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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 16:37

 

 

La menace d'intervention militaire a suffi pour que le gouvernement de Khadafi , après des menaces d'attaques terroristes, annonce un cessez-le-feu via son ministre des Affaires étrangères, - vu sur al Jazeera- qui lit avec difficulté un papier qu'il semble ne pas comprendre, le nez dans son papier, butant sur les mots : arrêt de toute opération militaire, donnant l'image d'un homme qui part la queue entre les jambes .

 

Si ce n'est que les attaques des forces de Khadafi contre Misurata continuent dans le même temps.

 

Le mandat de l'ONU concerne la protection des civils mais ne donne pas explicitement pour but aux missions militaires de renverser le régime actuel. Sur la Libye pèse  la dictature de  Khadafi, le Guide  qui détient tout le pouvoir et qui a laissé son pays en déshérence, privé de toute institutuion, sans société civile, sans aucun contre-pouvoir.

 

Jusqu'où iront les forces militaires chargées de protéger la population et de fait de soutenir la population opposée dans son immense majorité au dictateur qui a manifestement fait son temps et a perdu toute légitimité  pendant que se déploie une intense activité diplomatique avec les Arabes et les pays d'Afrique afin d'isoler le plus possible, Khadafi sur le plan politique ? La question des crimes contre l'humanité dont Khadafi s'est rendu coupable, est plus que jamais à l'ordre du jour : qu'il soit arrêté et jugé ! rappellent les instances internationales autant que ses opposants.

 

Pourquoi donc cette solidarité ressentie et exprimée envers les Libyens insurgés hormis l'expérience partagée d'une lutte pour la liberté justifiée d'un amour de la liberté que chacun porte en soi. ?  Le fait de ressentir l'évidente passion pour la liberté qui donne aux peuples le courage de se battre et de risquer sa vie , en l'occurrence sa jeunesse pauvre,  cette passion de liberté comme une passion partagée, nous rapproche, quelles que soient les frontières, les langues et les cultures, nous fait sentir de manière très concrète que nous sommes embarqués dans le même bateau qui s'appelle l'avenir du monde et de la vie.

 

En ce sens nous pouvons nous comprendre, par delà la différence nationale et la variété des histoires donnant aux peuples des expériences différentes, par delà la diversité des langues, et par delà celle des croyances : l'humanité apparaît comme une et à l'ère de la mondialisation, totalement solidaire.

 

De sorte que si la liberté triomphe de la dictature, comme la Tunisie et l'Egypte en ont montré la possibilité, si la résistance à l'arbitraire et la révolution  en vue de l'émancipation et d'une vie libre, s'inscrivent à nouveau dans l'histoire, venues du monde arabe, et en montrent la promesse en Libye, au Yémen et dans d'autres pays, en retour, elles sont la démonstration pour les pays les plus riches que la résistance et la révolution peuvent encore être à l'ordre du jour.  Elles indiquent à quel point nous sommes proches, quelles que soient nos civilisations, habitants de la même terre, embarqués dans la même histoire, solidaires, de plus en plus, quelles que soient les contradictions du monde actuel.

 

Défendre les Arabes en quête de liberté pour changer les systèmes politiques de leurs pays, est-ce aller vers  des échanges pacifiés et  des négociations plus faciles voire plus équitables ? N'est-ce pas défendre les libertés difficilement gagnées au fil des siècles dans nos propres pays ? Les deux, les deux types de luttes ou de soutien à ces luttes, ne sont-ils pas liés ?  Tel qui vend du pétrole et tel qui en achète, à quelles conditions et combien, entretiennent entre eux une solidarité faite de dépendance mutuelle.

