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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 12:38

Nous ne pouvons dire à l'heure actuelle si DSK pourra ou non s'exempter de ce qui lui est  reproché. Présomption d'innocence : rien n'est encore jugé. Au sens juridique il n'y a que des présomptions sur la base d'une plainte, et dans le cadre d'une enquête. Les faits restent à établir. Le fait  de son innocence ou de sa culpabilité ne peut être établi qu'à l'issue de ce que la Justice dira sur la base de preuves ou d'éléments probants.

 

Mais si les faits imputés à DSK ont une consistance et si la plainte de la femme de chambre se révèle fondée, ce que doit établir la Justice à l'heure où on est, ce n'est pas tant qu'un homme de ce rang et de cette importance, ayant ces responsabilités, puisse commettre un crime sexuel qui provoque la sidération. Ce n'est pas tant que ce genre d'acte de violence à l'égard d'une femme ne soit pas réservé aux voyous des classes inférieures qui nous sidère à ce point, bien que cela provoque déjà une stupéfaction et une incrédulité en première réaction.

 

Ce qui rend ce geste inoui et scandaleux à ce point qu'il laisse sans voix et  pétrifie l'esprit, la pensée et l'imagination, est la dimension de suicide politique et de destruction d'une brillante carrière qui devait, selon la logique des choses telle qu'elle était annoncée, le porter à la responsabilité politique suprême.

 

Cet événement sidère car il déjoue toute attente au-delà de l'imaginable, par une irruption venue de l'inconscient révélant ce qui était caché, cette faille qui eut été un vrai danger s'il avait poursuivi sa trajectoire jusqu'à la présidence de la République.

 

Comme si inconsciemment il savait que c'était impossible. Comme s'il devait s'interdire de briguer la magistrature suprême en réalisant quelquechose  d'irréparable, par un passage à l'acte venu en place d'une décision rationnelle, formulée en paroles qu'il ne pouvait prononcer, retirer sa candidature. Dualité d'une ambivalence qui explose en destruction du personnage politique. 

 

C'est en cela que sa raison a finalement pris le dessus en quelque sorte, de manière extra-ordinaire, comme si au sein de lui-même veillait un sens moral qu'il ne voulait pas reconnaître ni accepter consciemment, lui dictant de se retirer. La raison et le sens moral veillaient, qu'il ne pouvait laisser parler par des paroles ordinaires. Ce conflit intérieur qui l'emprisonnait dans le silence ne laissait alors plus que la place à l'acte, un acte inoui, sidérant, au-delà de l'imagination, sublime et terrifiant.

 

Totalement imprévisible et hors de la logique ordinaire et des repères admis (la trajectoire du très brillant économiste, expert en relations internationales, vers la responsabilité suprême à la tête de l'Etat) comme l'est tout passage à l'acte. Imprévisible et hors des cadres connus, cela qui provoque la sidération.

 

Comme l'attaque des Twins Towers le 11 septembre. Les réactions sur le net disent, ce même effet de sidération provoqué par l'inoui, l'extra-ordinaire, un événement qui se situe au-delà de la représentation et de l'imagination.

 

Qu'il soit reconnu innocent ou coupable à l'issue de la décision de Justice, sa trajectoire est brisée, son image d'un homme extrêmement compétent, responsable et rationnel est détruite par l'irruption du Mister Hyde révélant des pulsions irrationnelles non maîtrisées, incomptables avec la fonction qu'il briguait[1].

 

Par cet acte dont la responsabilité putative lui est attribuée, a éclaté à la face du monde -puisqu'une responsabilité mondiale était la sienne-  la part obscure de son être qui lui interdisait d'aller jusqu'au bout de la voie qui lui était promise.

Et ceci, qu'il soit ou non finalement innocenté. 


 

C'est ce que signifient les images diffusées, extrêmement humilantes en effet, à proportion de l'extra-ordinaire du geste d'un homme puissant se laissant emporter par des pulsions dont la Justice dira si elles étaient criminelles, ce pour quoi il est actuellement mis en examen, mais aussi détenu en prison.  Humiliation à proportion de l'importance de sa fonction.


