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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 13:48

Liban  


«Non à l'oppression», «Non aux assassinats», «Non au diktat des armes», disaient les pancartes brandies par la foule.

Une marée humaine a déferlé dimanche dans les rues de la capitale libanaise pour dénoncer l'arsenal que possède le mouvement chiite, mis en cause dans l'assassinat il y a six ans de l'ancien premier ministre Rafic Hariri.

 

«Le peuple veut faire tomber les armes», scandait la foule. Des dizaines de milliers de Libanais ont manifesté dimanche à Beyrouth contre l'arsenal du Hezbollah. Ils ont ainsi marqué le 6e anniversaire de la «Révolution du Cèdre» déclenchée après le meurtre de Rafic Hariri, dans lequel le puissant parti chiite s'attend à être mis en cause. La «Révolution du Cèdre» avait contraint la Syrie voisine de retirer ses troupes du pays après 30 ans de tutelle politique et militaire.

 

La foule s'est assemblée sous haute sécurité sur la place des Martyrs au centre-ville, brandissant des pancartes proclamant «Non à l'oppression», «Non aux assassinats», «Non au diktat des armes». Seul mouvement libanais à ne pas avoir déposé les armes après la guerre civile (1975-1990), le Hezbollah, qui prône la lutte contre Israël, estime que son arsenal est nécessaire pour défendre le pays, tandis que le camp Hariri estime que c'est l'Etat qui doit détenir le monopole des armes.

 

 

Le Figaro  : article complet ;  même son venu d'Algérie, où la presse rapporte l'événement à l'identique, voir l'Expression.

 

Pendant ce temps à Bahrein comme au Yémen, les protestations continuent et s'amplifient, la répression est de plus en plus sévère. Au Yémen les forces de l'ordre ouvrent le feu sur les manifestants.

 

Et trois pays demeurent totalement bouclés,  la population ne peut bouger et n'ose manifester, l'Algérie traumatisée par la guerre civile qui lui a coûté 200 000 morts et bien que la grande majorité du peuple soit lassée  de ce régime et lui soit opposée, la Syrie dictature laïque tenue dans une main de fer par Bachar el-Assad, la théocratie familiale d'Arabie saoudite.

 

Et des esquisses de démocratisation pointent modestement, afin déviter les oulèvements populaires, au Maroc où le roi propose, presque, une monarchie constitutionnelle, à Oman où le sultan accorde un pouvoir législatif au Parlement ...

 

En Libye, tout le monde se repasse le bébé et délègue, hypothétiquement, selon une hypothèse qui semble être fort lointaine, aux seuls Etats-Unis la responsabilité de protéger les Libyens et d'arrêter le massacre du fou sanguinaire . La lâcheté de la Ligue arabe est dénoncée par la presse algérienne, parmi d'autres réactions du même  genre, venues d'ailleurs : il n'y a personne pour défendre les insurgés, et leur non-armée d'éclopés, sans aucuns moyens, telle que la décrit Libération.

Khadafi fait maintenant un chantage à l'Occident en menaçant de passer la gestion du pétrole libyen à la Chine et à la Russie.

 

 

 

 

 

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Published by alithia - dans politique
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commentaires

Altshift 16/03/2011 11:45



Il n’est pas impossible que les problèmes rencontrés par le Japon, en particulier à cause des centrales nucléaires, et non à cause du raz-de-marée et des milliers de mort qui semblent bien être
quantité négligeable pour le capitalisme, amplifient une crise économique mondiale dans un crack boursier où toutes les bourses suivraient la pente fatale de celle Tokyo, quelles que soient les
liquidités injectées pour réchauffer le réacteur boursier.


L’enfoncement de l’occident dans une misère sombre pour cause de crack boursier, serait évidemment à la fois un nouveau coup porté au capitalisme et une nouvelle démonstration de sa fragilité,
mais aussi un « dernier mot » comme vous dites que ressentiraient tous les peuples beaucoup plus fort qu’une secousse sismique ou qu’une surexposition prolongée à des éléments
radioctifs.


