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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 15:13
Si les wikipédiens lisaient -ne rêvons pas, hélas !- s'ils lisaient avant d'écrire -une révolution ? non, ils ne seraient pas wikipédiens !-

Si donc ils lisaient , ces gens d'une nouvelle espèce qui a inventé l'art d'écrire une encyclopédie sans qu'il y ait besoin de lire d'abord,  -invention du siècle - ils  seraient certainement intéressés à lire ceci, une analyse de la genèse de l'irruption d'un pape extrêmement conservateur et qui ne répugne pas à marcher dans les pas de l'extrême-droite : ce qui plaît tant à wikipedia qu'elle s'en fait le relai.

Voici, un texte, une analyse, d'un universitaire Karim Mahmoud-Vintam.

Le pape Benoît XVI n'est pas tombé du ciel

 

Karim Mahmoud-Vintam président de l'association Nous sommes aussi l'Eglise, affiliée à la Fédération réseau des parvis, responsable éditorial des éditions du Temps présent, enseignant de géopolitique à l'institut d'études politiques de Lyon.


Bien au-delà d'une mouvance généralement et paresseusement qualifiée de contestataire, un nombre croissant de chrétiens s'interrogent sur la pertinence de leur affiliation à l'Eglise catholique. A vrai dire, la plupart ne s'étaient jamais posé la question : ils étaient catholiques comme ils sont français (ou béninois, peu importe !), par héritage ou par convention, sinon par hasard. A travers ses propos littéralement planants (sur la contraception et le sida) et ses actions de réconciliation unilatérale (ces pauvres intégristes n'avaient apparemment rien demandé...), sans même parler de l'affaire de Ratisbonne jadis ou de Recife naguère, Benoît XVI leur offre avec une insistance pour le moins singulière les raisons de s'interroger.


Faut-il pour autant quitter le navire, bruyamment ou sur la pointe des pieds ? Imaginerait-on renoncer à sa nationalité pour cause de désaccord, même radical, avec le pouvoir du moment ?


Sans doute est-il plus essentiel que jamais de dire que le pape, quel qu'il soit, ne saurait parler au nom de tous les catholiques quand il quitte son rôle de garant de l'unité de l'Eglise pour s'aventurer dans l'énonciation d'une loi naturelle introuvable dans les textes comme dans les faits ; quand il déserte son rôle de gardien du dogme pour affirmer comme vraies et intangibles des constructions théologiques conjoncturelles et précaires qui font débat parmi les théologiens eux-mêmes ; quand il abandonne son rôle de pasteur pour endosser la robe du monarque de droit divin, sourd aux préoccupations réelles de ses fidèles, hermétique à l'idée même d'entrer dans un dialogue bienveillant - ce qui ne signifie pas complaisant - avec les femmes et les hommes de son temps. Sans doute est-il plus essentiel que jamais de dire - et de faire entendre - que nous sommes (aussi) l'Eglise, et qu'en dehors des points précédemment évoqués, nulle autorité n'a le droit de parler en notre nom, de brader au passage la crédibilité de notre foi aux yeux des non-catholiques.


Une autre question agite nombre de chrétiens de confession catholique : faut-il réclamer la démission de Benoît XVI ? Là encore, on aurait tort de croire qu'il ne s'agit que de groupuscules contestataires - à moins de considérer comme tel un Alain Juppé qui affirmait récemment que «ce pape commence à poser un vrai problème» ! Laissons de côté la légitimité d'une telle revendication pour interroger son opportunité. D'abord, la crise que traverse l'Eglise ne date pas de l'élection de Benoît XVI. Sans remonter à Théodose, c'est sous le pontificat de Jean Paul II que fut mené le détricotage méthodique des acquis du concile Vatican II - qui marqua une tentative inédite d'ouverture de l'Eglise aux préoccupations de son temps. C'est sous son pontificat que fut menée la répression - orchestrée déjà par un certain Joseph Ratzinger - des théologiens qui entendaient interroger librement la foi chrétienne (Tissa Balasuriya au Sri Lanka, Hans Küng en Allemagne, Ivone Gebara au Brésil), et l'on aurait tort de croire que seuls les théologiens dits «de la libération» étaient dans la ligne de mire car ce fut toute l'intelligence de l'Eglise qui fut contrainte à la censure - ou pire, à l'autocensure - au service d'une restauration doctrinale et idéologique d'ampleur. C'est sous le pontificat de Jean Paul II enfin qu'eût lieu la reprise en main méthodique des Eglises nationales (limogeage en France de Jacques Gaillot nommé évêque de Partenia, diocèse du désert algérien disparu au VIIe siècle ; affaire d'Innsbruck en Autriche en 1995, qui suscita la Requête du peuple de Dieu signée en quelques mois par plus de 500 000 personnes en Autriche et en Allemagne ; nomination d'évêques latino-américains ou africains signalés pour leur docilité à l'égard de l'institution comme des pouvoirs en place) et le soutien sans faille à des mouvements dont le but affiché n'est pas le service de la société mais son noyautage et sa domination (Opus Dei, Légionnaires du Christ, Communion et libération...). Benoît XVI n'est donc pas tombé du ciel, et les problèmes actuels dépassent largement sa seule personne. Demander sa démission ? Soit, mais pour quel successeur, après trente années de créations de cardinaux électeurs majoritairement acquis aux thèses et orientations vaticanes actuelles ?

