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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 17:50
Face à la crise mondiale Sarkozy ne reste pas inactif. Il a même des idées. La dernière en date est d'opposer à la crise mondiale, la culture : il veut impulser (sic) une nouvelle politique culturelle en "donnant un coup de pied dans la fourmilière" (sic) .  C'est pourquoi  IL a dit "Je veux que les choses bougent".



« Nicolas Sarkozy installe le nouveau conseil pour la création artistique »

LEMONDE.FR avec AFP | 02.02.09 |


Nicolas Sarkozy installe à l'Elysée, lundi 2 février, le nouveau conseil pour la création artistique qu'il va présider. "Je crois fondamentalement à la capacité de l'Etat à impulser un changement de culture, pour apprendre à mieux soutenir le processus de création", a déclaré M. Sarkozy dans un discours prononcé à l'Elysée devant plus de trois cents représentants du monde de la culture. "Je veux que ça bouge, je veux que ça change, je veux que la culture soit notre réponse à la crise économique mondiale (...) et pour que ça soit vrai, il faut que la création soit au cœur de cette politique culturelle que je souhaite impulser", a-t-il ajouté.


Nicolas Sarkozy a également justifié sa décision de présider, avec la ministre de la culture Christine Albanel, le nouvel organisme. "Ma parole est plus libre que celui qui produit et qui doit faire attention à ce qu'il dit (...). C'est donc à moi de donner un coup de pied dans la fourmilière, de bousculer les choses", a-t-il estimé. »




On trouvera sur le blog de Pierre Assouline  [1] un compte-rendu de cette réunion d'une partie des administratifs et administratreurs d'institutions appartenant au monde de la culture, conviés à l'Elysée pour entendre la dernière invention de not'président bien aimé : à la crise, il opposera la culture.


Pour cela il crée une fondation dont il devient président, bien sûr, passant apparemment allègrement par  dessus le ministère de la culture, pour donner tout pouvoir à un type qui sait faire de l'argent avec la culture , car effectivement le cinéma est un art qui peut rapporter, à la différence de la plupart des autres, qui coûtent . Il s'agit de Marin Karmitz.

Sa conclusion est à la première personne, comme nous y a habitué notre omni-président le bien nommé "je suis  partout " : ”Je veux que ça bouge, je veux que ça change, je veux que la culture soit la réponse de la France à la crise économique mondiale !”

N'est-ce pas beau ?



Sa conclusion fut tout de même précédée de cette considération forte qui en dit long sur l'idée de la création  que se fait not'président bien aimé,  "Moi je suis plus libre que celui qui produit"  - c'est à dire  "l'artiste",  parce le président de la République, il a plus de pouvoir, tandis que , l'artiste, “celui qui produit”… -puisqu'il est moins puissant , et qu'il est supposé dépendant du pouvoir-  “doit faire attention à ce qu’il dit”  a-t-il osé. Ce qui donne une idée de l'idée de la liberté qui est celle de notre président et de ce qu'est lour lui la liberté de création.

Il s'ensuite que l
e prince, puisqu'il s'affirme plus libre que le créateur, doit prendre la création en mains, pour que "ça bouge".

Toutes ces considérations ayant été elles-mêmes précédées par d'autres profondes pensées  telles que :  "j'exprime mes doutes face à la nouveauté et à la création qui vident les salles" le 24 janvier 2006, devant la convention UMP consacrée à la culture.

Ou encore, lorsqu'en février 2006, à Lyon, il avait déclaré la lecture de la  Princesse de Clèves parfaitement inutile pour les fonctionnaires dont les concours incluaient cette oeuvre à leur programme .

Aussitôt dit, aussitôt fait . L'idée fut réitérée officiellement par André Santini  annonçant la suppression de la culture générale
des épreuves des  concours d’accès à la fonction publique pour la catégorie B ,  désormais considérée comme inutile.

Il serait intéressant de savoir ce que not'président considère comme utile à "impulser" comme il dit.

Pendant ce temps là la plupart des centres culturels français à l'étranger sont sur le point de fermer en 2009, faute de crédits qui viennent  d'être  supprimés.  Mais  cela n'empêche pas les déclarations sur la tradition culturelle française qui va nous sauver de la crise.




Alithia

[1] source du billet d'Assouline

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Published by alithia - dans humeurs humour
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commentaires

