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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 12:44

 

 

Les insurgés anti-Khadafi via leur porte parole Abdel Hafiz Ghoga annoncent le chiffre de  plus de 8000 morts, victimes des  hommes de Khadafi, les mercenaires encadrés par des militaires libyens.

 

Aussitôt le vote de la résolution de l'ONU décidant d'une  intervention militaire pour établir une zone de restriction aérienne et "utiliser tous les moyens nécessaires "-sauf intervention terrestre- afin de protéger les populations civiles contre les attaques de Khadafi -qui a promis aux insurgés de les tuer jusqu'au dernier et d'aller les chercher jusque dans les chiottes (sic)- et qui menaçait d'un véritable massacre à Benghazi, Khadafi cherche à gagner du temps. Il annonce un cesser le feu, le 18 mars.  Annonce destinée à brouiller les esprits et à tromper  afin de poursuivre son offensive contre les villes aux mains des insurgés. De fait, cette annonce couvre de nouvelles opérations contre les opposants civils . Benghazi est bombardée.

 

Manoeuvre évidente. Au même moment Khadafi lance ses chars contre la ville de Misurata tenue par les insurgés. Ces derniers disent que les chars ont pénétré au coeur de la ville et tirent de tous côtés, réalisant un massacre.

 

La coalition internationale entame ses opérations de destruction des défenses anti-aériennes de Khadafi.

 

Deuxième annonce de cesser le feu par Khadafi le jour suivant, toujours fictive. Dans le même temps les forces pro-Khadafi pilonnent intensément depuis trois jours la région d'Al-Jabal Al-Gharbi, au sud-ouest de Tripoli, en particulier les villes de Zenten et Yefren sous contrôle de la rébellion.

 
 

 

La coalition internationale poursuit ses opérations et cherche à couper les lignes d'approvisionnement des forces pro-Khadafi.


 

La situation vue depuis les pays arabes.

 

Dans les pays arabes la presse  exprime des positions divergentes, les uns craignant une immixtion occidentale dans les affaires de la région, à l'image de leur gouvernement soit principalement l'Algérie et la Syrie qui se sont opposées  à une intervention militaire, les autres approuvant que la Coalition porte secours au peuple libyen menacé par son propre chef. Cependant en Algérie la presse n'est pas unanime pour s'aligner sur les positions officielles, telles qu'exprimées par el Watan ou le scepticisme exprimé par l'Expression. Le Soir d'Algérie exprime des positions opposées dans une "Lettre aux vierges qui crient au nouvel impérialisme et au néo-colonialisme", soulignant que Kadhafi réprime dans le sang depuis plus d'un mois une insurrection populaire.


"Fallait-il pour être un bon Arabe, un bon musulman, attendre en silence que le dernier habitant de Benghazi soit exposé aux (missiles) Katioucha ou au gaz sous prétexte que les Occidentaux veulent recomposer la région ?"

 

Amr Moussa secrétaire général de la Ligue arabe, dénonce dimanche les bombardements, après avoir soutenu la résolution de l'ONU. Vivement critiqué de diverses parts, et en particulier  par des Libyens qui demandent la poursuite des opérations de la coalition, Amr Moussa opère un retournement lundi, et déclare sputenir les opérations anti-Khadafi.

 

L'Expression Algérie dénonce pour sa part l'hypocrisie d'Amr Moussa secrétaire général de la Ligue arabe qui a approuvé et soutenu la décision de l'ONU d'une zone de restriction militaire, feignant de découvrir ensuite que l'opération militaire en question suppose de détruire les défenses de la partie visée, celles de Khadafi en l'occurrence, pour se dire  en désaccord lorsque l'opération est effectuée.

 

Le journal algérien explique ce revirement opportuniste et hypocrite pour ne pas dire ce double langage de Amr Moussa, par le fait qu'il voulait d'abord faire oublier sa compromission dans le régime de Moubarak en approuvant la résolution de  l'Onu puis ensuite dans l'intention de cultiver ses ambitions électorales en Egypte dont il vise la présidence, entonner le discours anti-occidental qu'il suppose majoritaire en flattant le nationalisme arabe.

 

" M.Moussa devait tout aussi uniment savoir que l’on n’instaure pas une zone d’exclusion (ou «no fly zone») sans réduire au silence les unités de défense de «l’ennemi», El Gueddafi en l’occurrence.