Le problème avec le capitalisme, c’est que même après avoir exhalé son dernier souffle et prouvé sa capacité de nuisance pour les peuples, il parvient toujours à se refaire, à nouveau sur le dos
des mêmes, dans quelque guerre nationaliste motivée par une hégémonie commerciale. 



alithia 16/03/2011 12:04



oui , possibilité de crise enchaînant avec la précédente crise dite des subprimes, assez probable, -les crises sont constitutives du capitalisme, qui vont jusqu'à
engendrer des guerres, cela on le sait, c'est de structure-   fragilité ou instabilité du capitalisme et possibilité de renaissance, possible -là aussi son histoire l'a montré- 
mais renaître en se transformant et en dépassant ses contradictions ou en poursuivant les mêmes logiques -renflouement indéfini des banques par les Etats-  en aggravant ses contradictions
jusqu'à aller dans le mur ou vers une / des révolutions ?


 


C'est là qu'on ne peut prédire.


La logique implique l'idée de changement, mais comme disait Rousseau, lucide, le changement peut-être en pire ou en mieux.


 


Marx avait fait l'hypothèse  d'une impasse du capitalisme due à ses excès, qui aboutirait aux révolutions rétablissant l'égalité dans la répartition des
richesses et inventant un autre mode de vie, plus libre. L'histoire ne s'est pas du tout passée comme prévu , preuve que la prévision de l'avenir est impossible. Il n'avait pas prévu, envisagé,
les capacités de renaissance -cela dit, combien de guerres, y compris mondiales, pour cette renaissance ?-ni les possibilités de réformes sociales du dit capitalisme , dans sa guerre-compétition
avec l'ennemi soviétique.


 


La guerre froide étant finie, on est entré dans une autre phase de réduction de l'Etat social, que certains -dirigeants du capitalisùe financier-  voudraient
bien voir disparaître, au profit d'un néo-libéralisme sans limites sociales ni politiques, comme en Chine.


 


Aujourd'hui on a l'impression, à nouveau, d'une impasse.


Mais on se gardera bien de prévoir l'avenir car nul ne sait s'il est à la révolution, pour renouer avec les valeurs de liberté et égalité,  fraternité et
solidarité aussi, réellement, ou si l'avenir verra la venue d'un autre système, pire encore.


 


La pensée ne peut guère s'avancer au-delà d'un diagnostic du présent et de quelques anticipations sur le futur proche. Sur la longue durée, c'est l'inconnu.


 


[Je viens de faire une longue réponse à concombre qui ne comprend pas la notion de précaution fondée sur la prise en compte de risques possibles, impliquant une
responsabilité, qu'il confond avec prévision de l'avenir. ]



Baâl-Enlil 15/03/2011 18:48



C'est vrai ça, et le japon vous n'en parlez pas ? C'est pourtant la faillite du point de vue philosophique du Capitalisme... Oui car le nucléaire c'est plus rentable à court terme que le charbon
ou le gaz... Or aujourd'hui on a l'hydrogène et le charbon propre ! En ce moment les pauvres Japonais souffrent à cause des conséquences du tremblement de terre qui a fait pratiquement 9 sur
l'échelle de Richter... Je n'ose pas imaginer pour le Sud-Est de la France ce que cela ferait...



alithia 15/03/2011 20:24



oui c'est une grande faillite du capitalisme, comme la Libye de Khadafi. Dans les deux cas on a l'impression que c'est le capitalisme qui a eu le dernier mot.


J'en dirais un mot.



Nathalie 15/03/2011 17:34



Les Libyens n'ont pas de chance, la catastrophe au Japon éclipse leur drame pourtant aussi important dans un autre genre, et aussi important à l'échelle mondiale.


Alors les tenants du statu quo l'auraient emporté sur les partisans de la démocratie dans le monde Arabe ?



Pierre 15/03/2011 12:40



Les révolutions arabes potentielles risquent de s'échouer sur l'écrasement de la révolution libyenne, lâchée de tous, et des Arabes, c'est à dire des dictatures arabes alentour qui, les premiers
les lâchent et sont des lâches et qui ne lèveront pas le petitdoigt pour sauver leurs frères du massacre.


 


Cette historie est écoeurante.


 


Loin de confirmer la thèse des anti-américains délirants à la Meyssan qui , quoi qu'il arrive accusent les Etats-Unis, et qui se sont jetés dans l'hypothèse d'un complot américain qui aurait
suscité ces mouvements de rebellion et de revendication démocratique, -mais oublions ces cinglés- on voit au contraire l'emporter le statu quo, souhaité par tous, à commencer par les dictatures
arabes ;


 


Le sacrifice du peuple libyen signifie la fin des révolutions dans le monde arabe.