 

La sortie de crise est ailleurs. La porte est étroite et le chantier monumental. Mais il est aussi extraordinairement stimulant, l'essentiel n'étant pas d'arriver à une Eglise parfaite mais de cheminer en direction d'une Eglise au service d'une humanité plus libre, plus juste, plus humaine. Il appartient à chaque chrétien de construire non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre, moins pyramidale et cléricale et plus horizontale et laïque ; engagée aux côtés de ceux qui souffrent partout où ils se trouvent plutôt que confite devant les autels et les bénitiers ; soucieuse de revenir aux Evangiles, pour interroger encore et toujours le texte et se laisser interroger par lui ; une Eglise plurielle où toutes les sensibilités religieuses puissent s'exprimer (car il serait contradictoire de renverser un carcan dogmatique pour lui en substituer un autre) ; une Eglise rassemblement de communautés diverses, dont la communion est garantie par le collège des évêques en général et l'évêque de Rome en particulier, cheminant en pensée et en action avec tous les hommes, quelle que soit leur religion - si tant est qu'ils en aient une ! Une telle métamorphose déconcertera ou rebutera plus d'un fidèle habitué à recevoir religieusement, d'en haut, le réconfort de ce qu'il faut faire, penser, croire.


paru dans Libération .

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Published by alithia - dans histoire
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Raphael Levy 14/01/2011 13:47






AVERTISSEMENT


Les Chrétiens  de toute obédience voudront bien accepter mes excuses, bien que je n’en aie pas à faire, compte tenu
de ce que je ne dis rien de faux.


 


DES CONSÉQUENCES DU CHRISTIANISME


GRANDEUR & DÉCADENCE


 





  L’Empereur des Chrétiens, au nom de…              l’humble Juif Jésus-Yoshouah…             arborant son macabre trophée !                   


 


Montréal, le 4 janvier 2010


 


Lettre ouverte adressée à Sa Sainteté Benoît XVI


 


Monsieur le pape Joseph Alois Ratzinger, 


Benoît XVI Benedictus sextus decimus, 265ème Pape


 


Cela fait plusieurs décennies qu’une tornade de réflexions m’assaille durant la période de Noël. Cette fois, au lieu de me courber pour les éviter et les laisser passer, contrairement aux années
précédentes, je décide de les affronter ; autrement dit, je m’offre le privilège dérisoire de les formuler sans censure aucune. Je sais que vos secrétaires, évêques ou cardinaux ne vous feront
jamais lire ces lignes, mais ma seule satisfaction est qu’elles circuleront dans le monde grâce à l’Internet. Tout comme je sais que, pour les politiquement religieusement corrects, il n’est pas
seyant d’exhumer les « vérités » élémentaires que les Seigneurs du mensonge et de la falsification ont ensevelies sous les strates du passé.


Qu’est-ce qu’a apporté le Christianisme à l’humanité, quand le cœur humain à lui seul contient des semences d’amour divin, en ces femmes et ces hommes laïques à l’âme pure au service du
prochain ? J’entends les hôpitaux, les services sociaux et autres, ou cet inconnu qui tend la main à un autre inconnu.


 


Monsieur le 265ème pape, si vous le vouliez, vous pourriez changer le monde en rétablissant une vérité au sujet de Jésus que la chrétienté a dépossédé de son identité juive. Oui, de
mon coreligionnaire le Juif Yoshouah. L’enfant de Myriam et de Yossef, que le Christianisme a sacré Messie, et auquel des curés et des prêtres zélés ont attribué les galons de Fils de Dieu puis
de Dieu, au cours des siècles, ainsi que je l’ai entendu lors d’une messe de minuit voici quelques Noël de cela… Invité par une amie violoncelliste…


Ah, les chants de Noël, parlons en ! Depuis quelques semaines, j’entends à longueur de journée et de soirée des hymnes, des cantiques et des requiem à vous tirer les larmes. Tous ont pour
sujet la mort de votre Jésus, de notre Juif Yoshouah, tué par les Romains (comme des dizaines de milliers d’autres juifs de son temps). Ainsi que me le soulignait un ami, indigné pour peu
dire : Voilà deux mille ans que le Christianisme exploite la symbolique d’un homme « fait Dieu », supplicié sur une croix. C’est là que résident les racines de la haine des
Juifs et d’Israël.


