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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 20:17


Lacune majeure de wikipedia, les idées.




Toute idéé est interdite (c'est ainsi qu'ils entendent la neutralité : pas d'idées, pas d'analyses, des opinions rapportées de-ci, de-là) sauf celles qui se glissent dans les articles de propagande que l'ignorance qui règne sur wikipedia laisse passer. Les wikipédiens se montrent la plupart du temps très conformistes et incapables de faire le tri dans les idées : les idées intelligentes et inédites sont proscrites  les lieux communs de la propagande  sont admis
en revanche,  au titre d'opinions et qui plus est  opinions dominantes  du consensus wikipédien avec son fond démago, tendanciellement raciste et anisémite, révisionniste en amtière d'histoire -pusiqu'on ignore les historien de métier.


Donc voici quelques idées resituant la réalité de la  vie politique actuelle, Sarkozy face à ses idées et face à la crise. Il s'agit d'un texte de Françoise Fessoz  paru sur le Monde en ligne



Il faut s'arrêter quelques instants sur les confidences distillées par Nicolas Sarkozy depuis que la crise s'est abattue sur le pays. Le président de la République affirme qu'il veut poursuivre les réformes, mais il confesse aussi que "la France n'est pas le pays le plus simple à gouverner du monde". Il rappelle que "les Français ont guillotiné le roi", qu'"au nom d'une mesure symbolique, ils peuvent renverser le pays". Il parle de la France comme d'un "pays régicide".


Dans sa bouche, de tels propos surprennent. Car, durant la campagne électorale, M. Sarkozy s'était présenté comme le candidat qui ose tout, y compris la rupture. Il pensait pouvoir faire fi de cette fragilité française que tous ses prédécesseurs avaient parfaitement saisie. Pas par inconscience. Mais parce qu'il n'avait pas la même histoire qu'eux. Et parce qu'il croyait avoir enfin trouvé la bonne méthode pour gouverner la France.


Retour en arrière. En janvier 2001, M. Sarkozy, qui n'est alors que député des Hauts-de-Seine, publie Libre (Robert Laffont), un livre qui signe sa rentrée politique, dix-huit mois après son échec aux élections européennes. Dans le dernier chapitre de l'ouvrage, il explique précisément comment il va organiser la reconquête et sur quoi il la fonde.


M. Sarkozy part de son expérience auprès d'Edouard Balladur, candidat malheureux à l'élection présidentielle de 1995, et met sur le compte du traumatisme de Mai 68 la méthode de réforme beaucoup trop prudente, à son goût, qu'avait expérimentée l'ancien premier ministre. "Persuadé que dans une société moderne on ne doit pas passer en force pour la raison simple qu'on ne le peut pas, il préférait renoncer avant que de casser", déplore le futur président de la République.


Ce traumatisme de Mai 68 est bien vu. Edouard Balladur était, à l'époque, conseiller social de Georges Pompidou. Il avait vécu de l'intérieur le délitement de l'Etat, tout comme Jacques Chirac qui était secrétaire d'Etat aux affaires sociales. "Toute une société se défaisait dans l'anarchie et la plupart du temps dans le sauve-qui-peut des responsables souvent couverts d'honneurs, de titres et de prétention", raconte l'ancien premier ministre dans son livre Deux ans à Matignon (Plon, 1995).


"Personne au ministère de l'intérieur ne répondait plus aux appels du corps préfectoral", confirme Jacques Attali, futur sherpa de François Mitterrand, qui travaillait alors au cabinet du préfet de la Nièvre et était chargé de distribuer les tickets de rationnement donnant accès aux pompes à essence. "J'ai vu renaître en l'espace de trois jours les combines de la France de la collaboration : la délation, le marché noir, la corruption", raconte-t-il dans son livre C'était François Mitterrand (Fayard, 2005).


Mai 68 a profondément marqué toute une génération d'hommes politiques. De droite comme de gauche. Il les a incités à la prudence. Jacques Chirac, particulièrement, qui, élu lui aussi sur l'idée de rupture, n'aura de cesse, durant ses deux mandats, de veiller à ce que le vent de la mondialisation ne vienne pas trop bouleverser le fragile équilibre français.


