Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.

Moteur De Recherche

Archives

23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 17:51


Tandis que la répression s'abat sur les manifstations immenses qui défient le pouvoir de l'ayatollah le plus dur et le plus conservateur qui a porté Ahmadihejad au pouvoir, Khamenei,   wikipedia soutient ce dernier et son candidat soi-disant élu, contre l'opposition et les forces qui souhaitent une ouverture et une libéralisation du régime



La presse informe, wikipedia déforme, travestit, dissimule et reproduit la propagande du régime en place.


Le Monde décrit le rôle des milices islamistes au sujet desquelles se remarquent  les similitudes avec les partis fascistes européens des années 1930


Le Monde écrit :

"  Khamenei est sorti de son rôle d'arbitre des diverses factions qui composent le pouvoir iranien. Il s'est "factionnalisé

" : il a pris le parti d'un des camps en présence. Il a mis toute sa légitimité, le poids de l'institution qu'il représente, au service du mouvement amorcé par M. Ahmadinejad au lendemain de son élection, en 2005 : la militarisation d'un régime s'appuyant de plus en plus sur un petit groupe des Gardiens de la révolution, cette deuxième armée nationale qui se veut le bras armé de la République islamique.

Le politologue français Frédéric Tellier a détaillé le détonnant cocktail idéologique qui anime ce groupe : romantisme et prosélytisme révolutionnaires, rationalité technique (l'obsession du nucléaire militaire), fanatisme froid, dévouement inconditionné
. Comment nommer ce mélange d'hypernationalisme et de populisme, de quête de "pureté révolutionnaire" et d'anti-intellectualisme, de mépris de la démocratie, de rejet du compromis ? Islamo-fascisme ? Les similitudes avec les partis fascistes européens des années 1930 sont troublantes.

En face, l'opposition s'est résolument située dans le légalisme, dans le jeu institutionnel de la République islamique. Que veut-elle ? Un peu d'Etat de droit, nous disait une Iranienne"

 

Ouest France souligne le rôle des milices et écrit  :

 

 

Iran : l'armée idéologique montre les croc


" L'armée idéologique du régime iranien, le corps des Gardiens de la Révolution, a-t-elle été chargée de ramener l'ordre et de mater les opposants qui dénoncent un tripatouillage électoral ? C'est ce que suggère son communiqué d'hier matin : « Les Gardiens de la Révolution, les bassidjis (milice islamique dépendant des Gardiens) et les autres forces de l'ordre et de sécurité sont prêts à mener une action décisive et révolutionnaire pour [...] mettre un terme au complot et aux émeutes. » Cette annonce intervient alors que des annonces appelant à la grève générale commencent à circuler en Iran.

En théorie, le maintien de l'ordre est du ressort de la police. Mais la nature de la contestation et sa virulence semblent avoir convaincu Ali Khamenei, le Guide suprême de la Révolution islamique, de confier cette mission à ses propres forces de sécurité.

Une structure parallèle

Hier après-midi, des Gardiens de la Révolution épaulaient ainsi la police lors d'une manifestation dans le centre de Téhéran, ville que vont évacuer toutes les familles du personnel de l'ambassade britannique.

Le corps des Gardiens de la Révolution constitue une structure parallèle aux forces armées iraniennes. Créé en mai 1979, il est chargé de « maintenir l'ordre et la discipline, de prévenir les provocations et les complots, d'empêcher les sabotages, de faire appliquer les décrets du gouvernement ». C'est donc bien, de l'aveu même de son commandant, le général Mohammad Ali Jafari, une «organisation politique et idéologique
»."

 

 

 

Libération écrit



Rafsandjani - Khamenei, la guerre sourde des religieux


Libération ose proposer ce qu'elle assume comme une Analyse

Arrestations, intimidations. Les deux haut dignitaires s'affrontent.

" C'est désormais la guerre au sein même du régime. Une guerre impitoyable. Une guerre encore largement secrète mais que révèlent certains indices, comme l'arrestation samedi à Téhéran de Faezeh, la fille de l'ancien président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani ; son fils, Mehdi, sur le point d'être capturé, aurait réussi à prendre la fuite. C'est donc une attaque en règle qui se dessine contre ce haut dignitaire du régime, personnalité intouchable et président de deux institutions clés de la révolution islamique. Si la faction dominante au sein du régime s'en prend à lui avec autant de violence, tout en le couvrant de compliments, ce n'est pas seulement parce que Rafsandjani, un hodjatoleslam (rang intermédiaire dans le clergé chiite) conservateur, a financé la campagne du réformateur Moussavi. C'est d'abord parce qu'il orchestre une campagne souterraine dans les milieux religieux dans le but de sanctionner le Guide suprême, Ali Khamenei. Autrement dit, de l'acculer à la démission."

 

 

Et Libération, quant à  L'ampleur de la fraude

 

Ahmadinejad est arrivé, en réalité, en troisième position.




