne-einsteinnienne serait-elle autre que « irréfutable » )  voilà ce qu'il écrit lorsqu'il se mêle de politique qui se résume à : rien n'est plus nocif que la critique dans les sociétés démocratiques, car la critique mine la liberté :

« Tous les jours j’entends gémir et pester contre le monde prétendument exécrable dans lequel nous sommes condamnés à vivre. J’estime que la diffusion de ces mensonges est le plus grand crime de notre temps parce que c’est une menace pour la jeunesse, que l’on veut priver de son droit à l’espoir et à l’optimisme. Dans certains cas cela mène au suicide, à la drogue ou au terrorisme (…) Les médias, qui à cet égard sont les plus grands coupables, doivent être convaincus qu’ils causent de graves dommages. Il faut les persuader de collaborer ; les inciter à voir et à dire la vérité ; à se rendre compte des dangers dont ils sont la cause ; à faire, comme toutes les institutions saines, leur autocritique et à s’avertir entre eux. C’est une tâche nouvelle pour eux. Mais les torts qu’ils causent à l’heure actuelle sont importants. S’ils ne collaborent pas, il sera quasiment impossible de rester optimiste »
(Popper « La Leçon de ce siècle » 1993 coll. 10/18)

 Quelle platitude, quel conformisme inepte, quelle banalité à ranger au rang des pires lieux communs complètement erronés , quelle bêtise profonde ! Le suicide, la drogue, le terrorisme et tous les maux de la société « expliqués » par la démoralisation dont serait responsable la critique. Faut oser le dire ouvertement.

Nota : bien sûr Popper, mauvais philosophe et faible penseur (1), est l'auteur favori à wikipedia en matière d'épistémologie et de conformisme politique.


Alithia


note 1- comme me l'a fait remarquer un lecteur,  dit ainsi  c'est un peu rapide.  En effet,  je ne développe pas sur la faiblesse de la philosophie de Popper n'ayant aucunement l'intention de me dédier à sa pensée qui à mes yeux ne mérite pas cet intérêt.
En deux mots seulement : il s'agit une épistémologie empiriste qui, comparée à celle de Bachelard, semble en effet bien faible, car elle manifeste une ignorance de ce qu'est le processus de constitution d'une théorie ; une épistémologie qui est 
également positiviste et de ce fait réductrice et a-critique à l'égard des sciences exactes comme tout positivisme,  qui va appliquer les mêmes critères aux sciences humaines  -mais cependant pas à toutes, ce qui manque de cohérence-  ;  emprisime et positivisme  qui expliquent une incompréhension totale de la nature des sciences humaines dont témoigne Popper,  car il les soumet aux mêmes critères que les sciences exactes, ce qui est fondamentalement erroné ; d'où son incompréhension (étonnante  à ce point) de la théorie marxiste en histoire, économie, politique, ainsi que  de la théorie psychanalytique, qu'il rejette carrément en tant que telles leur contestant toute validité théorique au nom de son fameux critère de "réfutabilité" -ce qui est le cas pour elles deux mais pas pour les autres sceinces humaines ou sociales dont il ne conteste pas la validité . Cette incompréhension  est telle qu'elle signale un a priori idélologique hostile à ces théories là,  relevant de préjugés que l'on trouve explicites dans ses écrits politiques.
Enfin donc ses présupposés politiques  lui font défendre le libéralisme le plus extrême, autre idéologie, celle de Milton Friedmann et Hayek, qu'il partage. Ce sont eux qui expliquent précisément ses a priori hostiles aux dites théoriessus-citées  etqui  expliquent aussi que l'on puisse juger sa pensée particulièrement faible, tant en épistémologie qu'en politique.
Mais une fois encore je ne vais pas développer.
Les ouvrages de Michea, Milner, Dany-Robert Dufour,  et bien d'autres, si l'on s'y réfère, suffisent à comprendre pourquoi il y a lieu de parler de faiblesse théorique en ce qui concerne Popper.
Ce qui explique aussi son succès car sa pensée convient à nombre de préjugés courants et est facile d'accès du fait de la relative familiarité avec des représentations déjà là à quoi elle  ressemble ou qu'elle conforte.

Bref, Popper c'est l'anti-Bachelard mais en ce sens qu' il est resté totalement en-deça de Bachelard.

