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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 16:52
sur Bakchich.info, l'histoire des pouvoirs occultes en Italie , une vielle histoire qui remonte à l'immédiat après-guerre ...


" À la fin de la deuxième guerre mondiale, en 1945, et jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989, l’Italie a été soumise au pacte de Yalta. Dans la nouvelle partition du monde, l’Italie devint ainsi un pays à « souveraineté limitée ».

1945-1989 : la loge maçonnique P2 forme Berlusconi et les élites d’Italie

  Juste avant les nouvelles échéances électorales du 18 avril 1948, le président de la Démocratie Chrétienne Alcide De Gasperi rappelle les règles de la toute nouvelle République : « Les électeurs ne sont pas tout….. Au-delà de nos partis, il y a en Italie un ’quatrième parti’, qui peut ne pas avoir beaucoup d’électeurs, mais qui est capable de paralyser et anéantir tout effort…. »


Au cours des cinquante ans qui suivirent, le pays fut gouverné par le système démocrate-chrétien qui tenait en otage l’ensemble du « peuple de gauche » sous le chantage permanent d’un coup d’État… décrété par Washington. Nous savons aujourd’hui que les différentes tentatives de coup d’État qui eurent lieu en Italie depuis 1964 avaient un seul commanditaire : les États-Unis d’Amérique. Leurs relais dans la Péninsule s’incarnaient dans le réseau clandestin de l’OTAN, Gladio, dans la Mafia et dans la loge maçonnique occulte P2.


Cette dernière organisation, secrète et illégale, était un véritable État dans l’État. Elle comptait parmi ses membres tous les responsables des services secrets, 12 généraux des carabiniers, 5 généraux de la Guardia di finanza, 22 généraux de l’armée de terre, 4 généraux de l’armée de l’air, 8 amiraux de la marine nationale… sans oublier l’actuel président du conseil, Silvio Berlusconi ! À sa tête le vénérable maître Licio Gelli… Un homme au carrefour des réseaux occultes des pouvoirs : politiques, économiques, militaires…et mafieux...."

 

pour l'ensemble de l'article



L'histoire de l'Italie est vraiment particulière en Europe.

Depuis la fin de la II° guerre, elle ne s'explique pas sans la lutte permanente contre le PCI (parti communiste italien) par tous les moyens, y compris les alliances avec la mafia et tous les pouvoirs occultes, comprenant également le Vatican.


 Contre le PCI considéré comme le danger majeur qui guettait l'Italie (logique de guerre froide comme le dit justement l'article que vous citez) toutes les forces se sont coalisées pour préserver l'intérêt des milieux d'affaires, sachant que le PCI étant très populaire, et très fort en Italie du Nord, et qu'il était à lui seul l'unique force politique de gauche, puisque les dits "socialistes" du PS de Craxi faisaient partie de l'alliance adversaire du PCI DC-mafia-Vatican-loge maçonnique, y compris tous les éléments d'extrême-droite etc.


Tous se sont coalisés pour empêcher la gauche communiste, même  totalement convertie à la démocratie parlementaire, d'accéder au pouvoir bien que le PCI ait recueilleijusqu'à 30% des voix et plus,  et gèra certaines régions entières, la Démocratie chrétienne a toujours accaparé le pouvoir d'Etat avec l'appui du Vatican et des Etats-Unis, avec l'aide de la mafia, avec la bénédiction des milieux d'affaire ...

C'est à dire que pour éviter  absolument de partager le pouvoir avec la gauche que représentait à lui seul le PCI -tous les autres partis étant engagés et compromis dans des alliances secrètes avec des forces extra-parlementaires qui toutes avaient affaire avec l'économie  parallèle et illégale- ont prévalu des acquaintances et associations entre les diverses forces occultes qui détiennent le vrai pouvoir en Italie. 
A tout prix. Au prix de rendre ce pays ingouvernable. Au prix de concessions au banditisme et à l'économie mafieuse. Au prix  de pratiques criminelles et de laxisme face à l'extrême-droit, bref toutes  les atteintes à la démocratie qui faisaient de cette République une statue aux pieds d'argile.