Jamais un responsable ayant rang de chef d'Etat n'avait été ainsi incarcéré et montré dans cette position humiliante au monde entier, a fortiori alors qu'il n'est pas reconnu coupable ni même encore mis en accusation, mais demeure mis en examen . Comme au Moyen-Age où le coupable devait être exposé.  (cf Foucault Surveiller et punir)

 

Robert Badinter a parlé d'une mise en scène (de la police new-yorkaise) qu'il dénonce comme humiliante et contraire à la présomption d'innocence. A raison. Ce sont des images qui tuent. Des images qui ont détruit l'image du responsable de premier rang.

 

Cette coutume américaine d'exposer le prévenu au voyeurisme et à la vindicte publique est du reste contestée aux Etats-Unis, au nom de la présomption d'innocence bien entendu. Car  de telles images accablent, elles présentent un coupable quand il ne s'agit encore que d'un prévenu et elles l'exposent à la vindicte publique. Comme au Moyen-Age.

 

A rapprocher des jurys populaires qui sont en place aux Etats-Unis. Et on sait que le peuple veut du sang, car il juge  non pas selon le droit, qui établit des critères précis et les mêmes pour tous, mais moralement : face à un crime il exprime son indignation, position morale où s'exprime son émotion, où la raison est éclipsée face aux crimes dont il a à juger car le juré populaire désire avant tout faire savoir que lui, il n'en est pas capable, de ce genre de crimes. D'où sa sévérité morale, pour se distinguer de la faute et du fautif. Surtout dans les affaires de crimes sexuels.

 

Voir ce qu'en dit Emmanuel Pierrat, l'avocat qui connaît particulièrement bien le sujet.

 

[1] Sur ce geste suicidaire d'autodestruction, voir ce que dit Serge Hefez dans Le Monde et sur le site des Inrocks

 

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Published by alithia - dans politique
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Amalia 23/05/2011 15:06



L'affaire DSK existe. Elle a même été commentée par Sigmund Freud  sur ce blog.


 


L’affaire DSK ‘’commentée’’ par Sigmund Freud





 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


Freud pose une question rhétorique: qu’est-ce qui
procure à l’être humain «les plus fortes expériences vécues de satisfaction, lui fournissant à proprement parler le modèle du bonheur» ? 


  


Ce sont les «relations sexuées » et c’est pourquoi l’homme a décidé de placer « l’érotisme génital au centre de la
vie». 


La pulsion sexuelle est si puissante que toute la réalité extérieure devient un simple moyen de
l’assouvir. 


Si l’homme n’est pas freiné, rien ne peut entraver sa quête du climax sexuel. Animé par la libido, agressif par
nature, il ne cherche qu’à satisfaire son inextinguible appétit sexuel. En fait, c’est un monstre. 


  


En plus, il écrit : 


La part de réalité effective cachée derrière tout cela et volontiers déniée, c’est que l’homme n’est pas un être
doux, en besoin d’amour, qui serait tout au plus en mesure de se défendre quand il est attaqué, mais au contraire il compte aussi à juste titre parmi ses aptitudes pulsionnelles une très forte
part de penchant à l’agression. 


En conséquence de quoi, le prochain n’est pas seulement pour lui une aide et un objet sexuel possible, mais aussi une tentation,
celle de satisfaire sur lui son agressivité, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ce qu’il possède, de l’humilier, de lui causer des douleurs et de le
martyriser.



Jim 23/05/2011 11:32



Jean Nicaise


 


Vous avez raison, ces photos ont choqué, à la mesure du choc produit par l'annonce de cette affaire de l'arrestation d'un responsable de très haut rang.


C'était un tel choc , sur le moment, que personne ne pouvait y croire, tellement c'était incroyable.


 


Et les photos forçaient à admettre que c'était vrai : DSK avait bel et bien été arrêté, il y avait une inculpation. Puis encore : DSK avait bel et bien été retenu longtemps par la police pour un
très long interrogatoire, puis avait été mis sous les verrous dans la prison où vont les grands délinquants et les criminels. Comme un homme ordinaire, indépendamment de son importance et de sa
stature politique etc. Ses hautes fonctions ne l'avaient pas protégé ni excepté du sort ordinaire de celui à qui est imputé un crime et la police faisait son travail d'enquête et l'enquête avait
donné suffisamment d'élélments pour que cela justifie la prison.


