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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 14:25

Un certain nombre d'économistes se joignent pour le signer à un texte rédigé par certains de leurs pairs pour dire la tromperie que sert le discours de l'économie  (la discipline)  qui témoigne du conformisme plus que de la connaissance nécessairement critique des mécanismes économiques et qui, finalement,  se borne à  l'apologie  du présent, soit l'apologie de l'état présent  du système capitaliste, relevant d'un aveuglement à son devenir .

 

de Philippe Askenazy, CNRS ; Thomas Coutrot, conseil scientifique d'Attac ; André Orléan, CNRS, EHESS ; Henri Sterdyniak, OFCE

et sur le Web : economistes-atterres.blogspot.com.

 

 

 

   

La crise économique et financière qui a ébranlé le monde en 2008 n'a pas affaibli la domination des schémas de pensée qui orientent les politiques économiques depuis trente ans. Le pouvoir de la finance n'est pas remis en cause. En Europe, au contraire, les Etats, sous la pression des institutions européennes et internationales et des agences de notation, appliquent avec une vigueur renouvelée des programmes de réformes et d'ajustements structurels qui ont dans le passé montré leur capacité à accroître l'instabilité économique et les inégalités sociales.

Certes, les pouvoirs publics ont dû partout improviser des plans de relance keynésiens, et même parfois nationaliser temporairement des banques. Mais ils veulent refermer au plus vite cette parenthèse. Le logiciel "néolibéral" est toujours le seul présenté comme légitime, malgré ses échecs patents. Fondé sur un paradigme qui présuppose l'efficience des marchés notamment financiers, il prône de réduire les dépenses publiques, de privatiser les services publics, de flexibiliser le marché du travail, de libéraliser le commerce, les services financiers et les marchés de capitaux, d'accroître la concurrence en tout temps et en tout lieu...

 

L'Union européenne est prise dans un piège institutionnel. Les déficits publics ont explosé à cause de la crise financière. Mais pour les financer, les Etats se sont contraints à emprunter chèrement auprès d'institutions financières privées, qui obtiennent, elles, des liquidités à bas prix de la Banque centrale européenne (BCE). Les marchés ont donc la clé du financement des Etats.

 

Dans ce cadre, l'absence de garantie des dettes publiques par la BCE comme le manque de solidarité européen permettent le développement de la spéculation, d'autant que les agences de notation jouent à accentuer la défiance.

 

Pour rassurer les marchés, un Fonds de stabilisation de l'euro a été improvisé, mais surtout des plans drastiques et bien souvent aveugles de réduction des dépenses publiques ont été lancés à travers l'Europe. Les prestations sociales, des Pays-Bas au Portugal en passant par la France avec l'actuelle réforme des retraites, sont en voie d'être gravement amputées alors que se profile le spectre d'un chômage et d'une précarité persistants. Les fonctionnaires sont souvent touchés en priorité, y compris en France, où la hausse des cotisations retraite sera une baisse déguisée de leur salaire.


 

Mesures irresponsables

Le nombre de fonctionnaires diminue partout, menaçant le bon fonctionnement des services publics (éducation, santé...). Ces mesures sont irresponsables d'un point de vue politique et social, et même au strict plan économique, puisqu'elles vont maintenir les pays européens dans la récession.

 

La construction européenne elle-même est menacée. L'économie devrait y être au service de la construction d'un continent démocratique, pacifié et uni. Au lieu de cela, une forme de dictature des marchés s'impose partout.

 

Face à la crise sociale et à l'impuissance du politique, les tensions xénophobes s'attisent, souvent instrumentalisées par des dirigeants sans scrupules.

 

Qu'on l'interprète comme le désir de "rassurer les marchés" de la part de gouvernants effrayés, ou bien comme un prétexte pour imposer des choix idéologiques, la soumission sans débat à cette dictature n'est pas acceptable. Un véritable débat démocratique sur les choix de politique économique doit donc être ouvert en France et en Europe.

