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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 15:29
En Italie la démocratie est en danger sous le règne  cynique de Berlusconi, un délinquant, un virus qui détruit l'Italie à petit feu, comme l'écrit dans El Pais, l'écrivain portugais et prix Nobel José Saramago.


La presse européenne s'est chargée de publier les derniers scandales de Berlusconi où s'étale le cynisme du personnage refusant toute idée d'une démission qui pourtant s'impose dans une république et une démocratie.

Que se passe-t-il donc en Italie et comment est-il possible que le pays supporte de tels délits  dénis de justice, violation du droit et abus de pouvoir permanents du fait de Berlusconi  un voyou mafieux qui fait la honte de ce pays de grande culture ? Ce chef compromis dans une multiplicité de sombres affaires qui selon l'écrivain portugais Saramago a " ruiné le prestige de son pays"  et contre l'influence si néfaste duquel le même  Saramago exprime l'idée que " ce virus menace d'être la cause du décès moral du pays de Verdi, si un vomi profond ne parvient pas à l'arracher de la conscience des Italiens avant qu'il ne finisse par ronger les veines et détruire le coeur de l'une des cultures les plus riches du monde"  ?



Sur ces sujets, il n'est aucun article de wikipedia susceptible d'éclairer en quoi que ce soit la situation actuelle de l'Italie qui souffre entre les mains d'un personnage si vulgaire et si profondément compromettant et totalement destructeur du génie italien. Là encore,  comme de bien entendu, les carences de wikipedia sont gigantesques. Tant sous l'aspect de la culture que de la politique et de la mafia, rien sur wikipedia pour approcher de la réalité italienne.


En cherchant un peu sur internet, en revanche, on trouve tout. Tout ce qui n'est pas dans wikipedia, la fabrique d'articles à l'eau de rose, pour ne déplaire à personne, ni à Berlusconi, ni à la mafia, ni à Sarkozy (qui fut le premier à féliciter Berlusconi pour sa réélection), ni aux Ayatollahs qui soutiennent Ahmadinejad en Iran etc. comme  sur tous les sujets passés à la moulinette de la bienpensance wikipédienne et de sa propagande insidieuse pour éviter de vous apprendre quelque chose d'intelligent .

En contraposition de l'eau de rose wikipédienne qui tourne en eau de boudin, je vous indique les sites à lire pour être informé sur  l'histoire de Berlusconi et de la mafia
 
qui est connue de longue date comme le prouve cet article

ainsi que le procès en accusation de liens avec la mafia : en 2004 procès du bras droit de Berlusconi depuis 1961, Dell Utri, établissant les liens étroits de celui-ci avec la mafia et qui servit d'intermédiaire entre la mafia et Berlusconi, une  vieille histoire donc. Dell Utri, est le fondateur du parti de Berlusconi, Forza Italia et toujours sénateur, malgré sa condamnation à 9 ans de prison à l'issue du procès pré-cité.  Voir ici la sentence


On lira surtout et enfin un article d'Antonio Tabucchi présentant le livre de Veltri et Travaglio sur Berlusconi,  L'Odeur de l'argent. Les deux auteurs, l'un député l'autre journaliste, ont fait un travail d'investigation remarquable dans lequel ils  exposent, documents judiciares à l'appui, les liens de Berlusconi avec les fascistes et la mafia qui datent du début des années 70. Il s'agit , parmi d'autres, des liens étroits noués avec grand boss de la mafia Toto Rina par lesquelsse préparent les bases de Forza Italia, et où il apparaît par conséquent que Berlusconi ne serait pas extérieur aux assassinats des juges anti-mafieux, Borsellino et Falcone.

L'article de Tabucchi se termine par la question qui s'impose : quelles sont les voix, aujourd'hui en Europe, qui s'inquiètent de cette dérive mafieuse et fasciste de l'Italie qu'incarne Silvio Berlusconi ?

Sur les mafias italiennes en général voir le site Rizzoli.

Tout se trouve sur internet, il suffit de chercher. Mais éviter wikipedia qui n'aiguille que sur la voie de la bêtise et de l'information tronquée et de fait, erronée, et souvent manipulée, devrait de plus en plus devenir une évidence pour les possibles lecteurs.


