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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 13:37
Un cas à part : des écrivains boycottés ; du jamais vu dans un Salon du Livre.



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photo P. Oltra l'Internaute

Des militants palestiniens lancent un mouvement de boycott d'Israël et de ses écrivains, en Italie, via l'extrême-gauche qui leur est liée.


Un mouvement palestinien
(ISM) dont Omar Barghouti est le porte-parole, qui, vu d'ici du moins, apparaît très radical (il milite pour mettre fin au sionisme et pour la dispartion de l'Israël) et qui a ses relais en France, en Italie, dans des organisatons d'extrême-gauche, a décidé de boycotter Israël, à l'occasion du Salon du Livre qui doit se tenir en mai à Turin.   Chaque année, un pays est choisi pour être l'invité d'honneur. Le Salon du Livre italien a fait cette année d'Israël son invité d'honneur pour cause du 60° anniversaire de la création de l'Etat.


P Assouline sur son blog présente l'histoire : l'extrême-gauche italienne, a vite rejoint et relayé le mot d'ordre venu de cette organisation, soutenue par les islamistes, tel T.Ramadan et se lance dans un mouvement de boycott de tous les écrivains israéliens invités.




Paradoxe politique et violence faite à la culture : voilà que pour dénoncer la politique d'un pays et de son gouvernement qu'ils désapprouvent, ils entendent empêcher l'invitation de ses écrivains.



Punir les écrivains d'un pays pour marquer un désaccord politique et en signe de protestation contre un Etat et à la place de celle-ci, n'est-ce pas se tromper d'adresse et rabattre complètement la politique sur la vie intellectuelle et artistique ?  Cela ne s'est jamais fait et ne s'imagine même pas. Mais dans le cas présent il s'agit d'un pays auquel l'extrême-gauche entend réserver un traitement à part, par bannissement de ses écrivains de rencontres internationales autour du livre, puisqu'il s'agit d'Israël.

 

Cet événement m'a inspiré la réflexion ci-dessous, greffée sur la remarque d'un commentaire  qui disait : “Etrange comme l’extrême droite et l’extrême gauche se rejoignent, sur cette détestation d’Israël.”

 

 

“Etrange comme l’extrême droite et l’extrême gauche se rejoignent, sur cette détestation d’Israël” et qui semblent justifier l’injustifiable d’une seule voix.

 

Car qui a déjà boycotté et quand, non pas un pays pour sa politique (ce qui se comprend, et hors de la question de savoir si Israël le mérite ou non, ce qui est encore une autre question) mais les seuls écrivains de ce pays, punis pour une politique dont ils ne sont pas responsables ?

 

Vis à vis des dictatures, lorsqu’elles sont condamnées publiquement, politiquement, la règle est au contraire de soutenir, les écrivains qui y vivent et y écrivent. Toujours. Là, cette campagne de boycottage, consiste à la fois à épingler Israël comme un Etat diversement qualifié en l'occurrence et à qui sont attribuées diverses fautes qui mettent à mal la démocratie et condamner sa politique, et condamner les écrivains qui appartiennent à cette société gouvernée par cet Etat et ce gouvernement tel et tel, en les punissant, eux, pris comme emblème de leur gouvernement.

 

Israël est un cas unique dans le traitement qui lui est réservé, de la part d’organisations s’occupant de faire connaître le livre où pour désapprouver une politique d’Etat, ce sont ses écrivains que l’on punit.

 

Lorsque le prix Nobel est Chinois, l’auteur est encensé, à double titre.  Comme écrivain et comme résistant à un régime politique dont il se distingue. Et tout le monde se réjouit : pour la littérature et au nom de certains principes politiques permettant tout à la fois, le cas échéant, l’expression d’un  message politique et d’un jugement susceptible de contribuer à une cause qui relève plutôt de la défense de la liberté contre la dictature.

 

Pour Israël, rien de tout cela.
Les partisans du boycottage veulent à la fois dénoncer (à tort ou à raison, car une fois encore, la question mérite d’être traitée pour elle-même) la politique d’un Etat et punir les écrivains du pays, à la place de celui-ci (qu’ils voudraient bien punir mais ils n’ont rien trouvé de mieux), sans aucun égard pour le fait que les principaux écrivains cités dans le billet de P.A., les plus connus sans doute, sont tous des pacifistes et ne peuvent être traités en aucun cas de vouloir la mort des Palestiniens.

