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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • wikipedia ou le mythe de la neutralité
  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • alithia
  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 14:45

Les idées et informations les plus importantes et les plus intelligentes sont toujours absentes de wikipedia.


Pour des raisons de structure : ses règles qui interdisent toute idée originale et toute analyse et poussent au plagiat ses rédacteurs. Son organisation qui ne comprend ni comité éditorial, ni comité de lecture.

Pour des raisons de fait : dans ce cadre wikipedia ne draîne que des rédacteurs incompétents,  incapables  de aire des choix et de juger de manière perttinente de ce qui est à publier et de ce qui ne mérite pas de l'être. Et de ce point de vue, wikipedia fait tout à contre-sens : elle publie ce qui n'est pas publiable (y compris la propagande et tout le champ illimité de l'irrationnel ) et ne publie pas ce qu'elle devrait publier. [1]


J'ai déjà parlé de Wallerstein et résumé en partie sa thèse. Je publie l'ensemble du texte.

LE CAPITALISME TOUCHE À SA FIN

 Le Monde

lundi 3 novembre 2008 ; interview d'Immanuel Wallerstein


Signataire du manifeste du Forum social de Porto Alegre ('Douze propositions pour un autre monde possible'), en 2005, vous êtes considéré comme l'un des inspirateurs du mouvement altermondialiste. Vous avez fondé et dirigé le Centre Fernand-Braudel pour l'étude de l'économie des systèmes historiques et des civilisations de l'université de l'Etat de New York, à Binghamton. Comment replacez-vous la crise économique et financière actuelle dans le 'temps long' de l'histoire du capitalisme ?


Immanuel Wallerstein : Fernand Braudel (1902-1985) distinguait le temps de la 'longue durée', qui voit se succéder dans l'histoire humaine des systèmes régissant les rapports de l'homme à son environnement matériel, et, à l'intérieur de ces phases, le temps des cycles longs conjoncturels, décrits par des économistes comme Nicolas Kondratieff (1982-1930) ou Joseph Schumpeter (1883-1950). Nous sommes aujourd'hui clairement dans une phase B d'un cycle de Kondratieff qui a commencé il y a trente à trente-cinq ans, après une phase A qui a été la plus longue (de 1945 à 1975) des cinq cents ans d'histoire du système capitaliste.


Dans une phase A, le profit est généré par la production matérielle, industrielle ou autre ; dans une phase B, le capitalisme doit, pour continuer à générer du profit, se financiariser et se réfugier dans la spéculation. Depuis plus de trente ans, les entreprises, les Etats et les ménages s'endettent, massivement. Nous sommes aujourd'hui dans la dernière partie d'une phase B de Kondratieff, lorsque le déclin virtuel devient réel, et que les bulles explosent les unes après les autres : les faillites se multiplient, la concentration du capital augmente, le chômage progresse, et l'économie connaît une situation de déflation réelle. Mais, aujourd'hui, ce moment du cycle conjoncturel coïncide avec, et par conséquent aggrave, une période de transition entre deux systèmes de longue durée. Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste. Ce qui différencie fondamentalement cette phase de la succession ininterrompue des cycles conjoncturels antérieurs, c'est que le capitalisme ne parvient plus à 'faire système', au sens où l'entend le physicien et chimiste Ilya Prigogine (1917-2003) : quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l'équilibre, et l'on assiste alors à une bifurcation. 

 

La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu'alors, et l'on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l'usage du mot 'crise' à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin.


Question :Pourquoi ne s'agirait-il pas plutôt d'une nouvelle mutation du capitalisme, qui a déjà connu, après tout, le passage du capitalisme marchand au capitalisme industriel, puis du capitalisme industriel au capitalisme financier ?


Le capitalisme est omnivore, il capte le profit là où il est le plus important à un moment donné ; il ne se contente pas de petits profits marginaux ; au contraire, il les maximise en constituant des monopoles - il a encore essayé de le faire dernièrement dans les biotechnologies et les technologies de l'information. Mais je pense que les possibilités d'accumulation réelle du système ont atteint leurs limites. Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle, se nourrit du différentiel de richesse entre un centre, où convergent les profits, et des périphéries (pas forcément géographiques) de plus en plus appauvries.