Alithia

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commentaires

HERVE 10/08/2010 11:59



.


http://www.monde-diplomatique.fr/2010/06/LANCINI/19203
 
Juin 2010 
 
Triomphe de l’oligarchie



La grande désillusion des juges italiens


Il y a dix-huit ans, les magistrats italiens lançaient une offensive sans précédent contre la corruption de la classe politique. Leur victoire fut de courte durée.


Par Francesca Lancini



Un groupe de magistrats emmené par M. Francesco Saverio Borrelli, procureur général du parquet de Milan, se lance en 1992 à l’assaut du mur de la corruption. Il met au jour un gigantesque
système de pots-de-vin entre politiques et industriels, bientôt baptisé « Tangentopoli » (de tangente, « pot-de-vin », et polis, « ville » en
grec), dans le cadre d’une opération judiciaire que l’on surnommera « Mani pulite » (Mains propres).    ( ... )


(1) Cf.
Gianni Barbacetto, Peter Gomez et Marco Travaglio, Mani pulite. La vera storia, Editori Riuniti, Rome, 2002 ; et Paolo Biondani, Resistere, resistere, resistere, Micromega,
Rome, 2002.
(2) Portant
respectivement sur le financement occulte du Parti socialiste (PS) et du Rassemblement pour la République (RPR).
(3) Cf.
Gianni Barbacetto, Peter Gomez et Marco Travaglio, Mani sporche, Chiarelettere, Milan, 2007.
(4) Romano Prodi
(1996-1998 et 2006-2008), Massimo D’Alema (1998-1999 et 1999-2000), Giuliano Amato (2000-2001).
(5) 1994-1995,
2001-2005, 2005-2006 et de 2008 jusqu’à présent.
(6) Promulguée
le 7 avril 2010, la loi sur l’« empêchement légitime » dispense M. Berlusconi et ses ministres de se présenter aux procès.
(7) www.transparency.org
(8) Piercamillo
Davigo et Grazia Mannozzi, La Corruzione in Italia, Laterza, Rome-Bari, 2007.
(9) La
Repubblica, Rome, 25 octobre 2009.
(10) Gianni
Barbacetto, Peter Gomez et Marco Travaglio dans Mani sporche, op. cit.
.



HERVE 09/08/2010 11:23




http://www.electronlibre.info/Berlusconi-serait-implique-dans-le,00842


Berlusconi serait impliqué dans le meurtre des juges Falcone et Borsellino


L’unita, Il Fatto Quotidiano, accusent le président du Conseil et son, bras droit d’avoir commandité l’assassinat des juges Falcone et Borsellino et d’avoir trempé dans les massacres de
1993.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Gianfranco Fini, ancien bras droit de Silvio Berlusconi, ancien leader du mouvement d’extrême droite MSI, président de la Chambre des Députés, est parti en
guerre contre son ancien allié. Cette dissidence ne provoquera pas la tenue d’élections anticipées, mais bloquera la réforme de la Justice et la révision de la Constitution que le Cavaliere
voulait entreprendre.

Au même moment, la presse italienne fait, pour la première fois, état de l’une des accusations les plus graves portées à l’encontre de Silvio Berlusconi. Elle le soupçonne d’avoir commandité
l’assassinat des juges Falcone et Borsellino, deux légendes de l’histoire italienne.

L’Unita, dans son édition du 3 août, écrivait sous la plume de Claudia Fusani que les responsables des massacres de 1993, répertoriés sous les noms de code auteur 1 et
auteur 2 correspondaient, en fait, au sénateur Marcello Dell’Utri et au Premier Ministre Silvio Berlusconi. Quelques jours plus tard Il Fatto Quotidiano, le journal sicilien,
reprenait à son compte ces révélations.
Après 17 ans d’enquête, le parquet de Florence aurait établi dans un dossier numéroté initialement 2009 puis 11531 que ces deux hommes avaient une part de responsabilité dans
l’explosion des bombes qui ont endeuillé Florence, Rome et Milan entre avril et juillet 1993. Comme dans l’assassinat des juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino. 

L’Unita affirme que le parquet a retenu le délit de massacre à l’encontre du sénateur Dell’Utri et de Silvio Berlusconi, établi par l’article 422 du code pénal italien mais le quotidien ne
parvient pas à dater la date de cette inscription dans le dossier.
En revanche, le journal assure que les substituts Giuseppe Nicolosi et Alessandro Crini qui mènent cette enquête sous l’autorité du procureur en chef Giuseppe Quattrochi mènent leurs
investigations à l’encontre du sénateur et du président du Conseil, Silvio Berlusconi.



