Observatoire de wikipedia, le mythe de la neutralité.
Socrate contre les Sophistes
Le politologue français Frédéric Tellier a détaillé le détonnant cocktail idéologique qui anime ce groupe : romantisme et prosélytisme révolutionnaires, rationalité technique (l'obsession du
nucléaire militaire), fanatisme froid, dévouement inconditionné
En face, l'opposition s'est résolument située dans le légalisme, dans le jeu institutionnel de la République islamique. Que veut-elle ? Un peu d'Etat de droit, nous disait une
Iranienne"
Ouest France souligne le rôle des milices et écrit :
Iran : l'armée idéologique montre les croc
" L'armée idéologique du régime iranien, le corps des Gardiens de la Révolution, a-t-elle été chargée de ramener l'ordre et de mater les opposants qui dénoncent un tripatouillage électoral ?
C'est ce que suggère son communiqué d'hier matin : « Les Gardiens de la Révolution, les bassidjis (milice islamique dépendant des Gardiens) et les autres forces de l'ordre et de sécurité sont
prêts à mener une action décisive et révolutionnaire pour [...] mettre un terme au complot et aux émeutes. » Cette annonce intervient alors que des annonces appelant à la grève générale
commencent à circuler en Iran.
En théorie, le maintien de l'ordre est du ressort de la police. Mais la nature de la contestation et sa virulence semblent avoir convaincu Ali Khamenei, le Guide suprême de la Révolution
islamique, de confier cette mission à ses propres forces de sécurité.
Une structure parallèle
Hier après-midi, des Gardiens de la Révolution épaulaient ainsi la police lors d'une manifestation dans le centre de Téhéran, ville que vont évacuer toutes les familles du personnel de
l'ambassade britannique.
Le corps des Gardiens de la Révolution constitue une structure parallèle aux forces armées iraniennes. Créé en mai 1979, il est chargé de « maintenir l'ordre et la discipline, de prévenir les
provocations et les complots, d'empêcher les sabotages, de faire appliquer les décrets du gouvernement ». C'est donc bien, de l'aveu même de son commandant, le général Mohammad Ali Jafari, une
«organisation politique et idéologique»."
Libération écrit
Rafsandjani - Khamenei, la guerre sourde des religieux
Libération ose proposer ce qu'elle assume comme une Analyse
Arrestations, intimidations. Les deux haut dignitaires s'affrontent.
" C'est désormais la guerre au sein même du régime. Une guerre impitoyable. Une guerre encore largement secrète mais que révèlent certains indices, comme l'arrestation samedi à Téhéran de Faezeh,
la fille de l'ancien président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani ; son fils, Mehdi, sur le point d'être capturé, aurait réussi à prendre la fuite. C'est donc une attaque en règle qui se dessine
contre ce haut dignitaire du régime, personnalité intouchable et président de deux institutions clés de la révolution islamique. Si la faction dominante au sein du régime s'en prend à lui avec
autant de violence, tout en le couvrant de compliments, ce n'est pas seulement parce que Rafsandjani, un hodjatoleslam (rang intermédiaire dans le clergé chiite) conservateur, a financé la
campagne du réformateur Moussavi. C'est d'abord parce qu'il orchestre une campagne souterraine dans les milieux religieux dans le but de sanctionner le Guide suprême, Ali Khamenei. Autrement dit,
de l'acculer à la démission."
Et Libération, quant à L'ampleur de la fraude
Ahmadinejad est arrivé, en réalité, en troisième position.
" Dans sa ville natale d'Aligoodarz, qui compte plus de 90 000 habitants, le candidat réformiste Mehdi Karoubi a eu... une unique voix. Pourtant, ce religieux, très populaire dans sa province du
Lorestan, avait notamment reçu le soutien de l'influent réseau des derviches qui font la réputation de cette localité. Dans la petite ville de Rafsandjan, d'où est originaire l'ex-président Ali
Akbar Hachémi Rafsandjani, viscéralement hostile à Ahmadinejad, ce dernier a obtenu 2 886 voix et ses trois rivaux, ensemble, 95 voix.
