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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:55

 

 

 

DSK  a ouvert la boîte de Pandore des moeurs sexuelles des politiques. Et  Ferry  a voulu faire le malin, en jouant le personnage de Monsieur Propre, pour se faire mousser au détriment de supposés concurrents, salis, sans toutefois être nommés. Lui, le grand penseur, spécialiste en leçons de morale glisse sur la pente dangereuse de la calomnie propre à une certaine presse spécialisée en délation. [1]


Au pied du mur (convoqué par la police) plus personne. Bertrand, pas mieux. Il s’adonne à des ragots, fabrique des rumeurs, mais silence devant la police.

Ferry & Bertrand se complaisent dans les rumeurs 

Il s’avère que faire courir rumeurs et ragots grandit rarement les auteurs de ces pratiques.

 

Du coup voilà Ferry un peu décrédibilisé. Pas de chance quand justement l’université lui demande de régulariser sa situation. Rien d'anormal alors que l’université paye son salaire sur son budget propre . 

 

Ferry qui se dit « spécialiste de Kant » n’applique pas à lui-même les préceptes kantiens : en morale le motif de l’action de chacun doit pouvoir être universalisable et en politique ce qui vaut pour tous vaut pour chacun, sans exception.

 

C’est cette pensée de Pascal, soumise au bac de philosophie aujourd’hui, qu’il lui conviendrait de méditer :

» Chaque degré de bonne fortune qui nous élève dans le monde nous éloigne davantage de la vérité, parce qu’on appréhende plus de blesser ceux dont l’affection est plus utile et l’aversion plus dangereuse. Un prince sera la fable de toute l’Europe, et lui seul n’en saura rien. Je ne m’en étonne pas : dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu’ils se font haïr.

Or, ceux qui vivent avec les princes aiment mieux leurs intérêts que celui du prince qu’ils servent ; et ainsi, ils n’ont garde de lui procurer un avantage en se nuisant à eux-mêmes.

Ce malheur est sans doute plus grand et plus ordinaire dans les plus grandes fortunes ; mais les moindres n’en sont pas exemptes, parce qu’il y a toujours quelque intérêt à se faire aimer des hommes. Ainsi la vie humaine n’est qu’une illusion perpétuelle ; on ne fait que s’entre-tromper et s’entre-flatter. Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. L’union qui est entre les hommes n’est fondée que sur cette mutuelle tromperie ; et peu d’amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu’il n’y est pas, quoiqu’il en parle alors sincèrement et sans passion.

L’homme n’est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi-même et à l’égard des autres. Il ne veut donc pas qu’on lui dise la vérité. Il évite de la dire aux autres ; et toutes ces dispositions, si éloignées de la justice et de la raison, ont une racine naturelle dans son coeur. »

PASCAL, Pensées

 

Quant aux activités du CAS et sa composition, on commence à y voir plus clair, si l’on peut dire, car le montage dont se sert Ferry n’est pas si évidemment transparent ni clean.

Mediapart publie une partie de l'état de ses activités, articles et conférences, extrêmement bien rémunérés, à la hauteur d’un salaire d’un mois pour chaque, car ils s’adressent au patronat, aux milieux d’affaires et chambres de commerce, quand ils ne participent pas de la promotion de certaines entreprises pharmaceutiques, Servier en l’occurrence, par ailleurs représenté dans la commission que préside Ferry.

Quant aux rapports de ladite commission (CAS), résultats d’un travail collectif, ils sont publiés sous le seul nom d’auteur de Luc Ferry, chez un éditeur privé qui lui reverse des droits d’auteur.

 

voir Libération ; Mediapart ; Rue 89.

 

Comme une boîte de Pandore, une fois ouverte, la boîte Ferry fait entrevoir un dispositif de poupées russes.

 

De plus, compte tenu  de la défense de Luc Ferry qui argue que sa situation est normale, et du reste largement répandue, ce qui est strictement faux, en faisant état de chiffres faux, les universitaires ne veulent pas laisser croire que tels privilèges seraient répandus, et expliquent le cas à part que constitue la situation de Luc Ferry :

 

 


L'affaire Luc Ferry – Quelles leçons en tirer pour les universités et les universitaires ?, Communiqué de Qualité de la science française, 15 juin 2011

http://www.qsf.fr/

La communauté universitaire est concernée par le différend qui oppose actuellement M. Luc Ferry à l'université Paris-Diderot. Elle s'inquiète des conséquences très négatives que son traitement médiatique peut avoir sur l'image des universitaires français.