A cet égard, le rattrapage économique de l'Asie de l'Est, de l'Inde, de l'Amérique latine, constitue un défi insurmontable pour 'l'économie-monde' créée par l'Occident, qui ne parvient plus à contrôler les coûts de l'accumulation. Les trois courbes mondiales des prix de la main-d'oeuvre, des matières premières et des impôts sont partout en forte hausse depuis des décennies. La courte période néolibérale qui est en train de s'achever n'a inversé que provisoirement la tendance : à la fin des années 1990, ces coûts étaient certes moins élevés qu'en 1970, mais ils étaient bien plus importants qu'en 1945. En fait, la dernière période d'accumulation réelle - les 'trente glorieuses' - n'a été possible que parce que les Etats keynésiens ont mis leurs forces au service du capital. Mais, là encore, la limite a été atteinte !


Q : Y a-t-il des précédents à la phase actuelle, telle que vous la décrivez ?


Il y en a eu beaucoup dans l'histoire de l'humanité, contrairement à ce que renvoie la représentation, forgée au milieu du XIXe siècle, d'un progrès continu et inévitable, y compris dans sa version marxiste. Je préfère me cantonner à la thèse de la possibilité du progrès, et non à son inéluctabilité. Certes, le capitalisme est le système qui a su produire, de façon extraordinaire et remarquable, le plus de biens et de richesses. Mais il faut aussi regarder la somme des pertes - pour l'environnement, pour les sociétés - qu'il a engendrées. Le seul bien, c'est celui qui permet d'obtenir pour le plus grand nombre une vie rationnelle et intelligente. Cela dit, la crise la plus récente similaire à celle d'aujourd'hui est l'effondrement du système féodal en Europe, entre les milieux du XVe et du XVIe siècle, et son remplacement par le système capitaliste. Cette période, qui culmine avec les guerres de religion, voit s'effondrer l'emprise des autorités royales, seigneuriales et religieuses sur les plus riches communautés paysannes et sur les villes. C'est là que se construisent, par tâtonnements successifs et de façon inconsciente, des solutions inattendues dont le succès finira par 'faire système' en s'étendant peu à peu, sous la forme du capitalisme.


Q : Combien de temps la transition actuelle devrait-elle durer, et sur quoi pourrait-elle déboucher ?

La période de destruction de valeur qui clôt la phase B d'un cycle Kondratieff dure généralement de deux à cinq ans avant que les conditions d'entrée dans une phase A, lorsqu'un profit réel peut de nouveau être tiré de nouvelles productions matérielles décrites par Schumpeter, sont réunies. Mais le fait que cette phase corresponde actuellement à une crise de système nous a fait entrer dans une période de chaos politique durant laquelle les acteurs dominants, à la tête des entreprises et des Etats occidentaux, vont faire tout ce qu'il est techniquement possible pour retrouver l'équilibre, mais il est fort probable qu'ils n'y parviendront pas.


Les plus intelligents, eux, ont déjà compris qu'il fallait mettre en place quelque chose d'entièrement nouveau. Mais de multiples acteurs agissent déjà, de façon désordonnée et inconsciente, pour faire émerger de nouvelles solutions, sans que l'on sache encore quel système sortira de ces tâtonnements.


Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l'impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd'hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d'influencer l'avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s'imposera finalement. Dans dix ans, on y verra peut-être plus clair ; dans trente ou quarante ans, un nouveau système aura émergé. Je crois qu'il est tout aussi possible de voir s'installer un système d'exploitation hélas encore plus violent que le capitalisme, que de voir au contraire se mettre en place un modèle plus égalitaire et redistributif.


Q : Les mutations antérieures du capitalisme ont souvent débouché sur un déplacement du centre de 'l'économie-monde', par exemple depuis le Bassin méditerranéen vers la côte Atlantique de l'Europe, puis vers celle des Etats-Unis ? Le système à venir sera-t-il centré sur la Chine ?


La crise que nous vivons correspond aussi à la fin d'un cycle politique, celui de l'hégémonie américaine, entamée également dans les années 1970. Les Etats-Unis resteront un acteur important, mais ils ne pourront plus jamais reconquérir leur position dominante face à la multiplication des centres de pouvoir, avec l'Europe occidentale, la Chine, le Brésil, l'Inde. Un nouveau pouvoir hégémonique, si l'on s'en réfère au temps long braudélien, peut mettre encore cinquante ans pour s'imposer. Mais j'ignore lequel.


