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Dans Le Monde, un article de Raphaëlle Bacqué sur les Balkany à ne pas manquer, et dont vous n'aurez aucun écho sur wikipedia bien sûr, qui ne s'intéresse pas à ce genre de petits détails  soit "les amis du Président" , titre de l'article. Wikipedia l'"encyclopédie du conformisme" préfère faire des articles sans contenu.



Quelques bons passages
  :

" une réputation épouvantable. Le nom des Balkany s'inscrit en bonne place depuis dix ans dans les annales judiciaires. Plusieurs condamnations, deux ans d'inéligibilité pour lui, des peines d'emprisonnement avec sursis pour tous deux pour avoir notamment employé du personnel municipal dans leurs domiciles privés. On compte aussi un scandale ridicule lorsqu'une maîtresse porta plainte, en 1997, après que Patrick Balkany l'eut obligée à lui administrer une fellation sous la menace d'un 357 Magnum. [...]


Un ami de trente ans, Nicolas Sarkozy, fidèle malgré les critiques, qu'il balaie souvent d'une phrase : "Ils sont comme ils sont. Pas raffinés, mais courageux." [...]

 

 

Le président UMP du département, Patrick Devedjian, aurait rêvé de se débarrasser d'Isabelle, qui tient la vice-présidence chargée des collèges. "Les Balkany polluent l'image du 92", juge Devedjian."


[on remarquera l'adjectif "ridicule" pour désigner ce qui eût mérité, à n'en pas douter, un tout autre qualificatif ! illustrant ce à quoi sont obligés les journalistes pour ne pas attirer les foudres du pouvoir sur leur journal ; une assez jolie manière de le dire avec des fleurs également, à propos du père de Sarkozy  : "" immigré en France pour fuir l'avancée des Soviétiques" ; à la fin de la guerre quand se profilait la défaite nazie]


Je recommande de lire  l'article en entier qui établit les liens  d'amitié et d'association entre les deux familles règnant sur les villes également associées de Neuilly et Levallois.

Néanmoins tout n'est pas pourri au royaume de la sarkozie puisque, rappelle Raphaëlle Bacqué,  le naïf David Martinon , parachuté aux municipales, avait osé s'insurger : "Je ne vais tout de même pas inviter ces deux escrocs !" Il avait juste oublié l'association Neuilly-Levallois et tout son background.


Certains esprit chagrins diront peut-être que ça ne lui a pas réussi.  Tout le monde ne peut pas être fils de Président, qui lui (le fils) est propulsé sur la voie de la conquête et du pouvoir en Sarkozie, dans la principauté des Hauts-de-Seine, qui bénéficie d'un régime d'exception à l'égard de la République dont elle s'est émancipée, grâce à ses parrainages célèbres.



ajout ultérieur
: comme je le dis  dans les réponses aux commentaires ci-dessous, cet article, l'air de rien, sans y toucher est très méchant et très habile. Rappelant ce que tout le monde sait à peu près sur les Balkany qui ont largement défrayé la chronique, il parle d'autre chose. Les amis du Président, ça parle aussi du Président.


Alithia


En revanche,  il a été établi , avec le wikiscanner, que les supporters de Balkany, écrivaient et corrigeaient  directement depuis la Mairie de Levallois, les articles sur leur patron sur la grande encyclopédie aux 10 millions d'articles (10 millions, oui, mais pourris pour  99% d'entre eux, ça nous fait une belle jambe).
commentaires (10)    par alithia
Mardi 1 avril 2008

ajouter un commentaire publié dans : ce que vous ne verrez jamais sur wikipedia recommander

Commentaires

le procédé qui consiste à présenter le père de Sarkozy comme "immigré en France pour fuir l'avancée des Soviétiques" relève, au plus, du mensonge par omission. Mais cette image devient insupportable lorsqu'elle survient comme ici sous la plume de Raphaëlle Bacqué dans une phrase où il est question des liens entre l'intéressé, et le père de Balkany (ancien déporté). Bref Madame Bacqué se voit déjà amalgamer, sous prétexte d'une commune origine hongroise, le camp des persécutés et le camp adverse... Et tout cela bien sûr sous l'oeil admiratif d'une petite-bourgeoisie semi-inculte intellectualisante pour laquelle, la nuit, tous les hongrois sont gris.