 

Tel qui s'équipe et se sur-équipe en nucléaire pour échapper à la dépendance du pérole, dit-on, et se trouve confronté aux pannes et accidents nucléaires, qui pourraient se produire ailleurs de même.  Chacun se sent concerné sachant que ce pourrait être lui à la place de celui qu'il voit sur ses écrans, pris dans une tourmente, subissant une catastrophe, une guerre, engagé dans une lutte ou une révolution. Se faire la guerre, rivaliser pour le pétrole, s'engager dans des politiques énergétiques menaçant la vie sur terre par leurs possibilités de pollution et de  destruction : tout se tient et l'inter-dépendance ne cesse de s'accroître.  Chacun sent que  ce qui arrive là pourrait lui arriver à lui, autrement mais il n'est pas exclu de l'événement.

 


 

La seule domination par la force n'est plus  possible. L'éveil de  pays anciennement soumis ouvre peut-être la voie à la négociation.  S'il est des conflits et des alliances,  il est faux de s'imaginer que l'un est soumis à l'autre, complètement, qui serait le maître qui domine sans condition et sans restriction.

 

La mondialisation réalisée montre une interpénétration des intérêts, échanges et conflits, mais aussi des négociations au fur et à mesure que les pays accèdent à une expression politique et ne s'expriment plus seulement par les armes et la terreur que ce soit sur leur peuple ou avec l'autre (par exemple pays arabes versus Israël ; on attend la reconnaissance de l'autre) et au fur et à mesure que le monde se rééquilibre autrement lqu'autour d'une super-puissance, par la montée en puissance d'immenses pays-continents, Inde et Chine qui à eux seuls constituent à peu près le tiers de l'humanité, la moitié demain peut-être, tandis que les anciennes puissances coloniales s'affaiblissent et perdent de leur pouvoir, tandis que la puissance des Etats-Unis décline, il se découvre que les rééquilibrages mondiaux comme des plaques tectoniques, rapprochent, même si cela occasionne des chocs violents voire de nouvelles guerres  -par alliés interposés, bien sûr.

 

Le monde change sous nos yeux. La vitesse des changements s'accélère. La conscience croît  au sein des peuples que nous sommes tous des terriens embarqués sur  le même vaisseau, dans sa course folle, dans la même aventure où la vie des uns dépend de celle des autres, dépend donc d'une solidarité de plus en plus grande, qu'exprime la politique.

 

Espérant du moins que nous ne sommes pas dans une course à la survie où il s'agirait là, au contraire de la politique qui assure la vie, de la guerre généralisée, de tous contre tous.

 

 


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Published by alithia - dans politique
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commentaires

Zardoz 03/05/2011 15:02



L'histoire a montré que gauche, qu'extrême gauche et antisémitisme ne sont pas incompatibles.


Il est facile de pointer du doigt les cmaapgnes antisémites de staline ou de la Pologne des années 60 (mais c'est communiste et pas d'extrême gauche me direz-vous).


Plus généralement juif=capitalisme est un préjugé qui a la vie dure. Je ne parle pas de l'amalgame sionisme=impérialisme américain, du soutien à la Palestine très présent à l'extrême gauche qui
vire malheureusement rapidement à l'antisémitisme.


Chez Dieudonné les raisonnement sont assez simplistes. Kadhafi est antisioniste donc il faut soutenir Kadhafi.



Altshift 02/05/2011 23:29



N’est-ce pas votre propre obsession de « l’extrême gauche », Jules, qui vous pousse, en bon extrêmiste centriste, à l’assimiler à l’extrême droite ? N’est-ce pas le fait d’une vision binaire
totalement manipulée ?

Si les dérives antisémites de certains sont incompréhensibles, elles sont aussi incompatibles avec les conceptions de gauche et d’extrême gauche. Dieudonné et ses comparses sont d’extrême droite
un point c’es tout, on peut seulement espérer que ça ne soit ne soit pas « définitif » contrairement à ce que vous affirmez.
 
