Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
  • Contact

Qui Suis-Je ?

  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.

Moteur De Recherche

Archives

20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 13:44

Ou qu'est-ce qu'un homme politique et qu'est-ce qu'un pantin autoritaire et  ridicule ? 



En ces circonstances revient en mémoire le grand Victor Hugo et ce qu'il écrivit sur Napoléon le petit.

En ces temps d'investiture d'un Obama intelligent, cultivé, modeste parce que responsable, qui prend appui sur les plus grands et les plus forts symboles de l'histoire des Etats-Unis pour rassembler et appeler le peuple américain à se redresser après la honte générée par Bush,  tandis que nous citoyens français, sommes pris de honte de n'avoir pour nous gouverner qu'un petit agité vulgaire et inculte, qui croit cacher sa médiocrité derrière son agitation fébrile , ses paillettes et son autoritarisme grotesque, curieusement revient la pertinence d'un texte d'un autre temps, dénonçant la même  fatuité, la même vulgarité, la même impuissance. Face à Obama, d'emblée entré dans l'histoire, qui ose parler et penser politique,  et  qui fait rêver en invoquant ses rêves reliés au rêve américain, la France n'a trouvé pour l'instant  qu'un  individu  aux fantasmes de beaufs [1] un petit coq qui se rengorge du pouvoir qu'il a acquis, en grande partie, grâce aux gaffes de notre Bécassine nationale.  La France résumée un temps au duel Mickey contre Bécassine, on  est pris d'accablement et on se prend à relire Victor Hugo et vouloir le citer.



Louis de Basta Cosi est un homme de moyenne taille, [...] c'est un personnage vulgaire, puéril, théâtral et vain. Certes, ce cerveau est trouble, ce cerveau a des lacunes, mais on peut y déchiffrer par endroits plusieurs pensées de suite et suffisamment enchaînées. C'est un livre où il y a des pages arrachées. A tout moment quelque chose manque. Louis de Basta Cosi a une idée fixe, mais une idée fixe n'est pas l'idiotisme. Il sait ce qu'il veut, et il y va. A travers la justice, à travers la loi, à travers la raison, à travers l'honnêteté, à travers l'humanité, soit, mais il y va. Ce n'est pas un idiot. C'est tout simplement un homme d'un autre temps que le nôtre. Il semble absurde et fou parce qu'il est dépareillé.


Seulement il oublie ou il ignore qu'au temps où nous sommes, ses actions auront à traverser ces grands effluves de moralité humaine dégagés par nos trois siècles lettrés et par la révolution française, et que, dans ce milieu, ses actions prendront leur vraie figure et apparaîtront ce qu'elles sont, hideuses.


M. Louis de Basta Cosi se laisse volontiers entrevoir socialiste. Il sent qu'il y a là pour lui une sorte de champ vague, exploitable à l'ambition.


Alors il ne parle pas, il ment. Cet homme ment comme les autres hommes respirent. Il annonce une intention honnête, prenez garde ; il affirme, méfiez vous ; il fait un serment, tremblez. ...


Annoncer une énormité dont le monde se récrie, la désavouer avec indignation, jurer ses grands dieux, se déclarer honnête homme, puis au moment où l'on se rassure et où l'on rit de l'énormité en question, l'exécuter.


On est de son cercle intime ; il laisse entrevoir un projet qui semble, non immoral, on n'y regarde pas de si près, mais insensé et dangereux, et dangereux pour lui-même ; on élève des objections ; il écoute, ne répond pas, cède quelquefois pour deux ou trois jours, puis reprend son dessein, et fait sa volonté.


Grâce à cette façon de faire, il a toujours à son service l'inattendu, grande force ; et, ne rencontrant en lui-même aucun obstacle intérieur dans ce que les autres hommes appellent conscience, il pousse son dessein, n'importe à travers quoi, nous l'avons dit, n'importe sur quoi, et touche son but.


Il recule quelquefois, non devant l'effet moral de ses actes, mais devant l'effet matériel.

