Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.

Moteur De Recherche

Archives

21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 14:42

 

 

 

" Peu de pays sont aussi difficiles à comprendre, pour un étranger, que l'Italie" selon le constitutionnaliste Olivier  Duhamel.

 

Poursuivons nos investigations.


Après nos articles sur l'Italie [1] et les soupçons de liens privilégiés de Berlusconi avec la mafia et d'accords passés avec celle-ci pour l'aider à le porter au pouvoir, d'autres témoignages s'ajoutent confirmant ces soupçons.

 


En effet appelé à témoigner au procès d'un général carabinier accusé de complicité avec la mafia, Massimo Ciancimino, fils de l'ancien maire mafieux de Palerme, a affirmé à la barre, lundi 8 février, que Forza Italia, le premier parti de Silvio Berlusconi, "était le fruit des tractations entre l'Etat et la mafia".

 

 

Ce n'est pas la première fois que l'on soupçonne un lien entre Silvio Berlusconi et la mafia : au début décembre, un autre repenti, Gaspare Spatuzza, a affirmé que l'actuel président du conseil et son ancien bras droit Marcello Dell'Utri avaient été les interlocuteurs politiques de Cosa Nostra lors de la campagne d'attentats à la bombe de 1993 (deux à Rome, un à Florence, un autre à Milan).

 

Antonino Giuffre, ex-numéro deux de Cosa Nostra, avait, lui, évoqué, au début de 2003, lors du premier procès de Marcello Dell'Utri, l'existence d'un "pacte" avec Forza Italia : en l'échange d'un engagement de la mafia à faire élire ses candidats – le parti devait permettre la révision des grands procès anti-mafia – abolir la loi portant sur la saisie des biens mafieux et assouplir le régime pénitentiaire des membres de Cosa Nostra sous les verrous. 

 

Le Monde

 

Un rapport  présenté récemment par le Council on Illicit Trade, à Davos lors d'une réunion du G5 de la criminalité, classe désormais l'Italie au premier rang mondial du crime organisé comme l'explique la Repubblica : désormais la mafia italienne est la plus puissante du monde,  devant les mafias chinoises, japonaises et russes et pour le volume d'affaires de l'économie criminelle celle-ci  représente le second marché dans le monde., juste après les Etats-Unis (où la mafia italienne est la première puissance mafieuse). Elle réalise un chiffre d'affaires qui se monte à 112 milliards $ pour les seules affaires réalisées en Italie, sachant qu'on évalue toutefois, un volume d'affaires supplémentaire de 310,6 milliards de $ pour les  États-Unis, où  la mafia italienne occupe une place de premier plan.


La Mafia est une société anonyme prospère et qui prospère rapidement, avec un chiffre d'affaires de 135 milliards d'euros, pour 2009, selon l'association SOS Impresa, qui vient de publier son XIIe rapport sur la criminalité mafieuse et les entreprises, qui confirme sa progression.

  Cette progression est loin d'être négligeable, ce que confirment encore deux auteurs qui ont minutieusement analysé l'état des finances  des entreprises mafieuses ou investies par la mafia. Selon Elio Veltri et Antonio Laudati auteurs de  M
afia pulita,  prenant appui sur les investigations et études réalisées par leurs soins une telle prospérité  n'est pas un secret. Eux aussi soulignent cette progression. De sorte que désormais la mafia est devenue la première entreprise italienne.  Elle n'a plus besoin de tuer, elle achète, disent-ils. En  2003 le chiffre d'affaires de la mafia se montait en effet à 85 milliards d'euros, ce qui représente  comparé à aujourd'hui une hausse de 50 milliards d'euros, qui a été réalisée en 6 ans... rien que pour les affaires en Italie.

Cette histoire une fois correctement énoncée contredit sérieusement les assertions difficilement crédibles et jamais vérifiées  -et pour cause !- du gouvernement Berlusconi, qui assure que  la mafia est presque éradiquée (sic). Assertions initiées par Berlusconi qui fait de l'éradication  de   ce pouvoir clandestin et criminel, la promesse tapageuse  réitérée à toute occasion et en particulier lorsqu'il est mis en cause dans divers procès. La disparition de la mafia est supposée être une de ses priorités,  et  l'objet de sa grande promesse,  assurée pour la fin de son mandat !

 

Dans la presse française, les informations sont également présentes, car à l'heure de la mondialisation l'extension de la mafia dans le monde des affaires n'est pas sans conséquences politiques, qui ne sont pas arrêtées par les frontières nationales. L'Europe devrait se sentir concernée.