L. Nemeth (fils d'immigré hongrois)

commentaire n° : 1 posté par : L . le: 02/04/2008 14:31:13
Eh ben quoi, ça permet de comprendre, pour ceux qui ne le savaient pas que le père de Sarkozy, lui même Sarkozy de Nazi-Bosca a collaboré avec le régime hongrois de l'époque qui lui-même collaborait avec ou aidait vous savez qui et vous savez quoi et aussi quel genre de régime, du côté de Berlin. Il a dû être drôlement embêté de devoir s'exiler du fait de ses activités politiques et affairistes avec le régime hongrois et il a certainement perdu beaucoup d'argent. Car l'exil c'est dur, surtout quand on est très riche et que pour des raisons stupidement politiques on est obligé de changer de vie et de pays pour se fare oublier, car on risque de perdre de l'argent. Ce qui n'est pas le cas quand on est pauvre. c'est là qu'on voit bien que les pauvres sont encore avantagés

S'exiler est dramatique, surtout quand on a des relations à travers le monde, du fait de l'amicale des Anciens.
Ce qui est dramatique et extrêmement triste, c'est l'exil du riche qui a tâté du pouvoir et qui perd tout brutalement à cause de cette stupide fin de l'histoire. Car l'exil c'est dur pour les riches tandisque ça ne l'est pas pour les pauvres, vu qu'ils n'ont rien à perdre. Pour eux c'est normal, mais n'empêche qu'ils nous emmerdent à venir chez nous, dixit Nicolas Sarko de ....

Du coup son fils, (l'histoire est dramatique) a dû vivre en paria (pauvre petit Hongrois) ruiné (du côté de son père à qui les communistes avaient tout pris) c'est à dire qu'il ne pouvait plus s'acheter ses ch
aussures en croco deux fois par an, et mal vu, soi-disant (pourquoi pas persécuté tant qu'on y est ? ) parce qu'il était précédé de l'étiquette de fils de collabo , soi-disant, chez les communistes de Neuilly qui ne tolèrent pas des compromissions pareilles, et on les comprend !

Bref un malheureux, pauvre, mal traité par les Français et victime de cette horrible chose qu'après la guerre, à la différence d'avant, on n'aimait pas les nazis. Et ça, ce fut pénible. On peut le comprendre.

Tel est le roman qu'on voudrait nous faire adopter à propos de N.S., son roman familial ou personnel, d'une enfance difficile, où il aurait beaucoup souffert, de la pauvreté, des discriminations envers les étrangers, de la mauvaise image accolée à l'immigration (des anciens collabos des anciens régimes). Ce fut donc très dur. On est prié de compatir. Ce qui lui donnerait une raison (?) de faire de la politique et de gagner beaucoup d'argent , pour se rattraper, de se taper des mannequins afin de rendre envieux les hommes qui ne savent pas se lever assez tôt pour partir à chasse etc.

Ceci n'est pas un conte de Grimm, mais une belle histoire à faire pleurer dans les chaumières pour faire croire que vraiment, c'est un mec bien que nous (enfin, vous) avons élu. La preuve est qu'il n'a pas fait exactement pareil que son père.

Sauf que, heureusement, tous les fils de collabos n'ambitionnent pas de prendre leur revanche sur le dos de leurs compatriotes, qu'ils voudraient tenir en laisse pour se faire beaucoup de fric pour se venger et se taper plein de femmes dont le portrait s'étalera dans les magazines.

Bref, tout cela est très triste. Nous saurons en tout cas que le père de Sarkozy de Nazi-Bosca n'était pas de gauche. C'est toujours ça. Et je suppose que Mme Nibard alias Anthère sur wikipedia et sa Big Mother en chef, a elle aussi beaucoup souffert dans
sa jeunesse , ce qui devrait l'excuser d'être à la tête dune multinationale qui ramasse des milliards en échange d'on ne sait quels services rendus et à qui (Balkany est-il sur ce coup ?) et aussi à la tête d'un groupe d'habitants d'un pays proche de la Mongolie, dont on dit que, justement, ils n'ont pas de tête . ça laisse rêveur !

