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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 15:31

 

 

 

 

Crise de l'école, crise dans la culture .

 

 

Rapport et état des lieux.

 

Le privilège accordé aux maths fait de la section S en lycée, une filière qui recrute les meilleurs élèves, tandis que la section L se vide, l'enseignement obligatoire y ayant été exempté des maths et l'enseignement des langues anciennes ayant été fermé dans presque tous les lycées. Economies budgétaires obligent et vision technocratique et pragmatique règnant, les réformes et programmes ont produit ce déséquilibre qui tend à sacrifier des pans entiers de la culture .

On se souvient que la réforme Chatel -actuel ministre de l'E.N.- a décider de supprimer, à partir de l'année prochaine, l'enseignement de l'histoire en classe terminale S. Les purs matheux, et scientifiques d'un côté, ce qui reste des littéraires de l'autre, seuls ces derniers ayant une vraie formation en philo : leurs effectifs ont diminué de 28% , sur le total des sections préparant le bac.


Un article du Figaro donne chiffres et témoignages de profs sur ce qui indique une crise de la culture, à laquelle l'école est loin de remédier au point qu'elle semble même contribuer à l'aggraver.



La filière, délaissée par lycéens et familles, a perdu 28 % de ses effectifs en vingt ans, 

écrit le Figaro. Plus exactement 28% des élèves de niveau bac  dans les filières générales, ont déserté la section, au profit des sections  économie et sciences.

 

 

«Tu es bonne élève, tu ne vas quand même pas t'inscrire en L !» L'argument est devenu systématique. La série L (littéraire) du baccalauréat n'a toujours pas la cote auprès des lycéens et de leurs familles. Elle a perdu, cette année encore, plus de 2 % de ses effectifs, soit davantage que les séries S et ES qui ne perdent qu'entre 0,37 % et 1,29 % de leurs élèves. Aujourd'hui, la série L attire moins de deux lycéens sur dix inscrits en filière générale.


En vingt ans, les effectifs de cette filière ont baissé de 28 % alors que les autres ont gagné des élèves. Un rapport de l'inspection générale a récemment dressé un constat accablant, indiquant que la filière était «menacée d'une extinction rapide». C'est en partie en raison du «déséquilibre constant et qui s'aggrave entre les séries du baccalauréat», comme le résume Jean-Michel Blanquer, directeur général de l'enseignement scolaire, qu'une réforme du lycée a été engagée l'an dernier par Luc Chatel, le ministre de l'Éducation nationale. De nouveaux cours seront mis en place d'ici deux ans dans cette filière : «Littérature et société» ou «Enjeux du monde contemporain».

 


 

Baisse de niveau significatif 

L'état des lieux dressé ce week-end lors d'une conférence à la Sorbonne par des professeurs de philosophie, de lettres et de mathématiques n'est guère réjouissant. «Un bon élève va toujours en S, un élève moyen en ES et un médiocre va en STG (sciences et techniques de gestion) et s'il n'y a pas de place en STG, il va en L», explique, lapidaire, un professeur de philosophie de la région parisienne, venu pourtant soutenir «qu'il est fondamental de maintenir une filière axée sur les humanités». Seuls quelques établissements s'en sortent parce qu'ils sont adossés à des classes préparatoires aux grandes écoles ou ont développé des options «danse» ou «cinéma» qui attirent les élèves, explique-t-il, tout en s'interrogeant sur ces débouchés «hasardeux».


Le constat est très noir : «Réforme ou non, le menu de la filière L est plus pauvre que les autres. Elle comporte moins de disciplines», estime Romain Vignest, président de l'association des professeurs de lettres. «En raison de la baisse continuelle du nombre d'heures de cours, le niveau d'un lycéen de terminale littéraire aujourd'hui correspond à celui d'un troisième des années 1970», va jusqu'à dire Agnès Joste, membre de l'association Sauver les lettres.


Beaucoup de ces enseignants regrettent surtout que l'étude des mathématiques soit devenue progressivement optionnelle en L. «Le scandale est là, bien plus que dans la suppression récente de l'histoire en terminale S» , estime une professeur de lettres. «Un élève littéraire peut obtenir son bac avec un simple niveau de maths de seconde. Il aura pourtant besoin de cette matière, s'il fait des études d'économie, de droit ou même de philosophie !» , s'insurge Éric Barbazo, président de l'association des professeurs de mathématiques.

 

 

 

source le Figaro

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Published by alithia - dans école
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commentaires

Baâl-Ptéor 22/06/2010 20:50



La messe est dite, dira t'on


Mais c'est vrai que les matières scientifiques sont présentées de manière un peu trop absconse, de manière un peu trop non-amusantes, non-intuitives...


Quand c'est du scientifique concret, là, il n'y a pas vraiment problème, c'est dès que c'est un peu abstrait que le bât blesse...


Voilà, heureux de voir que je ne suis plus tout seul



alithia 23/06/2010 01:05



moi je dirais que si l'enseignement des sciences n'est pas intéressant , pour pas mal d'élèves y compris de S, qui vont dans cette section réputée "la meilleure"
mais dont les3/4 n'ont pas l'intention de poursuivre des études de sciences, c'est qu'il n'explique pas ce que sont les sciences, pourquoi on est dans l'abstraction,  ce qu'est un théorème,
une théorie, une loi de la physique, de quel ensemble ça fait partie, comment on y est parvenu, après quels tâtonnements,  quelles erreurs et idées qui ont dues être récusées,
etc.   parcequ'il est dépourvu d'épistémologie et d'histoire des sciences, sans réflexion accompagnant les sciences et sur les sciences.  Ce qui fait que certains apprennent sans
comprendre ce qu'ils font, des formules comme des recettes à appliquer et reproduire et que la logique qui s'y trouve ils ne savent pas la transposer dans d'autres domaines. Et ça donne des
esprits mal formés, limités.