 

C’est cette confusion qui est insupportable. Ne peut-on exprimer la critique, voire la condamnation d’une politique de manière politique, et autrement qu’en s’en prenant à la pensée, à l’écriture, à la littérature ?

 

Une fois encore cela revient à traiter l’Etat d’Israël en “juif des nations”, le traiter d’une manière spécifique, à lui seul réservée, par des actions relevant du seul discrédit, cherchant à lui faire injure via le rejet de ses écrivains ?

 

N’aurait-on pas honte à la seule idée de boycotter des écrivains Afghans, Pakistanais, Saoudis ou autres Chinois, Birmans etc. pour leur faire payer à la place de leur gouvernement des fautes, des crimes ?

 

Il n’y a que pour Israël que la honte du geste n’effleure même pas l’esprit des partisans de cette action, ni non plus le doute de se retrouver en si bonne compagnie avec les antisémites classiques, les fascistes, ou les nouveaux, islamistes plus ou moins soft.

 

Quoi qu’on pense du gouvernement d’Israël, il y a tellement d’autres manières de dénoncer sa politique si on le souhaite, et de le faire savoir publiquement, dans des pays où la liberté d’expression existe, que le choix de cette forme de protestation, pour ceux qui entendent protester, est éminemment suspecte et quelque peu atterrante de la part de gens qui se disent d’extrême-gauche, et révèle un profond malaise dans la civilisation.

 

Hegel affirmait que les peuples, comme les individus, n’apprennent rien de l’histoire, puisque, les situations étant toujours nouvelles ce qui devrait être fait afin d’éviter le pire n’est jamais déjà-là comme solution toute-prête. D’où la perte de mémoire, l’incapacité à comprendre le présent, l’errance et la répétition, qui existent bel et bien dans l’histoire.

La répétition des erreurs et des errances (tel Hitler répétant l’erreur de Napoléon lors de la campagne de Russie, qui se fit piéger par le “général hiver”) est possible, sinon certaine.
Il avait raison et c’est en quoi l’histoire est tragique, démontant l’inanité des bonnes intentions exprimées dans le cri “plus jamais ça”. On voudrait pouvoir y croire, mais justement … ça recommence, quelques signes d’une ambiance délétère qui s’installe.

 

L’Europe se proclame , se croit, vaccinée de la haine et des crimes d’antisémitisme, pour cause d’expérience du nazisme et en plus depuis que le Vatican, avec le Concile Vatican II , a mis au clair ses positions rompant avec l’anti-judaïsme historique.

 

Mais point du tout. L’erreur se répète, extrême-droite et extrême-gauche confondues. Avec l’aide des islamistes, ensemble ils se rejoignent pour proférer sans complexes injures et insultes que la bien-pensance oublieuse voudrait croire devenues impossibles après le nazisme et l’extermination des juifs d’Europe.

 

J-Cl. Milner dans sa lucidité clairvoyante explique et démontre tout au contraire les raisons et de la nécessité de lever l’oubli des “Penchants criminels de l’Europe démocratique” dans son livre du même nom, car la réalité de l’oubli, indéniable, est précisément le terreau d’une haine renaissante, appuyée sur une bonne conscience à toute épreuve, sous prétexte d'engagements militants, ou même sous aucun prétexte.

 

Ceux qui ont cette funeste idée de boycotter les écrivains d’un pays, -seule démocratie de la région par ailleurs ; et personne ne dira que le fait démocratique met un Etat à l’abri de crimes possibles, l’histoire l’a suffisamment montré ; je ne veux certes pas par là faire de la démocratie une garantie à toute épreuve- ceux-là donc ne savent pas ce qu’il font, de quelle mécanique infernale ils participent , car l’antisémitisme qu’ils cachent aujourd’hui sous le terme d’antisionisme, est toujours annonciateur de catastrophes. Pour tous. 

 

L’histoire du XX° siècle devrait l’avoir suffisamment montré. Mais les hommes n’apprennent rien, Sisyphe n’en finit jamais de remonter son rocher.

 
 

Quel rapport avec wikipedia se demandera peut-être le lecteur ? C'est très simple : j'y vois le même mouvement de rencontres dites improbables mais pourtant tout à fait réelles où se conjoignent extrême-gauche et extrême-droite autour d'un antisémitisme renaissant dans la société dont les milieux islamisés ne sont pas exempts et face auquel l' extrême-gauche est aveugle et totalement irresponsable. Le même phénomène se constate sur wikipedia, qui est à prendre au sérieux, car il s'agit d'un signe des temps.

