Un wikipedien demande une leçon de philosophie.
Bien qu'il ait déjà largement abusé de ma patience, celui qui revient sous divers pseudos, le réflexe du prof joue : comment refuser,
même si on sait d'avance la chose vaine, car on n'a pas à faire à un bon sujet , c'est à dire à celui qui est animé par un authentique désir de comprendre. Comment refuser une explication ?
Admettons et encore une fois, c'est le boulot du prof, en principe.
Un wikipedien demande donc une leçon de philosophie, bien qu'il se répande partout pour dire que "rien ne lui prouve" que je sois
prof de philo (!) , comme je suis malgré tout philosophe et prof, je lui accorde de répondre à sa demande : malgré tout et même malgré ses sous-entendus mauvais et qui ne laissent pas supposer
une personne très honnête.
Voici son message :
puisque vous connaissez le Théétète, pourriez-vous nous indiquez le passage exact
où Platon définit et admet l'opinion vraie et le savoir ?
commentaire n° : 3 posté par : Hercule le: 28/11/2007 07:42:52
Voici ma réponse :
Théétète : 186c Socrate oppose la sensation à la science seule capable de saisir l'ousia et essaye de le faire comprendre à Théétète qui ne
comprend pas.
Contrairement à l'attente de Socrate Théétète, qui répond à côté de la question (chose fréquente dans les dialogues de Socrate, pour ne pas dire
que c'est la règle, l'autre n'expose que des opinions et ne comprend pas la question, donc s'en tient à l'opinion et ne recherche pas la vérité ; grand décalage, fréquent, entre Socrate et ses
interlocuteurs) qui avait précédemment reçu l'éloge de Socrate, montre qu'il n'a pas compris. comme cela arrive souvent.
Théétète donc répond à côté, et expose que le propre de l'âme est d'avoir des opinions (doxa ; doxazein), au lieu de nommer ce qui serait vrai
à savoir des idées vraies, lorsque l'âme a saisi les objets intelligibles, les seuls qui sont objets de science.
Mauvaise réponse de Théétète donc, qui n'a pas compris ce qu'est la science. 187c : la science est l'opinion vraie. C'est Théétète qui le
dit.
Avec ce discours de Théétète, on est seulement passé de la sensation à l'opinion, non à la connaissance des essences, qui est la seule véritable connaissance. L'opinion ne donne pas la connaissance -voir "République" dialogue
précédent dans le temps, où tout cela est déjà acquis, et dont Socrate essaye de faire partager les cheminements et les démonstrations à Théétète et de le diriger sur le chemin tracé par "la
République" soit la recherche des essences (ousia), la saisie des formes (eidos) ; en vain puisque "la science est l'opinion vraie" est ce que professent les sophistes et que répète
Théétète. On n'a pas avancé d'un pouce par rapport à Protagoras, donc.
Mais ce n'est pas dans ce dialogue que Socrate réfute Protagoras, même si on trouve la définition de la science par Socrate dans ce dialogue.
(en 186c et 189 e et la suite) . Vous comprenez ? Définition, et non réfutation de la thèse inverse et fausse des sophistes. Mais ça n'est pas parce qu'il n'y a pas réfutatioon,
que Socrate admet la thèse des sophistes.
C'est clair puisqu'il donne sa définition de la science : certainement pas l'opinion vraie, mais la saisie des essences, soit l'accès aux objets
intelligibles par la capacité de l'âme qui se nomme intellection (le "nous", en grec,
soit l'intelligence) où sensation ni opinion n'ont aucune part, en correspondance exacte avec ce qui est exposé dans "la
République".
Voir encore, en réponse à Théétète, en 189e et sq : Socrate distingue le logos (le
fait de parler) qui n'est qu'opinion, du logos vrai. Il s'agit de comprendre la différence entre le logos faux et le logos vrai.