L'Express fournit des informations instructives, sur le passage de la mafia aux grandes affaires


Elle est devenue "un empire du crime ultramoderne, qui a prospéré dans le silence de l'omerta et la sous-évaluation de son pouvoir par les autorités durant des années, pour irriguer tous les pores de l'économie, licite et illicite. Selon l'institut Eurispes, les quatre mafias italiennes pesaient, en 2004, 100 milliards d'euros, soit 9,5 % du PIB de la péninsule. « C'est un problème pour toute l'Europe, insiste le magistrat Vincenzo Macri, à la Direction nationale anti-Mafia, à Rome. Les plus gros profits se font à l'étranger. Depuis la chute du mur de Berlin, les boss sont partis à l'Est acheter tout ce qu'ils pouvaient... »


Qui, après avoir largement investi le milieu des affaires, corrompt ou cherche à corrompre les hommes politiques, mettant en péril la démocratie. Et pas seulement en Italie. C''est l'Europe qui est menacée par l'extension de la pieuvre. Même Valter Veltroni  [leader de la gauche] a été pressenti après avoir déclaré que jamais il n'accepterait les voies de la N'dranghetta en Calabre. Il n'a pas accepté, à la grande surprise des mafieux, mais... il n'a pas gagné les élections.


Le plus préoccupant, écrit l'Express, est la collusion Mafia-politique.

"En Calabre, une enquête sensible, menée par le parquet de Reggio, vient de révéler, une fois de plus, l'infiltration de la mafia calabraise, la 'Ndrangheta, au sommet de l'Etat. Le très puissant clan des Piromalli était en contact avec un proche de Berlusconi, le sénateur Marcello Dell'Utri, déjà condamné à neuf ans de prison, en première instance, pour complicité d'association mafieuse. Le « médiateur » : Aldo Miccichè, un Calabrais, ex de la Démocratie-chrétienne, réfugié au Venezuela. La convergence d'intérêts : échanger 50 000 votes des Italiens de l'étranger en faveur du parti de Berlusconi aux dernières élections, contre un assouplissement du régime carcéral des mafieux, le fameux 41 bis - qui incommodait le boss Giuseppe Piromalli, dans sa prison. Dell'Utri, c'est l'« antichambre de Berlusconi », dit Miccichè à un intermédiaire qui a rendez-vous avec le sénateur... "


En mars 2009 " Au Parlement européen de Strasbourg,  les représentants de l'association Libera [2] et d'un réseau européen de lutte contre la criminalité organisée devaient présenter une requête au président pour que l'Union européenne promeuve, enfin, une directive permettant au plan international, et plus seulement en Italie, la confiscation des biens de la mafia."


Sur la présence et le rôle de la mafia derrière les émeutes racistes de Calabre , il faut savoir que  : " Durant la première semaine de l'année, une véritable furie s'est emparée des Calabrais après une manifestation d'ouvriers agricoles étrangers. Ces derniers protestaient contre les agressions dont ils font régulièrement l'objet de la part des demi-sel de la Mafia locale, la Ndrangheta, laquelle les fait entrer illégalement en Italie pour mieux les exploiter ensuite. Le lendemain, la population locale s'est déchaînée contre eux, surexcitée par les exhortations des mafieux."



L'Express publie des documents très instructifs sur l'Italie.



Sur la mafia calabrese , redoutable puissance ayant aujourd"hui dépassé Cosa Nostra,  importatrice des travailleurs étrangers en Calabre qu'elle traite comme des esclaves et dans le même temps, pour empêcher que l'énorme majorité de la population pauvre ne se solidarise avec ces travailleurs, organise leurs révoltes contre les étrangers, pour dévier la possible révolte contre la mafia dans une région où la majorité de la population est sans travail et les campagnes désertées des jeunes, voir la présentation d'un livre sur la N'dranghetta, Malitalia de Laura Apati et Enrico Fierro.


dans l'Express encore.

 

 

 




Alithia

 

 

note [1]- cf articles précédents :


 

la liberté d'expression menacée en Italie

Berlusconi rattrapé par son passé ; wikipedia ignore tout

écrivons dans les blancs de wikipedia : au Tribunal le repenti de la mafia accuse Berlusconi

la loi voulue par Berlusconi jugée inconstitutionnelle ? il changera la constitution


note   [2]  voir ses références , ses actions avec le réseau Flare


Partager cet article

Repost 0
Published by alithia - dans politique
commenter cet article

commentaires