 

En tant qu'économistes, nous sommes atterrés de voir que ces politiques sont toujours à l'ordre du jour et que leurs fondements théoriques ne sont pas publiquement remis en cause. D'autres choix doivent être discutés. La crise a mis à nu la fragilité des évidences répétées à satiété par les décideurs et leurs conseillers. Il faut interroger ces fausses évidences, mal fondées scientifiquement. Les économistes doivent donc assumer leurs responsabilités.

 

La plupart des "experts" qui interviennent dans le débat public le font pour rationaliser les politiques actuelles de soumission des politiques économiques aux exigences des marchés financiers. Mais, à l'instar de celles qui l'on précédée, cette grande crise doit provoquer une refondation de la pensée économique. Nombre de chercheurs commencent d'ailleurs à s'y atteler dans le monde.


Issus d'horizons théoriques très différents, nous avons souhaité favoriser l'expression publique des nombreux économistes qui ne se résignent pas à voir un schéma "néolibéral" réaffirmé et jugent qu'il faut changer le paradigme des politiques économiques en Europe. Nous avons rédigé un "Manifeste d'économistes atterrés".


Nous espérons que notre initiative contribuera, avec d'autres, à vivifier la réflexion sur les alternatives aux politiques actuelles, qui menacent les fondements mêmes de l'idée européenne.


 

voir en complément : Il y a deux ans, la chute de la banque Lehman Brothers 

 

 


 

 

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commentaires

XavXav 03/02/2012 14:24


@ alithia


Cet article pourrait commencer (peut-être) à infléchir votre position ?


http://fr.wikipedia.org/wiki/Indépendance_des_économistes

Le concombre masqué 26/10/2010 10:14



Juste pour prévenir des possibles confusions, une petite mise au point : le "concombre démasqué" qui s'exprime un peu plus haut, ce n'est pas du tout moi.



alithia 26/10/2010 10:38



On s'en serait douté, c'est pas vraiment votre genre.



concombre démasqué 25/10/2010 11:22



poujadisme un mouvement des "petits" contre "les gros" (vocabulaire d'extrême-droite très en cours avant-guerre),  prônant le dénigrement et la détestation des intellectuels (je ne sais pas
pourquoi , mais on retrouve cet anti-intellectualisme dans toutes les formes d'extrême-droite) antisémite (divers propos de Poujade ne laissent aucun doute, ses citations sont faciles à trouver)


 


Pour David Monniaux, qui a beaucoup d'humour et entretient la confusion entre Robert et Pierre Poujade, le poujadisme n'est pas une réalité mais une insulte.


J'ai lu dans l'article que vous citez de son blog  où l'on sent la détestation des intellectuels , surtout s'ils ont un nom connu et s'ils ont une certaine célébrité, et surtout s'ils ont
certains noms que le poujadisme ne désigne pas une certaine position politique, comme on dirait démocrate ou fasciste , ni un certain style en politique qui a ses caractéristiques qui le
distinguent d'autres, comme on dit  démagogue et populiste , ce qu'est du reste le poujadisme, c'est une insulte d'après lui.


 


De plus une "insulte intellectuelle" (?)


" le terme de « poujadisme » ... fait partie d'une liste d'insultes intellectuelles, avec « démagogie » et « populisme »


 


Expliquez-moi ce qu'est une "insulte intellectuelle"


Faut-il comprendre, comme je le crains, qu'il veut dire une insulte d'intellectuels, typique des intellectuels (ces salauds, coupables de tous les défauts) ;


 


Donc en deux mots il retourne complètement l'affaire. Le poujadisme mouvement d'extrême-droite de travailleurs indépendants dressés contre tout ce qui est collectif et démocratique, contre les
lois générales et contre le parlementarisme, n'est pas une catégorie politique pour qualifier des positions politiques anti-intellectuels et d'extrême droite, mais une injure inventée par les
intellectuels (une fois encore décriés dans cette définition inventée par l'auteur du blog, wikipédien de toujours).


 


C'est de la déformation, ou je me trompe ?


 


 



alithia 25/10/2010 15:26



Bien entendu, hormis l'histoire passée du poujadisme, mouvement d'extrême-droite fondé par un homme d'extrême-droite, le poujadisme aujourd'hui
désigne une position politique.  Ce terme est une catégorie politique.


