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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 21:38



Dernière découverte de wikipedia : un livre falsifiant l'histoire sur laquelle sont plaquées des références raciales, afin de prouver que le peuple juif n'existe pas. 


Le livre promu par wikipedia, "Comment le peuple juif fut inventé", dénie l'existence historique du peuple juif . Il dénie même la pertinence de l'expression de peuple juif,  pourtant constamment nommé tel dans la Bible dès la Genèse (Noé) car l'auteur, Shlomo Sand, définit un peuple de manière ethnique, raciste,  par la biologie,  et non politique .  Il prétend que l'idée et l'expression de peuple juif remonte au XIX° siècle !

Il n'aura pas vu en Moïse un chef politique, ni dans la fondation d'un Etat un projet politique, qui se dit en  recourant à la langue de la théologie aussi longtemps que cet Etat n'existe pas, ni dans quelque pacte fondateur du peuple lui-même, un geste politique, fut-il un pacte avec Dieu, et propre à définir un peuple sur des critères politiques, non plus qu'il n'a vu  la définition d'un peuple par la transmission d'une culture de génération en génération à travers l'histoire,  quand cet Etat n'existe plus. L'auteur n'a jamais entendu parler apparemment de l'Etat ancien des Hébreux. Il n'a pas lu les pages brillantes que Rousseau consacre à Moïse en tant que chef politique des Hébreux, ni Spinoza bien entendu qui explique la nécessité du recours à Dieu en l'absence d'Etat et comme langage de la promesse d'un Etat. L'auteur, Shlomo Sand, -qui n'est pas historien et ignore tout de la philosophie et des concepts de la théorie politique et de la théologie politique- va en effet chercher du côté des races un critère susceptible de définir un peuple  et, ne trouvant pas de spécificité raciale particulière au peuple juif, il conclut à son inexistence.

L'auteur affirme que l'idée d'un peuple juif ou d'une nation juive  est un mythe inventé il y a de cela un peu plus d'un siècle, par le sionisme. Il invoque le fait que les juifs ne sont pas dotés d'un ADN spécifique pour conclure qu'il n'y a pas de spécificité juive autorisant à parler de peuple et donc à considérer la pertinence et la légitimité d'un Etat juif. S'appuyant sur le fait que le judaïsme fut longtemps prosélyte et convertit divers peuples autour de la Méditerranée, les Berbères du Maghreb en particulier, les Khazars dont le royaume s'étendait de la mer Noire à la mer Caspienne, des populations du Yémen,  d'Ethiopie, et d'autres encore, il réfute par là l'idée d'une identité biologique des juifs  tout en prétendant que cette histoire des convertis serait refoulée par l'historiographie juive contemporaine... pour la raison qu'elle constituerait une objection à la thèse de l'identité raciale des juifs...  qui serait la base de l'idéologie sioniste.  Qui ignore pourtant parmi les historiens au moins, que les Berbères du Maghreb furent judaïsés , -mais par des juifs  dont les colonies constituent les plus anciennes populations du Maghreb, ce que Sand  ne dit pas, comme s'il n'y avait pas eu de juifs- des Berbères judaïsés, donc, avant d'être vaincus lors de la conquête arabe et convertis à l'islam ? Difficile d'ignorer aussi l'existence des juifs du Yémen , et plus encore celle des juifs d'Ethiopie
puisqu'ils sont restés juifs jusqu'à aujourd'hui, pour partie d'entre eux. Les Fallashas d'Ethiopie   ont demandé à Israël de les accueillir car ils étaient persécutés dans leur pays. L'histoire a fait grand bruit.  S. Sand prétend faire là une révélation ? Là où gît son révisionnisme aux références imprécises et improbables, c'est qu'il fait de tous les juifs des convertis, les juifs du Maghreb seraient  tous des Berbères convertis, et les Ashkénazes seraient tous des Khazars.  Aucuns ne seraient les descendants de leurs ancêtres des anciens royaumes d'Israël et de Juda. Là l'historien se montre un pur odéologue au service d'une thèse qui n'a plus aucun rapport avec l'histoire mais est une fiction relevant de la falsification  voire de la propagande.