Marc 10/02/2009 01:52

Sarkozy veut des artistes compétitifs, qui font  du succès donc qui rapportent des sous et ceux qui n'ont pas de public ? Qu'ils crèvent. C'est toute la marge laissée à la création. A la rigueur financer les poids lourds, oui, parce qu'on sait que ça vaut la peine, que le business tourne et rapportera des sous, mais les petits, les débutants, ceux qui innovent, sont inconnus, en sont au stade de la recherche, ils ne méritent pas qu'on s'y intéresse ni qu'on les aide.  S'ils ne sont pas rentables, ils doivent disparaître. C'est la conception de l'entreprise appliquée à la création artistique. Quelle misère !voir http://www.liberation.fr/politiques/0601631-media

touvatrèbien 10/02/2009 00:28






Les comptables sont déjà là depuis 2006, avec la mise en application de la LOLF et ce n'est pas facile.
Pourtant Chirac avait dit ceci:
« De quoi s’agit-il concrètement ? De reconnaître que la culture n’est pas une marchandise, qu’elle ne peut donc être abandonnée au jeu aveugle du marché. [...]
C’est aussi de notre vision de l’homme qu’il s’agit, car l’exception culturelle est une affirmation politique et morale de la plus haute importance : l’affirmation qu’il existe des activités humaines qui ne sauraient être réduites à leur dimension marchande. »
Extrait du discours de Jacques Chirac, Président de la République, à l’occasion des Rencontres pour l’Europe de la Culture,
Palais de l’Élysée, 2 mai 2005

La LOLF? C'est quoi? C'est La loi organique relative aux lois de finances du premier août 2001 - la LOLF - réforme en profondeur la gestion de l'État. Elle met en place une gestion plus démocratique et plus performante, au bénéfice de tous : citoyens, usagers du service public, contribuables et agents de l'État.Elle est entrée en vigueur par étapes et s'applique à toute l'administration au premier janvier 2006.
Une démarche de performance : stratégie, objectifs et indicateurs
 
Véritable instrument de pilotage de l’action publique, la LOLF s’inspire de la comptabilité d’entreprise tout en tenant compte des spécificités publiques.
Des indicateurs chiffrés
Pour chaque objectif, des indicateurs concrets mesurent les résultats des actions menées. Chacun, à son niveau de responsabilité, devra rendre des comptes sur ses résultats.
« Un objectif est précis et concret. Il indique les résultats attendus des actions entreprises en vue d’accomplir les finalités du programme. Un objectif doit donc être mesurable. Il est accompagné d’un, voire de deux indicateurs chiffrés, renseignés pour le passé et pour l’avenir (cibles de résultats). Les indicateurs doivent être chiffrés y compris lorsqu’ils se rapportent à des phénomènes qualitatifs. » On voit là la difficulter pointer!!
Parmi les trois programmes, patrimoine, création, transmission des savoirs et démocratisation de la culture, je retiens le programme création.
Le programme « création »
« Cette mission s'articule autour de trois grandes orientations stratégiques : assurer la diversité et le renouvellement de la création, rapprocher l'oeuvre du public et favoriser l'économie des professions et des industries culturelles. »
« Le programme « création » de la mission « culture » vise à assurer la diversité et le renouvellement de l'offre culturelle, à tous les stades de la vie d'une oeuvre : création, production et diffusion. »

Objectifs et indicateurs d’efficacité socio-économique (point de vue du citoyen)
1 Inciter à l’innovation et à la diversité de la création française
Part des artistes ayant bénéficié pour la première fois de commandes, d’acquisitions et d’aides à la création par l’État.
Taux d’entrée et taux de sortie des compagnies et des ensembles dans les dispositifs d’aide.
Taux de la création par rapport au nombre de fauteuils mis en vente.
Evolution du nombre total de nouveaux titres publiés dans les secteurs de vente lente.
2 Donner des bases économiques et financières solides à la création française
Part des structures ayant accueilli une résidence artistique.
3 Augmenter la fréquentation du public dans les lieux culturels sur l’ensemble du territoire
Evolution de la fréquentation des lieux subventionnés par secteur.
Taux de places vendues par rapport à la jauge mise en vente dans les lieux subventionnés.
Part du public scolaire (en sorties scolaires) dans la fréquentation, par secteur.
5 Soutenir l’emploi culturel et la professionnalisation des secteurs
Place de la rémunération des artistes dans les structures subventionnées.
6 Conforter la diversité de l’offre culturelle dans le domaine des industries culturelles

Objectifs et indicateurs d’efficience de la gestion (point de vue du contribuable)
Evolution de la part de marché des commerces culturels indépendants (librairies et disquaires).
Diversité des répertoires aidés dans les dispositifs d’aide à la production phonographique.
Efficacité des interventions du Réseau pour la Recherche et l’Innovation en Audiovisuel et Multimédia (RIAM).
2 Donner des bases économiques et financières solides à la création française
Recette moyenne par place offerte.
Part des charges fixes dans les budgets des structures.
3 Augmenter la fréquentation du public dans les lieux culturels sur l’ensemble du territoire
Part des m² de bibliothèques construits en zone rurale ou en périphérie urbaine par rapport au nombre total de m²
4 Diffuser davantage les oeuvres et les productions culturelles en France et à l’étranger
Proportion des représentations offertes hors ville-siège des structures de production et de diffusion.
Efficacité du soutien à l’exportation des industries culturelles (livres et disques).

