Observatoire de wikipedia, le mythe de la neutralité.
Socrate contre les
Sophistes
observatoire
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wikipedia ou le mythe de la neutralité
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observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun est libre d'écrire ce qu'il veut grâce à l'anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospère la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture.
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Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, tendance à la propagande nécessitent observation et mise en garde : pru
Oublions wikipedia et sa vision de l'histoire qui est celle du valet de chambre
épiant son maître par le trou de la serrure (l'expression est de Hegel), Obama est élu, joie ! Car c'est une grande victoire de la liberté, une force politique nouvelle qui s'est constituée
-sans préjuger de l'avenir- et une ouverture aux possibles qui vient comme un cadeau de l'histoire.
Obama élu c'est un événement historique. C'est le rêve américain réanimé, qui recommence à prendre sens et reprend corps après les décennies Reagan-Bush qui ont fait tant de mal au monde
entier, libérant un capitalisme sauvage et cynique, nommé libéralisme.[1] C'est la victoire posthume de ces grands hommes, martyrs des meilleures causes, et le fil de l'histoire renoué avec
Abraham Lincoln, Martin Luther King, John et Robert Kennedy.
Un événement historique car cette élection signifie la victoire de l'intelligence et du courage sur la peur et même souvent la haine (cette base du parti républicain dont une partie est
ouvertement raciste et fasciste).
Obama élu c'est le symbole d'une Amérique jeune d'esprit aux composantes multiples, audacieuse et généreuse, tournée vers l'avenir, tolérante, ouverte à l'autre et au monde, éprise de liberté,
soucieuse d'égalité, malgré tout (malgré tout). C'est la victoire de l'Amérique éclairée et populaire associées, qui renoue avec l'idée de l'Amérique, son rêve émancipateur , cette Amérique
riche de ses composantes et minorités diverses qui a voté à l'encontre de ce que vote le petit blanc raciste du Sud, peu cultivé, frileux, réactionnaire, borné, armé, vivant dans le culte
des armes, et qui vote contre ses intérêts, selon le type de l'électeur qui forme la base du parti républicain et qui a porté au pouvoir les représentants du capitalisme le plus cynique et
prédateur du siècle. Ce Sud qui pourtant comprend les Etats les plus pauvres des Etats-Unis. Le pauvre peut voter contre ses intérêts, voir la Louisiane. Il peut être abruti
s'il est guidé par la peur. Obama est le président qui a vaincu la peur, plusieurs peurs.
Obama, élu malgré tout cela, c'est une victoire pour la liberté car un pari sur l'avenir qui réclame le changement et une victoire de la tolérance éclairée.
C'est un moment d'une grande portée symbolique que, ce qui reste pour l'instant encore la plus grande puissance du monde, porte à la présidence un noir.
Et de plus, belle résussite, un Noir à la Maison Blanche, cela aurait beaucoup plu à Francis Blanche et aux Surréalistes ! ça parle aux tréfonds des inconscients cette affaire.
Certes les Etats-Unis d'Amérique restent les Etats-Unis et Obama est le président des Etats-Unis d'Amérique. Il ne s'agit pas d'une révolution et même, bien entendu, peut-on s'interroger
sur les limites des possibles changements. Il mènera une politique qui sera celle des Etats-Unis d'Amérique, avant tout. Peut-être et même sans doute plus égalitaire et plus sociale à
l'intérieur, ce qui n'est pas très difficile. Peut-être et même certainement moins agressive et moins guerrière à l'extérieur, si l'on prend en compte que les guerres menées, non
seulement sont des échecs, mais participent de la ruine de l'économie américaine -voir à ce sujet les analyses de J-C Milner.
Le capitalisme reste le capitalisme dont Obama n'est pas maître, pas plus que quiconque, et il n'y a pas de révolution en vue. Si ce n'est que Obama arrive au pouvoir au moment de la plus
grande crise qu'ait connu le capitalisme du fait de la dérégulation généralisée qu'a organisée cette politique libérale de Grande-Bretagne depuis Thatcher aux Etats-Unis depuis Reagan, et qu'il
y a un tournant à prendre, un changement à organiser, véritablement. Quelque chose à inventer. Le moment est donc passionnant car il exige de l'invention, ce que seul Obama représente, contre
Mac Cain.
Le moment est donc passionnant, qui impose un changement au coeur du capitalisme ou peut-être plutôt par-delà sa forme actuelle qui l'a atteint au coeur même de son système, un tournant,
l'invention d'autre chose, d'autres logiques économiques. Ce pour quoi le moment est décisif aussi, qui plus que jamais, face à cette crise mondiale entraînée par une sur-exploitation des
hommes et de la nature, exige un changement et un partage requis par les inégalités immenses qui se sont creusées depuis ces dernières décennies. Mais en même temps il comporte les plus
grands risques menaçant la démocratie. Le moment est décisif car il exige de veiller sur et de défendre les valeurs de la démocratie que cette crise met aussi en danger. - voir Sloterdjik ici
cité ainsi que Zizeck et Wallerstein [2].
Obama représente un peu tout cela : une magnifique victoire de la démocratie en Amérique éclairant le monde et , pour voir plus loin, car en politique il faut voir loin, l'annonce de tous les
dangers à l'horizon, à savoir la mobilisation qui demain sera nécessaire pour défendre la démocratie, plus que jamais, face aux dangers que lui fait courir le capitalisme dans sa phase
actuelle. En hommage à Tocqueville, la démocratie en Amérique donne au monde un modèle et l'image anticipant son avenir, mais aussi une mise en garde car avec lucidité Tocqueville
avait vu, en son temps, ce qui ruine la démocratie. Ne parlait-il pas de ce despotisme qui naît de la démocratie, de la tyrannie de l'opinion, de l'invasion des petites passions et des
petits intérêts (à son époque ils étaient petits pour le citoyen moyen) de ces passions qui font que les individus, tout adonnés qu'ils sont à la poursuite de leur intérêt, perdent tout
sens de la politique, tout intérêt pour celle-ci et tout sens de leurs responsabilités de citoyens et qu'ils perdent ainsi avec le temps toutes les vertus politiques nécessaires à la
démocratie, phénomènes qui ruinent la démocratie de l'intérieur ?
La victoire d'Obama, renoue avec l'espoir -rendu aux peuples du monde pour sa valeur symbolique. Et peut-être aussi avec l'espoir d'un retour des citoyens à la politique, malgré la poursuite
des intérêts égoïstes dont la démocratie laisse la possibilité et dont le système capitaliste de charge d'organiser la suprématie.
C'est le moment de relire Tocqueville et Marx, ou Tocqueville avec Marx. Et Marx en particulier, comme nous le conseille le Révérend Reinhart Marx, évêque de Munich qui vient d'écrire un
livre à la gloire de l'auteur du Capital qui commence par une lettre d'excuses de Reinhart à Karl,son homonyme,pour
regretter l'injustice à son égard et l'erreur commise d'avoir trop vite jeté aux orties l'oeuvre de ce dernier, le Capital, un livre d'actualité à relire de toute urgence. selon le
révérend Marx Authentique. J'ai vu l'info dans la Repubblica de samedi dernier.
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