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Published by alithia - dans philosophie
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commentaires

Le concombre masqué 26/01/2010 08:35


Oh vous parlez de moi ! J'en suis très flatté.

Je connais de fait assez mal (litote) l'épistémologie, sans en avoir spécialement honte (on ne peut tout savoir), mais ne suis pas particulièrement convaincu par votre descente en règle de Popper,
même si je vous concède que ses thèses -surtout les versions simplifiées ad usum delphini que je peux connaître de loin- ne me convainquent pas totalement, la science étant sans doute trop diverse
pour se laisser appréhender par une théorie unique.

Moi, mon point de vue favori, c'est plutôt celui d'Ernst Mach (que je ne prétends connaître que superficiellement), vous en pensez quoi vous ?


alithia 26/01/2010 11:05


Mach, même défauts que Popper, même empirisme naïf, qui ne peut expliquer le processus de constitution de théories qui demandent un niveau d'abstraction et un recours
au concept et aux démonstrations qui n'ont rien à voir avec l'observation empirique.


Simon 25/01/2010 19:58


Merci pour cet argumentaire clair et synthétique, je comprends maintenant bien ce que Popper a de superficiel. Effectivement la loi sur la chute des corps qui dit que tout corps dans le vide
absolu, sous une gravité donnée, subit toujours la même accélération (quelle que soit sa masse, sa forme, sa densité, etc.), est constamment mise à mal dans notre environnement car celui-ci n'est
pas vide mais empli de gaz donc de matière. C'est un exemple classique, il est nécessaire de s'extraire de l'expérience quotidienne pour imaginer la situation idéale du vide absolu, qui certes
n'existe pas (même l'espace interstellaire n'est pas absolument vide) mais qui est bien confirmée par l'expérimentation en quasi-vide ce qui constitue une approximation tout à fait acceptable. Ou
encore la découverte de la génétique qui a bouleversé la classification du monde vivant, sans pour autant remettre en question l'évolution bien au contraire, il a mis en lumière le support matériel
de l'hérédité et par conséquent les mécanismes profonds de l'évolution même. Je suppose que vous connaissez déjà tout cela fort bien mais c'était surtout un test pour voir si j'avais effectivement
bien compris (ces exemples je les connaissais déjà depuis longtemps mais maintenant ils prennent une autre dimension pour moi à la lumière de cette argumentation).


alithia 25/01/2010 22:54


merci à vous de votre commentaire


Simon 22/01/2010 22:06


Pour celles et ceux que ça intéresse, j'ai trouvé ce petit article sur le site de l'AFIS et tout à fait en rapport avec le sujet, à cette adresse http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article102. Je ne connais
quasiment rien au sujet, mais l'AFIS semble tout à fait sérieux, qu'en pensez-vous ?


alithia 24/01/2010 19:39


Oui ce site est sérieux.
Si l'article que vous citez est intéressant et pertinent sur plusieurs points, il comporte néanmoins quelques limites.
En effet, il est manifeste que l'"épistémologie" de Popper est complètement idéologique puisque son fameux critère de "réfutabilité" (cette traduction est nettement meilleure que celle de
falsificabilité) est uniquement destiné à récuser la théorie de Marx et la psychanalyse, auxquels il adjoint... les pseudo-sciences. Il faut oser. D'emblée on peut dire que ça n'est pas sérieux,  une supposée "épistémologie" construite pour jeter par-dessus bord deux théories
qu'il déteste pour les conséquences qui sont les leurs car elles bouleversent qq idées établies et représentations du monde, d'un monde qui ne sera plus le même après Marx et Freud.


Ensuite dans l'article cité, il est question d'un point précis  et limité de la théorie physique, qui est réfutable, non de l'ensemble de la physique, évidemment, qui n'est pas réfutable . Ce
qui fait toute la différence . Car de même, il est possible de réfuter certaines des analyses ponctuelles de Marx et Freud, mais non l'ensemble de la théorie dont l'essentiel résiste parce qu'il
s'agit de théorie scientifique.  Le propre d'une de théorie scientifique étant justement de ne pas être réfutable -contrairement à ce que prétend Popper- sinon elle ne serait pas
scientifique, ce qui ne veut pas dire que certains points ne sont pas rectifiés par le développement ultérieur de la théorie.

