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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 17:56

Aux éditions du Seuil, parution d'un livre pour rétablir quelques vérités, en réponse aux assertions fantaisistes d'Onfray, dont celle-ci qu'il fallait oser : «  La psychanalyse et les psychanalystes ont fourni pas mal de thèmes aux théoriciens nazis ». Car il est bien connu que le nazisme est une idéologie théoriquement fondée et riche en théorie, surtout psychanalytique.  Les  dits thèmes nazis qui seraient issus de la psychanalyse, ne sont malheureusement pas cités par Onfray, un auteur connu pour citer ses sources et références et pour donner des citations de ce qu'il invoque.

 

 

Le livre qui paraît aujourd'hui :  «  Mais pourquoi tant de haine ? » d'

Elisabeth Roudinesco, avec 5 autres auteurs appartenant à diverses disciplines.

 

 

 

 

Présentation : Un brûlot est publié, qui dénonce « l’affabulation freudienne ». Sigmund Freud serait un homme cupide, menteur, phallocrate, homophobe, incestueux, pervers, fasciste, persécuteur de son peuple (les Juifs), un pseudo-savant dont il conviendrait de dénoncer enfin les méfaits. Et pourquoi ne pas l’écrire si cela est vrai ?


Mais le brûlot est truffé d’erreurs, il véhicule de fort anciennes rumeurs (et de bien méchantes légendes), il n’établit rien. Et « l’affabulation freudienne » apparaît bientôt pour ce qu’elle est : la pure affabulation de l’auteur du brûlot.

 

Voici les pièces du dossier.



Historienne, directrice de recherches à l’université de Paris-VII, Elisabeth Roudinesco est l’auteur de nombreux livres qui ont fait date. A sa propre analyse, elle a joint les contributions de Guillaume Mazeau, Christian Godin, Franck Lelièvre, Pierre Delion et Roland Gori.

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Published by alithia - dans psychanalyse
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Benjamin 19/08/2010 09:09



Et encore ceci à propos de ce qu'apporte la psychanalyse au sein d'un monde qui étouffe la recherche de la vérité sur son propre désir, par la consommation effrénée présentée par la publicité et
les autres systèmes qui plongent le sujet dans l'aliénation et la perte de soi,


la psychanalyse en tant qu'elle est interrogation sur soi, sur son désir, est recherche de la vérité de chacun du côté de l'inconscient. Elle est pour cela susceptible d'aider chacun à augmenter
son être et devenir libre.


 


sur l'excellent blog de Christian Dubui Santini, qui parle de Lacan


 


http://cdsonline.blog.lemonde.fr/category/psychanalyse/


 


La reconnaissance de l’inconscient permet à l’homme d’avoir accès à sa réalité; loin de s’enfermer dans les limites de sa vie consciente, il doit s’ouvrir à une relation qui le constitue, à une
relation avec l’Autre.


Une telle relation suscite une recherche: la recherche de la vérité, de la vérité sur l’Autre et inséparablement, de la vérité sur l’homme, constitué par sa relation à l’Autre.


LA VERITÉ


Jacques Lacan: un homme; donc un chercheur de vérité.


La vérité. Ce que désigne ce mot fait peur. Chacun, comme Pilate, réagit en disant: “Qu’est-ce que la vérité ?” et s’en allant, sans attendre la réponse.


Lacan a découvert, grâce à Freud, le moyen d’entendre la réponse. “Freud, écrit-il, a su laisser, sous le nom d’inconscient, la vérité parler.“


 


Laisser parler la vérité. Voilà le moyen, le seul, de la connaître. Aucun savoir ne donne accès à cette connaissance. Ecouter la vérité est l’unique nécessaire. Si la conscience peut entendre la
vérité, elle s’y ferme souvent. L’inconscient est la voix de la vérité refoulée; plus précisément, il est la voie, c’est-à-dire le chemin par lequel elle passe, lorsque l’homme a refusé de
l’entendre.


Ici prend place l’intervention du psychanalyste. Il se tait, mais il invite à parler, pour chercher à entendre la vérité qui va passer par des chemins inattendus, la vérité dont va peut-être
accoucher l’homme qui parle, non sans douleur.


Ce que Lacan invite le psychanalyste à écouter, est-ce le malade? C’est bien plutôt la vérité que celui-ci a refoulée la vérité de son désir. C’est ce type d’écoute qui fonde sa méthode
de psychanalyste.


Il s’agit d’écouter la vérité pour la dire. Mais Lacan sait “qu’il est impossible de dire toute la vérité c’est par cet impossible que la vérité tient au réel.“


 


Le réel est en effet inaccessible dans sa plénitude. Nous le réduisons à ce que nous en savons, mais nous pouvons nous ouvrir à la connaissance du réel et répondre ainsi au désir profond qui nous
constitue. Mutiler ce désir nous rend malades, psychologiquement, ou spirituellement. La santé, comme la sainteté exige que nous cherchions la vérité, et, pour cela, que nous l’écoutions parler.