Logique de guerre froide, en effet,  la lutte anti-communiste priorité obsessionnelle,  fut payée de la fragilisation de la République italienne, et d'atteintes constantes à la démocratie.  L'assassinat d'Aldo Moro ne s'explique pas autrement que par cette lutte à tout prix contre le partage du pouvoir avec la gauche représentée par le PCI, car Moro était alors prêt à accepter le "compromis historique" avec les communistes, ce qui eut signifié de tourner la page de l'alliance entre les divers pouvoirs occultes, si le dit compromis avait abouti . C'était en 1979 (les Brigades rouges manipulées par les services secrets et l'extrême-droite, Andreotti, chef de la D.C. a laissé faire)


La démocratie, en Italie, a depuis toujours, c'est à dire depuis 46, été rongée de l'intérieur et limitée considérablement , c'est à dire toute alternance empêchée, par la force de ces pouvoirs occultes comprenant les alliances, que l'on trouve concentrées au sein de cette loge maçonnique célèbre pour ses tentatives de coups d'Etat, la loge P2 qui, dans les années 70-80, avec le réseau Gladiao qu'elle abritait, soit les services secrets  italiens en lien avec la CIA,  organisa plusieurs attentats : le pays vivait sous le  règne de l'alliance entre forces d'extrême-droite putchistes,  certains des hommes politiques particulièrement dédiés à la lutte anti-communiste, hommes d'affaires, représentants du Vatican,  mafia, le tout en contact avec la CIA qui les inspira. Ces forces coalisées ayant bien entendu acquis les services de hauts cadres de la police, des services secrets et de l' armée : tout ce petit monde avait ses représentants dans la LogeP2 et marchait main dans la main en parfaite solidarité et en parfaite illégalité.


Ils s'entendaient pour mettre au point les moyens illicites et secrets, y compris des attentats et des préparations de coups d'Etat -non abouties- susceptibles d'empêcher de partager le pouvoir avec les communistes, seuls représentants de la gauche, le PS étant groupusculaire et corrompu, compromis dans des ententes avec la mafia. Manisestement les seuls moyens légaux des élections n'inspiraient pas suffisament confiance à tous ces véritables dirigeants du pays . Il fallait doubler le système légal et ouvert, par un système occulte et illégal qui détenait véritablement le pouvoir.


Bref la seule force non mafieuse et historiquement anti-fasciste , le parti communiste, s'est trouvée face à un barrage fait d'une coalition formant un pouvoir parallèle aux institutions démocratiques, ce 4° pouvoir dont parle De Gasperi cité par l'article.

L'Italie a inventé le fascisme avec Mussolini avec le succès que l'on sait en Europe par la suite. Elle a ouvert la voie.
La République n'a jamais réussi à se réinstaurer véritablement ensuite.


Après la guerre, l'Italie a toujours été une démocratie particulière, empêchée de vivre normalement le jeu de l'alternance démocratique au gré des élections par ce 4° pouvoir, ce qui explique la longévité de la Démocratie chrétienne qui a occupé le pouvoir de 46 à 93 avec le soutien des milieux d'affaires, de la mafia, du Vatican -évidemment, c'était son parti- jusqu'à l'opération "mani pulite", soit les enquêtes des juges qui pour la 1° fois  aboutissent, en 92, y compris les enquêtes sur la mafia, et  qui aboutissent à mettre en lumière une petite partie de l'iceberg de la gouvernance souterraine du pays, en particulier les liens de la D.C. et du PS avec la mafia, le milieu des affaires plus ou moins secrètes, le rôle de l'extrême-droite et de la loge P2, pour troubler le jeu démocratique.


A la fin de la DC Berlusconi, issu de la Loge P2, a été l'homme qui à lui seul incarnait en les rassemblant l'ensemble de ces pouvoirs parallèles aux institutions démocratiques, soit à la fois le milieu des affaires et des grandes entreprises, le Vatican dont il avait le total soutien, la mafia, les forces politiques anti-communistes voire d'exwtrême-droite avec lesquelles il s'est allié, qui ont tous et toutes soutenu Berlusconi, et forcément il recueillait au service de sa tâche la police des services secrets, qui continuait d'être au service des oeuvres secrètes de ceux qui détiennent le pouvoir au sommet de l'Etat, et divers réseaux de fonctionnaires corrompus et relais de ces mêmes forces parallèles.



C'est pourquoi, avec de tels soutiens, il a pu éviter tous les procès, en usant de manipulations et de lois servant ses seuls intérêts.


La force de ses appuis explique son impudence et ses débordements verbaux;

Quand on lève le couvercle de la marmite, on en découvre des choses pas très catholiques en Italie.