Dans ses entreprises il a besoin d'aides et de collaborateurs ; il lui faut ce qu'il appelle lui-même "des hommes". Diogène les cherchait tenant une lanterne, lui il les cherche un billet de banque à la main. Il les trouve. De certains côtés de la nature humaine produisent toute une espèce de personnages dont il est le centre naturel et qui se groupent nécessairement autour de lui selon cette mystérieuse loi de gravitation qui ne régit pas moins l'être moral que l'atome cosmique.


Aujourd'hui il en est environné, ces hommes lui font cour et cortège ; ils mêlent leur rayonnement au sien. A de certaines époques de l'histoire, il y a des pléiades de grands hommes ; à d'autres époques, il y a des pléiades de chenapans.


M. Louis de Basta Cosi a réussi. Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort, et tous ces hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que de la honte.


En attendant, depuis sept mois, il s'étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, pris des millions, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue ; il s'est épanoui dans sa laideur à une loge d'Opéra...


Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas....

Une chose me frappe pourtant, c'est que dans toutes les qualités qu'on lui reconnaît [...] dans tous les éloges qu'on lui adresse, il n'y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clefs bien faites. Tout est là. ... Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.


Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l'assaisonnait de cette façon.


Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve si énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l'aventure et l'aventurier, [...] on ne trouve au fond de l'homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l'argent. La ruse : nous avons caractérisé déjà ce grand côté de Louis de Basta Cosi, mais il est utile d'y insister.


Le 27 novembre 1998, il disait à ses concitoyens dans son manifeste : "Je me sens obligé de vous faire connaître mes sentiments et mes principes. Il ne faut pas qu'il y ait d'équivoque entre vous et moi. Je ne suis pas un ambitieux... Élevé dans les pays libres, à l'école du malheur, je resterai toujours fidèle aux devoirs que m'imposeront vos suffrages et les volontés de l'Assemblée. Je mettrai mon honneur à laisser, au bout de quatre ans, à mon successeur, le pouvoir affermi, la liberté intacte, un progrès réel accompli."


Depuis trente-six ans il y avait en France toutes sortes de choses pernicieuses : cette "sonorité", la tribune ; ce vacarme, la presse ; cette insolence, la pensée ; cet abus criant, la liberté ; il est venu, lui, et à la place de la tribune il a mis le sénat ; à la place de la presse, la censure ; à la place de la pensée, l'ineptie ; à la place de la liberté, le sabre ; et de par le sabre, la censure, l'ineptie et le sénat, la France est sauvée ! Sauvée, bravo ! et de qui, je le répète ? d'elle-même ; car, qu'était-ce que la France, s'il vous plaît ? c'était une peuplade de pillards, de voleurs, de jacques, d'assassins et de démagogues.


Il a fallu la lier, cette forcenée, cette France, et c'est M. Louis de Basta Cosi qui lui a mis les poucettes. Maintenant elle est au cachot, à la diète, au pain et à l'eau, punie, humiliée, garrottée, sous bonne garde ; soyez tranquilles, le sieur de Basta Cosi, gendarme à la résidence de l'Élysée, en répond à l'Europe ; il en fait son affaire ; cette misérable France a la camisole de force, et si elle bouge :... - Ah ! qu'est-ce que c'est que ce spectacle-là ? qu'est-ce que c'est que ce rêve-là ? qu'est-ce que c'est que ce cauchemar-là ? d'un côté une nation, la première des nations, et de l'autre un homme, le dernier des hommes, et voilà ce que cet homme fait à cette nation ! Quoi ! il la foule aux pieds, il lui rit au nez, il la raille, il la brave, il la nie, il l'insulte, il la bafoue ! Quoi ! il dit : il n'y a que moi ! Quoi ! dans ce pays de France où l'on ne pourrait pas souffleter un homme, on peut souffleter le peuple ! Ah ! quelle abominable honte !