" Dans sa ville natale d'Aligoodarz, qui compte plus de 90 000 habitants, le candidat réformiste Mehdi Karoubi a eu... une unique voix. Pourtant, ce religieux, très populaire dans sa province du Lorestan, avait notamment reçu le soutien de l'influent réseau des derviches qui font la réputation de cette localité. Dans la petite ville de Rafsandjan, d'où est originaire l'ex-président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, viscéralement hostile à Ahmadinejad, ce dernier a obtenu 2 886 voix et ses trois rivaux, ensemble, 95 voix.

Caricaturaux, ces deux résultats locaux sont à l'image des autres chiffres officiels qui ont crédité Mahmoud Ahmadinejad de 63 % des suffrages au niveau national et témoignent d'une fraude massive. Au fur et à mesure que sont divulgués les résultats officiels, on peut se rendre compte de leur caractère extravagant. Ainsi, dans 77 circonscriptions, les chiffres font apparaître une participation supérieure à plus de 70 % du nombre d'électeurs en âge de voter - jusqu'à 140% dans plusieurs d'entre elles.

Avis de décès.

Dès vendredi soir, ce trucage massif et sans finesse avait été révélé par quelques fonctionnaires du ministère de l'Intérieur. Depuis, quatre d'entre eux ont été emprisonnés.Au moment de leur arrestation, selon des témoins extérieurs, l'un d'eux avait été empêché par les policiers de se jeter depuis le neuvième étage du ministère. Depuis, via les avis de décès publiés dans les quotidiens de Téhéran, on a appris la mort d'un de ces quatre hommes, Mohammed Ashkari, sans que l'on sache encore dans quelles circonstances.

Selon les résultats communiqués clandestinement par ces fonctionnaires et qui leur valent aujourd'hui d'être détenus, Mir Hossein Moussavi arrive largement en tête avec un peu plus de 19 millions de voix (sur 42 millions), devançant largement Mehdi Karoubi qui a obtenu 13,38 millions de voix. Ce n'est qu'en troisième position qu'est arrivé Ahmadinejad, avec seulement 5,77 millions des voix, devançant le quatrième candidat, l'ex-chef historique des pasdarans, qui a obtenu 3,74 millions de voix. C'est sur la foi de ces résultats que Moussavi, averti de la fraude en cours, avait aussitôt proclamé sa victoire.

Fuites.

La manipulation des votes a pu être aussi massive grâce à la prise de contrôle du ministère de l'Intérieur par des bassidji (miliciens) qui ont investi, vendredi, soit le jour même du scrutin, dès 17 heures, des terminaux de totalisation des votes, chassant les fonctionnaires affectés à ces postes. D'où les fuites..."

 

Et Libération encore : 


Les preuves de la falsification du régime de Téhéran -

Le fonctionnaire à l'origine de la fuite sur la victoire de Moussavi a été arrêté.



" Le haut clergé chiite est à son tour entré dans la bataille. Après les grands ayatollahs Hossein Ali Montazeri, Nasser Makarem Chirazi et l'ayatollah Asadollah Zanjani, un quatrième haut religieux, l'ayatollah Abdolkarim Moussavi Ardebili, a adressé une injonction au pouvoir islamique lui demandant d'examiner avec soin les plaintes des candidats contestant les résultats de l'élection présidentielle et de rendre un «verdict convaincant». Ces prises de position sont pour le moins inhabituelles, la haute hiérarchie chiite répugnant, sauf lorsque la situation est gravissime, à commenter publiquement les affaires politiques. Ces exhortations ne vont pas jusqu'à demander l'annulation du scrutin et un nouveau vote, comme l'exige Mir Hossein Moussavi, mais elles laissent clairement entendre qu'il y a eu une lourde fraude aux élections.

C'est Montazeri, une des plus hautes autorités spirituelles chiites, qui est allé le plus loin mardi dans sa dénonciation du trucage en décrivant les résultats comme «quelque chose qu'aucun esprit sain ne peut accepter». «Malheureusement cette excellente opportunité [de l'élection, ndlr] a été utilisée de la pire façon qui soit», écrit le religieux, qui fut pressenti pour succéder à l'imam Khomeiny avant d'être écarté du pouvoir et longtemps assigné à résidence."

 


Pendant ce temps là wikipedia offre un bel article à l'eau de rose qui atteint le maximum possible du conformisme, sur l'"élection présidentielle en Iran" qui ne donne aucune de ces informations. D'où il ressort qu'Ahmadinejhad a été élu conformément aux sondages qui le donnaient largement majoritaire et que les étudiants (eux seuls ?) ont manifesté et ont commis des violences (pas un mot sur les violences subies, arrestations, tortures et assassinats)  en descendant dans la rue (on se demande vraiment pourquoi ils ont eu une idée aussi saugrenue) et l'article se poursuit en développant soigneusement le thème des manipulations par des "agents étrangers".