Si Amr Moussa qui a blanchi sous le harnais ne sait pas ça, on se demande ce qu’il fait à la tête de la Ligue arabe, d’autant plus que sa présence au sommet diligenté à Paris par le président français, Nicolas Sarkozy, outre d’engager les pays arabes dans l’action en cours contre la Libye, engage de même l’Algérie laquelle lors de la réunion la semaine dernière des chefs de la diplomatie arabes au Caire, a fait part de ses réserves quant à la mise en place d’une zone d’exclusion avec tout ce que cela pouvait impliquer.

Mais le fait est là: Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, a, outre sa caution, appelé instamment à l’instauration d’une zone d’exclusion en Libye, tentant par un activisme débordant de faire oublier sa collaboration et sa compromission avec le régime honni de Hosni Moubarak."

 

En Tunisie Le Temps exprime un soutien à l'intervention de la coalition  :

 

" La communauté internationale s’est enfin décidée sur le dossier libyen. Après maintes hésitations et face à une révolution populaire qui a tourné à la guerre civile, elle ne pouvait autoriser davantage de massacres dans ce pays. [...]    Ainsi, ces forces seront, de toute vraisemblance, privées de leur atout majeur : les bombardements aériens.

Avec le début de frappes contre des blindés libyens, le cours des évènements et le rapport de force entre l’armée libyenne et les insurgés devraient tourner en faveur de ces derniers. [...]

 

Il est ainsi primordial de ne pas perdre de vue l’intérêt du peuple libyen à réaliser les objectifs de sa révolution avec ses propres moyens pour pouvoir par la suite décider librement de son avenir.

D’ailleurs toute la région a besoin d’une issue positive en Libye qui permettra d’éviter les risques d’instabilité politique et sécuritaire et une crise humanitaire dont la Tunisie continue de supporter le fardeau."


 

De même que Nawaat et la Presse Tunisie, contrairement à la dépêche de l'AFP déclarant que la presse tunisienne dénonçait l'intervention en Libye. Ces journaux soutiennent les mouvements de libération des dictatures entamés dans tous les pays arabes.

 

Le ton est à cet égard, bien différent de la presse algérienne et l'on peut constater le tournant pris par la Tunisie depuis sa révolution.

 

La presse marocaine semble fort peu libre : inaccessible sur internet, pendant que de nombreuses manifestations se déroulent au Maroc comme le rapporte RFI.

 

La presse égyptienne en anglais est discrète sur la Libye. Pour l'information, elle renvoie au New-York Times. La presse jordanienne en anglais se contente de rapporter les informations. La plupart des journaux du Machrek sont en arabe.

 

Le gouvernement irakien soutient la coalition qui intervient en Libye, apprend-on. Source al Jazeera.

 

 

En Libye la ville de Benghazi  est libérée des assauts des troupes pro-Khadafi, mais des miliciens pro-Khadafi demeurent dans la ville, qui tirent sur les civils. Malgré cela les insurgés ont repris confiance depuis l'intervention de la Coalition, et ils ont repris leur progression vers Ajdabya. Ils se disent en mesure de renverser Khadafi. Pourtant le manque d'armes dont ils disposent est patent. source France 24.

 

La bataille contre les troupes armées de Khadafi qui lui restent fidèles, non négligeables  en nombre, et pour obtenir la chute du dictateur, est cependant loin d'être gagnée. Les ruses, mensonges et opérations dénuées de tout scrupule dignes du chef terroriste qu'est Khadafi, tel le recours massif à des boucliers humains afin déviter les bombardements des sites stratégiques par la Coalition, laissent augurer de réelles difficultés pour la suite des opérations. Khadafi est capable de tout et l'on a vu comment il use constamment de fausses promesses et de menaces de type terroristes. De plus ses milices ont infiltré les villes tenues par les opposants et continuent à tirer sur les civils. Les Américains savent tout cela, ce qui explique la prudence d'Obama, même si l'on peut escompter que ces bombardements peuvent inciter les troupes restées loyales à Khadafi à déserter.


 

Premiers effets de l'intervention pour soutenir le soulèvement libyen, les autres peuples en lutte poursuivent et de nouveaux entrent en lutte contre leurs régimes autocratiques.