Rions un peu avec wikipedia qui vous le rendra au centuple, puisqu'elle est le relai médiatique de N.S. et de Jean-Marie,
dans un pays proche de la Belgique.


commentaire n° : 2 posté par : un singe savant le: 02/04/2008 16:58:36
Procédé ?  juste un euphémisle pour dire de quel côté il était .
commentaire n° : 3 posté par : lui le: 02/04/2008 17:04:14
il faut vraiment que ce Balkany aît beaucoup de choses à se reprocher, pour avoir fait corriger quoi que ce soit dans sa notice, quand on sait, la servilité de ces notices de wikipedia, vis-à-vis des politiciens bien en place...
commentaire n° : 4 posté par : Marcello le: 03/04/2008 10:49:12
Vous êtes des médisants, inaccessibles à la pûreté du sentiment, tout juste bons à salir tout ce qui est beau. Mais heureusement le Monde (1/4/2008, p. 18) était là, et qui veillait au groin :




.../ Car il y a entre eux bien plus qu'une amitié de trente ans. "Patrick et Nicolas" se sont rencontrés au RPR, il y a trente ans. Leures pères, tous deux Hongrois, se connaissaient déjà. Celui de Balkany portait encore, tatoué sur l'avant-bras, la marque des déportés d'Auschwitz (...). Celui de Sarkozy, immigré en France pour fuir l'avancée des Soviétiques, habité toujours sur la commune de Levallois, dans l'île de la Jatte.
commentaire n° : 5 posté par : Lea le: 04/04/2008 10:28:09
Oui c'est assez joli l'amitié des pères, l'un rescapé d'Auschwitz, l'autre "fuyant les soviétiques". Encore l'art de le dire avec des fleurs.

Cela dit, que l'équipe indéssoudable Balkany-Sarkozy soit une amitié (ou des liens, ou une association) qui remonte à longtemps, à la génération des pères, est une information.

Une information assez bonne à donner (avec des fleurs certes, et l'art de ne pas y toucher en le glissant avec légèreté) mais qui dit avant tout le cynisme de la bourgeoisie  quand elle s'y met : ou comment les affaires, les ambitions, le pouvoir , les intérêts et les combines peuvent "effacer" cette contradiction que le citoyen ordinaire suppose entre la victime du nazisme et celui qui était de l'autre côté.

Avec son air de ne pas y toucher (forcément, elle est surveillée) R. Bacqué expose l'ampleur d'un cynisme dont le citoyen ordinaire ne se doute pas : les affaires et les intérêts bien compris de chacun, passent avant tout et effacent tout, même les plus graves incompatibilités supposées par un esprit qui pense banalement  comme tout le monde et ne voit que la contradiction entre ces deux vies sous le nazismes.

Elle réussit à dire d'où vient le père Sarko. et le milieu dans lequel a été élevé le petit Sarko. qui ne devrait pas être un enfant de choeur si c'est ça le modèle qu'il a eu sous les yeux depuis toujours. Avant même d'être né la collaboration de l'ancien déporté et de l'ancien suppot du gouvernement hongrois de l'époque était en place. Tout le monde ne peut se targuer d'avoir eu pour modèle éducatif un tel art du compromis au nom des seuls intérêts financiers.

Vous ne croyez pas ?


Je le trouve assez bien envoyé cet article. Car il ne s'agit pas seulement de dire que Balkany est un voyou, ce que tout le monde sait. Il parle de Sarko, feignant de parler de Balkany, sur lequel il ne dévoile guère de secrets.


Vous ne croyez pas ?


merci de votre remarque
réponse de : alithia (site web) le: 04/04/2008 13:10:27
C'est dingue, ça !

Aussi violente soit ma profonde détestation pour Balkany et Sarkozy, je ne vois vraiment pas pourquoi ces informations, qui relèvent de l'actualité politique, devraient se retrouver sur wikipédia !! Vous délirez complètement !! Vous ne voudriez pas publier aussi les annonces légales, la rubrique des chiens écrasés et le dernier manifeste politique des évangélistes US sur l'encyclopédie en ligne, par hasard ??

Un peu de sérieux, un tout petit peu, quoi...
commentaire n° : 6 posté par : Loola le: 04/04/2008 13:33:01
Les wikipédiens ne comprendront jamais ce genre de choses.