Wikipedia une publication où l'on méprise la presse et le métier de journaliste, mais qui ne lui arrive même pas en -dessous de la cheville alorsqu'elle se prétend "encyclopédie". 

 

 

 

Alithia

 


 

 

 

 

 

 


 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Tounsi 27/06/2009 11:10

La risée de Wikipedia est devenue légendaire...

Zardoz 25/06/2009 08:49

J'ai jeté un oeil sur l'article. De la pure prose wikipedienne.Machin dit, il dit, elle dit D'après le gouvernement... Un tableau illisible et incoompréhensible (les tableaux ça fait classe)wkipragots mais jamais wikianalyse. Euh! pardon!!!  analyser c'est manquer de neutralité!!!jamais un seul questionnement pertinent

Marie 24/06/2009 14:13

"Le féminisme ennemi des mollahs",  dans Libération

Par ANNIE SUGIER présidente de la Ligue du droit international des femmes.




«Nous n’avons pas répondu comme nous aurions dû le faire à des propagandes adverses telles que la propagande féministe. Nos efforts dans ce domaine n’ont pas eu d’influence suffisante.» Cet aveu du leader de la révolution islamique, ayatollah Sayed Ali Khamenei, est dans le court message annonçant la deuxième conférence internationale sur les femmes qui doit se tenir à Téhéran au cours de la deuxième quinzaine de juin.
Ces quelques lignes m’ont remplie d’aise. Dans le programme diffusé tous azimuts par les ambassades d’Iran, les rédacteurs affirment sans vergogne que «tandis que l’Occident a dépeint une vision indécente et instrumentalisée des femmes et a formé et soutenu des mouvements supposés défendre les droits des femmes, les pays islamiques ont fait des efforts pour restaurer les droits inhérents et la véritable dignité des femmes».
Nul doute que l’attribution en 2009 de la deuxième édition du prix Simone-de-Beauvoir au mouvement de femmes iraniennes «One Million Signatures» a joué un rôle de déclencheur dans ces prises de position. One Million Signatures s’est constitué afin de faire pression sur les dirigeants iraniens pour qu’ils mettent en conformité les lois iraniennes - discriminatoires à l’égard des femmes - avec les conventions internationales. Cela explique sans doute que les organisateurs de la conférence veuillent examiner «la façon dont le féminisme s’est propagé en Iran».
Preuve du sérieux avec lequel Téhéran prend en considération la question, toute une partie de la conférence portera sur l’analyse du féminisme, avec notamment «l’évaluation de son influence sur les enfants et particulièrement les garçons» ; «les tactiques utilisées par le mouvement féministe pour influencer les médias» ; «le rôle de Hollywood dans l’expansion du féminisme» ; «l’influence de la globalisation sur le féminisme», et - il fallait s’y attendre «le rôle du sionisme dans la création, le développement et la propagation du féminisme» !
On notera que, lors de cette conférence, il sera procédé à «l’analyse des mérites de la charte des droits et responsabilités des femmes dans la République islamique d’Iran comparée à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes (Cedaw)» !
La stratégie de l’Iran est transparente. Les Nations unies s’apprêtent à fêter en décembre 2009 le trentième anniversaire du vote du Cedaw, texte dont le contenu constitue l’outil le mieux adapté à l’action internationale contre les discriminations et violences faites aux femmes. Grâce aux résolutions de la prochaine conférence de Téhéran, l’Iran, sur sa lancée de Durban II, proposera aux Nations unies un nouveau texte sur le droit des femmes répondant aux exigences de la loi religieuse. Comme un seul homme, les pays de droit musulman, mêmes les plus modérés, qui ont tous déjà émis des réserves sur le Cedaw, vont se ranger sous la bannière de l’Iran.
Pour ceux qui n’auraient pas entendu parler des récentes exécutions de femmes en Iran, ou des arrestations ou bastonnades de femmes mal voilées ou de féministes, pour ceux qui voudraient savoir quelles sont les résolutions que les mollahs se proposent de souffler aux participants à la conférence de Téhéran, la réponse est affichée dans le programme. Il s’agit de rédiger «un document sur la promotion de la modestie et du hijab à une échelle mondiale, dès la plus tendre enfance», («droit pour les femmes dans le monde de porter un costume islamique»). Qui a dit que le voile n’était qu’un morceau de tissu ? La lettre annonçant la conférence de Téhéran démontre au moins que nous sommes identifiées comme l’ennemi principal par le régime des mollahs. Ils ne se trompent pas. Et c’est pour nous féministes d’ici et d’ailleurs, surtout d’Iran, une source de fierté.

Olivier 24/06/2009 13:28

Mais qui croit pouvoir s'informer sur WP ? Cet exemple montre aux lecteurs potentiels de WP qu'ils ne risquent pas d'y trouver  ce qu'il cherchent.