Mais certains points corrigés ne signifient pas que la théorie elle même pour ses explications et lois essentielles  (lois du mouvement, gravitation universelle...) serait réfutable. Ce qui
est absurde. Ce qui est réfutable est la représentation pré-scientifique, telle géocentrisme par exemple, physique des qualités, avant Galilée, génération spontanée avant Pasteur etc. mais une fois
mise en place une théorie scientifique la connaissance qu'elle apporte n'est pas réfutable car elle est vraie (analyse chimique du noyau de la cellule, des gènes, connaissance de la composition du
génome, lois de l'hérédité, lois de l'évolution des espèces etc...). Ce qui bouge, ce sont les limites d'une connaissance à un moment donné, mais n,on les fondements scientifiques d'une science sur
lesquels on ne revient plus (mathématisation du réel pour la naissance de la physique ; table des éléments pour la chimie etc...)

Cela est peut-être surprenant de le dire de manière aussi nette, mais ce que dit Popper (écrivain fétiche de wikipedia) est totalement idiot et ne tient pas un instant. Car le propre d'une
théorie scientifique est d'être non réfutable.

L'article que vous citez dit bien les paradoxes auxquels conduisent les affirmations de Popper, sous la plume de Feyerabend et Khun : si l'on suit Popper, il n'existerait aucune différence entre
sciences et pseudo-sciences. Telle est en effet la logique à laquelle il aboutit avec ses raisonnements erronés qui se fondent sur des raisons qui n'en sont pas. On a en effet affaire chez lui au
maximum de l'empirisme possible qui réduit le raisonnement et la démonstration scientifique à l'observation empirique qui serait le critère auquel se juge une théorie -jamais vraie car l'expérience
ne peut propuver la vérité d'une théorie, mais fausse quand l'expérience montre le contraire. Ce que signifie son exemple des cygnes où il montre qu'il ignore ce qu'est une théorie et ce qu'est une
démonstration et attribue à la science de ne pas faire autre chose que des observations empiriques. Ce qui est évidemment faux et d'une naïveté telle qu'on a peine à croire qu'un tel énoncé puisse
être sérieusement formulé.  Je voudrais bien savoir en effet quelle expérience peut prouver que la loi de la chute des corps est fausse pour ne pas y être soumis.

Il est absurde  de donner aux expériences  relevant de l'observation, (telle celle des cygnes) le pouvoir de juger du caractère erroné d'une théorie. Car des observations empiriques,
c'est ce que fait chacun dans la vie courante. Construire des théories c'est évidemment autre chose et ne relève pas de l'observation quotidienne, sinon dès la pré-histoire les sciences auraient
été constituées car tous les hommes ayant des yeux ont toujours remarqué que les corps tombent donc les  hommes devraient depuis toujours, à l'évidence, et  spontanément connaître les
lois du mouvement et  celle de la chute des corps.
Absurde.

Popper pense que la science est validée par l'expérience aussi longtemps que l'expérience ne contredit pas la théorie . Il réduit toute science à être une science d'observation, ce qui est
intenable.
De plus l'expérience, d'après lui, ne permet pas de dire de la science qu'elle est vraie, mais uniquement de montrer qu'elle est fausse quand l'expérience la contredit (l'histoire des cygnes).
Donc aucune science , aucune théorie ne sont jamais vraies, la vérité n'existe pas. cependant toute théorie scientifique est susceptible d'être réfutée par une expérience -je ne sais où il a vu
cela- donc voilà le critère de la scientificité ! ! !

Personne, aucun prof de philo, n'admettrait  ce genre d'affirmation, selon laquelle c'est l'observation empirique qui juge de la validité d'une démontration, de la part d'un lycéen après trois
cours de philo. Quid des maths à cette condition ? Quid de la notion d'attraction universelle ou de noyau de l'atome sur lesquelles l'expérience n'a pas prise ?
Popper c'est vraiment nul. Je le dis car je le pense vraiment.

Et les conséquences relativistes de ses assertions sont des impasses.
La preuve étant qu'il ne distingue pas les théories de Marx de Freud d'avec les pseudo-sciences.