Affirmer que le fait d’être opposé à une intervention de l’Otan en Libye, c’est être pro-Khadafi… et d’extrême gauche  (droite) est non seulement totalement binaire (et fondamentalement
faux), mais surtout particulièrement idiot. Ça ressemble  un jugement à l’emporte pièce imposée par la manipulation idéologique dominante (laquelle est de plus en pus proche de l’extrême
droite).


 l



Jules 28/03/2011 15:42



Dieudonné et quelques négationnistes de ses amis,  des antisémites obsédés , soutiennent Kadhafi et condamnent l'intervention militaire de la coalition. Puisque celle-ci soutient les
insurgés, ils soutiennent Kadhafi.
Ce sont des  gens qui prennent systématiquement un parti anti-français qui soutiennent  un terroriste et tortionnaire à partir du moment où la France a décidé qu'il était décidemment
trop nuisible dès lors qu'il est contesté dans son pays. Ils sont également pro-Chavez et soutiennent la dictature d'Iran.


 


Les nouvelles de Dieudonné et ses amis négationnistes sont diffusées sur un site antisioniste et antisémite qui se plaint que les media ne parlent pas de lui.


 


Une certaine extrême-gauche a définitivement basculé dans l'extrême-droite.



Trifaud 28/03/2011 12:58



Palindrome:


-ce satrape part à sec,


-car tel Ali il a le trac .



Le concombre masqué 18/03/2011 19:10



"l'humanité apparaît comme une et à l'ère de la mondialisation, totalement solidaire."


Non, désolé, pas moi. Je suis égoïste pour ma part. Vous allez sans doute vitupérer, me traiter de tous les noms. Mais je suis également misanthrope, je pense que pas mal de monde (pas tout le
monde, une bonne majorité) est à peu près comme moi, peut-être un peu moins caricaturalement, ou du moins préférant le mensonge au cynisme.


Vibrer avec sympathie pour les Libyens, pas mal de monde sait faire. Comme crier "on est les champions" en 1998 ou pleurer la trop regrettée Diana Spencer. La solidarité "totale" ça ne concerne
que quelques pour cents de la population, et encore en n'étant pas trop regardant sur le "totale".



alithia 18/03/2011 19:32



Il s'agit de l'état du monde et de l'émergence d'une humanité une, idée ancienne sur le plan des principes et qui devient réalité factuelle aujourd'hui, de plus en
plus visible.





Vous répondez par une objection d'ordre anthropologique (du type la nature humaine est mauvaise). Ce n'est pas du tout le même plan.





Ce dont je parle est autre chose. Il s'agit non pas de la capacité des individus à connaître des passions mauvaises, qui est incontestable, -sachant en outre que
capacité ne signifie pas pour autant une "nature" portée au mal nécessairement et par essence ; une capacité c'est une potentialité, parmi d'autres capacités contraires, y compris celles à faire
le bien, à vouloir la justice etc. -





Il s'agit donc non pas d'une capacité des individus, indéniable, mais du fait que l'humanité est aujourd'hui solidaire
car le sort de tous est lié sur  tous les plans.


 


On sait bien qu'il y a des individus égoïstes, inconscients, des qui préfèrent le mensonge, la tromperie, l'illusion, l'ignorance  à la lucidté , à l'intérêt
collectif, à la connaissance et à la justice et aux exigences de la raison , des qui ne comprennent rien à rien et sont méchants à proportion, on sait bien qu'il y a de la bêtise à la pelle et
toutes sortes de passions mauvaises, cupidité, vengeance, ambition, désir de domination etc. etc. etc. chez les individus. De plus tous ne sont pas pareils, il y a les salauds et les héros, les
pauvres types et les génies, et tous les échelons intrmédiaires.


 


Mais ce ne sont pas les individus en tant que tels qui font l'histoire, suivant leur capacités passionnelles diverses, ni qui les individus qui prennent les
décisions qui engagent. Ce sont ceux qui ont qualité pour cela, via les institutions soit les représentants de groupes, sociétés entières, peuples, classes sociales... suivant une rationalité
collective.