L'article "histoire de l'Italie" de wikipedia ne comprend pas un mot de tout cela. Encore un article insignifiant , dépourvu de toute intelligence historique et du sens de l'histoire.  Des dates accumulées, des faits non liés et l'essentiel censuré, absent.

Avec wikipedia il est certain que  les  lecteurs français continueront à être aussi ignorants de l'histoire de l'Italie que s'ils n'avaient pas lu ses articles. I
l est ainsi certain que la conscience citoyenne ne risque pas d'être éveillée,  avec ses articles-pâtés  à l'eau de rose qui sont au rebours de l'importance de la connaissance de l'histoire pour comprendre le présent et se déterminer avec un minimum de repères politiques tant ils sont insignifiants et muets sur l'essentiel.

Alithia

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Published by alithia - dans histoire
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commentaires

luc 14/12/2009 11:08


Je ne parlais que d'une Italie maintenant lointaine, Pier Luigi, celle où (comme en France) l'Eglise jouait le rôle de pôle rassembleur de la réaction. Mais, même en France, les choses ont changé
durant ces dernières décennies : nous ne sommes plus en 1974 où la carte de répartition du vote Giscard se superposait encore, à epsilon près, à... celle de la pratique religieuse en 1936 ! Des
études d'opinions, qui sur ce point ne mentent pas forcément, ont fait apparaître que la pratique religieuse est moins importante, parmi les tenants du vote Le Pen, que dans la population
d'ensemble. Et resterait à évaluer l'impact électoral exact, des simagrées religieuses de notre chanoine honoraire de Saint-Jean du Latran (étant bien entendu que les cathos-de-droite, qui votent
pour lui, voteraient de toutes façons pour le candidat de la droite).
Pour le reste, bien d'accord avec vous : le Vatican n'insistera pas plus que nécessaire, s'il voit Silvio nel fango pour de bon...


Pier-Luigi 13/12/2009 00:04


Luc Nemeth vous avez raison pour le conformisme de wikipedia. Elle ne fait que reproduire les miasmes servis au peuple pour l'abrutir. Elle ne les invente pas, elle n'invente rien, elle les ramasse
déjà tout prêts.

Mais ne croyez-vous pas que, actuellement, une bonne partie de l'opinion chrétienne a lâché et lâche Berlusconi et que ses représentations politiques sont prêtes à en faire autant ? Car trop c'est
trop et le Vatican n'y changera rien, son soutien à Berlusconi ne passe plus dans l'opinion, tant tout cela est choquant pour la conscience catholique de l'homme de la rue qui n'est pas impliqué
dans les grandes tractations politiques et n'a aucun intérêt financier engagé  dans la protection des moeurs privées et politiques de Berlusconi.

J'ai l'impression que Berlusconni a créé un divorce entre lui -ses mahonnêtetés, ses frasques, son cynisme et son banditisme- et le petit peuple catho qui étouffe d'indignation... quand
l'information lui parvient du moins car la censure de Berlusconi dans les media est phénoménale.

Mais l'histoire de l'Avvenire (journal catho proche des institutions de l'Eglise) qui a reçu des tonnes de courriers de lecteurs indignés par Berlusconi est significative. Berlusconi s'est du reste
empressé de couler la crédibilité du journal.

L'opinion a toujours un temps de retard sur les événements mais il me semble qu'elle est en train de lâcher Berlusconi. Attendons de voir.


Gianni 12/12/2009 23:43


Histoire méconnue. Vous avez bien fait de traduire et transcrire la presse italienne dont les échos très très lointains nous parviennent à petite dose. Pourtant ce qu'il se passe est extrêmement
important et semble plutôt ignoré de ce côté-ci des Alpes.


l. n. 12/12/2009 11:51



en fait ils ne font que reproduire sur Internet et de nos jours, ce qui eut lieu en temps réel : en bien des cas ce fut le "patriotisme" et la soumission à monsieur le curé, plus
que l'adhésion à un dogme fasciste, qui facilita le ralliement de la petite-bourgeoisie semi-inculte. 



luc nemeth 11/12/2009 11:02


les notices sur l'histoire de l'Italie avant-1945 sont encore pires. Elles sont imprégnées d'une idéologie patriotarde très primaire, et qui est connue pour être celle derrière laquelle
s'abritent les fachos-qui-n'osent-pas-dire-leur-nom.


alithia 11/12/2009 17:39


merci de cette observation