 


David Monniaux, prompt à donner des leçons urbi et orbi du haut de la tribune de son blog, devrait s'informer des définitions de dictionnaires politiques et des
historiens concernant le poujadisme . Les définitions reçues (et émanant de gens compétents) disent ceci


le terme poujadisme est utilisé pour désigner une attitude démagogique , corporatiste et vindicative, une opposition réactionnaire aux
transformations historiques, (on a parlé des "perdants de l'histoire" à propos de ces catégories sociales ) un discours antiparlementariste, d'extrême droite.


 


Tous les historiens rappellent l'ancrage de Poujade à l'extrême-droite, doriotiste, pétiniste, partisan de l'Algérie française, antisémite ...
anti-intellectualiste.


 


Il s'agit d'une catégorie politique qui évoque l'extrême-droite aujourd'hui.


 


L'Universalis "Pierre Poujade traverse en météore le ciel politique français des années 1950 sans laisser d'autre trace dans l'histoire qu'un terme, le « 
poujadisme », négativement connoté et servant à désigner un mouvement de protestation à courte vue, corporatiste, populiste et réactionnaire."


 


Maurice Duverger définissait le poujadisme comme "un fascisme élémentaire et grossier". La revue Esprit parlait quant à elle d'un "petit racisme pour petits
Français".


 


Dans tous les cas il est toujours honteux de se réclamer de l'anti-intellectualisme qui s'accouple si bien avec l'antisémitisme et les idées d'extrême-droite
anti-démocratiques.


 


 


Nous rappelerons que l'extême-droite a des composantes multiples, dont la composante fasciste, et que ce terme est employé de manière courante sans entrer dans le
détail de toute son histoire et de toutes ses variantes, lorsqu'on use d'une catégorie politique générale et qu'on n'est pas en situation de faire un exposé d'histoire ou d'écrire un texte en
historien mais de formuler un jugement politique.


 


L'établissement des catégories politiques (par des intellectuels sans doute) n'est pas une "injure intellectuelle" (ou injure d'intellectuel comme vous suggérez que
le signifie ce blog), ce sont des définitions et nominations pour permettre classifications et repères pour la pensée.


 


Il est manifeste que la lecture de wikipedia ne suffit pas à nourrir une pensée susceptible de tenir, même les apparences, sur un blog.



Altshift 24/10/2010 14:38



Oui Oui, Sonata, j'ai remarqué :-)



sonata 24/10/2010 14:18



Concombre, on ne s'insurge pas contre le fait que wikipédia peut être un complément certes utile à google, chose que par ailleurs on ne nie pas, mais contre le fait qu'elle n'est pas ce qu'elle
prétend être: à savoir une encyclopédie. Contre le fait qu'elle prend constamment les gens pour des cons. Contre le fait qu'elle incarne à elle seule pas mal des défauts de notre société
actuelle, et qu'en cela elle en est le reflet quasi parfait. Contre le fait qu'elle est une tribune fabuleuse et inespérée pour toute une série de groupuscules divers qui ont pour dénominateur
commun de verser dans le populisme, toujours suceptible malheureusement d'attirer les foules, et wikipédia ne fait pas exception. contre le fait, enfin, que pas mal de ses administrateurs ne sont
rien d'autres que de petits apprentis fachos qui n'auraient pas dénoté outre mesure il y a environ 70 ans. Si vous êtes incapables de comprendre cela, passez votre chemin. Le but de ce blog (ou
du mien) est d'observer et partant de là d'informer et de mettre en garde justement contre les mauvais usages que l'on peut faire de wikipédia. Parce qu'en l'état actuel, non, la majorité ne s'en
sert pas comme on le ferait d'un annuaire en gardant à l'esprit que ça n'est rien de plus, mais bien comme d'une source fiable, ce qu'elle n'est pas, vous le dites vous-mêmes.


Altshift, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j'ai répondu à votre dernier commentaire sur mon blog dans un article à part entière.


Bon après-midi.