 

Alithia

addendum le 7 fev . Nouvelles d'Italie

D’Italie, la Repubblica , traduction rapide du compte-rendu des événements qui ont bouleversé l’Italie et fait couler beaucoup d’encre. Où il est établi que Ramadan ment, et que toute la gauche jusqu’ aux communistes et à la gauche des communistes compris, se démarque de l’initiative de boycott et la condamne.

 

1) Ramadan ment :
Questa volta, però, sono i vertici della Fiera del libro, nella loro linea della fermezza, a passare all´attacco contro chi continua a fraintendere, a fare finta di non capire, a strumentalizzare e a gettare veleni. Il presidente Rolando Picchioni e il direttore Ernesto Ferrero se la prendono con la notizia «erronea, arbitraria e tendenziosa, ripresa fra gli altri dall´intellettuale e scrittore Tariq Ramadan, che la fiera abbia originariamente designato l´Egitto come paese ospite per l´edizone 2008, e successivamente si sia cambiata opinione e scelto di celebrare Israele, poiché quest´anno ricorre il sessantesimo anniversario della creazione di questo stato». Non è così. Lo slittamento al 2009 dell´Egitto, come ripetuto peraltro in varie occasioni, «è dovuto soltanto al fatto - spiegano Picchioni e Ferrero - che l´anno prossimo si terranno alla Reggia di Venaria Reale e a Palazzo Bricherasio alcune grandi esposizioni dedicate agli Egizi. Si è pertanto voluto, con il beneplacito delle autorità egiziane, cogliere l´opportunità di accorpare quegli eventi a Librolandia».

 

C’est maintenant au tour des plus haut responsables du salon d’exprimer leur position avec fermeté et de passer à l’attaque contre ceux qui continuent à ne pas comprendre et feignent de comprendre de travers, qui persistent à instrumentaliser et à distiller leur venin.

 

Les directeurs du salon du livre Pucchioni et Ferrerro démentent les propos de T Ramadan qui avait prétendu “de manière erronée , arbitraire et tendancieuse” qu’intitialement l’Egypte avait été retenue comme pays invité et qu’ensuite le salon aurait changé d’avis pour célébrer Israël en raison du 60° anniversaire de sa fondation. Les faits sont autres. Il se trouve que l’année prochaine doivent se tenir de grandes expositions consacrées à l’Egypte et que, avec l’accord de l’Egypte elle-même, il a été jugé qu’il serait bienvenu de choisir cette occasion pour regrouper avec le salon du livre, les manifestations consacrées à l’Egypte.

 
2) La gauche dénonce l’initiative de boycott ::
 

la Sinistra arcobaleno ha presentato un ordine del giorno in cui si definiscono «sbagliate le iniziative di boicottaggio». Il salone del libro, rammentano Gian Pietro Clement (Rifondazione comunista), e Luca Robotti (Comunisti italiani), primi firmatari, «è, dalla nascita, luogo in cui le differenti culture e pensieri hanno la possibilità di incontrarsi, confrontarsi e conoscersi».

 
la gauche de l’arc-en-ciel a défini comme “erronnées les initiatives de boycott”
 

Quant à Rifondazione comunista et les Communistes italiens, premiers signataires de l’invitation ils rappellent que “depuis le début le salon est un lieu où les différentes cultures et pensées ont la possibilité de se rencontrer, se confronter et de se connaître. ”

 
il regista e presidente del Torino Film Festival Nanni Moretti che ha definito il boicottaggio “indifendibile”.
Le metteur en scène et président du Festival du film de Turin Nanni Moretti a défini le boycott comme "indéfendable".

