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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 12:00
Sur wikipedia il est impossible de parler du problème que posent les fonds souverains, de même qu'il est impossible de définir la théorie libérale en économie avec Adam Smith et de citer le nom de Marx qui en fit la critique.

Sur les articles concernant le libéralisme économique par exemple sur l'article ci-dessous cité, il est  impossible de définir le libéralisme économique pour commencer (rien que cela !) puis il est interdit d'évoquer la question des fonds souverains  et autres caractéristiques du capitalisme financier actuel, expliquant précisément les crises.
Voir sur l'article libéralisme économique.

L'intervention qui précise des notions de base et introduit la question des fonds souverains est rétablie, puis est encore une fois supprimée et qualifiée de propagande, soit la définition du libéralisme ! . Rétablie par un autre, elle est encore une fois supprimée par Apollon.


Où l'on voit l'intelligence de la suppression, référée à la crise actuelle du système bancaire et boursier : faut pas le dire sur wikipedia, les contradictions du capitalisme, ça n'existe pas. Et en faire mention est qualifiées d'"opinion" par Apollon. Plutôt comique sur une encyclopédie qui s'affiche comme recension d'opinions !

Apollon prétend que le rappel des références théories fondamentales : Adam Smith et Marx sont des clichés (sic) et des points de vue non attribués (re-sic).
On voit tout de même le niveau des censeurs, qui ne supportent même pas la citation d'Adam Smith tant ils veulent défendre une version fondamentaliste et ignorante du système qu'ils encensent.

Le 2° participant qui cherche à rétablir la 1° intervention contre la censure d'Apollon commente sa tentative de protection des idées censurées ainsi : "Longue vie au totalitarisme libéral et à la morgue de ses adeptes sur Wikipédia".




En regard de cet échantillon wikipédien, je reproduis une analyse  de la question, dans un article du Monde de 2007


Ces États qui rachètent la planète

mercredi 29 août 2007
par Le Monde







Juillet 2005 : le premier ministre français, Dominique de Villepin, prône le « patriotisme économique ». De Londres à Bruxelles, les condamnations sont unanimes. Août 2007 : la chancelière allemande, Angela Merkel, annonce un projet de loi pour « préserver les intérêts nationaux face à des investissements étrangers problématiques ». Personne ne s'en offusque. Pourquoi cette différence ? Parce qu'en deux ans, la perception de la mondialisation a changé.

Pendant deux décennies, globalisation a rimé avec libéralisation et privatisations. C'est fini ou presque. Demain, par un étrange retournement de situation, globalisation rimera de plus en plus souvent avec nationalisations. À un important détail près : les entreprises ne seront plus la propriété de l'État dans lequel elles ont vu le jour, mais appartiendront aux nouveaux banquiers de la planète : la Chine, la Russie, la Norvège, les pays du Golfe Persique notamment.

En effet, grâce à l'augmentation du prix des matières premières ou à leurs excédents commerciaux, ces pays ont de l'argent. Beaucoup d'argent. Longtemps, ils se sont contentés de le gérer en pères de famille, achetant notamment des bons du Trésor américain. Puis, constatant que la Bourse offrait sur le long terme un meilleur rendement, nombre d'entre eux ont acquis des actions, prenant ici ou là des participations dans des entreprises privées. De prêteurs, ils devenaient propriétaires. Mais, actionnaires souvent très minoritaires, ils n'intervenaient pas dans la gestion, se contentant d'engranger les dividendes. Ainsi, le fonds de pension du gouvernement norvégien, qui gère la bagatelle de 300 milliards de dollars (219,5 milliards d'euros) d'actifs, est présent au capital d'environ 90 sociétés françaises, mais il n'en détient quasiment jamais plus de 1 %.