Caricaturaux, ces deux résultats locaux sont à l'image des autres chiffres officiels qui ont crédité Mahmoud Ahmadinejad de 63 % des suffrages au niveau national et témoignent d'une fraude
massive. Au fur et à mesure que sont divulgués les résultats officiels, on peut se rendre compte de leur caractère extravagant. Ainsi, dans 77 circonscriptions, les chiffres font apparaître une
participation supérieure à plus de 70 % du nombre d'électeurs en âge de voter - jusqu'à 140% dans plusieurs d'entre elles.
Avis de décès.
Dès vendredi soir, ce trucage massif et sans finesse avait été révélé par quelques fonctionnaires du ministère de l'Intérieur. Depuis, quatre d'entre eux ont été emprisonnés.Au moment de leur
arrestation, selon des témoins extérieurs, l'un d'eux avait été empêché par les policiers de se jeter depuis le neuvième étage du ministère. Depuis, via les avis de décès publiés dans les
quotidiens de Téhéran, on a appris la mort d'un de ces quatre hommes, Mohammed Ashkari, sans que l'on sache encore dans quelles circonstances.
Selon les résultats communiqués clandestinement par ces fonctionnaires et qui leur valent aujourd'hui d'être détenus, Mir Hossein Moussavi arrive largement en tête avec un peu plus de 19 millions
de voix (sur 42 millions), devançant largement Mehdi Karoubi qui a obtenu 13,38 millions de voix. Ce n'est qu'en troisième position qu'est arrivé Ahmadinejad, avec seulement 5,77 millions des
voix, devançant le quatrième candidat, l'ex-chef historique des pasdarans, qui a obtenu 3,74 millions de voix. C'est sur la foi de ces résultats que Moussavi, averti de la fraude en cours, avait
aussitôt proclamé sa victoire.
Fuites.
La manipulation des votes a pu être aussi massive grâce à la prise de contrôle du ministère de l'Intérieur par des bassidji (miliciens) qui ont investi, vendredi, soit le jour même du scrutin,
dès 17 heures, des terminaux de totalisation des votes, chassant les fonctionnaires affectés à ces postes. D'où les fuites..."
Et Libération encore :
Les preuves de la falsification du régime de Téhéran -
Le fonctionnaire à l'origine de la fuite sur la victoire de Moussavi a été arrêté.
" Le haut clergé chiite est à son tour entré dans la bataille. Après les grands ayatollahs Hossein Ali Montazeri, Nasser Makarem Chirazi et l'ayatollah Asadollah Zanjani, un quatrième haut
religieux, l'ayatollah Abdolkarim Moussavi Ardebili, a adressé une injonction au pouvoir islamique lui demandant d'examiner avec soin les plaintes des candidats contestant les résultats de
l'élection présidentielle et de rendre un «verdict convaincant». Ces prises de position sont pour le moins inhabituelles, la haute hiérarchie chiite répugnant, sauf lorsque la situation est
gravissime, à commenter publiquement les affaires politiques. Ces exhortations ne vont pas jusqu'à demander l'annulation du scrutin et un nouveau vote, comme l'exige Mir Hossein Moussavi, mais
elles laissent clairement entendre qu'il y a eu une lourde fraude aux élections.
C'est Montazeri, une des plus hautes autorités spirituelles chiites, qui est allé le plus loin mardi dans sa dénonciation du trucage en décrivant les résultats comme «quelque chose qu'aucun
esprit sain ne peut accepter». «Malheureusement cette excellente opportunité [de l'élection, ndlr] a été utilisée de la pire façon qui soit», écrit le religieux, qui fut pressenti pour succéder à
l'imam Khomeiny avant d'être écarté du pouvoir et longtemps assigné à résidence."
Pendant ce temps là wikipedia offre un bel article à l'eau de rose qui atteint le
maximum possible du conformisme, sur l'"élection présidentielle en Iran" qui ne donne aucune de
ces informations. D'où il ressort qu'Ahmadinejhad a été élu conformément aux sondages qui le donnaient largement majoritaire et que les étudiants (eux seuls ?) ont manifesté et ont commis des
violences (pas un mot sur les violences subies, arrestations, tortures et assassinats) en descendant dans la rue (on se demande vraiment pourquoi ils ont eu une idée aussi saugrenue) et
l'article se poursuit en développant soigneusement le thème des manipulations par des "agents étrangers".
Wikipedia une publication où l'on méprise la presse et le métier de journaliste, mais qui ne lui arrive même pas en -dessous de la cheville alorsqu'elle se prétend "encyclopédie".
Alithia
vos commentaires