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Published by alithia - dans idées
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commentaires

Marcello 09/02/2008 15:27

La séparation de la culture et de la politique est un principe de liberté, fondamental : jusqu'ici on est bien d'accord. Mais qui donc l'a ici bafoué, ce principe, si ce n'est la méticuleuse opération de propagande par laquelle le statut de "invité d'honneur" a été accordé à la représentation israélienne à deux salons en 2008 ? Vous êtes bien sûr en droit d'approuver ce choix, mais il y a des personnes qu'il choque. Quant à les présenter comme des... adversaires de l'existence de l'Etat d'Israël c'est là un procédé de basse propagande (bis) et qui n'appelle pas même de réponse. Seule appelle une mise au point le "pro-palestinisme univoque", que dans un langage mal démarqué de celui du Crif ou du journal l'Arche vous attribuez à celles et ceux, bien plus nombreux que vous ne faites mine de le croire, et qui pensent différemment de vous. Or rien n'est plus faux : ils demandent au contraire pour le peuple palestinien LES MEMES DROITS que pour le peuple israélien. Mais là déjà, va y'avoir du boulot, comme disait un italien nommé Colucci.

alithia 09/02/2008 15:53

La séparation de la culture et de la politique est un principe de liberté, fondamental : jusqu'ici on est bien d'accord.ouipour le peuple palestinien LES MEMES DROITS que pour le peuple israélienoui, deux Etats coexistant en paix, et fin du terrorisme palestinien, et fin des incursions d'Israël  pour aller faire la police côté palestinien. ça s'apelle la paixet on peut être pro-palestinien et pro-israelien : les mêmes droits. Il ne faut pas dénier le droit à l'existence, ni de l'un, ni de l'autre.En ce cas, on est d'accord.

L . (suite) 09/02/2008 13:04

On s'étonnera qu'alithia aît pu énoncer, avec un désopilant sérieux : Je n'ai pas présenté Berlusconi en ami du livre, mais ses partisans (son parti) en actuels défenseurs des libertés d'expression et de la liberté pour la littérature, quand l'extrême-gauche adopte une position indéfendable sur le plan de la culture .Car enfin : c'est bien là, le problème. Une personne qui enseigne la philosophie devrait comprendre, que même si l'extrême-gauche adopte une position indéfendable sur le plan de la culture comme cela peut lui arriver, cela implique uniquement de condamner cette position. Et cela n'autorise pas à présenter le triste sbire Berlusconi et ses pestilentiels partisans comme des... défenseurs-de-la-liberté.

alithia 09/02/2008 13:32

Non, la séparation de la culture et de la politique est un principe de liberté, fondamental. Si (une partie) de l'extrême-gauche emportée par son pro-palestinisme univoque l'a oublié, c'est fort dommage pour elle.Il semble du reste, qu'elle se soit discréditée pour cela en Italie.

L . 09/02/2008 11:56

vous indiquez vous-même, Coquelicot, que l'invité est ici "mis à l'honneur" -dont acte. C'est là une initiative qui va au-delà, du bon voisinage. Et dont on peut concevoir qu'elle aît choqué des gens, peu suspects d'antisémitisme (quoi qu'en dise alithia dans son délire haineux contre l'extrême-gauche) mais qui en bien des cas, et pour LES MEMES RAISONS que celles qui les amènent à combattre l'antisémitisme, ont peu de patience pour une Occupation qui en Cisjordanie dure depuis maintenant plus de quarante ans.

alithia 09/02/2008 13:38

Il y a des gens qui ne supportent pas qu'on célèbre l'anniversaire historique de la création de l'Etat d'Israël, ce qui n'est vraiment pas à leur honneur. Cette extrême-gauche a oublié de défendre les droits des Palestiniens et ceux des Israëliens à vivre, touos deux, côte à côte et en paix. Et c'est une erreur politique.