 


Les sciences sont beaucoup plus passionnantes accompagnées d'une réflexion sur les sciences, et expliquer leur nature, d'où viennent leurs théories , comment elles
ont été élaborées, quels obstacles il a fallu surmonter, les rendent beaucoup plus intéressantes et permettrait aux élèves de s'y intéresser davantage mais aussi de les
comprendre, si elles étaient enseignées ainsi. Avec un peu de philo et d'histoire en accompagnement l'enseignement des sciences gagnerait du sens. Elles ne
seraient plus ainsi des théories abstraites, au sens de dépourvues de sens, mais leur abstraction, au sens de recours à des notions abstraties, théoriques, prendrait sens pour les jeunes qui les
découvrent.


 


Ils comprendraient la raison pour laquelle on les étudie, non faire des maths pour faire des maths, mais un apprentissage du raisonnement logique et une familiarité
avec l'abstraction (conceptuelle).



Simon 21/06/2010 23:38



Bien d'accord avec vous, voilà donc au moins une expérience commune. Moi c'était les formules en électricité et les kilowatt-heures sur lesquelles j'avais coincé, U=R*I et tout le reste, j'ai dû
me réexpliquer les relations tout seul (mais c'était pas mal de temps après), ce que je continue de faire, c'est plus long et parcellaire qu'un cours, mais ça a mieux marché. Donc exactement le
même problème. Et quand je vois tout ces gens que la physique et les maths dégoûtent, c'est moins à cause d'un manque de "bosse" pour ces matières qu'un manque d'intérêt suscité par le cours, du
moins pour certaines d'entre elles (après tout, on peut réellement ne pas s'intéresser à ces disciplines, mais je ne peux pas croire que ce soit le cas de tous les dégoûtés des
sciences).



Baâl-Ptéor 17/06/2010 21:44



Simon, vous avez mis le doigt sur le problème précis, qui est justement un problème d'épistémologie...


Je me souviens en seconde que je faisais tout juste avec les bons résultats aux contrôles de maths en seconde, et pourtant je n'ai jamais vraiment compris pourquoi je me récoltait des 8/20, bref
dégoûté comme beaucoups...


En physique, je n'ai compris que bien plus tard ces histoires de môles de matières, et ces môles avaient différentes valeurs selon la matière considérée, pourtant il y'avait une analogie avec les
différentes monnaies, mais à l'époque personne ne m'avait expliqué...


Le pire, ce fut en option Math Spé en Terminale ES, vraiment le pire souvenir de ma vie


Si on fait faire bêtement du par-coeur du CP à la Terminale, c'est un peu dommage vous croyez pas ?


Bref,  



Simon 17/06/2010 18:11



J'ai fait une première S, puis une terminale L après avoir fait un blocage sur les sciences dites "dures", en particulier les mathématique mais aussi la physique, dont les concepts n'étaient pas
véritablement expliqués en profondeur. Je dis cela non pas pour raconter ma vie mais pour faire deux constats : et d'une, je n'ai pas trouvé l'enseignement en section littéraire "au rabais", et
de deux (mais je ne m'en suis pas tout de suite rendu compte), un manque cruel d'épistémologie dans l'enseignement des sciences, une des causes probables de ce rejet (temporaire car en réalité
j'ai toujours été attiré par ces sciences et le suis toujours). Ce témoignage personnel s'adresse tout particulièrement à celles et à ceux que ces sciences font fuir, et Dieu sait s'ils sont
nombreux : les mathématiques et la physique (la biologie est à part de par son caractère moins formel, ce qui n'enlève rien à son statut de science) sont malheureusement quasi uniquement
enseignées (dans le secondaire tout du moins) sous leur aspect techniciste, ce qui peut faire penser qu'elles se résument à des théorèmes et des formules à apprendre par coeur puis à appliquer en
faisant exercice sur exercice. C'est précisément cet aspect qui m'a rebuté, et qui en rebuté bien d'autres j'imagine. S'il y avait, ne serait-ce qu'une heure ou deux par semaine, de cours
d'épistémologie à partir de la seconde par exemple, il y aurait peut-être bien moins de gens écoeurés, pensant que les mathématiques et la physique consistent seulement en un ensemble de formules
à appliquer bêtement (j'exagère pour mieux me faire comprendre, mais l'esprit en est le même). J'espère que ce témoignage pourra être éclairant pour celles et ceux qui ont eu expérience
douloureuse des mathématiques et de la physique.



Baâl-Ptéor 16/06/2010 12:20



"Une pratique de désacralisation par la raison" : entièrement d'accord avec vous, c'est d'ailleurs pour cela que la philo devrait être appréciée, car l'absence de philo ouvrirait la porte à bien
des dérives a-philosophiques, par exemple chaque institution doit avoir sa philosophie propre, pourvu qu'elle soit inaltérée... En ce sens, je suis d'accord avec l'article, que vous surlignez, et
certains posts qui ont suivis