Wikipedia est faite d'histoires de chiens écrasés pour la plus grande part. Mais  les points importants, pour l'histoire et la politique et pour  toutes les idées, dans tous les domaines, sont totalement absents de wikipedia qui, hormis ses articles de sciences exactes et d'informatique, rate  à tous les coups son sujet. Wikipedia est essentiellemen composée d'articles vides et insignifiants et d'histoires de chiens écrasés, astrologie  et cie, et avec les dernières nouvelles people.

Dérisoire.
réponse de : alithia (site web) le: 04/04/2008 14:50:54
La page de l'article de R. Bacqué du Monde est devenue introuvable.
Pourquoi ?
Il dérange qui cet article ?
Vous auriez dû la sauvegarder en mettant l'article en entier Alithia.
commentaire n° : 7 posté par : Caro le: 04/04/2008 14:04:09
ah ? C'est peut-être le lien que j'ai donné qui ne marche plus , je vais vérifier, mais l'article existe toujours en suivant ce lien : http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/03/31/patrick-et-isabelle-balkany-les-amis-du-president_1029280_823448.html

Dans le doute, je mets ici une bonne partie de celui-ci, à l'abri, on ne sait jamais , ok.  (dont le fameux passage sur les pères et les liens entre les deux familles)

Un ami de trente ans, Nicolas Sarkozy, fidèle malgré les critiques, qu'il balaie souvent d'une phrase : "Ils sont comme ils sont. Pas raffinés, mais courageux." Chez eux, et dans leurs bureaux respectifs, trônent 20 photos du couple et de "Nicolas", à 25, 40 ou 50 ans, dans tous les lieux, bronzés, en maillot de bain, hilares. On trouve aussi des clichés de leur parrain en politique, Charles Pasqua, avec lequel ils vont régulièrement boire un whisky et dont ils préservent l'influence dans les Hauts-de-Seine.

A Levallois, dont ils ont transformé en vingt-cinq ans l'urbanisme et la sociologie, leur popularité est quasi intacte : 51,5 % encore, au premier tour des municipales. Il est le maire. Elle est son premier adjoint. "On ne fait pas campagne, on se balade", disait Patrick Balkany quelques jours avant l'élection. Au conseil général des Hauts-de-Seine, ils sont plus controversés.

Le président UMP du département, Patrick Devedjian, aurait rêvé de se débarrasser d'Isabelle, qui tient la vice-présidence chargée des collèges. "Les Balkany polluent l'image du 92", juge Devedjian. "Il a fait une fixette sur moi", rétorque Isabelle, qui affirme que, lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy l'avait encouragée à se présenter à la présidence du conseil général. Depuis, c'est la guerre.

Le 16 mars, Nicolas Sarkozy et son secrétaire général Claude Guéant ont dû recevoir Isabelle Balkany et Alain-Bernard Boulanger, le maire de Villeneuve-la-Garenne, qu'elle voulait propulser à la tête du conseil général, pour leur demander d'arrêter les hostilités. Le 20, le conflit menaçant de tourner au vaudeville public, l'Elysée a dû une nouvelle fois intervenir. Officiellement, les voilà donc réconciliés. Mais Patrick Balkany n'en démord pas : "Le 92 est le département de Nicolas. Il ne peut pas s'en désintéresser. Et nous sommes comme sa famille..."

D'autres, avant Devedjian, s'y sont cassé les dents. La gauche n'a jamais vraiment réussi à inquiéter les Balkany. La droite ne parvient pas à s'en passer. Lors de son premier meeting à Neuilly, le novice David Martinon, parachuté aux municipales, avait osé s'insurger : "Je ne vais tout de même pas inviter ces deux escrocs !" Le mot leur fut rapporté. Et Martinon, en une phrase, se tira sa première balle dans le pied. Un simple coup d'oeil aux annonces immobilières du coin aurait dû le renseigner : "Levallois-Neuilly." Les deux villes y sont toujours accolées. On ne prend pas la ville en se mettant à dos ses puissants voisins.