 
Les indicateurs : difficultés méthodologiques rencontrées par le ministère de la culture
Avis n° 100 tome 3, présenté au Sénat au nom de la commission des Affaires culturelles sur le projet de loi de finances pour 2006, 24 novembre 2005
 
« Des difficultés méthodologiques dans la construction ou le renseignement des indicateurs ont été relevées, qui s'expliquent d'une part, par la complexité de l'évaluation et de la mesure des politiques culturelles par essence, d'autre part, par l'absence de culture de gestion au ministère de la culture et enfin par le fait que le ministère de la culture n'est jamais un opérateur direct pour la plupart de ses actions.
Plusieurs objectifs stratégiques du ministère de la culture et de la communication portent sur des champs d'intervention difficilement mesurables. Ainsi comment mesurer la qualité de la création artistique ? Le champ culturel est un champ en perpétuelle évolution dans le domaine de la création et ce contexte s'accommode difficilement d'une logique de la mesure. Par conséquent, il a été d'autant plus complexe de définir des indicateurs de performance portant sur l'efficience et la qualité du service rendu ; le ministère de la culture devra progresser
dans ce domaine sur les prochaines années.
Par ailleurs, dans la sphère culturelle, l'action de l'Etat est majoritairement indirecte, l'Etat intervenant en soutien de projets mis en oeuvre par des opérations des collectivités territoriales ou des structures subventionnées.
L'absence d'études statistiques et prospectives sur l'effet de levier de l'action de l'Etat dans le champ culture (notamment sur les questions de fréquentation des structures subventionnées) constitue un réel handicap dans la construction d'indicateurs de performance pertinents (l'identification des leviers d'action du ministère de la culture étant parfois très complexe).
La majorité des indicateurs des projets annuels de performance (PAP) de la mission culture sont nouveaux expressément créés dans le but de répondre aux exigences de la LOLF dans une logique de mesure de résultats et de la performance. Le ministère de la culture ne dispose donc pas d'historiques chiffrés, rendant toute prévisionou fixation de cible complexe voire, dans certains cas, hasardeuse. Par ailleurs la majorité des indicateurs sont de nature déclarative (enquêtes auprès des structures...) ce qui pose des difficultés en termes de fiabilité de certaines données. Le ministère de la culture s'emploie donc à la réalisation d'outils (bases de données par exemple) qui permettront à terme le renseignement fiable et plus automatisé de ces indicateurs.
Afin de faciliter la remontée d'information, le ministère a mis en oeuvre une application OPUS (Outil de Pilotage à l'Usage des Services), déjà déployée dans les services centraux et déconcentrés et qui a vocation à couvrir l'ensemble des entités du ministère y compris les établissements publics, voire les structures subventionnées. D'ici fin 2005, pour permettre le pilotage des programmes et des actions d'un programme, OPUS accueillera l'ensemble
des indicateurs des PAP, les indicateurs des Budgets opérationnels de programme (BOP) centraux et locaux, le indicateurs de suivi des politiques culturelles, les autres indicateurs permettant le pilotage par action par le directions. Chaque indicateur a fait l'objet d'une définition précise de toutes les données le composant afin de garantir des modes de collecte homogènes.
... Dans le programme « Création », la principale difficulté méthodologique réside dans l'exercice de définition de certains concepts artistiques ou culturels. Ainsi l'indicateur sur la résidence artistique nécessite de formaliser des critères objectifs relatifs à la nature de la résidence artistique ; une circulaire sur ce sujet est en cours d'élaboration et devrait faciliter la construction de cet indicateur dans la perspective du PAP annexé au projet de lois de finances pour 2007. De même l'indicateur sur le taux de la création par rapport au nombre de fauteuils mis en vente implique une définition objective de ce qu'est une création, ce qui reste un exercice délicat et a d'ores et déjà fait l'objet de nombreuses réunions de mise au point. »

C'était ce qu'on disait à l'époque, à présent les difficultés sont toujours les mêmes, et tant qu'on fera le compte des spectateurs pour juger de la qualité artistique d'une création, on va, à mon avis, dans le mur!

Olivier 08/02/2009 22:33

mais c'est vraiment n'importe quoi ! Ce président qui méprise la culture et qui n'y connaît rien et qui a montré ses goûts en la matière , (plutôt télé que théâtre car qu'est-ce que c'est ennuyeux)  et le mépris pour la culture génrale inutile aux fonctionnaires de catégorie B, va présider  une instance de al culture qui va nous sauver de la crise mondiale. Tout est plié de rire.

esprit de sel 05/02/2009 02:01

De Patrick Rambaud "Peu avant sa disparition, le roi Mitterrand avait dit: «Je suis le dernier. Après moi, il n’y aura que des comptables.» La prophétie s’accomplissait. Les chiffres avaient vaincu les mots, et les ministres allaient être notés. La Culture n’y échappait point: un cabinet de consultants en stratégie, Marx Brothers & Co, devait recenser le nombre des entrées gratuites dans les musées, la part de marché des films, le nombre d’heures de programmes culturels à la télévision, l’audience, le volume dépensé pour le patrimoine. Le nombre! La quantité! Il devenait indécent d’évoquer la qualité."

Nez en moins 05/02/2009 01:25

le personnage est comique !Mais quand on voit qu'il s'attaque  successivment à tous les secteurs de la société pour les faire entrer dans une logique d'entreprise en les soumettant à l'exigence de la rentabilité, on ne rigole plus.