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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 13:50
Défense de la laïcité et des droits de l'homme : un texte signé par des intellectuels.


undefinedphoto L St Germain, l'Internaute

Ce texte constitue une alerte face à ce qui menace à l'échelle internationale, sous la pression politique d'une religion se mêlant de normes juridiques, l'islam,  et des Etats non-démocratiques, les plus opposés aux droits de l'homme, dont l'Iran, qui veulent imposer un retour en arrière, une véritable régression par rappport aux principes de la laïcité et de la libre expression constitutifs de la démocratie, qui sont eux-mêmes les principes de base des droits de l'homme, avec l'égalité des femmes.

Cette ligne de destruction des droits de l'homme et de la laïcité est particulièrement bien représentée à wikipedia qui se fait l'écho des mouvements d'opinion les pires, ceux précisément que dénonce cette déclaration que je reproduis ci-dessous.


Le texte est le suivant :

L'année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme par l'ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d'années, par ses dérives, l'ONU s'est caricaturée.


A Durban, en Afrique du Sud, s'est tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à l'initiative des Nations unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier d'avocat. C'est au nom des droits des peuples que furent scandés des "mort à l'Amérique !" et "mort à Israël !" ; et c'est au nom du relativisme culturel qu'on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.


Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa Commission des droits de l'homme, l'ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau Conseil des droits de l'homme (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd'hui, le constat est plus qu'amer : c'est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, l'élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d'une nouvelle et très particulière "déclaration des droits de l'homme", la mise à mort de l'universalité des droits.


Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s'y constituent, les discours qui s'y tiennent, les textes qui s'y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d'expression, légitiment l'oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales.


Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l'encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l'acte et les violences de demain.


Une triple alliance composée de la Conférence des organisations islamiques (OCI), représentée jusqu'à ce jour par le Pakistan, du Mouvement des non-alignés, où Cuba, le Venezuela et l'Iran ont un rôle central, et de la Chine - avec la complaisance cynique de la Russie - oeuvre ainsi à la mise en place d'une véritable révolution prétendument "multiculturelle". Ainsi, le rapporteur spécial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, Doudou Diène, déclare d'ores et déjà qu'énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port des signes religieux à l'école participe du racisme antimusulman, renommé "islamophobie occidentale".


La confusion des esprits est à son comble quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion. C'est une menace radicale contre la liberté de penser qui est en train d'être cautionnée par l'ONU. En assimilant au racisme toute critique des dérives de ceux qui parlent au nom de l'islam, parce que supposée relever d'attitudes néocolonialistes, les porte-parole de cette nouvelle alliance serrent un peu plus le garrot qu'ils ont passé au cou de leurs propres peuples et sapent les fondements d'une civilité très chèrement acquise en Europe depuis les guerres de religion. En septembre 2007, la haut-commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, participait à une conférence à Téhéran consacrée aux "droits de l'homme et (à) la diversité culturelle". Portant le voile, comme la loi de la République islamique l'exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l'énoncé des principes à venir, ainsi résumés : "offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste".


Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C'est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d'Israël, pays membre de l'ONU, créé par cette dernière. Interrogée sur son silence, la haut-commissaire a justifié sa passivité par le respect de la loi iranienne, auquel, en tant que juriste, elle s'estimait tenue, et par souci de "ne pas offenser ses hôtes". Charbonnier est maître chez soi... C'est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d'opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d'une institution internationale impuissante, mais dont les principes n'étaient au moins pas dévoyés comme ceux de l'ONU aujourd'hui.


Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l'acte. De Mein Kampf à Radio Mille Collines, de Staline à Pol Pot, les exemples abondent pour confirmer la nécessaire extermination de l'ennemi du peuple au nom de la race, au nom de l'émancipation des masses laborieuses ou au nom d'un ordre supposé divin. Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues "d'avenir radieux" ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c'est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l'histoire fut commis.


Face à cette stratégie, les démocraties, d'abord soucieuses de leur balance commerciale, font preuve d'une extraordinaire passivité. Que pèse le sort du peuple tibétain face aux enjeux des exportations vers la Chine ? Quel est le prix de la liberté pour Ayaan Hirsi Ali, ex-députée néerlandaise, menacée de mort, après l'assassinat en 2004 de son ami le réalisateur Théo Van Gogh, accusé d'avoir blasphémé l'islam dans le film Soumission ? Les exemples s'additionnent qui, de Taslima Nasreen à Salman Rushdie, de Robert Redeker à Mohamed Sifaoui, apportent la preuve que l'intégrisme islamiste impose sa loi par la terreur. Combien d'Algériens, de femmes au Maghreb, au Proche-Orient, en Turquie, au Pakistan ont déjà payé du prix de leur vie le refus de se soumettre à l'obscurantisme religieux ?