Jean Sarkozy, le fils du président, a fait preuve de plus de subtilité. Dès l'annonce de sa candidature aux cantonales, il est allé visiter les services de la mairie de Levallois. Isabelle s'est improvisée aussitôt directrice de sa campagne et s'est mise derrière son ordinateur. A ses débuts, elle a été chargée des relations publiques d'Europe 1. Depuis, elle connaît la terre entière, et n'a pas son pareil pour rédiger tracts et plaquettes électorales. Lorsque le jeune homme a été élu, les Balkany l'ont aussitôt cornaqué pour lui faire visiter ses nouveaux bureaux.

Ces liens avec la famille Sarkozy intriguent et agacent tout l'UMP. "Ils font commerce de leur amitié avec le président", s'insurge-t-on jusqu'à l'Elysée. Déjà, lorsqu'il était encore chiraquien, au début des années 1990, Patrick Balkany se vantait d'avoir amadoué la secrétaire de Jacques Chirac et de pouvoir ainsi se retrouver "comme par hasard" dans les mêmes hôtels du bout du monde avec l'homme fort du RPR d'alors. Aujourd'hui, on le remarque à chaque voyage officiel, debout derrière "Nicolas" sur la photo.

Isabelle elle-même en rit, parfois. Elle était jusqu'à il y a peu l'une des grandes amies de Cécilia Sarkozy : "Elle est ma presque soeur", disait-elle. Elles ont rompu au lendemain du divorce et de la publication du livre d'Anna Bitton (Cécilia, Flammarion, 174 p., 16 euros) qui rapportait les propos sévères de Cécilia Sarkozy sur son ex-mari. Lorsque le président est tombé amoureux de Carla Bruni, Isabelle Balkany a dit drôlement à ses amis : "Il va falloir que je fasse ma reconversion." Cela est moins aisé. Cécilia Sarkozy laissait volontiers sa "presque soeur" raconter dans les médias sa vie privée. Quand Isabelle Balkany a enchaîné les émissions télévisées pour évoquer la nouvelle première dame, l'Elysée s'est chargé, dit un conseiller, "de la débrancher. Elle n'est pas tout à fait du style de Carla Bruni..."


Plus ennuyeux, Patrick Balkany, marchant sur les traces de Charles Pasqua, s'est mis à voyager en Afrique ou à recevoir des émissaires du Gabon, du Congo ou du Tchad. Il a fallu que le Quai d'Orsay, mais aussi les réseaux rivaux menés par l'ancien fidèle de Jacques Foccart, Robert Bourgi, s'en émeuvent pour que Claude Guéant, qui a connu les Balkany quand il était secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine et s'en méfie, fasse une petite mise au point publique : "En Afrique, M. Balkany n'est pas l'émissaire du président." Il n'empêche, être l'ami du chef de l'Etat vaut tous les sésames, au coeur des Etats africains liés à la France et Patrick Balkany y est choyé.

Jamais Nicolas Sarkozy n'a d'ailleurs désavoué publiquement son "pote". Car il y a entre eux bien plus qu'une amitié de trente ans. "Patrick etNicolas" se sont rencontrés au RPR, il y a trente ans. Leurs pères, tous deux Hongrois, se connaissaient déjà. Celui de Balkany portait encore, tatoué sur l'avant-bras, la marque des déportésd'Auschwitz et restait auréolé du souvenir d'une glorieuse résistance pendant la guerre. Celui de Sarkozy, immigré en France pour fuir l'avancée des Soviétiques, habite toujours sur la commune deLevallois, dans l'île de la Jatte. Les jours d'élection, s'il s'absente, c'est aux Balkany qu'il donne procuration.

[...]

Entre les Sarkozy et les Balkany, il y a eu bien des vacances, des fêtes et beaucoup de "coups" politiques. C'est Patrick, tout juste élu maire de Levallois, qui, ayant appris, le 14 avril 1983 la mort subite d'Achille Peretti, le maire de Neuilly, a téléphoné aussitôt à Nicolas Sarkozy puis à Charles Pasqua pour les informer que la place était à prendre. C'est encore lui qui a aidé Sarkozy à doubler Pasqua, hospitalisé pour une hernie, et à se faire élire maire à la tête de Neuilly par le conseil municipal. C'est toujours lui qui a conseillé à son ami de rejoindre le cabinet d'avocats Claude et Associés, qui avait pour client Levallois. Jamais une campagne électorale ne s'est déroulée sans que l'on voie les Balkany dans le sillage de Sarkozy.