Cela pourrait devenir une exception. Le fonds d'investissement de Dubaï vient de prendre 9,5 % de MGM Mirage, la société du milliardaire Kirk Kerkorian, qui possède le tiers des casinos et la moitié des chambres d'hôtels de Las Vegas. Par ses différentes filiales, le même fonds possède 3,12 % d'EADS. Il n'hésite pas à s'opposer aux autorités suédoises pour racheter OMX, une des Bourses d'Europe du Nord. Le fonds du Qatar est, lui, prêt à débourser 24 milliards de dollars pour acquérir la chaîne de supermarchés britannique Sainsbury.

Ces fonds ne sont pas une nouveauté : l'émirat du Koweït a créé le sien en 1960. Temasek, le fonds de Singapour, a vu le jour en 1974. Mais leur montée en puissance et leur activisme naissant changent la donne. Selon une récente étude de la banque Morgan Stanley, ces fonds publics (dits souverains) qui gèrent aujourd'hui environ 2 500 milliards de dollars - dont le tiers provient du seul fonds des Émirats arabes unis - pourraient, dès 2015, gérer 12 500 milliards de dollars !

En Russie, un « fonds des générations futures » verra le jour le 1er février 2008. Doté chaque année d'une quarantaine de milliards de dollars provenant de la manne pétrolière et gazière, il fera ses emplettes à l'étranger, comme Gazprom a tenté de le faire en essayant de mettre la main sur Centrica, principal distributeur britannique de gaz.

Mais c'est surtout la Chine qui inquiète. Forte de ses gigantesques réserves de change (environ 1 200 milliards de dollars), Pékin a annoncé qu'un fonds public consacrerait environ 300 milliards chaque année à des investissements à l'étranger. Un record absolu dans les relations internationales. Recalculé en tenant compte de l'inflation, le plan Marshall lancé par les États-Unis pour reconstruire l'Europe après 1945 se monterait aujourd'hui, selon les experts, à environ 100 milliards de dollars. Avec 300 milliards par an, la Chine pourrait, par exemple, s'offrir en cinq ans l'ensemble des entreprises françaises qui composent le CAC 40.

Pékin a déjà fait sensation en juin en acquérant pour 3 milliards de dollars 10 % du puissant fonds d'investissement américain Blackstone, actionnaire de nombreuses entreprises, notamment Deutsche Telekom.

BRAS SÉCULIER DE LEUR GOUVERNEMENT

Du coup, l'Occident s'interroge. Au nom du libéralisme et de la liberté de circulation des capitaux, faut-il laisser des États étrangers faire leur marché et mettre la main sur les technologies occidentales ? Hormis le fonds norvégien, les autres fonds souverains ont une gestion souvent opaque et sont en fait le bras séculier de leur gouvernement. Dans un entretien accordé en juillet au quotidien Handelsblatt, Angela Merkel n'avait pas caché le fond de sa pensée : « La question est de savoir si la prise de participation d'un fonds doté de capitaux publics n'est pas liée à la volonté d'exercer une influence politique. »

L'Allemagne n'est pas la seule à s'inquiéter. Les États-Unis, si heureux que les Chinois leur prêtent de l'argent, ne voient pas d'un bon oeil leurs acquisitions. Après avoir bloqué le rachat du pétrolier Chevron par le chinois Cnooc et le rachat de cinq ports par le fonds de Dubaï, Washington a décidé au début de cette année de renforcer le rôle du comité chargé de contrôler les investissements étrangers dans les domaines sensibles (transport, télécommunications, énergie, santé). Lorsque l'acquéreur sera tout ou partie contrôlé par un État étranger, ce comité disposera de quarante-cinq jours pour étudier le dossier. Le directeur du renseignement national sera obligatoirement consulté et le Congrès sera informé du résultat de ces investigations. Les secrétaires d'État au Trésor et à la sécurité nationale devront donner leur accord.

Signe du changement intervenu depuis deux ans : s'il semble déplorer l'initiative allemande, le commissaire européen au commerce, le Britannique Peter Mandelson, envisage de créer une « golden sar européenne ». Même le Fonds monétaire international s'y met. Sa prochaine réunion annuelle, en octobre, se penchera sur les fonds souverains, susceptibles, selon l'un de ses dirigeants, de menacer « la stabilité globale ». C'est aussi l'avis de Morgan Stanley, qui juge que les tensions entre les pays émergents et les pays développés sur cette question pourraient « saper la mondialisation ».