Donc de cette hétérogénéité de populations,  -mais , il faut le souligner,  de populations présentées comme différant au sens biologique et supposément racial,- l'auteur conclut à l'absence de peuple juif, par un sophisme qui présuppose que les juifs eux-mêmes se définiraient ainsi, à savoir non par un projet politique, fonder un Etat, et par la transmission du judaïsme et d'une culture , mais par une identité de race qui pourtant ne se découvre pas dans leur ADN.  Ce qui est notoirement faux et relève d'une mauvaise foi aveuglante.  Aucun juif ne se définit ainsi par un critère biologique. 

Donc le peuple juif n'existe pas, ni sa culture, ni un Etat, puisqu'il n'existe pas d'identité  biologique. Le sophisme de ce raisonnement n'a pourtant guère été relevé, non plus que les critères raciaux retenus comme une évidence et qui sont au fondement de la réfutation, d'une histoire, non plus que l'attribution d'une ignorance de l'histoire de la diversité de populations juives réparties dans diverses parties du monde. Affirmant que cet fait est inconnu, Sh. Sand réécrit l'histoire de manière fantaisiste.




Qui aurait cru qu'il était encore possible aujourd'hui d'appliquer un critère racial à la détermination d'un peuple historique et politique ou pour décider de l'existence d'une entité culturelle historique et politique ?


Evidemment wikipedia adore. Une version révisée de l'histoire, aussi fantastique, dépourvue de concepts, faisant fi de toutes les catégories historiques, philosophiques et politiques, faisant appel à des explications en termes de races, et niant l'existence des juifs comme peuple ! Une théorie aussi inédite  et sensationnelle, qui excite l'imagination, plutôt que de faire appel  à la raison, dont on peut comprendre facilement comment il est possible d'en conclure que le sionisme n'a ni fondements, ni validité historique, ni droit de cité, une telle théorie a tout pour lui plaire. Elle comporte tous les traits de wikipedia : autodidacte, fantastique, imaginaire, relevant d'une logique parallèle, ouverte à tous les révisionnismes, y compris avec les pires arguments ; ici des critères en termes de races .


Au sujet de ce livre voici un commentaire éclairant d'Eric Marty, professeur de littérature à l'université Denis Diderot. 

Eric Marty explique dans le Monde

Les mauvaises raisons d'un succès de librairie

 


Un livre sur l'invention du peuple juif entretient la vieille théorie des races


LE MONDE | 28.03.09 | Édition du 28-29 Mars 2009,

Tout le monde se souvient de quelques énoncés qui, jadis, firent scandale : selon une rumeur venue d'Europe, les chambres à gaz n'avaient jamais existé, selon une autre, émanant du monde arabe, le Temple juif de Jérusalem était une invention des colons sionistes, malgré son attestation par le Coran décrivant Jésus y priant "debout".


Mais avec le siècle qui vient, et qui s'annonce comme redoutable, on aura compris que ces négations-là ne relevaient que du détail. Le livre de Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé : de la Bible au sionisme (Fayard, 2008), règle la question de manière définitive. Le peuple juif n'existe pas : divine surprise !


Inutile de faire l'apprenti chimiste pour déclarer l'innocuité du Zyklon B, inutile de jouer à l'archéologue pour faire du Mur des lamentations une excroissance de la Mosquée Al-Aqsa, car si le peuple juif n'est qu'une invention du XIXe siècle sous le paradigme occidental de l'Etat-nation, alors la question est réglée. Certains pourront en conclure d'ailleurs qu'il est bien naturel qu'un peuple qui n'existe pas invente à l'infini des légendes pour attester sa pseudo-existence.


Ce n'est pas ici le lieu de dénoncer les confusions, et surtout le caractère naïvement massif de la thèse du livre de Shlomo Sand. Des spécialistes l'ont fait. Il s'agit de l'oeuvre d'un historien autodidacte dont les informations sont de seconde main, qui mêle les approximations à des choses connues, mais qui sont présentées sous l'angle biaisé de découvertes sulfureuses.