Ecoeurant.


 



alithia 15/03/2011 13:42




la Libye abandonnée : le temps des révolutions arabes est fini, pour ses soi-disant soutiens qui répugnent à apporter une aide réelle aux insurgés libyens
anti-Khadafi..


 


Le roi du Maroc fait des promesses -jusqu'à quel point seront-elles tenues ?-  le pouvoir algérien distribue de l'argent et fait des promesses -dont on sait
déjà qu'elles ne veulent rien dire et ne seront pas tenues- pour mieux poursuivre dictature et confiscation des richesses, les pays du Golfe, leurs dictatures, s'entraident pour juguler les
protestations et les réprimer.


 


Les dictatures ont appris des événements révolutionnaires en Tunisie et en Egypte, et font tout pour devancer et empêcher d'autres victoires des peuples en quête de
liberté et de démocratie.


 


editorial du Monde


 


La situation est paradoxale. Le régime libyen perd chaque jour un peu plus de soutien dans la communauté internationale. Traité comme un paria, mis au ban des
nations, pestiféré et décrété "illégitime", il est abandonné par ses derniers alliés. Il est condamné.


 


Mais, jour après jour, les forces du colonel Kadhafi reprennent le terrain conquis par l'insurrection qui s'est levée il y a un mois et demi pour libérer le pays
d'une ubuesque dictature.


 


Au rythme des combats – ils opposent des insurgés sous-équipés et sous-entraînés aux troupes suréquipées du Guide –, le fief de l'opposition libyenne, la ville de
Benghazi, dans l'est de la Libye, sera bientôt à portée de fusil de la soldatesque kadhafiste. En l'état actuel des forces en présence, rien n'arrêtera l'armée libyenne.


 


Le régime de Mouammar Kadhafi est jugé illégitime par les Etats-Unis, l'Europe et même la Ligue arabe, qui l'a exclu de ses rangs. Il
vient de perdre l'un de ses derniers soutiens à l'ONU: la Russie.


 


Le président Dmitri Medvedev a annoncé, lundi 14 mars, que Kadhafi et sa famille étaient persona non grata à Moscou et n'avaient pas le
droit d'y effectuer des transactions financières.


 


Chaque jour, l'opposition, regroupée au sein d'un Conseil national transitoire, gagne en reconnaissance internationale.


 


Un peu partout dans le monde, les comptes de la famille Kadhafi sont bloqués. La plupart des étrangers qui font habituellement marcher ce pays de 6millions
d'habitants l'ont quitté – Chinois, Tunisiens, Egyptiens, Maliens, Nigériens, Tchadiens, etc.


 


Les installations pétrolières de la Libye – celle-ci fournit quelque 2% de l'approvisionnement mondial en hydrocarbures – sont à moitié fermées.


 


Mais tout se passe comme si la communauté internationale s'était résignée à voir le colonel Kadhafi écraser l'insurrection et rester au pouvoir. Tout se passe comme
si elle considérait que les exactions perpétrées par le régime ces dernières semaines – centaines de morts dans la population civile, tortures, arrestations arbitraires et "disparitions"
d'opposants – ne fournissaient pas encore de base juridique à une aide militaire indirecte à l'insurrection.


 


La France n'a pas convaincu l'Europe de la nécessité de décréter une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la région des combats; elle n'a pas convaincu non plus
les ministres des affaires étrangères du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie) réunis ces jours-ci à Paris.


 


Une intervention, serait-elle a minima, comporte toujours d'énormes risques. Mais ceux que l'inaction ferait courir à la population libyenne s'annoncent plus graves
encore. On sait ce dont Kadhafi est capable; il a prévenu qu'il mettrait le pays à feu et à sang.


 


Nicolas Sarkozy a raison. Il faut un geste militaire pour aider les rebelles à sanctuariser Benghazi. Ce peut être une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la
ville. Américains et Européens en ont les moyens, largement. Il est temps de les mettre en œuvre.



Altshift 15/03/2011 11:07



Heu… ça a quelque chose à voir avec l’article ?