Chaque fois que M. Louis de Basta Cosi crache, il faut que tous les visages s'essuient ! Et cela pourrait durer ! et vous me dites que cela durera ! non ! non ! non ! par tout le sang que nous avons tous dans les veines, non ! cela ne durera pas ! Ah ! si cela durait, c'est qu'en effet il n'y aurait pas de Dieu dans le ciel, ou qu'il n'y aurait plus de France sur la terre ! [...]

il restera mesquin, [...] il ne sera jamais que le tyran pygmée d'un grand peuple. [...] un batteur de grosse caisse des Champs-Elysées...


L'acabit de l'individu se refuse de fond en comble à la grandeur, même dans l'infamie. Faire hausser les épaules au genre humain, ce sera sa destinée. [...] Il sera hideux, et il restera ridicule. Voilà tout. L'histoire rit et foudroie. [...] L'historien ne pourra que le mener à la postérité par l'oreille.


L'homme une fois déshabillé du succès, le piédestal ôté, la poussière tombée, le clinquant et l'oripeau et le grand sabre détachés, le pauvre petit squelette mis à nu et grelottant, peut-on s'imaginer rien de plus chétif et de plus piteux ?


L'histoire a ses tigres. [...] Elle ne mêle pas avec eux les chacals.

Je ne sais quelle gangrène de prospérité matérielle menace de faire tomber l'honnêteté publique en pourriture.


Ma foi ! vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l'argent ; c'est ignoble, mais c'est excellent ; un scrupule de moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte, et si l'on peut avoir une concession de chemins en France ou de terrains en Afrique, on demande une place.


C'est à qui fera ce trafic de soi-même le plus cyniquement, et parmi ces êtres il y a des jeunes gens qui ont l'oeil pur et limpide et toute l'apparence de l'âge généreux, et il y a des vieillards qui n'ont qu'une peur, c'est que la place sollicitée ne leur arrive pas à temps et qu'ils ne parviennent pas à se déshonorer avant de mourir. L'un se donnerait pour une préfecture, l'autre pour une recette, l'autre pour un consulat, l'autre veut un bureau de tabac, l'autre veut une ambassade. Tous veulent de l'argent, ceux-ci moins, ceux-ci plus, car c'est au traitement qu'on songe, non à la fonction. Chacun tend la main. Tous s'offrent. Un de ces jours on établira un essayeur de consciences à la monnaie.


Les mots indépendance, affranchissement, progrès, orgueil populaire, fierté nationale, grandeur française, on ne peut plus les prononcer en France. Chut ! ces mots-là font trop de bruit ; marchons sur la pointe du pied et parlons bas. Nous sommes dans la chambre d'un malade.


Et la liberté de la presse ! Qu'en dire ? N'est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l'esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

- Qu'est-ce que c'est que cet homme ?

- C'est le chef, c'est le maître. Tout le monde lui obéit.

- Ah ! tout le monde le respecte alors ?

- Non, tout le monde le méprise.

- O situation ! Cet homme de ruse, cet homme de force, cet homme de mensonge, cet homme de succès, cet homme de malheur !


Oui, quelquefois, aux paroles superbes qui lui échappent, à le voir adresser d'incroyables appels à la postérité, à cette postérité qui frémira d'horreur et de colère devant lui, à l'entendre parler avec aplomb de sa "légitimité"et de sa "mission", on serait presque tenté de croire qu'il en est venu à se prendre lui-même en haute considération et que la tête lui a tourné au point qu'il ne s'aperçoit plus de ce qu'il est ni de ce qu'il fait.


Il croit à l'adhésion des prolétaires, il croit à la bonne volonté des rois, il croit à la fête des aigles, il croit aux harangues du conseil d'état, il croit aux bénédictions des évêques, il croit au serment qu'il s'est fait jurer...





Victor HUGO,  « Napoléon, le petit »


Les noms ont été changés. Toute ressemblance  avec des personnages connus ...





note [1]  : argent,  femmes -les mannequins, ça fait joli sur la cheminée-, et pouvoir , y compris le pouvoir d'humilier ses collaborateurs, par exemple de traiter ses ministres comme des domestiques et pouvoir de se mêler de tout et d'occuper la fonction de tous les ministres à la fois.

