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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 14:30

 

 

 

 

Comme si nous avions perdu la mémoire qu'il neige en hiver, les récentes chutes de neige qui ont bloqué les aéroports et entravé la circulation sont perçues comme un événement extraordinaire, dont les media ne cessent de faire état et dont on s'affole mis devant les inconvénients qu'elle entraîne. Il neige en hiver, serait-ce devenu l'équivalent d'une catastrophe naturelle comme l'éruption du volcan islandais qui empêcha les avions de décoller ? Car là lest e point commun : les avions ne décollent plus, la vie est perturbée.

 

La vie est perturbée, le temps et l'espace abolis par les techniques contemporaines, reviennent comme des obstacles, réfrener le  fantasme de toute-puissance, d'autant que la vie économique est la plus affectée donc la plus à plaindre, disent-ils. 

 

Là est  le problème, double : l'économie doit tourner à plein rendement et toute perte de temps est  dramatique car elle est une perte d'argent. De même que pour la technique,  qui conditionne l'économie et toute la vie d'une société, elle doit fonctionner continuement, sans failles sans défauts  afin de rendre disponible sans discontinuité tout ce qui de la nature est fantasmé comme un dû, comme si tout était à notre disposition , de droit. Sans rupture dans le temps, la technique doit fonctionner sans panne, sans se soustraire à l'appétit insatiable de l'exploitation généralisé des ressources, comme si tout ce qui est était à notre disposition, nous appartenant de droit à nous humains qui ferions exception au sein de la nature et de ses lois que l'industrie  et la technique posent comme un rêve de maîtriser et de pouvoir surmonter.

 

Rien ne doit jamais s'arrêter, et il faut aller toujours plus vite, être toujours plus efficace, la panne est interdite.

 

Or la haute productivité du travail et les obligations de rendement au sein d'un système de concurrence qui ne tolère pas la perte de temps, dans nos sociétés hyper-technicisées, manifeste une représentation et un imaginaire tout uniement façonnés par cette obsession du rendement  et par le principe de rentabilité,  et par l'appropriation généralisée  à toute la nature, comme si la terre nous appartenait. Comme une évidence il faut produire, vite et toujours plus et emplir le temps par ces activités afin que ne demeure aucun vide. La technique, qui accompagne et conditionne cette emprise sur le monde, désirée toujours plus grande, illimitée, est fantasmée comme toute-puissante du fait des pouvoirs accrus qu'elle confère. Elle devrait par conséquent être toujours en état de fonctionner à plein rendement et la panne interdite, ramenée à une défaillance humaine évitable.

 

Le fantasme même de la technique  est la représentation que la panne n'existe pas car elle ne doit pas exister.  Donc elle ne peut être anticipée. De sorte que ce manque d'anticipation fait l'objet de mises en accusation après-coup des hommes qui la mettent en oeuvre.

 

 

La panne technique face aux phénomènes naturels qui sortent de l'ordinaire le plus ordinaire ( de la neige à Noël !) est perçue comme inadmissible puisqu'elle n'est pas prévue c'est à dire puisqu'elle n'est pas comprise comme faisant partie de tout dispositif technique, comme sa limite.

 

 

La neige en hiver, nous renvoie à cette vérité que la limite existe, et  à une sagesse qui assume(rait) la limite et la limitation de la toute-puissance dans laquelle notre monde est embarqué et à laquelle il faudrait pourtant renoncer.

 

La beauté de la neige, et le silence qu'elle étend et qui apaise, sont aussi des dons de la nature.

 

Pour les voir et les ressentir, il faut s'arrêter et accepter le vide au sein du temps.

 

 

Alithia.

 

 

 

 


 

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Published by alithia - dans philosophie
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commentaires

Pierre 02/01/2011 14:27



Ce billet part de l'hypothèse que les pannes et impondérables naturels ne sont pas prévus ni admis par notre société très technicisée. Or c'est tout le contraire, la conception est la
construction de la plupart des équipements qui nous environnent sont basés sur un risque statistique de défaillances ou d'évènements naturels ou politiques. Le prix final de l'équipement ou des
infrastructures dépend du risque que l'on est prêt a assumer. Bien évidemment les risques météo sont pris en compte ! Ceci concerne pratiquement tout ce qui nous environne, les objets
manufacturés, les bâtiments, la signalisation, les usines, les infrastructures, les procédures de correction ou d'urgence.