Sand présente le fait qu'il n'y a pas de race juive comme une découverte qui fait du peuple juif une invention historique. Mais ce faisant, il confond deux catégories étrangères l'une à l'autre, celle de "race" et celle de "peuple". La tradition d'Israël n'est pas une tradition raciale comme la Bible l'atteste (l'épouse non juive de Moïse, Séphora, Ruth, l'étrangère, ancêtre du roi David), tradition perpétuée par l'actuel Israël, comme tout visiteur peut le constater en admirant dans le peuple juif son extraordinaire pluralité : juifs noirs, jaunes, blancs, orientaux, blonds, bruns... La substitution race/peuple est révélée par le titre : Comment le peuple juif fut inventé... Or tout le livre consiste à vouloir prouver que les juifs actuels ne sont pas "génétiquement" les descendants des Hébreux.


On dira que le peuple juif n'a jamais cessé d'être "inventé" : par Abraham, par Jacob, par Moïse... Mais aussi par chaque juif. Car l'invention même du peuple juif, loin d'être une preuve de son inexistence, est une preuve radicale - irréfutable - de la singularité radicale de son existence propre. Existence fondée sur le principe abrahamique de son invention ou de sa vocation, puisque cette existence est réponse à un appel.


CONCLUSION PERVERSE


Peuple unique en ce qu'il est fondamentalement logocentrique - lié au langage, lié au nom - et textocentrique, lié à un texte : la Torah. Que la filiation soit constitutive du peuple juif ne peut apparaître comme un élément ontologique. Le principe de filiation n'est que la régulation civile de l'existence historique de ce peuple, des conditions de possibilité d'une perpétuation qui autorise son inscription dans le temps chronologique, dans le temps de l'histoire humaine. Voilà pourquoi il y a un peuple juif, voilà pourquoi il n'y a pas de "race juive", même s'il est patent que les Cohen et les Lévy du monde entier ont quelques liens incarnés. C'est ce qu'on peut appeler très simplement la facticité juive : le fait d'être juif.


Le livre de Sand manifeste là l'indigence de son "épistémologie". Sand est un "moderne". Il voudrait devenir le Michel Foucault du XXIe siècle. Il espère, en proclamant que le peuple juif est une "invention du XIXe siècle", reproduire, en le mimant, le Foucault de jadis affirmant que l'homme était "une invention récente". Mais, pour Foucault, il était fondamental, à l'intérieur du discours philosophique moderne même, de réfléchir méthodiquement à cette "invention" dans les savoirs - l'homme - et de la déconstruire.


Or c'est sur ce point que le livre de Sand se révèle vide. Car s'il dénie aux juifs une aspiration, qu'ils n'ont jamais eue comme peuple, à se constituer en race, il ne déconstruit pas la notion de race. Au contraire, il lui confère, à dessein ou non, un statut de vérité qui se donne comme vérité ultime. En effet, la conclusion, proprement perverse, de son livre est d'attribuer au peuple palestinien ce qui a été dénié aux juifs, à savoir qu'ils sont - eux, les Palestiniens - les vrais descendants génétiques des Hébreux originaires !


Cet épilogue est le révélateur de la finalité du livre. On y trouve le principe mythologique de l'inversion dont le peuple juif est la victime coutumière : les juifs deviennent des non-juifs et les Palestiniens les juifs génétiques. On peut, dès lors, en déduire qui est l'occupant légitime du pays. En ne déconstruisant pas radicalement la notion d'héritage génétique, en en faisant, au contraire, bénéficier le peuple palestinien, Sand révèle tout l'impensé qui obscurément pourrit ce qu'il tient pour être une entreprise libératrice. Il montre que la méthode substitutive qu'il emploie est tout simplement mystificatrice, et ce d'autant plus qu'elle voudrait être au service de l'entente entre les ennemis.


Nier l'identité juive est une vieille marotte, aujourd'hui parasite obstiné de la pensée contemporaine. D'où vient ce vertige du négatif ? On l'aura compris en lisant le livre de Shlomo Sand : d'un désir obscur de faire des juifs de purs fantômes, de simples spectres, des morts-vivants, figures absolues et archétypales de l'errance, figures des imposteurs usurpant éternellement une identité manquante. Eternelle obsession qui, loin de s'éteindre, ne cesse de renaître avec, désormais, un nouvel alibi mythologique : les Palestiniens.