 


Il existe des déterminations objectives et des nécessités, il existe des institutions du politique et il existe de la politique, il existe des forces et des rapports
de forces, il existe des citoyens, des lois et aussi de la pensée et des penseurs. Bref, il existe du collectif et de la nécessité, de l'intelligence et de la compréhension, et il existe de la
politique qui est faite de tout cela, oeuvre collective qui n'est pas le fait des individus


 


(je sais vous allez me répondre que c'est pas vrai)


 


Notez que j'ai parlé de l'humanité, non des individus, ni de tel ou tel individu, et encore moins de vous même comme si vous pouviez prétendre à être représentant de
l'humanité à partir de votre incompréhension de la différence entre disposition passionnelle d'un individu (ou plusieurs) et causalités politiques et historiques.


 


Notez que j'ai parlé de l'humanité solidaire, au sens de destins liés, -ce qui peut être parfaitement inconscient ou ignoré-  soit de partage du même sort, du
même monde, où tout communique, se rapproche, s'échange, des mêmes données -par exemple ressources naturelles exploitables- avant de parler de solidarité politique consciente et assumée


 


Mais je n'ai jamais prétendu que les êtres humains étaient des angelots.


 


Je ne suis pas sûre que vous ayez prêté attention aux différents sens du mot solidaire, ni si bien compris en fait.


 


Je rappelle l'essentiel :


1- "cette passion de liberté comme une passion partagée, nous rapproche"


 = la passion de la liberté est partéagée par tous les peuples, tous les peuples aspirent à la liberté  : peut-on
soutenir le contraire ?


 


2-  "une solidarité faite de dépendance mutuelle."


solidarité au sens de dépendance: peut-on soutenir le contraire ?


 


3- "interpénétration des intérêts, échanges et conflits"


interdépendance des intérêts, des situations, à l'échelle du monde : droit et institutions internationales, économie et échanges mondialisés, de même pour les
sciences et les techniques ; ce sont des faits : qui pourrait dire le contraire ?


 


4-" La conscience croît  au sein des peuples que nous sommes tous des terriens embarqués sur  le même vaisseau, dans sa
course folle, dans la même aventure où la vie des uns dépend de celle des autres, dépend donc d'une solidarité de plus en plus grande, qu'exprime la politique."


la conscience de ce fait prend forme, de plus en plus : le sort de l'humanité toute entière dépend de ce que des liens de tous avec tous sont sans cesse plus
importants et croissent au fur et à mesure de l'histoire -au sein de conflits et rapports de forces bien entendu-


Face à l'accident nucléaire cette consience se constate.


 


5- "Chacun se sent concerné sachant que ce pourrait être lui à la place de celui qu'il voit sur ses écrans, pris dans une tourmente,
subissant une catastrophe, une guerre, engagé dans une lutte ou une révolution"


 


chacun se sent concerné, comme citoyen du monde en quelque sorte, par les grands événements qui se produisent dans n'importe quelle partie du monde, en Asie, en
Afrique, en Amérique, en Europe : les événements actuels le montrent. Le Japon, c'est aussi notre histoire au sens d'une histoire qui parle de nous, qui nous concerne.





Une conscience existentielle mondiale existe bel et bien, concience que notre sort est lié. Solidarité de fait. Solidarité en ce sens que c'est ainsi et nous n'avons
pas le choix. Les grands événements qui adviennent, n'importe où, affectent le monde entier : crise économique et financière, catastrophe nucléaire, révolutions, guerres... et toutes les
occurrences qui renvoient aux institutions internationales.


 


Une conscience  politique mondiale prend forme, accompagnant la mondialisation économique et technique, ainsi que le droit international et ses
institutions.





Pour susciter voire imposer une réflexion et un débat démocratique sur le nucléaire, par exemple, pour soutenir les revendications d'émancipation dans le monde
arabe, par exemple..