Partager l'article ! réflexions sur la guerre, pourraient être utiles à wikipedia.: Réflexions et questions morales sur la guerre. ...
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"le courage c'est de chercher la vérité et de la dire" Jean Jaurès
La Proportionnalité ne signifie pas "un prêté pour un rendu" comme dans une vendetta familiale. Les Capulets tuent trois Montaigus, alors les Montaigus doivent tuer trois Capulets. Plus que
trois, et ils enfreignent les règles de la vendetta, où proportionnalité signifie symétrie.
Le sens de ce terme est d'un tout autre ordre au regard du droit international, parce que la guerre n'est pas un acte de vengeance; ce n'est pas une activité fondée sur le fait de "compter les
points", et la loi du "on est quitte" ne s'applique pas.
Que ça plaise ou non, la guerre est toujours caractérisée par ses intentions ; elle a un but, un objectif à atteindre. L'objectif est souvent mal conçu, mais pas toujours: défaire les
Nazis, empêcher un effet Domino, secourir le Koweit, détruire les armes de destruction massive iraquiennes. La proportionnalité implique une mesure, et la mesure ici est la valeur de l'objectif à
atteindre. Combien de pertes civiles sont "disproportionné
Il en va de même dans les débats se focalisant sur des actes de guerre spécifique. Considérons l'exemple d'un raid aérien sur une usine de montage de tanks allemands pendant la deuxième guerre
mondiale qui tue un certains nombre de civils habitant aux environs. La justification se décline comme suit : Le nombre de civils tués n'est "pas disproportionné aux" dommages que ces tanks
causeraient dans les jours et mois à venir si la chaîne de montage continait à tourner. C'est un bon argument, et il justifie en effet une certaines quantité de morts civiles non intentionnelles.
Mais quelle quantité? Comment établit-on une limite supérieure, étant donné qu'il peut y avoir beaucoup de tanks [qui sortent d'une chaîne de montage] qui occasionneront beaucoup de dommages
?
Parce que les arguments de proportionnalité sont fondés sur une vision du futur, et parce que nous n'avons pas de connaissance certaine de l'avenir mais seulement spéculative, il est important
d'être très prudent en usant de cette justification.
Mais les commentateurs et critiques qui font aujourd'hui usage du terme de disproportion, ne prennent quant à eux aucune de ces précautions; ils ne s'embarrassent pas de jugement mesuré ni même
spéculatif. Pour eux, la violence "disproportionné
L'argument classique de proportionnalité
Mais si la réponse à cette question sera toujours "de trop", c'est pour la raison que même moyennant une arithmétique de la proportionnalité
Voici les questions qui nous indiquent la voie concernant ces importantes limites.
Premièrement, avant que la guerre n'éclate : Y a-t-il d'autres moyens d'atteindre l'objectif ? Dans le cas présent, cette question a déterminé les intenses débats politiques israéliens depuis le
retrait de Gaza : Quel est le bon moyen d'arrêter les attaques de roquettes ? Comment garantir que le Hamas ne puisse pas acquérir de plus en plus de roquettes toujours plus puissantes ?
Plusieures mesures ont été proposées, et plusieures ont été essayées.
Deuxièmement, une fois le combat entamé, qui est responsable de la présence de civils dans les lignes de tirs ? Il est utile de se rappeller que dans la guerre du Liban en 2006, Kofi Annan, le
Secretary-Géné
Troisième question : Est-ce que l'armée israélienne agit dans les cas concrets de manière à minimiser les riques imposés aux civils ? Prennent-ils eux-mêmes des risques dans ce but ? Les armées
choisissent des tactiques qui sont plus ou moins protectrices des populations civiles, et nous les jugeons en fonction de leurs choix. Je n'ai pas entendu cette question de la part des
commentateurs et autres critiques des media occidentaux dans le cas de la guerre à Gaza ; c'est une question difficile, étant donné que toute réponse devrait prendre un compte les choix tactiques
du Hamas.
En fait, elles sont toutes trois des questions difficiles, mais ce sont celles qui doivent être posées et résolues si l'on veut faire un jugement moral solide à propos de Gaza - ou tout autre
guerre.
La question "Est-ce disproportionné ?" n'est pas du tout difficile pour ceux qui répondent oui les yeux fermés, mais posée honnêtement, la réponse sera souvent non, ce qui peut aussi aboutir à
justifier bien plus que nous ne devrions nous autoriser à justifier. Se poser les questions difficiles et se préoccuper de trouver les bonnes réponses - voilà les obligations morales des
commentateurs et des critiques, qui sont supposés éclairer le débat concernant les obligations morales des soldats. Ils s'emploient plutôt à les evacuer ces derniers
jours.
[1] oeuvres traduites en français : De l’exode à la liberté, Calmann-Lévy, Paris, 1986 ; La Révolte des saints, Paris, Belin, 1987 ; Régicide et révolution, Payot, Paris, 1989 ; Critique et sens commun, La Découverte, 1990 ; Le Deuxième Age de la critique sociale, Métailié, Paris, 1995 ; Pluralisme et démocratie, Esprit, Paris, 1997 ; Sphères de justice, Seuil, Paris, 1997 ; Traité sur la tolérance, Gallimard, Paris 1998 ; Guerres justes et injustes, Belin, Paris, 1999.
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