On ne met pas quelqu'un en prison  sur une simple plainte, sur la base d'une seule déclaration. Il faut des éléments corroborant la déclaration du plaignant ou de la plaignante.


Le choc d'un pareil événement a fait croire à une hallucination. En France  presque tout le monde a pensé à un complot dans un premier temps, en attente d'un démenti, d'éléments venus de la
police après enquête pour atténuer l'énormité des faits reprochés à DSK par la plainte.


 


On attendait que la police après investigation ne confirme pas le bien-fondé de la plainte.


C'est le contraire qui s'est produit et c'est ce que disent ces photos. Elle ont été reçues avec stupéfaction car on avait du mal à y croire. Mais elle disaient que c'était vrai, il avait en
effet été arrêté, inculpé , emprisonné.


 


C'est tellement énorme qu'il fallait un temps de décalage d'abord pour admettre la réalité de ce qu'on apprenait par les médiaset l'assimiler, puis pour admettre ce que les photos montraient. Ce
n'était une simple enquête  qui allait le voir relâché après l'explication avec la police qui avait besoin de l'entendre, c'était beaucoup plus grave. 


 


Les photos ont choqué, on ne les attendait pas plus que la nouvelle qui a éclaté comme une bombe, sans prévenir, car elles disaient qu'on ne rêvait pas. Elles disaient aussi la réalité 
d'une mise en examen par la police, et des conditions de détention lors d'une mise en examen (le prévenu pas rasé, défait, épuisé, hagard, après des jours et des nuits d'interrogatoire dans les
mêmes vêtements affaissés, il avait perdu sa superbe : le roi était nu, ce n'était plus le même, un voile s'était déchiré)


 


Elles ont choqué parce que c'était du jamais vu, ni en France ni dans le monde, une scène pareille concernant un grand de ce monde, mais aussi parce qu'en France  une telle chose n'était pas
possible. On n'aurait jamais eu de telles photos, ni le film de sa mise en accusation par le procureur lui refusant la mise en liberté.


 


Elles ont choqué car elles faisaient admettre une réalité incroyable mais aussi parce qu'elles  elles étaient accusatoires.


C'est la spécificité américaine. On a affaire à un discours accusatoire lors d'une arrestation et les photos à l'appui qui traduisent le processus accusatoire, qui précède la démonstration
d'innocence éventuelle, c'est à dire la possibilité de se défendre pour un inculpé. Il est d'abord présenté comme coupable. A lui de démontrer qu'il ne l'est pas, mais bien après puisque lros de
sa comparution il n'a pas le droit à la parole.  Pour nous, cela contredit le principe de la présomption d'innocence et c'est extrêmement violent.


 


Ces photos ont été publiées dans le monde entier, ce qui traduit le choc qu'elles ont produit.


 



alithia 23/05/2011 13:45



 


Oui, j'ajouterai à ce que vous dîtes Jim, qu'il y avait vraiment de quoi choquer, dans ces images diffusées partout et à répétition, signifiant justement la
profondeur du choc.


En effet, malgré la difficulté à admettre ce que relatent les media, qui fut la réaction première,  il faut cependant admettre quand on y réfléchit ensuite
qu'on n'enferme pas quelqu'un sur de simples déclarations d'un plaignant  ou d'une  plaignante, sauf à décider que la police new-yorkaise soit susceptible de faire n'importe quoi et
d'être constituée  d'amateurs qui pourraient  faire prendre le risque d'ouvrir un scandale planétaire fondé sur rien.  Il y a  forcément des éléments dont dispose la police
qui permettent de l'incriminer, à part les  déclarations verbales de la plaignante qui ont dû être vérifiées par l'enquête, qui a dû trouver par la suite des éléments corroborant ses
dires.


 


Les images ont choqué, bien sûr. Elles représentent le choc que constitue cet événement, un personnage de cette importance montré dans la situation dans laquelle se
trouvent ("normalement" parce que c'est le cas le plus général) les voyous des classes populaires, et souvent les Noirs en Amérique, mais rarement les gens des classes supérieures. Pourtant on
sait que les affaires de viol n'appartiennent à aucune classe sociale en particulier.  Mais  si la police de New-York traite environ 6000 cas d'agressions sexuelles par an, elles ne
sont pas toutes retransmises à la TV. Ici la personnalité de la personne pressentie change tout et donne à l'affaire une publicité extraordinaire.