- C’est qui, maman ? demande l’enfant,  dès son plus jeune âge.


- C’est notre Seigneur, le Fils de Dieu,  répond la mère chrétienne.


- Pourquoi est-il comme ça ?


- Les Juifs l’ont trahi et tué, mon chéri…


À mon tour de pondre un requiem pour mon peuple et ce sera ce cri du cœur qui, je l’espère et grâce à l’Internet, fera le tour de la terre. Voyez-vous, tôt ou tard les conséquences de toute
aberration finissent par surgir et non pour le meilleur. L’Islam veut détrôner le Christianisme, comme le Christianisme a voulu détrôner (sans y parvenir) le Judaïsme.


En cette période de fêtes de fin d’années, j’entends et vois, à la radio et à la télévision, moult minuits chrétiens,  stabat mater, te deum, et autres lamentos, tant d’art et de
talent qui ne font que diaboliser en beauté et en musique Israël  et les Juifs. En définitif, Noël
ne serait-il pas qu’une réjouissance pacifiquement antisémite ? C’est émouvant, c’est beau,  cette diabolisation d’Israël, peuple déicide, avec
nos mots hébraïques tels que Alleluia, Amen, Hossanah… ! Déicide ? À lui seul cet adjectif contient toute l’absurdité du
monde : qui, comment et où



Zardoz 21/04/2009 10:37

http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2009/4/15/communio.pdfC'est le texte complet du papeLe pape affirme dans ce texte que pour les philosphes des lumières la liberté est un droit individuel qui consiste à faire ce que l'on veut sans limite. partant de là, il fait de Rousseau un anarchiste, de Marx un disciple des Lumières et établit une filiation directe entre les Lumières et Staline. Pour lui liberté et vérité sont donc contrairesIl affirme ne pas vouloir rejeter l'héritage des Lumières mais que la liberté doit être encadrée par le droit pour ne pas que les liberté des uns nuisent aux autres. Pour lui la libération de l'homme passe par sa purification , celle du droit et de la norme. Il faut en finir avec la dictature de la raison.Le problème, c'est que son article est( basé sur un postulat faux. Jamais les philosophes des lumières n'ont dit que la liberté n'avait aucune limite, Montesquieu la définissait comme étant le droit de faire cev qui ne nuit pas à autrui, définition reprise par la DDHC. Jamais ils ne se sont opposés à l'autorité de l'Etat, ils ont toujours cherché un équilibre entre les individus et le bien public. Le marxisme est une critique radical du libéralisme des Lumières. Les totalitarismes ne sont pas les enfants des Lumières. La russie est passée directement de l'autocratie au totalitarisme. Sans être un brôlot contre les démocraties, ce texte essaie de montrer que la liberté des philosophes des Lumières, c'est pas bien et qu'il vaut mieux se fier à l'autorité des traditions religieuses, les sueles à chercher à faire coincider liberté et vérité.L'extrème droit a toujours critiqué l'héritage des Lumières. C'est logique que ce texte, venant d'un cardinal influent et bourré de "références" philosophiques l'ait intéressé. cela donne un caution religieuse à leur combat contre les démocraties et les droits de l'Homme

Bernard 18/04/2009 21:01

Cette fois encore la "chasse au Pape" a échouée.... Quand on lit ce fameux texte on s'aperçoit que c'est une petite merveille qui n'a rien de pro-nazi ou de révisioniste... évidemment tous ces intellos de PRISU préfère crier avant de s'informer correctement !

alithia 20/04/2009 18:47


non pas pro-nazi, personne ne l'a dit, mais juste une attaque en règle de la démocratie dans une revue qui abrite des nazis, négationnistes et autres de la même
engence.


JC 16/04/2009 08:35

Comment la wikiconnection pourrait elle ne pas se tromper lorsque certains sectateurs "croyants" accusent leur propre "Pape" de déviationnisme !!!La seule attitude : "Laissons les se débrouiller entre eux" !

Paula 15/04/2009 19:30

Un peu d'histoire ne ait pas de mal.