 

Au Yémen les manifestations s'amplifient malgré une très sévère répression ayant  fait de nombreux morts (plus de  60). On apprend par al Jazeera, qu'une partie des militaires de haut rang a rejoint le camp les protestataires, et que dans le Nord Ouest l'armée se déploie pour protéger les manifestants de la répression,  ainsi que  la démission du gouverneur d'Aden et la déclaration du porte parole du Parlement, qui tous deux ont pris parti en faveur des manifestants qui demandent la démission d'Abdullah Saleh. L'ambassadeur du Yémen en Chine a démissionné. Deux autres ambassadeurs également.

 

Les démissions s'enchaînent, le régime semble basculer. La démission d'Abdullah Saleh semble désormais inévitable. Elle est réclamée également en dehors du Yémen (Juppé).

 

Au Bahrein les manifestations se poursuivent malgré la répression et malgré les menaces.

 

Au Maroc des manifestations importantes commencent. 

 

Même en Syrie, ils osent.

Les Syriens qui n'osaient bouger face à la menace de la répression,  face à  un pouvoir  impitoyable qui ne tolère pas la moindre expression de contestation, entrent dans le mouvement, confortés par le soutien apporté aux Libyens anti-Khadafi.

Pendant ce temps en effet d'importantes manifestations se déroulent en Syrie,  qui sont aussitôt violemment réprimées dans le sud du pays. Le pouvoir rassemble des chars pour mater la contestation.

La Syrie est, avec l'Algérie, le seul pays du monde arabe à avoir souhaité le maintien de Khadafi. Au sein de la Ligue arabe, la Syrie est  totalement opposée au vote de la résolution 1973 de l'ONU.  Ce sont deux "durs" du monde arabe, version dictature laïque.

 

à suivre ...

 

 

 

 

 

Alithia .

 

note :  la presse italienne, La Repubblica, allemande, le Bild et Die Welt, l'agence russe Novosti, la chaîne arabe al Arabiya, parmi d'autres media, annoncent la mort de Khamis Khadafi, dirigeant la 32° unité de l'armée (forces spéciales) . La nouvelle a pour source unique le site libyen Al Manara media et n'a pu être confirmée par d'autres sources.

Almanara Libya  : 
 
Al manara assures that our sources are very much reliable and trusted -- we confirm the death of Khamis Gaddafi.
Nouvelle démentie par Tripoli. Ce qui ne peut constituer un démenti crédible.

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Published by alithia - dans politique
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commentaires

fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 31/08/2011 13:47



Blog(fermaton.over-blog.com) RASPOUTINE=POUTINE.No-28: L'HOMME VÉRITABLE:DES DÉS ET HOMMES.



Nicolas 08/06/2011 22:27



Il est évident que les occidentaux cherchent à protéger les intérêts des grandes firmes pétrolières en Libye et leurs concessions pétrolières, et leurs intérêts sont le premier motif.


N'empêche que virer ce s***d de Khadafi, cruel et sanguinaire, qui a fait tuer des milliers de Libyens et terrorise ses opposants, serait vraiment une bonne chose.

De plus, tous ces dictateurs qui tombent, et qui vont devoir supporter un procès, qui voient leur fortune confisquée, qui risquent la prison, ainsi qu'une partie de leurs hommes de mains hauts
gradés ou ministres de la police et de la torture, et qui pour certains sont accusés de crimes contre l'humanité, qui risquent de finir comme les chefs de guerre de l'ex-Yougoslavie, devant le
Tribunal international, et seront forcément condamnés, tout cela devrait être une bonne nouvelle pour leur peuple et faire réfléchir les candidats à un futur rapt de leur pays et de ses richesses
tandis que la population crève de faim ou tremble de finir dans les geoles de ces régimes épouvantables.


 


Renverser ces tyrans est une bonne chose. Il reste ensuite tout le reste, l'armée, les prébendes pétrolières, la corruption et tout le système.


 


Mais je ne pleurerais pas sur Khadafi, même si les occidentaux prêtent main forte à sa fin, dans des buts pas très désintéressés. Au contraire. La chute de cet ignoble dictateur est attendue, des
Libyens d'abord, et de tous ceux qui sont attachés à la liberté et à la libération des peuples.