Benjamin 19/08/2010 08:53



Réponse au livre d'Onfray dans le Monde  de  Frédéric Forest et François Pommier, Le Monde.fr, 01 06 2010 


 


http://efleury.fr/OnfraymarteleFreud/onfray-le-chapitre-manquant/


 


la psychanalyse n’est en aucun cas la philosophie du seul Freud, ni une "plante vénéneuse", ni une "pensée totalitaire". Non seulement la psychanalyse n’est pas pétrifiée dans
un radotage freudien, mais elle nous est aujourd’hui particulièrement utile pour lutter contre les simplismes qui investissent le champ de la santé mentale. Car la psychanalyse est une discipline
de la complexité. Freud a toujours été du côté de la causalité multiple, du tissage des contraires, à l’écoute des désirs enchevêtrés et contradictoires d’un sujet. C’est pourquoi, il n’est de
psychanalyse que d’un sujet, le reste est hypothèse ou opinion. Les thérapeutes qui réinventent la clinique freudienne au quotidien en écoutant leurs patients le savent bien. Et ce savoir
participe du respect des patients tout autant que du démêlage et de l’allègement de leurs souffrances psychiques.


 


Aujourd’hui, au contraire de la psychanalyse, l’idéologie d’une santé parfaite nous promet des explications rapides, comme l’avaient fait, par exemple, en leurs temps, la phrénologie au
XIXe siècle (on lisait le caractère d’une personne en fonction des bosses de son crâne) ou la lobotomie au milieu du XXe siècle (on pensait soigner la schizophrénie en
opérant grossièrement le cerveau).


 


Ainsi s’opposent ces réductionnismes à la complexité du psychisme prônée par la psychanalyse. La réduction de la causalité psychique à des raccourcis linéaires (l’homosexualité expliquée par les
gênes en est encore un exemple navrant) est toujours dangereuse pour les libertés individuelles. Au contraire, la pratique analytique prend du temps, mais elle respecte la singularité du sujet et
s’écarte de tout hygiénisme mental.



petit observateur 23/06/2010 14:12



un article très sévère pour M. Onfray après ses dernières déclarations sur l'islam s'ajoutant à ses livres méchants, négatifs, faciles et trompeurs, sur la religion autant que sur la
psychanalyse. D'un professeur d'université, philosophe, Mustafa Cherif.  lien


 


Le délirium de Michel Onfray


Par Mustapha Cherif*









Pour survivre, faire fonctionner son fonds de commerce et alimenter un ego démesuré, apparemment affecté par la paranoïa et l’échec viscéral, il commet sans cesse des forfaits provocateurs
qui attisent la haine. Cet individu s’appelle Onfray. Comme d’autres trublions, il est le symbole de la sous-culture spectacle, de la décadence et des impasses dans lesquelles se trouve le
monde qui refuse l’autocritique. La sphère du savoir est calomniée avec ces délires et ces discours fondés sur les anathèmes, les approximations, les raccourcis, nourris par la haine de
l’autre.

Prétendant défendre les Lumières, alors qu’ils les trahissent, les adeptes de l’hédonisme, de la jouissance à tout prix et de l’athéisme dogmatique polluent les débats et pratiquent le culte
du veau d’or sous des formes multiples. La religion en général et l’islam en particulier sont leur cible préférée. Dans son délirium, Michel Onfray
déverse des contrevérités sur la question du monothéisme et érige en sacralité l’athéisme, sous des termes simplificateurs et grossiers.






(...)



Nul ne peut faire de la liberté, de l’émancipation, de la démocratie, des droits de l’homme, le trait distinctif de l’athéisme. C’est travestir la vérité historique. Qui est assez fou pour
affirmer que le monothéisme n’a pas participé à l’élévation de la condition humaine, qu’il n’aurait produit aucune lutte, aucun progrès, ni aucune réalisation décisive ? De nombreux vrais
penseurs, de Hegel à Derrida, ont montré combien est dénuée de fondement l’idée que la liberté ou celle de la démocratie serait une conception essentiellement occidentale et athée. Onfray en a
pour ses frais.


* Mustapha Cherif est philosophe, professeur des universités et auteur d’ouvrages sur le vivre-ensemble et le dialogue des cultures.



messager 23/06/2010 12:43



Onfray n'est même plus dans les 100 meilleures ventes, il a disparu des résultats . Coulé.



Sigi 20/06/2010 22:34



et encore un excellent article , très clair et très expicatif,  de
Geneviève  Morel, une psychanalyste, mathématicienne de formation qui prouve que tous les mathématiciens ne sont pas des esprits bornés  (!) sur un site philosophique actu philosophia.


 


Pour ceux qui n'ont pas envie de lire tout Onfray, avec cette analyse on comprend bien les enjeux de l'histoire du rapport de Onfray à la pychanalyse qui l'a annonée bêtement pendant longtemps
avant de se réveiller pour se livrer à son envie de mettre à mort l'inventeur de la psychanalyse.