En attendant, les conséquences politiques de la crise actuelle seront énormes, dans la mesure où les maîtres du système vont tenter de trouver des boucs émissaires à l'effondrement de leur hégémonie. Je pense que la moitié du peuple américain n'acceptera pas ce qui est en train de se passer. Les conflits internes vont donc s'exacerber aux Etats-Unis, qui sont en passe de devenir le pays du monde le plus instable politiquement. Et n'oubliez pas que nous, les Américains, nous sommes tous armés...

 

 

note [1] Wikipedia publie ce qu'elle ne devrait pas publier mais censure ce qu'elle devrait publier , voir : 

- wikipedia édite ragots et propagande et censure les idées

- l'histoire sur wikipedia prend ses sources aux sites négationnistes

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Published by alithia - dans philosophie
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commentaires

Didier 05/06/2009 12:16

analyse bidons... la vérité est autre part!

Apollon 13/11/2008 08:16

Je ne cherche qu'à être convaincu malheureusement on ne m'aura opposé ici que pétition de principe, argument d'autorité, tautologie et banalité. Il est vrai que ce texte ne pouvait être rationnellement défendu.

alithia 13/11/2008 15:19


Arrêtez avec vos accusations de "pétitions de principe" : la notion d'exploitation n'est pas une pétition de principe c'est un concept reprosant sur des analyses
extrêmement précises -extraction de la plus-value, nature de la marchandise, analyse de la valeur etc.- , non plus que celle du pillage du tiers-monde qui est une réalité largement analysée. La
mesure des inégalités, de l'enrichissement de certains pôles, de l'appauvrissement d'autres, et nombre de chiffres connus mesurant certaines situations clairement énoncées, telle que ce fait qu'il
existe actuellement  la possibilité avec la production actuelle d'aliments de nourrir 12 milliards de personnes (la terre en compte deux fois moins) alorsqu'un milliiard 1/2 de personnes
souffrent de malnutrition et de la faim (pour ne prendre  qu'un seul exemple) , les logiques financières anlaysées etc. etc., tout ce que l'on connaît de l'économie et de la production, de
l'accumulation de richesses et de la valorisation, de la finance, des investissements  et des jeux spéculatifs, permettent d'avancer certains thèses  si l'on réfléchit, ce qui ne semble
pas être la particularité de wikipedia.

Wallerstein, sur la base de faits connus qu'il analyse, avance certaines hypothèses théoriques. Il pense. Vous appelez cela pétition de principe. Excusez-moi de vous dire que c'est à la fois
méprisant pour la pensée et le penseur et idiot, car les hypothèses de Wallerstein tiennent d bout : ce qu'il dit des cycles est assez facile à comprendre pour un esprit normalement constitué.

Mais une fois encore, derrière ses analyses et hypothèses, il y a pas mal de théorie, qu'il vaut mieux connaître pour s'apercevoir de l'intelligence de son analyse -quels que soient les points de
désaccords- et éviter de se ridiculiser en essayant de faire passer Wallerstein pour un crétin, ce qu'il n'est certainement pas.

Si vous n'avez jamais entendu les économistes dire que le système capitaliste actuel n'est pas généralisable à la planète  entière -limites des ressources
naturelles,  lois de la nature et conséquences écologiques l'interdisent absolument-  chose pourtant largement démontrée et archi-connue, vous ne pouvez comprendre cette notion d'un
système qui touche à sa fin. Dommage pour vous, mais ce sont des choses qu'un lycéen connaît et comprend.  Et sur cette base là, il peut comprendre
Wallerstein et éviter de le prendre pour un crétin, car il comprend que ces hypothèses sont le résultat d'analyses et certainement pas des "pétitions de principe" comme vous dîtes naïvement.


Apollon 12/11/2008 19:47

"J'ai peur que ce que vous appelez "pétition de principe" est ce que vous ne comprenez pas parce que cela n'a pas de sens pour vous." -> pétition de principe."Pourtant cela a du sens et même énormément." -> idem. "Mais juste sur un point : sur centre/périphérie pas seulement géographique  ça veut direque cette opposition existe ici aussi, et n'est pas à entendre au sens géographique seulement." -> tautologie.

alithia 12/11/2008 21:25


oui cela a beaucoup de sens, ne vous déplaise, mais renvoie à un certain nombre de concepts et d'analyses que vous semblez ignorer et que je ne vais pas vous expliquer
ici car je ne vais pas vous faire un cours.