Les plaintes, quand elles sont exprimées, viennent de ce que le risque admis collectivement par la société est de plus en plus faible. Mais le bruit autour des problèmes liés à une météorologie
réellement exceptionnelle est d'abord un bruit médiatique et politique. Il ne s'est touvé aucun prévisionniste pour dire que ces évènements étaient 'anormaux'. Il sont seulement exceptionnels,
c'est a dire rares et il n'est pas illégitime de ne pas avoir prévu de défense contre un risque statistiquement faible. Autour de moi, personne n'a cherché de responsables aux troubles dont nous
savons tous qu'ils n'ont rien de totalement surprenants. Il y a eu par contre nombre de moqueries sur les discours des médias et des politiques.


Il y a je pense une confusion entre le discours médiatique et politique et la perception commune. Le problème est que cette perception commune est influencée par le discours médiatique...



michelet 31/12/2010 02:47



La neige est la fort bienvenue pour tous et il faut en profiter... Avec le fameux réchauffement de la planète qui arrive, il n'y aura peut-être plus un flocon de
neige dans bien des endroits de France... Les trains sont bloqués, eh bien prenons notre mal en patience et
attendons... C'est que j'ai fais... Avec un bon bouquin, et tout va bien... Les patrons sont parfois pas très sympathiques avec tous... Ils pourraient faire un petit effort et le stress
laisserait place à la joie de profiter de cette neige si rare par chez moi en Normandie (où il a pas mal neigé soit dit en passant ^^)


Bonne nouvelle année



Altshift 30/12/2010 20:41



Les mêmes qui ce plaignent qu’il y ait de la neige en hiver sont ceux qui déplorent qu’il n’y a plus de saisons. On est prêt à répéter n’importe quoi pourvu que les autres le disent aussi.
L’humain est un animal grégaire que voulez-vous, il a besoin de croire qu’il fait partie d’une communauté, quitte à répéter comme un caméléon-perroquet les pires imbécillités… certains se
rassemblent sur facebook, d’autres sur wikipédia : ils ont l’impression d’être modernes, mais tout ça était déjà ringard avant même d’exister. Comme le « bon sens » populaire a toujours
déploré la neige, la pluie, le froid, le soleil, le changement et le toujours pareil.



MonsterBuster 30/12/2010 19:07



J'avais lu il y a quelque temps, je ne sais plus où mais ça m'a marqué car j'ai trouvé cela très vrai, que les progrès technologiques (informatique par exemple) au sein des entreprises ne sont
aucunement source d'avantage.

Elles le sont pendant un bref moment, le temps que les concurrents fassent pareil, mais au final, cela devient un handicap car lorsque ça ne marche plus, plus rien ne fonctionne correctement, et
les concurrents qui ont fait le choix de garder une technologie obsolète mais qui fonctionne ne sont finalement pas si désavantagés que cela.

Autrement dit, la technologie, c'est bien, en abuser, ça craint*.



* ceci est un plagiat éhonté. Bouh, c'est mal !



C.Hanna 30/12/2010 16:24



De votre avis ,Alithia-La seule chose dont on ne parle pas dans les médias où, non  sans quelques perversions du langage, c'est de ceux qui souffrent du froid autrement que dans un aeroport.


Dans les pays d'Europe Centrale, un hiver sans neige était jusqu'en 1997 une année sans vérité .La chanson d'Adamo y était très aimé "en français".


A Belgrade, où j'étais allée accueuillir une jeune amie venue faire un stage linguistique nous primes un café au bord du Danube ; le patron nous entendant parler en français mis cette belle
complainte pour nous recevoir dignement et le café fût offert !!!


En Slovaquie, nous mettions les bagages sur une luge jusqu'à la staion gare. dans les compartiments c'était à qui faisait goutter l'eau de vie de fruit de famille et quand le train s'essoufflait,
nous chantions le répertoire des airs anciens pour patienter dans les retards.C'était du vivant D'ALEXANDER DUBČEK.J'aimerai que sa pensée politique soit plus souvent évoquée au lieu des recettes
de cuisine..Mais là, c'est une autre histoire , car quand les gens n'ont plus dans la tête que ce qui vide la tête...et que vous restez polie mais trouvez" qu'il faut juste manger pour vivre", je
passe les leçons de morale et le rejet archaîque .


"c'est au Dieu silence que parle le sortilège"amitié à vous


Amitié



alithia 30/12/2010 17:10



Oui, comme si les avions qui ne décollent pas étaient un plus grand scandale que tous ces gens qui vivent dans la rue, même en hiver, dans des sociétés de plus en
plus riches.


 


le sens de la mesure...