Mais par ailleurs, modérez vos propos. Je dis la même chose qu'une sénatrice de Rifondazione comunista, pro-palestinienne de toujours, qui défend le droit des Palestiniens à leur indépendance et à leur Etat et le droit d'Israël aussi, Rina Gagliardi, qui publie en première page dans le journal du Manifesto un article extrêmement sévère pour le boycott et pour cette gauche qui l'organise  dot je donne la traduction de quelques passages + une bonne partie du texte en italien ci-dessous : LIBERAZIONE, sempre in prima pagina , puibblica anche l'editoriale di Rina Gagliardi, contraria al boicottaggio: Après avoir évoqué la figure d'Averroès persécuté, dont les livres furent brûlés, et le nazisme, et Farenheit 345, elle écrit que ce sont ces images qui lui reviennent : « on brûle des livres ». Elle écrit : « Le boycott d'une manifestation culturelle, ayant trait au livre .... est une chose extrêmement grave... Un signe de fondamentalisme. Il est évident que l'objectif du boycott... porte ni plus ni moins sur l'existence d'Israël. [...] Il est inspiré d'une option politique faite d'intolérance et de fanatisme , qui non seulement n'aide pas, mais fait du tort aux Palestiniens » Elle écrit beaucoup de choses encore du même genre dont ceci : «  Une idée de la politique ...toute-puissante... totalisante au point de ne pas reconnaître ... d'autonomie ni de différence d'avec soi, qui ne parvient pas à vir de de différence entre un événement culturel et un événement politique... et qui se réduit de manière schmittienne à la dialectique ami-ennemi, càd au conflit destructeur... à l'anéantissement de l'autre. La tragédie du moyen-Orient semble confirmer ce schema : la guerre et la terreur continuent, sans espérance de paix : seule règne la haine et surtout pour les opprimés ... Et si le fondamentalisme religieux a fait des pas de géant même dans le peuple arabe le plus laïc et le plus tolérant ce que furent historiquement les palestiniens, sa « part de vérité » est assumée : le conflit devient total, Israël devient l'Ennemi.... [...] Ainsi on glisse inexorablement vers un préjugé anti-israelien à l'inquiétante ambiguïté » et en post-criptum : puisque Bush a été le pire gouvernement des Etats-Unis ... qui a dévasté le monde avec des guerres... pourquoi ne pas proposer le boycott des films de G Clooney, les romans de Ph Rothe, et de Mac et Microsoft etc. Un'idea di politica, intanto, che per un verso è "onnipossente", onnicomprensiva, totalizzante, al punto che non conosce sfere o dimensioni davvero autonome o davvero diverse da sé - non riesce per esempio a vedere nessuna differenza tra un evento culturale e un evento politico, ed anzi tende ad assoggettarlo in toto all'interno dei propri confini. Ma per l'altro verso questa politica così forte e assoluta viene ridotta, schmidtianamente, alla dialettica Amico-Nemico: cioè al conflitto distruttivo, al potere da conquistare, all'annientamento dell'Altro. La tragedia del Medio Oriente, purtroppo, sembra confermare proprio questo schema, e la sua lucida perversione: lì, guerra e terrore continuano a regnare, non ci sono né spazi né speranze di pace; lì, c'è solo l'odio, anche e soprattutto per gli oppressi; lì, c'è solo da schierarsi, risolutamente, per i palestinesi e contro Israele. E se il fondamentalismo religioso ha fatto percorsi da gigante anche nel popolo arabo più laico e tollerante, come sono stati storicamente i palestinesi, ebbene la sua "parte di verità" va assunta, anche qui da noi: se lo scontro si fa "totale", è Israele che diventa il Nemico. Israele in quanto tale, non i suoi governi - il suo popolo, i suoi lavoratori, i suoi intellettuali. Israele e la sua potenza politica - ma anche, giocoforza, tutto quello che Israele rappresenta per gli ebrei di tutto il mondo, il luogo della sicurezza e dell'identità. In questa sequenza, mi pare, si annidano posizioni culturalmente e politicamente molto pericolose. Si annulla una lunga storia, e le ragioni per cui nacque lo Stato di Israele: una scelta che la responsabilità europea rese non solo inevitabile, ma necessaria. Si accetta, quasi senza accorgersene, una tremenda coazione a ripetere: l'idea che, per affermare un diritto - il diritto ineludibile dei palestinesi ad avere il loro Stato e la loro sovranità - se ne deve distruggere un altro, il diritto del popolo israeliano a vivere in sicurezza dentro i confini del proprio Stato. Si cancella, alla fine, una distinzione che la sinistra (e i comunisti) hanno sempre avuto a cuore: quella tra Governo e Popolo, tra governanti e governati, tra Stato e politiche concrete - perfino tra il governo di uno Stato, e gli scrittori che abitano quello Stato (che cosa direbbe Palmiro Togliatti di fronte a una tale confusione di piani, di soggetti, di interlocutori? di fronte a chi riduce la realtà di un Paese a un monolito, e non ne vede la complessità, il travaglio, il tormento?). Così si scivola inesorabilmente su un pregiudizio antiisraeliano di inquietante ambiguità. [...] Post scriptum . A proposito: se è vero che quello di George W. Bush è stato forse il peggior governo della storia (non gloriosa) dei governi di Washington, se è vero che ha devastato il mondo tra guerre e saccheggi e sterminio di popoli, perché non si propone il boicottaggio del prossimo film di George Clooney, o dei romanzi di Philip Roth? O di Mac e Microsoft? O della Motorola?