Eric Marty est écrivain et critique, professeur de littérature à l'université Paris-Diderot

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commentaires

Alexandre 24/02/2010 15:45


Assouline sur son blog la république des livres, mentionne un article intéressant de Daniel Sibony
Celui-ci écrit, parmi beaucoup d'autres choses
"Le grand reproche qu’on peut lui faire [à Sand] c’est que sous prétexte d’une analyse historique, il est tout au service d’une idée politique : les juifs n’étant pas un peuple, sinon
« inventé récemment », le sionisme est basé sur un artifice et l’État d’Israël, puisqu’il existe et qu’il faut faire avec cette erreur de l’histoire, ne devrait pas être l’Etat des juifs,
mais une république sans identité précise. Shlomo Sand est partisan d’un État binational et c’est son droit le plus strict, mais écrire un livre d’histoire ne devrait pas être un pamphlet
politique."

C'est également mon impression.

De plus Sibony traite de la question de la naissance d'une conscience nationale née au XIX° siècle chez les juifs disséminés, tout en rappelant qu'à propos de ces derniers tous et tout le monde, a
toujours parlé de peuple.

Or c'est l'époque qui veut cela. La naissance d'une conscience nationale est née au XIX° siècle pour la plupart des peuples en voie de former des Etats-nations, hormis ceux qui, en Europe s'étaient
déjà dotés d'Etats-nations, mais qui vont être imités dans de nombreux endroits du globe.

Israël est un Etat-nation, né tardivement d'une idéologie politique, d'un projet politique devenu référence unique au XIX°, mais déjà concçu avant comme projet et réalisé en Europe dans la plupart
des pays.

Face à la forme de l'Etat-nation, le monde arabe a une autre histoire, mais ne lui est pas non plus extérieur, même si la greffe de l'Etat-nation dans le monde arabe eest plus artificielle,
d'autant plus qu'elle a été réalisée sous l'emprise ou l'influence des puissances coloniales, ce qui rend l'histoire beaucoup plus contradictoire, puisque les peuples ne l'ont pas voulue
eux-mêmes.

Bref, Sand au milieu de tout ça y va sans nuances et sans les précautions qu'on peut attendre d'un historien.

Le mouvement national juif, comme tous les mouvements nationaux est fait d'un certain romantisme et a construit ses mythes. Que ces mythes puissent être revistés et déconstruits par les historiens,
c'est certain, et c'est vrai pour tous les mouvements nationaux, mais cette enquête est faussée chez Sand du fait de ses a priori. Il tinet sa conclusion, politique, avant d'avoir commencé son
étude qui se conclue par son présupposé initial.

Pour finir sur une citation de Sibony qui dit l'essentiel quant à la définition d'un peuple

"Être un peuple est avant tout conscience collective de soi. Le fait est que tout peuple est ainsi « inventé », sujet d’un certain discours dans lequel il se reconnaît. Le peuple arabe
également est en cela une belle construction historique artificielle. Ce n’est pas quelques guerriers bédouins partis de l’Arabie historique qui ont donné descendance au vaste monde arabe actuel…
Faut-il donc alors démanteler la Ligue Arabe ? Je trouve aussi absurde de parler d’ « invention du peuple juif » que d’invention du peuple palestinien ou du peuple français. Tout
peuple est le résultat de processus historiques, travaillé par des phénomènes culturels et identitaires complexes ; le résultat est là, il n’est en rien une « invention », mais une
réalité humaine respectable. Un peuple n’est jamais du sang, encore moins une race, mais une conscience et une adhésion."

Sur ce point le travail de Sand, à l'opposé, ne permet pas de comprendre ce qu'est un peuple, il réintroduit des notions obsolètes telle celle de race ou d'ethnie et il tombe particulièrement mal
en pleine campagne de l'UMP sur l'"identité française". C'est l'inconvéneient des textes militants, univoques au service d'une cause. Si le texte de Sand sert la cause de sa position sur la
question Israël-Palestine, -un seul etat et disparition d'Israël-  en France  il sert les partisans d'une définition raciste  de la nation, car il use de références raciales.