Les aveux d’un repenti


Le Palais de Justice de Florence ne dément ni ne confirme cette information dont la véracité provoquerait une onde de choc qui ébranlerait non seulement l’Italie, mais aussi l’Europe, voire les
Etats-Unis qui ont entretenu dans le passé des rapports tenus avec l’Italie tant les deux pays ont eu maille à partir avec la Mafia.

Les juges de Florence auraient obtenu, pour étayer leur dossier d’accusation, des aveux de Gaspare Spatuzza, un tueur repenti qui aurait déclaré ceci en juin 2009 : Les frères Graviano,
boss de Brancaccio, m’ont dit que nous n’étions pas responsables des attentats de Florence, de Milan et de Rome car c’était du terrorisme. Mais ils m’ont dit qu’il fallait les revendiquer, car
ainsi on ferait bouger ce qui devait bouger. Puis, il détaille la rencontre du de janvier 1994, au bar Doney, via veneto à Rome : Giuseppe Graviano m’a dit que nous avions obtenu
tout ce que nous cherchions. Il me parla de Berlusconi et de Dell’Utri : avec eux nous avions le pays entre nos mains. Les frères Graviano n’ont ni confirmé n’ont ni démenti ces propos
mais ils ont confirmé l’existence de cette rencontre. 

Accusation gratuite d’un ancien malfrat ou première pierre d’un dossier qui est en train de se constituer et qui le fera irrémédiablement tomber, Silvio Berlusconi va devoir gérer cette affaire
comme les généraux algériens ont dû le faire lorsqu’ils ont été accusés d’être co-responsable des massacres commis par le GIA. Quelle que soit la qualité de sa défense, il sera désormais
soupçonné d’être, d’une manière ou d’une autre, impliqué dans des attentats terroristes. A la différence de la télévision italienne, privée comme publique, la presse, L’Unita, La
Repubblica, La Stampa ne le lâchera pas car les juges Falcone et Borsellino sont des icônes nationales que l’on vénère quelle que soit son appartenance politique. Etre, d’une façon
ou d’une autre, impliqué dans leur élimination, vous discrédite à tout jamais.



Négociation avec Cosa Nostra


Comme le pouvoir algérien, la Mafia, aidée par certains hommes politiques, aurait pratiqué, comme le considère Sergio Lari, "une stratégie de la
tension". Comme les coups portés par les juges Falcone et Borsellino étaient trop efficaces,la Mafia aurait proposé, à partir de 1992, un pacte à
l’État : l’arrêt des attentats en échange de l’indulgence. Un accord aurait donc été négocié en 1994 entre les services secrets italiens, quelques hommes d’affaires et des responsables de
Cosa Nostra. Aux termes de celui-ci, Toto Riina était arrrêté. Bernardo Provenzano devenait le chef de la Mafia et Forza Italia, le parti politique de Silvio
Berlusconi pouvait voir le jour dans une Italie apaisée. 

Très probablement, Toto Riina, l’homme le plus féroce du clan de Corleone a été vendu par quelqu’un, en échange d’une nouvelle politique de Cosa Nostra. En échange d’une paix avec
l’État, assure Attilio Bolzoni, spécialiste des enquêtes sur la mafia La Repubblica.

Luigi Ilardo, « homme d’honneur » de la mafia, qui a rencontré, en février 1994, le colonel Riccio à Messina. Et celui-ci a déclaré avant
d’être assassiné le 10 mai 1996 dans sa ville de Catane : Il a été décidé que tous les représentants des différentes organisations présentes sur le territoire national devaient voter Forza
Italia. Les chefs de Palerme ont établi un contact avec un membre important de l’entourage de Berlusconi qui nous a promis qu’en échange de l’appui électoral, il garantirait des nouvelles lois en
faveur des accusés et même des couvertures pour le développement de nos intérêts économiques. Ce témoignage fût classé sans suite.

Pour la première fois depuis quatorze ans, le nom du sénateur Marcello Dell’Utri, bras droit de Berlusconi, déjà condamné à neuf ans de prison pour complicité d’association mafieuse, apparaît
officiellement dans cette enquête. Ainsi que celui de Silvio Berlusconi. Ce qui constitue, en soi, une révolution.

