Décidément les professeurs ont bien du mal avec les déclarations de ceux qui nous gouvernent, concernant l'histoire.
Après Sarkozy et ses consignes décidées sans consultation pour prescrire aux enseignants comment enseigner l'histoire (voir L'enseignement de l'histoire selon sarkozy) c'est maintenant le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos qui fait des déclarations tonitruantes, sous-entendant que l'histoire n'est pas enseignée.
Déclarations démenties par les professeurs d'histoire qui protestent de ces contre-vérités mais font remarquer que l'horaire consenti à l'enseignement de l'histoire est en diminution constante :
même problématique que pour le primaire du reste .
Tout cela n'est qu'effet d'annonce et guère sérieux. Comment prétendre améliorer le niveau des élèves en diminuant les heures de cours ? (voir information sur la condition enseignante)
De tous côtés, de la démogagie wikipedia à celle du sarkozisme, il semble que la laïcité et l'enseignement ont à
craindre, et vont devoir organiser la résistance. Et en outre ne trouvez-vous pas que cette instrumentalisation de la Shoah commence à dépasser les bornes de la décence ?
Info du jour (AFP)
Les enseignants mettent en cause Xavier Darcos
L'association des professeurs d'histoire et de géographie demande à Xavier Darcos, qui affirmait qu'"un lycéen sur deux
ne sait pas ce qu'est la Shoah", "sur quelles enquêtes statistiques sérieuses" il se fonde.
L'association des professeurs d'histoire et de géographie (APHG) met en cause vendredi 22 février le ministre de l'Education, Xavier Darcos, qui a déclaré lundi qu'"un lycéen sur deux ne sait pas
ce qu'est la Shoah", et lui demande quelles enquêtes statistiques sérieuses" il s'appuyait.
"Sur quelles enquêtes statistiques sérieuses repose cette opinion qui constitue une contre-vérité manifeste et, en même temps, laisse entendre que les professeurs d'Histoire ne feraient pas leur
travail ?", demande l'association dans un communiqué.
L'entourage du ministre affirme que le ministre s'est appuyé sur "des remontées du terrain" mais "pas sur une étude particulière". Il cite "une étude Sofres de 2000, disant que 55% des 18-24 ans
trouvent qu'on ne leur parle pas assez de la Shoah".
Questions au Brevet
L'APHG rappelle que l'extermination des juifs est "enseignée en 3e et peut faire l'objet de questions à l'épreuve du Brevet", et se dit assuré que "par conscience professionnelle et parce qu'ils
la jugent essentielle, les professeurs traitent donc la Shoah avec une attention particulière".
Elle a reconnu "des obstacles et des conflits à cet enseignement dans des classes localisées dans certains quartiers", mais a expliqué que "dans d'autres classes de collège, des professeurs en
parlent sans que cela soit inscrit dans les programmes".
"A-t-on oublié que, dans nombre d'établissements, les enseignants travaillent sur la journée spécifique du 27 janvier ?", journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes
contre l'humanité.
Des cours moins longs
L'association a également regretté que, "depuis 20 ans, le ministère est parvenu à réduire l'enseignement de l'Histoire dans les séries scientifiques (S) où cet horaire est passé de 2 heures à 1
heure 15".
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Par alithia
Vendredi 22 février
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18:48
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Publié dans : école
Les gouvernants actuels du système sarkozien veulent imposer une version officielle de l'histoire que les profs seraient censés répéter docilement. Tout en accusant les profs de manière sous-entendue.
Vous avez raison de signaler cette tendance qui veut mettre l'école au pas et transformer l'enseignement de l'histoire en apologie de certaine causes, en faisant des coups de pub, pour s'adresser à l'opinion publique en laissant croire que ce serait des innovations fantastiques, alors que ce ne sont que des formules qui ne veulent rien dire. Et pour les élèves ce sont des directives à effet de faire parler encore, pour qu'on croie qu'il y aurait un redressement de mauvaises pratiques ou pour rectifier des manques, alors que simplement il s'agit de faire dans l'émotionnel plutôt que de chercher à susciter la réflexion.
Ce sont des méthodes pour faire du bruit, comme on l'a vu sur d'autres sujets, faire parler de soi, occuper l'espace public et mediatique. Ce sont des méthodes qui cachent la réalité des véritables décisions qui sont prises, telle que la suppression de nombreuses heures de cours car on supprime des profs et qui n'ont rien à voir avec ce qui est raconté et avec ces scandales créés en permanence.
C'est une sorte d'agit-prop pour empêcher que les gens comprennent les vraies réformes qui sont mises en place.
Cela montre essentiellement une chose, à savoir que les moyens mis en oeuvre pour l'école diminuent et pendant que les responsables proclament vouloir améliorer le niveau, ils prennent des mesures qui auront un résultat contraire.