Voilà, ce que j'ai lu et qui m'a intéressé dans ce débat qui semble mal engagé avec les wikipédiens.


alithia 24/02/2010 16:23


merci beaucoup Alexandre pour ces remarques fort intéressantes et pertinentes auxquelles je souscris tout à fait : un peuple ne peut en aucun cas se définir 
comme le fait Sand et le paradoxe de cet historien est que précisément il nie complètement l'histoire du peuple juif dans sa spécificité.

Il est certain qu'après lui avoir dénié ses spécificités, son histoire singulière, Sand se trouve les mains plus libres pour nier son existence en tant que peuple, puisqu'un peuple n'est que le
résultat de son histoire.

Il faut bien distinguer en effet, déconstruction des mythes qui ont contribué à l'édification d'une nation, qui est un travail d'historien scientifique,  et négation de l'histoire pour vider
l'existence d'un peuple de tout contenu après lui avoir retiré toute singularité .

Appliquez la même méthode radicale de Sand à d'autres peuples -si c'est possible, ce que je ne crois pas  car il y eut des Empires, des Etats, des souverains , ce qui est difficile de faire
disparaître- et vous verrez ces peuples disparaître aussi lorsque leur histoire aura sombré dans le néant.

Mais ce qui fait la particularité des juifs est qu'au sein d'une civilisation , l'Europe pour ses références politiques du moins, ce peuple a suivi une voie originale. En plus, il a existé au sein
de plusieurs civilisations, plusieurs continents, avec plusieurs langues forcément.

Est-ce cela que les antisémites ne supportent pas ? La différence. La différence sans doute, apparaît comme insupportable à
certains. Soit la différence d'une histoire, d'une forme politique et ensuite d'une absence de forme politique et d'une  survivance due à des moyens
particuliers, uniques. est-ce cela qu'ils ne supportent pas  ?
La différence gêne-t-elle tant que cela car elle est au sein de nos propres pays, ici ou ailleurs -que l'on pense au monde musulman où les juifs ont été si nombreux , si longtemps, avant de devoir
le quitter ?

Intolérance à la différence qui va jusqu'à faire gommer cette différence par un faux historien embarqué dans ses objectifs politiques.
Il a le droit d'avoir ses options politiques et militantes, mais il ne peut prétendre en faire un livre d'histoire.
Voilà ce qu'on peut dire de Sand.




Alexandre 24/02/2010 15:16


Le lien à l'article Parutions donné + haut par Raph  -qui doit être parti sous d'autres cieux-  indique un article qui ne dit que du bien de ce bouquin de Sand , tu parles !  Il est
écrit par un type qui doit être un anti-sioniste acharné vu qu'il fait de la réclame pour les Naturei Karta ces fous extrémistes de rabbins mystiques et messianistes qui saluent et s'allient
Ahmadinedjad. Des illuminés anti-sionistes qui sont pour la destruction d'Israël qui, paraît-il, empêcherait la venue du Messie. Tous les moyens sont bons pour le combattre, cet Etat impie, laïque,
qui prétend réaliser humainement quelque chose pour les juifs sur terre ici et maintenant sans s'en remettre au Messie et qui serait un obstacle à sa venue. Toutes les alliances les plus
improbables aussi.

Donc l'auteur de l'article qui loue Shl. Sand accepte pour référence -seulement deux sont citées- ce groupe d'illuminés. ça fait pas très sérieux cette référence pour traiter d'un supposé livre
d'histoire

Mais ce qu'il a de bien , cet article, c'est qu'il dit bien clairement  la thèse de Sand 

 le sionisme se définit d'après Sand comme, un  "jeune mouvement nationaliste d’esprit völkisch "

"L’auteur, quant à lui, espère la liquidation de l’idéologie ethnique d’Israël" écrit le critique auteur de l'article.