 


Les images ont choqué car elles sont la traduction du choc produit par l'événement lui-même, apparu d'abord comme tout à fait incroyable, et stupéfiant. Le doute a
été la première réaction tant les faits invoqués semblaient difficile à admettre, hors du commun, extra-ordinaires au sens propre.


 


Le 2° personnage le plus important après Obama. Le choc est considérable. La chose elle-même, stupéfiante, puis les images de la chose, presqu'hypnotisantes ou comme
une hallucination.  Un effet de rapt produit par ces images, est l'effet premier. Avant que ne revienne la possibilité de réfléchir.


 


On est d'abord sidéré, après, on réfléchit. Ce qui n'annule pas le choc.


 


Et puis encore ceci : le doute voire l'incrédulité demeurent car en Fance ça ne se se serait pas passé ainsi, tout le monde le sent bien. Non seulement il n'y aurait
pas eu les photos, donnant corps et réalité au fait que DSK était inculpé, arrêté, interrogé puis emprisonné, et forçant à croire que cette réalité n'était pas un rêve ni une fiction, mais on
doute sérieusement qu'il aurait été seulement arrêté par la police aussitôt  après une plainte pour ces même motifs.  (hélas, une tradition bien française nous fait penser
ainsi)


 


Quand bien même, il aurait été traité différemment.
Voir ce qu'en dit une  magistrate quant à la différence entre les deux pays, dans Libération.  Si
DSK été confronté à la même affaire  en France.


 


Maïtre
Eolas a présenté la différence entre les deux systèmes judicaires, rendant aux Français difficile d'admettre que tout commence par une accusation sans que le prévenu puisse se défendre. 
Il n'avait pas droit à la parole, mais il pouvait être assisté d'avocat lors de son interrogatoire (ou avant). Il n'était pas seul. Mais lors de la comparution devant le Procureur il n'avait pas
droit de s'exprimer.


 


Tout cela est extrêmement violent, y compris dans le choc de deux systèmes judiciaires tels que, vu de France, la présomption d'innocence ne semble pas respectée et
fausse le vocabulaire.


 


 


Il faudrait dire pour être exact que DSK est accusé : càd précisément inculpé pour tels et tels faits dont il doit rendre compte à la justice,  et pour lesquels
il est présumé innocent jusque là, et non  dire le présumé coupable de ... comme il se dit, pas plus qu'on ne doit dire la victime présumée.  Il faudrait dire la plaignante, sur la base
des déclarations de laquelle se fait l'accusation + enquête de police, qui se plaint d'avoir été victime de... ce qui lui reste à prouver devant la justice.


 


L'une a à prouver qu'elle a été victime, ce qui n'est pas encore établi, elle se plaint de certains faits à vérifier et prouver.


L'autre a à prouver qu'il est innocent de ce dont elle se plaint.


En ce sens rien n'est établi en justice, l'avenir est ouvert. ça c'est pour le droit.


 


Sur le plan strict du droit il faudrait dire inculpé de ... ce pour quoi il est présumé innocent, et se plaignant de ... ce
qu'elle aura à démontrer. A la justice, ultérieurement. Ce que cependant,  le travail de police, + la diffusion des photos et films semblent nier en signifiant le contraire comme si les
faits étaient établis.  (La boucle : on ne retient pas en prison, sans éléments issus de l'enquête de police ; d'où s'ensuit une impression inévitable)


 


Mais l'affaire excède le droit. En tout elle est marquée par l'excès.


 


La violence de tous ces chocs explique les réactions, y compris les plus irrationnelles et les plus à côté de la plaque ou constituant des gaffes ou énormes fautes
de goût pu d'appréciations (de la part de ses amis).  Car il n'empêche qu'au fin fond de soi-même, chacun a une impression, des sentiments, des émotions
qui le font réagir, choqué dans sa sensibilité. Et tous ne sont pas à la même place, mais chacun est touché et choqué dans ses conceptions et dans sa sensibilité, tant la chose est
inouïe.