Nul ne sait, à ce jour, si les juges disposent d’éléments à charge suffisants pour instruire un procès dont les principaux accusés seront le président du conseil italien et son principal
collaborateur.

Cependant, il est impossible de ne pas faire l’analogie historique avec l’époque où l’union de la magistrature et de la presse italienne avait permis de démanteler la Mafia.





Falcone 13/07/2009 05:14

Pour comprendre la psyché de Berlu : http://rizzoli-mafias.over-blog.com/article-18864089.htmlPour comprendre l'origine de sa fortune voici un extrait de ma thèse à partir du procès Delle'Utri son bras droit :
Entre 1975 et 1983, les diverses entreprises de la Fininvest ont reçu cent treize milliards de lires[1]. Rien ne prouve que cette somme provenait de Cosa nostra. Le fait que les experts de la justice italienne n’aient pu déterminer l’origine de ses fonds est, à lui seul, un élément à charge de l’accusé. De plus, l’expert de la défense, maître Paolo Iovenitti, a déclaré que certains financements sont inexplicables et « potentiellement obscurs ». Ces dépôts à la Fininvest laissent penser qu’il s’agirait d’une opération de blanchiment d’argent sale qui aurait servi à la mise en place des chaînes de télévision privées telle que Canale Cinque, Rete Quattro, et Italia Uno. La justice n’a pas pu, pour des raisons de prescription, sanctionner Silvio Berlusconi et Marcello Dell’Utri pour ces délits financiers. En revanche, l’association mafieuse est avérée.



[1]              Entre 250 et 300 millions d’euros.

alithia 15/07/2009 19:30


merci pour cette référence, Falcone


sonata 22/06/2009 14:44

j'avoue que, par manque de temps, je n'ai fait que survoler l'article de wikipédia concernant Berlusconi. Je ne suis pas un spécialiste du personnage qui cependant me répugne au plus au point. Mais sauf erreur de ma part, j'ai trouvé quelques informations manquantes sur wiki. Par exemple, si on précise qu'il est immensément riche, on ne dit pas qu'il a quadruplé sa fortune depuis son élection en 2001 (ça a été maintes fois rappellé par les journaux télévisés belges lors de sa réélection, la Belgique comptant une très importante communauté d'Italiens). C'est à dire depuis qu'il est au pouvoir de manière quasiment ininterrompue (ce n'est pas très normal pour un chef d'état, convenons-en...). De même, bien que l'on mentionne le fait qu'il soit propriétaire de différentes chaines, je n'ai trouvé nul trace du fait qu'en réalité, il a pratiquement le monopole sur les médias italiens, tant les "quelques chaines" sont nombreuses. Pour donner une image, c'est comme si un type en France possédait tf1, m6, rtl et le groupe france télévision, et je caricature à peine. Ainsi, il a pu bénéficier pour sa réélection de 2008 d'un temps de parole hallucinant, simplement parce qu'il apparaissait à la télévision comme directeur d'entreprise et non comme homme politique. Je me souviens même d'une émission où il a presque viré en direct une de ses journalistes parce que les questions de celle-ci ne lui convenaient pas. Enfin, je me souviens d'une fois il y a quelques années où ce type s'est permis (lors d'une conférence internationale quelconque, je ne sais plus laquelle) de rappeller aux Allemands leurs antécédants nazis. Ce qui prête à sourire pour quiconque se souvient que l'idéologie fasciste (proche du nazisme, faut-il le préciser) est originaire d'Italie...Je ne saurais être plus précis, car honnêtement je connais peu le personnage. Ceci dit, si même moi qui n'en sait pas grand chose sur lui peut remarquer certaines carences de l'article wikipédien sur le sujet, je n'ose même pas imaginer ce qu'un expert peut en penser...

alithia 22/06/2009 14:56


si vous avez le temps de lire les textes auxquels renvoient les liens donnés (dont certains sont des sites très riches et bien documentés) vous en apprendrez sans
doute pas mal : tout ce que cache et omet soigneusement de dire wikipedia en tout cas.

Idem sur l'Iran et les droits de l'homme du reste.


Mathilde 21/06/2009 22:39

Si vous voulez savoir ce qu'il se passe dans le monde et essayer comprendre, c'est pas sur WP qu'il faut aller et d'ailleurs je ne pense pas que les gens aillent sue WP pour cela. Elle est mieux adaptée pour les pokémons et autres  mangas, et histoires insignifiantes.