Si, par malheur, l'ONU devait consacrer l'imposition de tels critères, si le blasphème devait être assimilé à du racisme, si le droit à la critique de la religion devait être mis hors la loi, si la loi religieuse devait s'inscrire dans les normes internationales, ce serait une régression aux conséquences désastreuses, et une perversion radicale de toute notre tradition de lutte contre le racisme, qui n'a pu et ne peut se développer que dans la liberté de conscience la plus absolue.


L'Assemblée générale de décembre 2007 a déjà entériné des textes condamnant des formes d'expression considérées comme diffamatoires de l'islam. L'enjeu est clair, il est mondial : c'est de la défense des libertés de l'individu qu'il est question.


Soit les démocraties se ressaisissent, à l'exemple du Canada, qui vient d'annoncer son refus de participer à la conférence de Durban 2, estimant qu'elle risquait d'être "marquée par des expressions d'intolérance et d'antisémitisme", et cessent de s'abstenir ou de voter des résolutions contraires à l'idéal universel de 1948, soit l'obscurantisme religieux et son cortège de crimes politiques triompheront, sous les bons auspices des Nations unies. Et lorsque les paroles de haine seront transformées en actes, nul ne pourra dire : "Nous ne savions pas."


Premiers signataires : Elisabeth Badinter, Adrien Barrot, Patrice Billaud, Pascal Bruckner, Jean-Claude Buhrer, Chala Chafiq, Georges Charpak, Christian Charrière-Bournazel, Bernard Debré, Chahdortt Djavann, Jacques Dugowson, Frédéric Encel, Alain Finkielkraut, Elisabeth de Fontenay, Patrick Gaubert, Claude Goasguen, Thierry Jonquet, Liliane Kandel, Patrick Kessel, Catherine Kintzler, Claude Lanzmann, Michel Laval, Barbara Lefevbre, Corinne Lepage, Malka Marcovich, Albert Memmi, Jean-Philippe Moinet, Jean-Claude Pecker, Philippe Schmidt, Alain Seksig, Mohamed Sifaoui, Antoine Spire, Pierre-André Taguieff, Jacques Tarnero, Michèle Tribalat, Michèle Vianes,Elie Wiesel, Michel Zaoui.


 

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Published by alithia - dans droit
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commentaires

jojo le fouilleur d'historiques 05/03/2008 20:27

Désolant et consternant cette remarque ! Il est notamment déplorable à constater que certains articles de Wikipedia même certains réputés de "qualité", se résument à de vulgaire plaquette publicitaire en faveur du régime politique iranien…De nombreux articles sont hélàs judicieusement fort déséquilibrés. On reconnait très rapidement à la lecture de cette propagande un militantisme puissant de certains contributeurs ou ayant cet agenda politique Alithia. Je n’ose même plus citer de quel pays, il s’agit…J’ai reçu voici un an des menaces de mort sur le sujet. Et comme Wikipédia balance les noms et adresses de gens...je ne m'y risque plus.

isabelle 04/03/2008 23:27

Je ne vois pas bien le rapport entre le texte et wikipédia. Vous dites que la ligne de destruction des droits de l'homme critiquée par le texte est particulièrement bien représentée sur wikipédia.
Pourriez vous donner un exemple?

alithia 05/03/2008 19:01

J'ai donné de nombreux exemples dans divers articles . En vous aidant du moteur de recherche interne au blog, la recherche "droits de l'homme" devrait vous aiguiller. Wikipedia , explicitement, refuse de souscrire aux principes des droits de l'homme, en réponse à plusieurs demandes ; elle milite ouvertement contre la laïcité, via les fondamentalistes de diverses obédiences religieuses qui en sont les rédacteurs, elle véhicule l'antisémitisme, censure toute dénonciation de celui-ci ... Il y a presque 500 articles sur le blog : voyez  en suivant la catégorie "laïcité", et celles de "propagande" , et "propagande et censure" vous trouverez pas mal d'exemples.

AHMED 29/02/2008 07:34

Comme toujours, certains se donnent de l'image en choisissant les ennemis, une soi-disant sainte-alliance entre l'islam, les cocos... Mais ce vous refusez d'admettre est que vous ne considérez pas le droit, le droit de l'homme de manière égale pour tous. Un racisme bien pensant vous empêche d'élargir la critique à la barbarie américaine, à celle du capitalisme... Tout cet écrit n'a qu'un seul but: montrer Israël sous un joli jour alos que chaque jour montre que c'est une barbarie... Je n'ai guère d'illusions que cette réponse soit publiée...

alithia 29/02/2008 10:31

Ce n'est pas "soi-disant" vérifiez les pays qui  s'allient et sur quels thèmes. Ce qui n'enlève en rien la possibilité de critiquer le capitalisme évidemment.Barbarie , racisme  : où est la critique du capitalisme selon une telle conception ?  Et les prétentions de la religion à imposer des normes politiques et juridiques, comme au Moyen-Age, et la condition des femmes selon l'islam fondamentaliste, c'est quoi ? Une politique de liberté ?

Eva 29/02/2008 01:34

Un très beau texte. Il faut réagir, défendre les principes qui garantissent les diverse libertés.