 





 


Sombre affaire, quoi qu'il en soit, car l'enquête de police a permis de considérer les déclarations de la femme de chambre suffisamment crédibles et cohérentes pour
que l'enquête soit portée devant la jsuticer ... et toute la suite.


 


Et si le choc de l'événement qui apparaît difficile à croire dans un premier temps,  redoublé ensuyite par le choc des photos qui au contraire forcent à croire
et forcent à admettre que quelque chose s'est produit : il faut admettre qu'on ne rêve pas, en montrant un détenu en position d'accusé, sortant d'un interrogatoire de 30H ayant complètement
changé d'allure : le roi est nu.  La chute est vertigineuse. Le choc avec le réel, violent. Quelque chose s'est passé, mais ce quelque chose pressenti, dépasse la réalité et les catégories
pour la pressentir : sublime et abject.





Les photos donnent corps à l'accusation et forcent à sortir du moment d'incrédulité au bord de l'hypnose qui fut le premier.


 


Après l'émotion et l'incrédulité, viennent l'interrogation et la réflexion : DSK entre le sublime et l'abject, qui se rejoignent, car l'excès qui imprègne toute
cette histoire la rend inassimilable par les catégories ordinaires de la raison et choque profondément l'esprit et la sensibilité. Au-delà du réel. 


 






Pierre 22/05/2011 23:49



Manifestement l'accusation a des éléments suffisamment consistants pour l'inculper et le mettre sous les conditions de contrainte actuelles, liberté surveillée, après être passé par la prison
ordinaire pour tous. Elle a énoncé des chefs d'inculpation gravissimes qui en Amérique sont punis de manière beaucoup plus sévère qu'en France.


 


Nous n'avons pas encore entendu la défense qui s'apprête à nier les faits reprochés.


 


DSK, s'il a livré une sorte de vérité sur lui-même ne semble pas prendre la voie de le reconnaître.


 


 



Jean Nicaise 22/05/2011 16:03



Les médias français et les nombreux intervenants, dont Badinter, se sont indignés à juste titre que DSK ait été
filmé menotté alors qu’il est présumé innocent. Ah la Justice américaine ! Mais en France, la loi n’interdit que depuis peu aux médias de montrer un prévenu entravé ! Je me souviens
d’un guide chevronné exposé ainsi sur les écrans de toutes les chaînes. Des membres du groupe qu’il conduisait en montagne avaient été emportés par une avalanche, événement naturel s’il en est.
Là, hélas, il y avait mort d’hommes, dira Jack Lang. Mais le guide n’avait aucune intention de faire le mal, mais au contraire bien faire. La présomption d’innocence était d’autant plus
patente !.


J’ai trouvé indécentes les attaques contre la justice américaine et
l’indignation vertueuse à propos de l’incarcération d’un VIP accusé de viol. En France, la détention préventive est extrêmement fréquente et prolongée, sans compter la « garde à vue »,
torture psychologique évidente pour recueillir des aveux. Il a fallu attendre 2011 pour que la présence d’un avocat soit obligatoire dès la première heure.


La justice américaine a des qualités que nous pouvons lui envier et
des défauts dont le maintien de la peine de mort. En l’occurrence, c’est la presse que l’on doit blâmer. La télévision française notamment qui passe en boucle depuis une semaine les
sempiternelles images d’un VIP français, abattu et entravé pour la satisfaction d’un public voyeur. Les amis du prévenu en tentant de l’aider (comme si les faits étaient avérés !) rapportent
comme une excuse qu’il est certes un séducteur impénitent, mais « pas violent ». Les médias en rajoutent en fouillant son passé sexuel.


Je ne souhaite nullement que DSK soit déclaré coupable d’un
viol ; de toutes manières, il est perdu de réputation à cause du tamtam fait à cette affaire.



alithia 23/05/2011 00:18



DSK a connu cette garde à vue avec interrogatoire d'une durée de 30 heures, mais avec l'assistance d'un avocat, avant d'être déféré devant le juge qui décida de son
incarcération, sur la base d'éléments d'enquête.



Simon 20/05/2011 17:50



Bonjour Alithia, je pense que ceci http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Affaire_Dominique_Strauss-Kahn/Suppression
pourrait vous intéresser...



alithia 20/05/2011 18:52



! ! !