 

M. Luc Ferry, professeur des universités, et ancien ministre de l'Education nationale (2002-2004), se voit reprocher par son université d'appartenance (Paris-Diderot) d'avoir touché son traitement durant l'année 2010-2011, sans avoir assuré son service d'enseignant-chercheur. Il se défend en estimant qu'il exerce ses fonctions au Conseil d'analyse de la société (CAS), qui dépend du Premier ministre et auprès duquel il a été en effet détaché durant six ans (2004-2010). Mais, selon les faits rapportés par la presse, son université a refusé à l'automne 2010 de prolonger ce détachement et elle lui a rappelé à plusieurs reprises, et en vain, qu'il devait reprendre son service. Laissant de côté la discussion de la solution administrative envisagée pour régulariser cette situation, ainsi que toute personnalisation polémique, QSF entend faire trois observations.

 

1/ Cette affaire permet de saisir les implications considérables de la loi LRU sur la gestion du personnel par les universités. Celles-ci, qui sont responsables de leur masse salariale, sont désormais obligées de surveiller de près son affectation, tant cette part de leur budget pèse sur leur fonctionnement. Cette rigueur gestionnaire est nouvelle, de sorte que les arrangements entre présidents d'université et gouvernement ne sont plus possibles. M. Ferry en fait l'expérience. Le fait que cela tombe sur un ancien ministre de l'Éducation donne du relief à cette affaire, mais il est évident que sa portée déborde ce seul cas.

 

2/ M. Ferry se défend en faisant valoir qu'une dizaine de milliers d'enseignants se trouvent dans sa situation. Mais il englobe dans ses chiffres les enseignants du secondaire et ceux du supérieur. En réalité, sa situation n'est pas comparable à celle des nombreux enseignants-chercheurs qui, sous forme de délégation, mise à disposition ou détachement, servent l'État dans d'autres administrations que l'enseignement supérieur (CNRS, ministères, institutions françaises à l'étranger, etc.). De source ministérielle, ils seraient actuellement autour de huit cents délégués et mis à disposition. Si l'on ajoute les détachés, le chiffre dépasserait le millier. On peut discuter au cas par cas l'intérêt public de leurs fonctions, mais il est évident qu'on ne doit pas considérer ces situations comme des privilèges indus. Elles témoignent de la nécessaire mobilité dans la haute fonction publique à laquelle est censé appartenir un professeur des universités.

 

Néanmoins, le problème se pose de l'usage abusif que les gouvernements ont parfois fait de ces procédures (délégation, mise à disposition, détachement, etc.), pour fournir à des anciens ministres ou autres responsables de commodes sinécures. Il devient nécessaire et urgent de discuter de la place respective que doivent désormais avoir des procédures différentes comme la délégation, la mise à disposition et le détachement, et surtout de clarifier les règles pour que l'on sache quelles sont les responsabilités qui donnent droit à de telles positions administratives.

 

3/ Si QSF souhaite faire entendre sa voix dans cette affaire, c'est enfin et surtout parce que cette polémique risque de nuire gravement à l'image des universitaires auprès de l'opinion. À l'heure où certains membres du gouvernement veulent faire travailler quelques heures les bénéficiaires du RSA au motif qu'ils seraient des assistés, l'information suivant laquelle un professeur des universités est rémunéré sans faire son service peut donner à l'opinion publique une image très négative de l'universitaire.

 

M. Ferry conçoit et décrit son travail universitaire comme la simple dispensation d'un certain nombre d'heures de cours, et les journaux ne contestent pas cette représentation. Certes, les cours sont essentiels, mais toutes les autres tâches disparaissent de la discussion actuelle dans les médias. Où est passée la recherche, sans laquelle les cours universitaires n'auraient pas de sens ? Où sont passés le contrôle des connaissances, la direction du travail des étudiants (mémoires, thèses), la gestion de la scolarité, les projets de formation, l'application des innombrables réformes, l'animation des centres de recherche, les projets ANR, les échanges internationaux, les commissions de recrutement, d'évaluation, etc. ?

 

Il est grand temps que les universitaires apprennent à donner une image juste et complète de leur travail, sans quoi l'opinion continuera à le connaître uniquement à travers des cas atypiques.

 

Url de référence :
http://www.qsf.fr/

 

 

 

Alithia

 

note 1 : [Luc Ferry, philosophe délateur : Je pense donc je suis partout ;  http://laregledujeu.org/2011/06/01/5911/luc-ferry-philosophe-delateur-je-pense-donc-je-suis-partout.]

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Published by alithia - dans politique
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commentaires

Gaston 28/06/2011 10:32



Et la suite ? Aura-t-il une obligation d'assurer ses charges à l'université ?



G. 27/06/2011 15:50



message disparu dans la nature ...