C'est exactement ce que je disais : Sand raisonne en termes ethniques, entend le peuple juif comme ethnie, lui applique des critères ethniques et conclue de cela qu'il n'existe pas, car évidemment,
un peuple n'est pas une ethnie, mais une construction politique  a fortiori à l'époque moderne.

Ce livre de Sand est vraiment une m... animé par une idéologie assez infâme, ethniciste-raciale, dont les analyses reposent sur des critères ethniques, et tout cela pour, en définitive, simplement
dénier à Israël le droit d'exister ce qu'il expose assez clairement.

Il ne s'agit pas d'histoire mais d'un plaidoyer pour une cause ou d'un essai politique, qui va chercher dans l'histoire, sans rigueur et sans méthode, des éléments qui l'arrangent à partir desquels
il fabrique des thèses fantaisistes historiquement, non admises par les historiens spécialistes des périodes et sujets qu'il aborde.  Il plie l'histoire à son propos qui est clairement
politique.

J'apprends en lisant Assouline que Julliard est son copain, à Sand .  La boucle est bouclée.



alithia 24/02/2010 16:09


merci pour ces références.
Très clair en effet, un machine de guerre au service de l'antsionisme. C'est bien pourquoi wikipedia en fait la promotion.
Evidemment.
... dont Raph note ami précédemment passé par le blog 
Si vous lisez cela Raph, j'aimerais bien votre avis


Alexandre 24/02/2010 14:31


Intéressant article du livre de Sand par un psychanalyste http://www.primo-info.eu/selection.php?numdoc=Ed-885197612


Alexandre 23/02/2010 23:21


le lien à l'article Parutions donne par Raph  -qui doit être parti sous d'autres cieux-  et qui dit que du bien de ce bouquin de Sand , tu parles !  Il est écrit par un type qui doit
être un anti-sioniste acharné vu qu'il fait de la réclame pour les Naturei Karta ces fous extrémistes de rabbins qui saluent et s'allient Ahmadinedjad. Des illuminés anti-sionistes qui sont pour la
destruction d'Israël qui, paraît-il, empêche la venue du Messie.

Mais ce qu'il a de bien , cet article, c'est qu'il dit bien  la thèse de Sand 

 le sionisme définit comme, "jeune mouvement nationaliste d’esprit völkisch "

"L’auteur, quant à lui, espère la liquidation de l’idéologie ethnique d’Israël"

C'est exactement ce que je disais : Sand raisonne en termes ethniques, entend le peuple juif comme ethnie, lui applique des critères ethniques et conclue de cela qu'il n'existe pas, car évidemment,
un peuple n'est pas une ethnie.

Ce livre de Sand est vraiment une m... animé par une idéologie assez infâme.

J'apprends en lisant Assouline que Julliard est son copain.  La boucle est bouclée.




Critiquant la violence des réactions à la parution de l’article que Frédéric Roussel consacra dans Libération à l’étude, il écrit : «Eût-on voulu démontrer que nombre de wikipédiens
ont des comportements dignes de membres d’une secte que l’on ne s’y serait pas pris autrement. La pensée unique règne sans partage parmi cette communauté d’internautes comme j’ai déjà pu m’en
rendre compte ces dernières années chaque fois que j’ai eu le malheur de consacrer un article à Wikipédia sur mon blog «La République des livres»».


Alexandre 23/02/2010 22:43


le livre de Sand reparait aujourd'hui en poche et Pierre Assouline  en fait un billet sur son blog, c'est pour cela que j'en ai parlé.

P Assouline rappelle la critique très sévère de la plupart des historiens, même si Julliard l'a soutenu pour le prix qui lui a été attribué par un jury qui n'est pas composé d'historiens
.
Les historiens, eux, sont extrêmement critiques avec cet ouvrage aux thèses généralement qualifiées d'"inventions"
je cite assouline : Claude Klein décortiqua « L’invention de Shlomo Sand » dans les pages des Temps modernes, peu avant que  Mireille Hadas-Lebel n’en fasse autant dans Commentaire, où elle déplorait que l’affaire fit « beaucoup de bruit pour peu de chose », et que Le Débat lui consacre un important dossier dans sa toute récente livraison.