Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.

Moteur De Recherche

Archives

6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 11:54

A titre d'information -j'y reviendrai plus tard avec mes commentaires personnels, quand j'aurais le temps- je vous signale les excellents articles sur le travail de Moishe Postone, critique majeur de la valeur et du capitalisme, qui reprend et renouvelle les analyses de Marx sur le capital, et que publie l'excellent blog Palim Psao, dont je reproduis ici avec son autorisation quelques passages d'articles sur Postone et la différence entre la critique du capitalisme de celui-ci et celle de Debord *

 

 

 

 

 

Ce texte était paru début septembre sous une précédente traduction trop peu précise, puis retiré. La traduction présente a été relue par Gérard Briche. Les notes de bas de page restent de ma main.

 

Ci dessous en fichier PDF un texte de Michel Prigent lu au Salon du livre anarchiste le 25 octobre 2009 qui s’est tenu à Westfield College à mile end road à Londres. L’allocution a été faite dans le cadre de l’atelier sur la crise de l’économie, l’effondrement du crédit et le changement climatique. Les allocutions ont eu lieu dans le département de physique du collège. Ce texte est paru initialement sur le site du groupe anglais Principia Dialectica. Dans son court texte pas assez développé semble-t-il (mais oralité oblige), Prigent pourrait peut-être laisser l'impression que Debord ne nous a finalement rien appris. La limite du texte de Prigent il me semble, c'est qu'il ne montre pas, bien qu'il le présuppose, en quoi la conceptualisation du spectacle dans La Société du spectacle (même si il y avait quelques limites importantes bien sûr) reste intéressante comme nouveau pas après celui de Marx sur le fétichisme de la valeur. Cet angle mort de Michel Prigent, c'est justement ce qu'abordent les textes que nous mettons en lien juste ci-dessous, et qui sont donc quelque part complémentaires de ce texte. 

 

Le texte de Michel Prigent " La différence entre la critique du capitalisme moderne de Debord et celle de Postone " :

   

 

 

 

Voir le Fichier : Difference_entre_Guy_Debord_et_Moishe_Postone_ou_les_limites_de_Guy_Debord_relu_definitif1.pdf

 

 

 


 

 

Qu'est-ce que la wertkritik ?

Avec d'une part le travail magistral de Moishe Postone, le  « Chicago Political Workshop » et le groupe basé à Londres « Principia Dialectica » et  d'autre part les groupes allemands et autrichiens comme Krisis, Exit, Streifzüge ou le groupe 180 ° avec des théoriciens comme Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Robert Kurz, Anselm Jappe, Gérard Briche, Ernst Lohoff, et plusieurs autres auteurs, «  une réinterprétation de la théorie critique de Marx » comme l'a appelée Postone, est apparue durant les deux dernières décennies. A la différence des lectures traditionnelles de Marx avec lesquelles elle rompt, cette approche parfois étiquetée comme mouvance de la « critique de valeur » (wertkritik), a des intérêts principaux divers :  cette nouvelle critique s'est en grande partie faite remarquée pour avoir articulé une approche théorique qui porte une attention particulière au caractère fétichiste de la production de marchandises, à la dimension abstraite (travail abstrait) de tout travail, à la distinction entre valeur et richesse matérielle et à la nature du capital comme  « sujet automate ». Ainsi, à la différence des marxismes traditionnels les sujets principaux du capitalisme ne sont ni le prolétariat, ni la bourgeoisie, mais plutôt le capital lui-même (la valeur qui s'autovalorise). La valeur n'est pas limitée à la seule " sphère économique ", mais impose sa structure à toute la société, la valeur est une forme sociale de vie et de socialisation, un " fait social total ".