Théories intenables et impasses résument ce que soutient Popper. Et pourtant cela est exactement la "philosophie spontanée" des wikipédiens, quelle que soit la formation en science qu'ils ont reçue
: ils sont capables de dire ce genre d'énormités sur les sciences. Ils font peut-être de la science mais il n'ont pas compris ce qu'est une science ni comment fonctionne une science. Ils sont
spontanément empiristes et relativistes.  Ils sont spontanément popperiens. Ils font du Popper sans le savoir, s'ils ne l'ont pas lu comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir.
S'ils le lisent ils s'y reconnaissent car ils y retrouvent leurs représentations. Erronées mais ce sont les leurs. De sorte que tout naturellement les vues de Popper leur apparaissent familières.
Elles correspondent à leur imagination.

Elle conduisent inévitablement au relativisme ?

 Voilà qui convient parfaitement bien aux wikipédiens, relativistes jusqu'à l'absurde, qui peuvent ainsi mettre les sciences
et les pseudo-sciences sur le même plan.

Ces discours sont aussi naïfs et erronés qu'il est possible. Mais aux Etats-Unis il existe des gens qui croient faire de la philo et être très intelligents en soutenant ce genre d'aberrations
dignes d'incultes en science et en philosophie des sciences.

Comme par hasard, les wikipédiens représentent le pire de ce qui vient des Etats-Unis, les discours les plus intenables et même les plus inconsistantes. Un bon échantillon en est David Monniaux et
ses potes, ou "le concombre masqué" qui vient ici régulièrement me raconter des bêtises sur les sciences et montre son ignorance de l'épistémologie. L'observation spontanée confondue avec la
construction d'une théorie constituée de démonstrations, c'est exactement ce qu'ils ont dans la tête et qui les dispensent, croient-ils, d'étudier la philosophie, la vraie, et l'épistémologie, la
vraie, qui pourraient leur apprendre ce qu'est une théorie, ce qu'est un concept ....

Le pire venu des E-Unis, dont wikipedia est aussi un exemple. Le pire, car par ailleurs il existe aux Etats-Unis des gens qui pensent autrement, qui pensent bien et ont des choses autrement
intéressantes à dire que de nous faire croire que la science n'est jamais validée , jamais vraie, car ses raisonnements trouvent leur validité dans  l'expérience, de sorte qu'ils ne
peuvent jamais être dit vrais mais uniquement faux quand ils sont contredits par l'expérience, soit ce fameux critère de réfutabilité.


h0r4ti0 10/01/2010 03:07



Marie, les gens qui critiquent la théorie selon laquelle l'univers a été créé par donald duck et mireille mathieu (clin d'oeil à Geluck) ne la connaissent pas. C'est ridicule.


J'apprécie la psychanalyse qui se veut une science, je suis sceptique en ce qui concerne lacan et je suis résolument certain que nous ne serons jamais d'accord si vous avancez des arguments comme
celui que vous venez de proférer.


 



Marie 05/01/2010 14:34


Karlpopopo

"les progrès de la science permettent d'affiner ou de faire progresser la psychanalyse"

Cette phrase est mal construite  la science en général ne fait pas progresser la psychanalyse.
Il faudrait dire les progrès de la connaissance en matière d'expérience de l'inconscient, par la multiplicité des cures, et par les études et réflexions des psychanalystes font progresser la
psychanalyse.
Mais la recherche fondamentale en maths, physique, chimie, biologie etc. ne font nullement progresser la psychanalyse.
La seule chose qui peut avoir une incidence est la progression de la neurologie et la connaissance du cerveau, qui, de toute façon ne remplacera aps la psychanalyse mais peut l'éclairer.



alithia 05/01/2010 15:29


Certainement, la psychanalyse progresse par ses propres recherches, études et  réflexions, comme chaque science et chaque discipline, obéissant à ses règles et
approfondissant son domaine par son propre travail.
Pourquoi la psychanalyse devrait-elle faire exception à ce qui vaut pour toutes les sciences et toutes les disciplines ? De même que ce sont les historiens qui font progresser l'histoire, qui n'ont
pas de comptes à rendre aux maths ou à la physique, ayant acquis leurs propres critères de rationnalité et de scientificité, ayant mis au pont leurs méthides de travail, comme c'est le cas pour
toutes les sciences humaines, de même pour la psychanalyse.

Cet acharnement contre la psychanalyse qui en fait une exception et la met en doute en tant que telle, de l'extérieur, par des gens qui n'y comprennent rien, est plus que suspect.
Si la psychanalyse dérange, on le compreend bien, ses adversaires ont de piètres arguments.