Partager cet article

Repost 0
Published by alithia - dans humeurs humour
commenter cet article

commentaires

un lecteur posé 25/01/2009 16:03

Mon dieu que pierres dans votre jardin ! ces Pierre pullulent, s'entrecroisent et pullulent pour dire que WP est une oeuvre admirable. C'est leur avis et on n'est pas obligé de le partager .Quant au pauvre couillon de prof qui se mouille et s'abaisse à de telles platitudes subjectives,  et veut défendre Wp, eh bien  c'est son avis et rares sont ceux qui le partagent chez les profs. tant pis pour lui, mais génralement les profs sont un peu moins simplets. Tous les Pierre  qui rigolent (tiens ?) ont leur prof . Ils peuvent le garder, ça n'empêche pas les autres de penser ce qu'ils pensent. Et ces Pierre écrivent sous proxy  dîtes-vous ? Que du beau monde dans la communauté qui affectionne WP.

Pierre 24/01/2009 22:50

Madame, je crois que vous n'avez pas bien lu : ce monsieur est "docteur en histoire des sciences" avec une thèse SUR la chimie dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, et non une thèse DE chimie.
C'est très différent et ne relève pas des mêmes cursus "scolaires".

Autre chose. Vous réclamez à cors et à cris des universitaires et leurs opinions sur Wikipédia que vous publicisez dès qu'elles sont négatives, mais déniez toute expertise (et honnêteté intellectuelle, au passage) à des universitaires déclarés et identifiables quand ils s'expriment positivement sur le sujet. Ce n'est ni rigoureux, ni honnête, vis à vis de votre lectorat, comme votre appréciation sur l'étude israélienne citée par ailleurs (il n'est pas question d'"honneur" quand on fait des statistiques- comme j'ai pu le lire (!), mais de choisir un échantillonnage qui représente une réalité).

Dernière chose : je ne suis pas wikipédien (la précision ne semble pas superflue) et n'ai aucune envie d'y participer.

En vous remerciant pour votre lecture attentive que vous décidiez de publier cette missive ou non.

alithia 25/01/2009 04:15


ici il s'agit de son article sur wikipedia et je dis qu'il ne vaut rien compte tenu de ce que j'ai dit précédemment (chaque discipline a ses exigences et ses méthodes)
je ne sais pas ce qu'il  a fait par ailleurs et ça ne change rien à ce qu'il a écrit au sujet de wikipedia qui n'est que "jaime bien".  C'est son affaire.


Pierre (pas le parisien) 24/01/2009 19:22

Wouah. Désolé de vous embêter, soyez assurée que je ne posterai plus ici. "Vous localisant fictivement aux 4 coints du monde avec différents pseudo "Pierre" ????? Je vais pas vous demander d'où vous tirez cette information; j'imagine que ça ne sert à rien que je précise qu'à ce sujet vous dites n'importe quoi ?Merci quand même pour avoir détaillé votre critique un peu plus que dire uniquement "c'est un wikipédien qui énonce l'habituel discours". Je me permets juste de mentionner que ce n'est pas "mon" prof-wikipédien, ni "mon" chimiste (au risque de me répéter, je ne suis pas le même "Pierre" que celui qui a posté le lien; dans mon premier commentaire qui s'est perdu en route, j'avais signé "Pierre (pas le parisien)" pour que ce soit clair); je ne fais pas passer cela pour un jugement autorisé, mais posait juste une question en indiquant que la personne dont on parle avait l'air d'avoir un profil intéressant pour traiter la question. Vous n'êtes pas d'accord, et le dites clairement.Maintenant, me faire traiter de "malhonnête" par quelqu'un qui me dit "qu'avez-vous à cacher", "références complétement fictives", "pas très clair dans votre tête", "wikipédien-zombie réfugié dans la 4° dimension internet", ça me fait un peu rigoler.

alithia 25/01/2009 04:20


Il y a trop de "Pierre" ici avec trop de n° de proxy.

pour la personne en question je ne connais rien d'elle que cet article sur wikipedia qui exprime qu'il aime bien, c'est tant mieux pur lui, mais ça ne vaut rien.