Coquelicot 08/02/2008 21:35

En fait c'est un mouvement palestinien qui a commencé à proposer le boycott qu'une certaine extrême-gauche italienne a repris. Les dirigeants responsables de l'exposition de Turin ont dit qu'elle se tiendrait comme prévu avec Israël invité mis à l'honneur et qu'ils ne cèderainet pas aux "occupations" des locaux. Un journal italien ironise : l'extrême-gauche proteste contre l'occupation israelienne. Pourtant Israël n'occupe pas Turin. Pour l'instant c'est le site de la Foire du livre qui menace d'être occupé par les protestataires.

Marcello 08/02/2008 12:30

Contrairement à ce que soutient cet article, les précédents ne manquent pas : on pourrait en donner l'exemple de celui du Salon du Livre à Paris en 2002, et du mot d'ordre de boycott de l'Italie (invitée d'honneur, alors même que Berlusconi venait d'arriver au pouvoir).C'est par ailleurs avec une insigne malhonnêteté que cet article établit un amalgame entre ces mots d'ordre de boycott lors d'une manifestation officielle, et l'attitude indéfendable qui consisterait à rompre les relations avec les créateurs d'un pays : il semble toutefois que les oeuvres des cinéastes (pour ne citer qu'eux) israéliens reçoivent bon accueil, de la part de cette extrême-gauche qui donne tant d'urticaire à ce site.C'est au mépris des réalités enfin que ce site tente de nier l'existence des appels au boycott des JO de Pékin 2008 ; dont beaucoup sont venus de l'extrême-gauche ou apparentée. Et ce dans le même temps que le capitalisme libéral, aujourd'hui comme hier, se vautre. Et que même la gauche modérée a emboîté le pas, comme d'hab -c'est sans broncher que le sénateur PS Badinter a exercé ses deux mandats successifs au sein du... "Comité d'éthique d'organisation" de ces Jeux olympiques, faut plus s'gêner.Quant à présenter comme ici Berlusconi en... ami du livre : on est priés de ne pas rire.

alithia 08/02/2008 14:46

Rien à voir.Et vous déformez complètement : le salon de Paris a refusé d'inviter Berlusconi mais il n'a jamais été question de boycotter l'Italie. Evidemment. Qui peut être assez inconscient et pour se lancer dans un boycott de la littérature, sur des critères nationalistes en plus (et exclure toute une nation). Il faut être fasciste pour avoir des idées pareilles envers la littérature et sur pareils critères, ou avoir perdu la raison, car l'idée est totalitaire et discriminante. Berlusconi ou l'Italie, représentée par ses écrivains, ça fait tout de même une sacrée  différence.Refuser d'inviter Berlusconi à un Salon du Livre qui reçoit des écrivains, n'a évidemment rien à voir avec le boycott d'un pays tout entier sous la forme d'une demande de non-invitation à tous ses écrivains.Berlusconi n'est pas un écrivain.Boycotter tous les écrivains d'un pays est boycotter le pays. En boycottant ses écrivains ils entendent bien exclure un pays. Et les raisons données sont bien celle-là, il s'agit de boycotter le pays et ce qu'il produit en matière de littérature, pour cause de la politique de ses dirigeants. Ce ne sont pas des reproches contre tel ou tel écrivain qui sont avancés pour ne pas les inviter, mais contre le fait que Israël est / ou fait ceci ou cela que les partisans du boycott entendent dénoncer, ainsi que la célébration de son existence même puisqu'il s'agit des 60 ans de sa fondation , ce qu'ils dénoncent. Si vous ne faites pas la différence , eux non plus, je m'en étonne. Mais c'est néanmoins une très lourde erreur politique qu'ils ont fait là. Je n'ai pas présenté Berlusconi en ami du livre, mais ses partisans (son parti) en actuels défenseurs des libertés d'expression et de la liberté pour la littérature, quand l'extrême-grauche adopte une position indéfendable sur le plan de la culture. Nuance encore. C'est bien pourquoi du reste, la gauche a réagi très fortement car elle entend bien ne pas laisser à la droite qui a été la 1° à réagir, le monopole de la défense de certaines valeurs, bafouées par cet absurde appel au boycott. Voir plus haut, l'article dans l'Unità de son directeur, Furio Colombo, qui est aussi sénateur et appartient au groupe issu de l'ancien PCI et les autres documents cités.