Quand Patrick Balkany a été condamné, en 1996, à quinze mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité, beaucoup ont cru que le scandale briserait leur amitié. Nicolas Sarkozy a pourtant continué à voir Isabelle et même Patrick, alors en "exil" à Saint-Martin, et installé leur fils, Alexandre, dans un HLM de Neuilly... "Nicolas se moque que l'on vilipende les Balkany,Il est fidèle en amitié et, en ce sens, il ressemble à Mitterrand." reconnaît l'ami et conseiller du président Pierre Charon.

Parmi toutes les photos qui les montrent avec celui qui est devenu président, on trouve d'ailleurs, dans le bureau de Patrick Balkany, un petit vide-poche carré, en métal argenté, sans valeur aucune. Sauf pour la petite phrase que Nicolas Sarkozy y fit un jour graver et qu'ils connaissent par coeur : "Du maire au maire, du Hongrois au Hongrois, de l'ami à l'ami."

 

Voilà l'essentiel de l'article dont je trouve chaque pragraphe, ou presque, assassin. C'est assez habile sans être trop crypté.

réponse de : alithia (site web) le: 04/04/2008 14:17:51
à quoi on peut encore ajouter qu'ils ne sont pas plus "hongrois" l'un que l'autre et que même sous l'angle culturel ils sont parfaitement ignorants de cette réalité. Les présenter comme des "hongrois" n'est qu'une trouducuterie qui vise, de la part de la presse collabo, à présenter cette marchandie avariée sous l'étiquettte... fils d'immigré, ben voyons.
commentaire n° : 8 posté par : L. Nemeth le: 04/04/2008 17:21:56
heureusement il y a encore au journal le Monde des gens qu'ont d'la vertu, comme par exemple le nommé Philippe Ridet. Et pas plus tard qu'il y a deux jours (cf. n° daté du 4/3, p. 16) il a exposé les affres et les tourments qui furent les siens, au lendemain de la présidentielle 2007 : allait-il, comme de par le passé, tolérer que l'heureux élu le tutoie ? Mais très vite, le fin limier balaya ses propres réticences -et il le fit, au nom même de la vertu : "En tutoyant d'emblée, les hommes politiques imaginent créer une complicité qui les préservera de la critique. Ils croient vous faire entrer dans le cercle magique de la connivence. C'est leur problème. Pourquoi chercher à les détromper ? Le journalisme est aussi une science du camouflage".

Encore un de ceux que madame Bruni-Sarkozy pouvait il y a peu définir comme étant les VRAIS JOURNALISTES.
commentaire n° : 9 posté par : Bienpensan le: 05/04/2008 13:56:47
Le journaliste qui pratique la science du camouflage  face à l'homme politique qui veut l'inclure dans son cercle et le croit le mettre de son côté[ou face à Mme la Princesse dont l'Elysée relayé par Match et l'Express voudrait nous faire croire qu'elle va faire des miracles, càd. le changer] oui ça existe et heureusement. Les journalistes n'ont pas plus de raison a priori d'être tous des abrutis, des salauds et des vendus  -contrairement à ce que clame wikipedia pour se poser, en contraposition, en parangon de vertu, de talent et d'honnêteté, ce que dément vite sa lecture. Vous l'aurez sans doute remarqué cher lecteur.

En tout cas la presse ne se résume pas à Match et l'Express , soit la presse  française à la botte pour ces deux-là, celle que Mme la Princesse considère certainement comme laissant écrire de "vrais journalistes" .
réponse de : alithia (site web) le: 05/04/2008 14:07:52
il est exact, alithia, que les journalistes "n'ont pas plus de raison a priori d'être tous des abrutis, des salauds et des vendus" : c'est uniquement a posteriori, qu'ils peuvent apparaître comme tels. Mais bon, n'en parlons plus, puisque tout çà c'est du passé, et que grâce à Philippe Ridet, muni de sa tenue de camouflage, on va voir ce que l'on va voir.
commentaire n° : 10 posté par : Bienpensan le: 07/04/2008 11:18:39

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