 


Sur le cynisme de Luc Ferry et l'entreprise lucrative qu'il a montée le Nouvel Obs aussi a fait sa petite enquête


 


Toutes sor tes de titres difficilement acquis par ses amitiés politiques dans divers comités lui permettent de vendre fort cher la moindre de ses prestations . Le monde de l'entreprise ne cesse
de le solliciter comme conférencier.


 


On comprend qu'il n'ait pas le temps de s'occuper des étudiants ni pour leur faire cours ni pour les encadrer.


 


Il ramasse son fric facile. Emploi de complaisance ou service rendu aux copains anciens ministres en forme de planque qui lui permet de se tailler une position juteuse de professionnel de la conf
aux publics les plus aisés qui peuvent payer, ça revient au même.


 


Témoignage : L'une de ses dernières conférences, organisée par France Gestion, avait pour titre "Qu'est-ce qu'une rémunération juste ?" Bonne question. "Il me réclamait 10.000 euros pour une
heure ! ! !


 


 


La morale de Ferry c'est "là où y'a d'la gêne y'a pas d'plaisir", "l'argent n'a pas d'odeur" et "le bonheur par l'argent" ou "comment réussir sa vie avec plein de pognon'"


 





source
N.O.


 



Auguste 27/06/2011 15:03



il abuse le père Ferry. Son grand-père Jules, fondateur de l'école républicaine doit avoir honte de lui,  et doit  se dire que son oeuvre est piétinée par le petit Nicolas avec l'aide
de sa triste descendance et Fillon qui fut ministre de l'EN lui aussi. 


 


Des nouvelles de son année universitaire 2011-2012 ?



Arthur 27/06/2011 13:29



Il charrie le cheri Ferry : lui aussi il nie tout ern bloc, mais les enquêtes faites sur sa situation montrent qu'il est un cumulard d'avantages et de privilèges qui lui permettent d'être
l'heurerux propriétaire d'une Jaguar, d'un appartement dans le richissime 7° arrondissement de Paris (le + cher)  etc. et qu'il vit aux frais de la princesse Etat, soit l'argent publicv.


 


Monsieur a tellement de hauteurs de vue qu'il se déshonorerait et s'abaisserait à travailler à l'université, s'occuper des étudiants sans gloire. tandis que passer à la télé pour y vendre ses
bouquins moralisateurs, ça c'est glorieux et ça rapporte autrement pluis (qu'un salaire de super-prof classe 1, assez consistant tout de même)


 


Le Canard a-t-il fait les comptes de ce qu'il réussit au total ?


ça pourrait être intéressant de divulguer ce que réussit à se faire Monsieur-la-morale.



Anna 27/06/2011 13:22



Moi ce que j'ai vu, c'est qu'il n'a pas de temps à consacrer à ses cours parce qu'il est très actif ailleurs pour toutes sortes d'activités lucratives, le comité machin qui le paye et où sont
distribués des  montants consistants pours les frais de fonctionnement qui terminent en "frais de bouche"  


 


des conférences rémunérées 6500E chacune ; rien que cela un prof s'en contenterait


 


mais ce n'est même pas tout : des croisières de luxe lui sont offertes avec encore conférences à la clef, rémunérées combien ?


 


Luc Ferry a déjà un programme de croisières prévues à la rentrée universdiatire, qu'il ne compte donc pas assurer : évidence pour lui.


 


Autrement dit payé à ne rien faire à l'EN, planqué dans son comité où des factotum travaillent pour lui, confectionnent les rapports qu'il signe et qu'il vend, rémunéré, en plus de frais
consistants à usage de facilités personnelles, multiplication des conférences payées un max, et croisières pour courronner le tout;


 


Ce ne sont aps des privilèges ? Ce ne sont pas des postes fictifs peut-être , taillés sur mesure pour le plus grand avantage d'un ancien ministre, -comme il en existe bien d'autres pour d'autres
anciens ministres qui ne sauraient déchoir à reprendre leur travail ordinaire habiturl-  rente de situation, appelez-ça comme vous voulez,   mais qui peut s'offrir pareille situation et
aller se faire un maximum de fric avec ses activités personnelles en étant déjà rémunéré plus de 6500 E par l'Etat, plus notes de frais généreuses ?


 


Après ça vous parle de morale et ça demande aux travailleurs de se serrer la ceinture, aux chôimeurs et RSA de ne pas se plaindre mais d'avoir honte de leurs "privilèges" , aux futuurs retraités,
femmes et ceux qui ont fait des travaux pénibles usants pour la santé, de faite encore un effort ...


 


Boycottons les ouvrages bidons de Luc Ferry.