 

Un des points centraux de ce nouveau travail théorique est de développer une critique du capitalisme qui ne s'arrête pas au niveau des antagonismes de classes sociologiques, à la question des rapports de distribution et de propriété privée des moyens de production. La classe capitaliste gère un processus de production de marchandises à son propre profit, mais n'en est pas l'auteur ni le maître. Travailleurs et capitalistes ne sont que les comparses d'un processus qui les dépasse, la lutte des classes si elle existe bien, n'est en réalité qu'une lutte d'intérêts à l'intérieur des formes de vie et de socialisation capitalistes. Ainsi à l'inverse de l'anticapitalisme tronqué, la critique de la valeur ose enfin critiquer le système dans sa totalité, et d'abord critiquer pour la première fois son principe de synthèse sociale, le travail en tant que tel, dans ses deux dimensions concrète et abstraite, comme activité socialement médiatisante et historiquement spécifique au seul capitalisme, et non comme simple activité instrumentale, naturelle et transhistorique, comme si le travail était l'essence générique de l'homme qui serait captée extérieurement par le capital. C'est le double caractère de cette forme de vie sociale et sphère séparée de la vie qu'est le travail et non le marché et la propriété privée des moyens de production, qui constitue le noyau du capitalisme. Dans la société capitaliste seulement, le travail abstrait se représente dans la valeur, la valeur est l'objectivation d'un lien social aliéné. La valeur d'échange d'une marchandise n'est que l'expression, la forme visible, de la valeur " invisible ". 

 

Un mouvement d'émancipation du fétichisme de la valeur, ne peut plus critiquer ce monde à partir du point de vue du travail. Il ne s'agit donc plus de libérer le travail du capital, mais de se libérer du travail en tant que tel, non pas en faisant travailler les machines à la place car le mode industriel de production est intrinsèquement capitaliste (la technologie n'est pas neutre), mais en abolissant une activité posée au centre de la vie comme socialement médiatisante. Cependant la critique n'a pas à fournir en pièce jointe, un mode d'emploi pour une organisation alternative de l’emploi de la vie. Elle développe une explication possible du monde présent, des souffrances réelles de nos propres vies et des exigences sociales qui leurs sont imposées, mais ce n'est pas un mode d'emploi expliquant comment construire correctement une " société idéale ". Le seul critère proposé par la wertkritik c'est qu'aucun medium fétichiste (comme aujourd'hui le travail) ne s'interpose désormais entre les individus sociaux et entre les individus sociaux et le monde. Et comme cela n'a jamais existé, cela reste à inventer. Mais il n’y a pas de compromis possible avec l’économie, c’est-à-dire avec le travail comme forme capitaliste du métabolisme avec la nature, et comme médiation sociale entre les humains. On ne peut privilégier à côté de l'économique, d'autres dimensions (le don, l'entraide, le care, etc.) qui pourraient exister parallèlement, car la valeur est une forme sociale totale fétichiste qui envahit tout : il faut sortir carrément de l’économie en inventant d’autres formes de médiation sociale entre nous, que celles du travail, de la marchandise, de l’argent, du capital qui branche nos « capacités de travail » sur ses agencements sociaux et ses machines. D'autres points forts de ce nouveau travail théorique a été de fournir une structure qui permette de comprendre le processus de crise économique qui a commencé dans les années 1970 et dont les considérables effets actuels sont souvent compris comme une simple «  crise financière », ou encore un autre apport a été l'élaboration d'une théorie socio-historique de la connaissance et de la subjectivité qui rompt avec l'épistémologisme contemporain, tout en permettant de comprendre autrement l'antisémitisme, le racisme, la politique, l'Etat, le droit, la domination patriarcale, etc. Pour faire plus ample connaissance avec ce nouveau travail théorique rompant avec le marxisme, on pourra aller voir dans la partie " présentation de la wertkritik ".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(* pour nos amis les situ qui se sont un peu agités dernièrement)

Partager cet article

Repost 0
Published by alithia - dans philosophie
commenter cet article

commentaires

zardoz 06/01/2011 20:50



wikipedia, critique du capitalisme et défenseur des droits d'auteur?


http://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Bistro#Droits_sur_photo_des_visuels_du_film_international_twilight_3_.22eclipse.22


 


Quand ça les arrange?