Que faisait M. Sarkozy en Mai 68 ? Il avait 13 ans et voulait venger de Gaulle en défilant, le 30 mai, sur les Champs-Elysées, racontent ses biographes, Pascale Nivelle et Elise Karlin (Les Sarkozy : une famille française, Calmann-Lévy, 2006). Pour lui, Mai 68 a d'abord eu le goût d'une revanche à prendre. A condition de trouver la bonne méthode pour réformer le pays.


Cette méthode, qu'il expose en détail en 2001, tient en trois principes. D'abord, rassembler son camp en le décomplexant. Ce qu'il fera avec opiniâtreté entre 2002 et 2007. Ensuite, "tout dire avant", autrement dit annoncer clairement la couleur des réformes pendant la campagne électorale afin de ne prendre personne par surprise. Enfin, s'appuyer sur la dynamique de la campagne pour "tout faire après".


Au début, la méthode Sarkozy a parfaitement fonctionné. Bouclier fiscal, défiscalisation des heures supplémentaires, réforme des régimes spéciaux de retraite, service minimum... le président de la République a dévidé son programme de façon méthodique. Certains, à droite, lui ont parfois reproché de ne pas aller aussi loin qu'ils l'auraient voulu, mais personne ne l'a pris en flagrant délit de reculade. La rupture semblait en bonne voie.


Et puis tout s'est enrayé avec la crise financière et économique à l'automne 2008. Le discours a changé, la cohérence des réformes s'est envolée. A la place de la croissance promise ? La récession. Du plein-emploi ? Le chômage. Des gains de pouvoir d'achat ? Le sentiment de déclassement. Le cap a été perdu et la première reculade a eu lieu. Sur la réforme du lycée, en décembre 2008, par crainte d'un mouvement de jeunes. Comme en Mai 68. C'est à partir de ce moment-là que M. Sarkozy a commencé à dire, comme ses prédécesseurs, que "la France n'est pas le pays le plus facile à gouverner".


Un aveu de faiblesse en forme de paradoxe. Car, avec son Etat omnipotent et ses amortisseurs sociaux, la France n'est pas le pays le plus mal armé pour résister à la crise. Mais le reconnaître ouvertement, c'est aller à l'encontre de ce qui avait été dit pendant la campagne présidentielle. Comme nombre de ses prédécesseurs, M. Sarkozy a rencontré, à presque mi-mandat, la complexité française.



Françoise Fressoz (Service Europe-France)

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Published by alithia - dans politique
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commentaires

Didier 04/02/2009 00:39

Aujourd'hui il nous a fait le coup de la crise économique surmontée par la culture ! Ebouriffant .

alithia 04/02/2009 15:37


oui j'ai vu, il veut sans doute rendre la culture rentable pour aller contre la crise ; du moins ce qu'il entend par culture, ce qui est tout un programme.


Kd 02/02/2009 20:17

Pour la critique exhaustive du nain recorman du chômage en France depuis 20 ans, je pense qu'il y a des sites spécialisé. Imaginez le rythme de mise a jour et le volume que sa prendrait sur ce site dédié plus spécifiquement au fléaux wikipédia... qui lui occulte carrement tout ce qui pourrait contrarier nabotléon. 

alithia 02/02/2009 23:51


Sans raconter par le menu tous les détails au jour le jour la dite "encyclopédie" pourrait / devrait tout de même donner les grandes lignes. Mais vous avezz raison,
l'info est ailleurs.


Raoul 29/01/2009 23:53

"les Français ont guillotiné le roi"'"au nom d'une mesure symbolique, ils peuvent renverser le pays"Très drôle !

Lulu 29/01/2009 11:06

« Et puis tout s'est enrayé avec la crise financière et économique à l'automne 2008. Le discours a changé, la cohérence des réformes s'est envolée. »Ah oui, en somme, c'est pas sa faute à Sarko, hein ?

alithia 29/01/2009 15:12


Reste à prouver que l'Etat (les Etats) ne jouent aucun rôle dans les politiques neo-libérales, ce qui est assez difficile : les banques n'ont pas été contrôlées (par
les Etats qui ont laissé faire la spéculation), elles ont pris des risques et quand arrive la crise, c'est l'Etat qui renfloue, avec l'argent de la collectivité.

Quant aux réformes de Sarkozy, elles sont bien de lui, non ?