Mais si, pour commencer, vous ne comprenenez pas la notion de centre par opposition à celle de périphérie au sens où il y a drainage de richesse de la périphérie vers le centre ... c'est un peu à
désespérer.

Vous faites bien le hautain et le méprisant en nommant tautologie une idée non géographique de cette détermination de centralité où convergent les richesses par rapport aux périphéries d'où
proviennent ces richesses (matières premières) et où sont produites ces richesses à bas prix vu le faible coput de la force de travail, lorsque Wallerstein inclut les populations au franges de
notre société comme faisant partie de la périphérie tant elles sont éloignées du centre (centre du pouvoir, de la décision et de la richesse). Bien.  Et votre mépris des penseurs et grands
esprits qui vous dépassent sans doute un tout petit peu, vous avance ? ça vous fait du bien ? Tant mieux pour vous.

Mais je suis désolée de vous dire que ça n'est pas ainsi qu'on traite les idées.

Ce que vous  avancez dans vos commentaies n'est que cuistrerie qui montre comme vous êtes sûr de vous et dogmatique, et totalement fermé à toute réflexion et comment toute discussion ou
échange sont impossibles, puisque vous commencez par traiter de crétin / ou considérer comme un crétin un penseur, qui sans doute a plus d'idées sur la question que tous les wikipédiens réunis. Je
veux dire idées susceptibles d'ouvrir des pistes et qui font penser à défaut de pouvoir être considérées d'emblée comme
vraies.

C'est à ses contributeurs qu'on voit que wikipedia est un échec. Ce que montrent de manière moins flagrante ses articles, car on pourrait les imaginer perfectibles.  Mais quand on voit qui en
décide, là il n'y a plus de toute, c'est une certitude, wikipedia ne peut être une encyclopédie avec des gens aussi dogmatiques sur la base d'une ignorance aussi perceptible.

Ce sont des gens comme vous, rencontrés sur wikipedia,  qui m'ont persuadée que wikipedia est mauvaise et nuisible.


Apollon 11/11/2008 22:48

Mais je respecte Wallerstein et c'est bien pourquoi je réagis par une critique rationnelle. Son texte contient des pétitions de principe et il est facile de l'établir.Par exemple notre auteur dit que "Le capitalisme touche à sa fin" mais on a bien du mal à trouver un argument. Wallerstein nous dit ainsi "Je pense en effet que nous sommes entrés depuis trente ans dans la phase terminale du système capitaliste." -> pétition de principe.Le journaliste le relance mais il persiste : "je pense que les possibilités d'accumulation réelle du système ont atteint leurs limites." -> pétition de principe.Une autre : "les acteurs dominants, à la tête des entreprises et des Etats occidentaux, vont faire tout ce qu'il est techniquement possible pour retrouver l'équilibre, mais il est fort probable qu'ils n'y parviendront pas."Encore une autre : "Les plus intelligents, eux, ont déjà compris qu'il fallait mettre en place quelque chose d'entièrement nouveau."Outre les pétitions de principe, je trouve la thèse de Wallerstein singulièrement banale : "Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle, se nourrit du différentiel de richesse entre un centre, où convergent les profits, et des périphéries (pas forcément géographiques) de plus en plus appauvries." L'atténuation entre parenthèseruine largement le principe.Des passages ne signifient rien de concret : "le capitalisme est le système qui a su produire, de façon extraordinaire et remarquable, le plus de biens et de richesses. Mais il faut aussi regarder la somme des pertes - pour l'environnement, pour les sociétés - qu'il a engendrées."J'ai donc bien du mal à trouver qqch d'admirable à ce texte mais je comprend que sa démagogie puisse plaire.

alithia 12/11/2008 02:37


J'ai peur que ce que vous appelez "pétition de principe" est ce que vous ne comprenez pas parce que cela n'a pas de sens pour vous. Pourtant cela a du sens et même
énormément.

Je ne peux pas tout vous expliquer , pas le temps.
Mais juste sur un point : sur centre/périphérie pas seulement géographique  ça veut direque cette opposition existe ici aussi, et n'est pas à entendre au sens géographique
seulement.


un fan 11/11/2008 01:10

Super votre site, j'adore !