Altshift 08/06/2011 11:10



Ah non, mais ce Kahdafi alors ! il ne veut vraiment pas se rendre à la dictature onusienne des marchés ! Il va falloir raser Tripoli au nom de la démocratie pour que le PEEEEUPLE soit enfin
libéré du joug de la dictature de kahdafi ?


Pendant ce temps, dans les vraies démocraties donneuses de leçon au nom des vraies bonnes valeurs, aucun peuple ne se soulève contre la corruption, contre la dictature des marchés, contre le
chômage et la misère qui en résultent non, aucun peuple ne s’indigne. Dans les vraies démocraties… on arrête des militants du PKK parce qu’ils sont Kurdes ? terroristes ? extorquent des fonds
pour mener leur combat ? perce qu’ils sont communistes ? allez savoir quels prétexte on peut inventer pour interpeler des militants… dans les véritables démocraties au nom des valeurs desquelles
on bombarde la Libye, on évacue les places occupées par des militants pour laisser le terrain libre aux débordements de foules fanatisées par des jeux de baballes. Oui, vraiment il faut soutenir
ces mouvements populaires d’émancipation des dictatures arabes corrompues mais dissoudre ou laisser pourrir les mouvements d’émancipation des non démocraties occidentales. 


Les indignés qui seront bientôt des insurgés si rien ne change, pourtant bien appauvris par les braves banquiers démocrates, payent les bombes que l’otan balance sur Tripoli, payent la police qui
arrête les militants des partis de gauche et la justice qui condamne les militants syndicaux… sacrée démocratie…



alithia 08/06/2011 11:56



Mais vous savez bien que les protestations existent dans les dites démocraties, inégalitaires au possible et régies par les "lois" du marché et l'accumulation folle
de capitaux dans le cadre du capitalisme financier spéculatif et générateur de crises. Des crises toujours plus graves, que paient les peuples pour entretenir toujours et encore les banques et la
spéculation, dans un cycle infernal où les détenteurs de pouvoir et les dominants sont toujours exemptés de toute responsabilité, même quand ils ont mis en faillite le système sur lequel ils sont
assis .


 


Ces protestations ne sont pas des révolutions. Peuvent-elles le devenir ? Nul ne peut prétendre dire l'avenir.



Altshift 02/04/2011 13:18



Ou on perd, élément par élément…


"Ce qui est la règle dans la vie humaine, c’est la précarité, alors pourquoi pas aussi dans le travail ? » (d’après Laurence Parisot)



alithia 02/04/2011 15:10



Ben oui, c'est comme dans la vie, la politique, ce n'est pas tout ou rien, on gagne élément par élément,  Voyez l'histoire.


Mais on peut toujours rêver.


Je n'en vois pas l'intérêt, je pense qu'il est préférable d'essayer de comprendre.


 


Personnellement je pense que la politique s'apprend en étudiant l'histoire, comme déjà dit et montré par Machiavel.



Altshift 02/04/2011 12:16



Il faut bien reconnaître que depuis la constitution de 1793, rares sont les périodes où ce n’est pas la contre-révolution qui a pris le dessus, au besoin sous couvert de démocratie.


De même en France, le droit de vote, d’égibiité et donc une citoyenneté à part entière n’ont été que très récemment accordés aux femmes.


Ça ne rend pas plus acceptable le fait de laisser les militaire violer des femmes au prétexte de vérifier leur virginité… pour pouvoir affirmer que non, elles ne sont pas vierges. L’onu ne
devrait-elle pas décider de frapper l’armée égyptienne ?



alithia 02/04/2011 12:54



L'Onu ne peut s'occuper de tout et n'intervient qu'en cas de guerre lorsqu'il y a des crimes contre l'humanité (Khadafi) ou/et éventuellement à la demande des forces
politiques qui font appel à elle. Les Egyptiens sont partis dans un processus de transformation politique, c'est à eux de le réaliser, aussi dur cela soit-il.


 


Pour les révolutions, il y a plusieurs élléments dans une société, le politique et l'économique. La révolution politique peut exister sans pour autant abolir le
capitalisme. La preuve par l'histoire.


 


Une fois encore, la politique, ce n'est pas tout ou rien, on gagne élément par élément, ce qui est la règle dans la vie humaine sous tous ses aspects et il faut
renoncer au tout, à vouloir tout, contre la réalité qui résite, sous peine d'édifier un système total et totalitaire.