Pierre 24/01/2009 00:03

Malheureusement, un commentaire que j'ai écrit hier soir semble s'être perdu en route. Je n'ai pas le courage de récrire le détail, mais je trouvais intéressant de noter que Jean-Claude Guédon, si je n'ai aucune idée du fait que c'est un wikipédien ou non, est professeur d'Université à Montréal, et selon son CV (http://www.littco.umontreal.ca/personnel/guedon_j-c.htm), "docteur en histoire des sciences avec une thèse sur la chimie dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert."Ca me semble assez intéressant comme sujet dans le cadre d'une discussion concernant Wikipédia; en tout cas, ça m'intéresserait de voir une analyse un peu plus poussée de ce qu'il a écrit.

alithia 24/01/2009 15:22


Docteur en chimie peut-être, mais qui répète le discours wikipédien type sans ajouter aucun élément personnel ni aucun élément probant : aucune allusion aux défauts de
wikipedia, pourtant connus, et pas le commencement d'une question sur ce qui fait question, à savoir la qualité et la fiabilité de wikipedia. Son article sur wikipedia n'a donc rien d'un article
sérieux -pour ne pas dire témoignant d'un esprit scientifique. C'est tout à fait bidon : des généralités ne reposant sur rien. Son titre suffit "moi j'aime bien" : une opinion, exprimant un goût
personnel, rien de plus, comme d'autres aiment les melons ou la couleur rouge ou le whisky, lui il aime bien wikipedia. Et alors ?

Et alors, les wikipédiens nous sorrent ses titres universitaires? Ridicule. Il n'écrit aps en tant qu'universitaire mais comme un individu qui a des goûts. Il aime bien wikipedia , et les polars ?
et les vacances à la mer ? et quoi encore ? Je ne vois pas ce qu'ajoutent ses titres universitaires.

Mais en tant qu'universitaire se risquer à dire du bien de wikipedia comme cela est assez curieux. Cela montre simplement qu'on peut être très  savant en chimie et laisser son esprit
scientifique et ses questions au vestiaire, dès qu'on aborde d'autres sujets, par ex. wikipedia. Ou qu'on peut être mais totalement naïf voire aveugle devant les problèmes qui se posent à propos de
wikipedia  et que beaucoup de gens moins savants ont perçus ; tel que par exemple, comment est-il possible d'écrire des articles d'histoire exacts et objectifs en histoire, comment prendre en
compte les sources et comment les sélectionner, comment les analyser de façon à donner une information la plus grande possible et la plus objective possible ? cette question est une question de
fond, qu'un esprit scientifique ne peut éviter. Or votre  chimiste l'évite, qui ne fait que témoigner de sa naïveté et de sa crédulité, au minimum.

A quoi j'ajouterais : comment peut-on exercer sa raison en se pliant à des exigences scientifiques dans un domaine, savoir donc que toute démarche scientifique suppose des principes, des règles et
des méthodes, (différentes selon les disiciplines et les domaines) et oublier celles-ci lorsqu'on change de domaine ? Un scientifique, rigoureux en maths, en physique, en chimie, en biologie...
devrait pouvoir comprendre qu'en histoire, sciences humaines et sciences sociales il y a aussi des principes généraux de la raison qui s'appliquent, les mêmes (pzer ex. : pas d'affirmation
sans démonstration) et des règles et méthodes propres à chaque discipline, qui doivent être respectées sous peine de ne rien produire de valable. Un esprit scientifique devrait  en préalable à
toute appréciation de wikipedia ( a fortiori positive) poser la question  de savoir si ces règles et méthodes ont été respectées, dans chaque cas avant de produire quelque jugement
appréciatif.

Sinon il raconte n'importe quoi, ou ça n'est qu'une opinion en l'air, ce qui est pareil. L'opinion ne vaut rien du point de vue de la science. C'est son avis ; dont on se fiche, car il n'est étayé
sur rien et n'est pas le résultat d'une démonstration, voilà ce que fait votre prof-wikipédien.  Et vous voudriez le faire passer pour une preuve  ! Il n'a pas vérifié que les méthodes
applicables en histoire, anthropologie, archéologie et autres sciences humaines ont été respectées. Or je peux vous dire qu'elles ne le sont pas. Et il donne pourtant une appréciation générale de
wikipedia, comme si elles l'avaient été, ce qui contraire à la rigueur scientifique, mais est au niveau de propos de bistro, d'opinions.