L'Occident va avoir fort à faire pour ne pas être accusé de racisme larvé. L'opacité des fonds souverains n'est pas plus grande que celle des hedge funds (fonds spéculatifs) et des fonds d'investissement qui font la fortune de la City et de Wall Street. Et s'ils sont le bras armé de leur gouvernement, on ne jurerait pas que certains groupes américains ou européens ne jouent pas un rôle équivalent dans leurs pays respectifs. Sur ce dossier, l'Occident est donc bel et bien sur la défensive. Normal : pour la première fois, ce n'est plus lui qui tient les cordons de la bourse.

Frédéric Lemaître, dans Le Monde

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commentaires

Marjorie 26/10/2008 19:30

C'est vraiment pas très fort de censurer sur un tel sujet, les fonds souverains, les fonds spéculatifs, les hedge funds et les fonds investis dans les paradis fiscaux, qui sont les ressorts de la crise actuelle d'un capitalisme libéral sans aucune régulation des Etats et qui ont abouti à la crise actuelle qui a au moins le mérite de faire éclater le scandale des causes des inégalités monumentales que crée ce système jusqu'à s'enrayer lui-même faute de pouvoir garantir les actions des banques qui sont entrées dans une logique complètement spéculative.ça montre bien que les articles de WP sont partisans et pas du tout sérieux. Encore un point négatif de plus pour WP qui en aucun domaine ne se montre fiable.

Le concombre masqué 18/10/2008 12:15

Je vous trouve particulièrement injuste sur ce coup.Ce qui est "interdit" (enfin d'ailleurs pas vraiment) ce n'est pas de "parler du problème que posent les fonds souverains" (c'est fait, à l'article "Fond souverain" tout simplement) mais de mettre ce problème en exergue, sans souci dr'organisation des idées, dans un article général ("libéralisme économique") qui n'a pas de raison de mettre en relief une problématique intéressante tout en restant secondaire surgie depuis quelques années, alors que l'article a à évoquer plus de 200 ans d'histoire économique et d'histoire de la pensée.De même qu'on ne peut déduire qu'Apollon a "interdit" par son intervention de mentionner Smith et Marx dans cet article (vous pouvez ne pas être d'accord avec lui mais ce n'est certainement pas un crétin inculte) mais il s'est simplement -et légitimement- agacé d'une phrase confuse qui arrive à synthétiser deux penseurs importants, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal (l'élection présidentielle de 2007 mentionnée en conclusion valait son pesant de cacahouètes !)Il est dommage que vous choisissiez un mauvais combat, parce que le "diff" que vous citez pourrait pourtant être mis à l'appui de la médiocrité voire de la nullité de Wikipedia sur ces problèmes d'économie généraliste et de sciences politiques. Pour une intervention exécrable dans la forme et le fond révertée par un intervenant cultivé, combien subsistent et contribuent à construire des articles informes, sans orthographe ni plan, incapables de hiérarchiser des penseurs majeurs et des personnalités passées hier à la télé.

gogie 18/10/2008 12:31


Et quand Apollon parle d'"opinions" de "propagande" "non sourcées" et efface , je l'ai inventé  ?

La problématique des fonds souverains a évidemment sa place dans un article exposant le libéralisme économique, de manière tout à fait anecdotique et non théorique. Elle a sa place comme élément
factuel susceptible de signaler les contradictions du système. De même qu'a sa place, d'abord et pour commencer, un minimum de référence à la théorie, soit la définition du libéralisme afin de
pouvoir le distinguer de la critique qui en est faite et en faire ressortir les traits essentiels, alors que l'article wikipedia définit le libéralisme comme une pratique ! -voyez ci-dessous
citation.