Il aurait dû, pour être rigoureux, soit se borner au secteur de la chimie sur wikipedia, en admettant que celui-ci soit bien traité, ce pour quoi il est effectivement bien placé pour nous donner un
avis -et son avis m'eut intéressée car venant d'un chimiste cela vaut pour garantie s'il peut nous assurer que les articles de chime sont bien traités et exacts- soit s'il veut étendre son jugement
à l'ensemble des disciplines, il aurait dû aller vérifier d'abord si les méthodes de chaque discipline sont respectées. Sinon son avis ne vaut rien et ça n'est que de la propagande
wikipédienne sans intérêt. Ce qu'il fait et ce que je dis.

A mettre en rapport avec l'article de wikigrill analysant l'article sur Levi-Srauss dans wikipedia -avec le quel, cela dit je serais moins sévère- jugé comme particulièrement mauvais car il ne
présente même pas l'oeuvre , ce qui est en effet un défaut tout à fait rédhibitoire. Voilà si vous voulez un avis qui n'est pas le mien pour anthropologie. Pour archéologie j'ai publié sur le blog
un article citant un professeur d'archéologie étudiant la manière dont wikipedia traite de certains sujets d'archéologie . Critique sans appel : ne serait pas digne de traux d'étudiants en 1°
année. Pour l'histoire idem, vous avez vu l'étude faite par Roy Rosensweig (ortho approximative, faut que j'aille vérifier) historien, qui dit clairement l'absence totale de méthode des articles
d'histoire, outre l'article Colbert analysé par wikigrill. Et on pourrait continuer ainsi sur les diverses disciplines et les divers secteurs et ça serait pareil (avec quelques exceptions, c'est
entendu, mais une encyclopédie ne peut être constituée d'articles qui, par exception, son bons ou simplement corrects... tout en se vantant d'être à la hauteur de Britannica ou presque, ce qui
revient à se moquer du monde) .

Tout ce que j'ai à dire c'est que  l'avis de votre  chimiste n'est pas sérieux car il n'a pas fait les vérifications élémentaires.

"moi j'aime bien" et alors ? N'importe qui peut opposer  à cela "moi j'aime pas" mais par pitié ne faites pas passer cela pour un jugement autorisé et savant, car là vous êtes
malhonnête.

Quant à vous qui écivez sous proxy vous localisant fictivement aux 4 coins du monde avec différents pseudo "Pierre" assurant à chaque fois que... qu'avez-vous donc à
cacher pour vous dissimuler ainsi sous des références complètement fictives ? ça n'est pas très honnête et vous ne devez pas être très clair dans votre
tête.

Encore un wikipédien- zombie réfugié dans la 4° dimension internet ?


Big Bang 23/01/2009 23:03

C'est qui ce Jean-Claude Guédon ? Un copain d'Anthère ?

alithia 23/01/2009 23:46


copain, je ne sais pas, mais wikipédien c'est sûr, tout à fait typique même, qui répète ce que tout wikipédien doit dire wikipedia : c'est bien parce que c'est très
sympathique et il faut lui faire confiance, parce que les gens qui y participent y croient et sont pleins de bonne volonté, donc le résultat est forcément bon, donc pas la peine d'objecter,
erreurs, déformations, propagande, vous êtes mal intentionné, si vous dîtes dela ; comme c'est inscrit dans le manuel de propagande à usage de l'extérieur. C'est comme ça que ça se passe dans les
sectes, les réponses sont prêtes avant même les questions, ce qui permet de les éviter. Une méthode de base apprise et pratiquée dans les sectes : répondez toujours à côté de la question.

Là on est face à la question des déformations et manipulations : il répond soigneusement à côté.