Pour la rectification du passage concernant la gauche, excusez-moi, mais là aussi il s'agissait d'une évidente amélioration qui a été effacée au profit du rétablissement d'un paragraphe
complètement stupide, nunuche et inexact.

Tandis que le passage auquel vuos faîtes allusion sur Sarko/Royal, c'est du wikipedia et non du rédacteur qui essaye de corriger et se fait bouler.

Je ne sais pas si Apollon est ou non un crétin inculte, mais il se comporte comme tel.

Citation
quand wikipedia écrit  :

Au delà des divergences théoriques significatives entre courants, le libéralisme est et a toujours été une pratique,

et que le rédacteur avisé ajoute pour corriger :
reposant sur une théorie, à savoir que la régulation serait opérée par le marché et ensuite, au XX° siècle, face à des économies où le rôle régulateur de l'Etat et du plan sont mis en place, et a
fortiori face à des économies planifiées et étatiques, le libéralisme consiste à défendre le rôle régulateur du marché. Ce qui est précisément le point de convergence et le fonds de toutes les
critiques faites au libéralisme écomonique, mettant en lumière que celui-ci ne peut transposer au secteur de l'économie, (production, échanges et distribution)les principes du libéralisme politique
consistant en une défense des libertés individuelles.

Qui a raison ? Evidemment celui qui corrige.
Et idem pour les autres modifications que vous paraissez ne pas avoir lues

Enfin est particulièrement insupportable l'argument wikipédien qu'on sort comme son revolver chaque fois qu'on veut censurer une rédaction : c'est écrit ailleurs. Et alors ? Si ça a sa place ici,
il ne faut pas l'interdire. Et cela a sa place car pourquoi supposer que le lecteur va aller lire ailleurs
Tout cela relève d'une conception stupide à la puissance x  de l'encyclopédie qui consiste à ne pas écrire un article complet sur un sujet, mais des bribes du sujets (plus ou moins) traitées
de manière éclatée sur un grand nombre d'articles.  Conception totalement stupide car totalement anti-pédagogique.
A ce compte
1) les lacunes sont assurées
2) le sujet est assurément mal traité, illisible  et il  n'y a jamais de synthèse ; ce qui évite aussi les analyses
3) wikipedia ne rassemble pas le savoir : par définition les thèmes sont incomplets = manque l'enkyklein d'encyclopédie
4) wikipedia a une valeur pédagogique nulle : illisible , elle n'éclaire pas correctement sur les sujets publiés = manque la paideia, la pédagogie ou art d'exposer de manière simple et
compréhensible des questions difficiles voilà pourquoi wikipedia est mauvaise pour des raisons structurelles, puisque par définition les articles sont incomplets et ne comprennent pas
d'analyses ni ne forgent jamais de synthèse5) sans parler de ses autres défauts également rédhibitoires : erreurs et opinions, point de vue orientés et non objectifs
qui l'éloigne encore du modèle encyclopédique de Diderot où est exposé le savoir dans la mesure où il participe de l'émancipation -donc particulièrement vrai pour le domaine philosophie et
politique
tandis que wikipedia, se trouve aux antipodes d'une encyclopédie des Lumières visant à faire progresser la raison, puisqu'elle n'hésita pas à laisser la plus large place à toutes sortes
d'opinions  obscurantistes, ridicules, absurdes, irationnelles , dangereuses, fascistes , relevant des pires aspects des écrits de cniveau (sectes, théories du complot, idées fascistes)

conclusion : voilà pourquoi wikipedia est mauvaise pour des raisons structurelles, puisque par définition les articles sont incomplets et ne comprennent pas d'analyses ni ne forgent jamais
de synthèse

Je dis que c'est là une conception totalement stupide et aberrante pour une prétendue encyclopédie.

et voilà pourquoi wikipedia est aussi éloignée qu'il est possible du modèle de l'encyclopédie de Diderot dont la visée est d'être complète, synthétique, analytique et dont le projet est
indissociable du projet politique d'émancipation.
Wikipedia semble avoir toutes les caractéristisques contraires .