Le dialogue Théétète ne s'achève pas, il ne parvient pas à une conclusion sur cette question, qu'il ne résoud pas, mais que l'on retrouve dans "le
Sophiste". C'est à dire que Socrate a donné ici la définition de la science, mais n'a pas réfuté la thèse adverse (des sophistes que représente Théétète) et n'a pas fait un sort à la quesion de
l'existence du logos faux. Trop vaste problème pour être traité ici. Il mérite un traitement à part. C'est pourquoi la question revient dans "le Sophiste" et à nouveau encore dans "le
Parménide".
"La République" d'une certaine manière donne déjà la réponse à l'exigence de définition de la connaissance véritable, en définissant la connaissance
contre l'opinion de manière développée et démontrée. Mais elle ne traite pas du problème de l'existence du discours faux : difficulté levée par les sophistes, dont Platon prend l'objection au
sérieux dans les dialogues suivants.
L'objection venue des sophistes (il peut exister un logos faux) apparaît comme une vraie question, qui lève des difficultés redoutables, rapportées à
Parménide, le Père de la philosophie. C'est pourquoi elle est reprise ultérieurement. Traitée ensuite et prise tout à fait au sérieux dans "le Sophiste" et c'est finalement "le Parménide",
ultérieur, qui donnera son statut à ce logos : le fait de parler comprend l'erreur... dans le cadre et sur le mode tragique d'une rupture avec la fondation, impliquant le meurtre du Père.
Il faut bien comprendre en tout cas que Théétète représente ici la position des sophistes, précisément celle de Protagoras, position à quoi Socrate
s'oppose.
Et si dans ce dialogue Socrate ne réfute pas Protagoras, sur la question de l'erreur, il réfute la conception de la science qui est celle de
Théétète. Ce qui, dans tous les cas, montre on ne peut plus clairement que Socrate n'accorde rien à Théétète.
Plus loin dans le dialogue, 197d et sq, Théétète revient encore avec une autre définition de la science, dont Socrate n'a pas de
mal à lui montrer qu'elle est contradictoire -en 199d-, où l'on retrouve le précepte socratique : ne pas croire qu'on sait ce qu'on ne sait pas, savoir qu'on ne sait pas et se connaître pour
distinguer lorsqu'il y a savoir véritable ou simple croyance. Ceci est le point de départ de toute recherche et le point à partir duquel se fait la discrimination opinion/science.
Et là est la véritable conclusion du dialogue : le précepte socratique qui résume tout, débusquer les illusions sur le savoir, en
distanguant savoir / opinion, ce qui suppose de se connaître soi-même, càd d'avoir fait ce cheminement qu'a fait Socrate.
N.B. dans le "Ménon" -où il s'agit, comme dans tous les dialogues de chercher une définition de ce dont on parle- Socrate fait la même démonstration
avec un esclave qui, lui, animé par le désir de connaître la vérité, comprend, parce qu'il a d'abord reconnu son erreur. Si un esclave peut comprendre et
rechecher la vérité et y accéder, c'est bien la preuve que c'est une question de disposition, qui réside dans désir de saisir la vérité, désir de comprendre, au-delà de l'opinion, et aller
jusqu'à la définition dont les math donnent un modèle sur lequel prend appui Socrate. Et c'est bien la preuve que tout
cela, cette recherche et son aboutissement, -parfois pas toujours- ne requiert aucun savoir préalable ni surtout pas d'être savant : l'esclave est
celui qui ne sait rien.
Ce qui vaut mieux que se croire savant car lorsqu'on croit déjà savoir, on ne cherche pas. Il faut nécessairement faire ce cheminement
préalable qui requiert la reconnaissance de l'erreur, (qui réside dans l'attachement à l'opinion) , soit la connaissance de soi, de ses limites, de ses erreurs et illusions, pour changer
de perspective , de regard etc. et opérer le retournement, la conversion dont parle "la République".
Ce dont les sophistes montrent qu'ils sont incapables. C'est la figure même de l'homme installé dans ses certitudes, même si elles sont des
illusions, car il en tire bénéfice (rapport avec le pouvoir et l'argent). Il cherche le succès, la réussite pratique. Le philosophe est toujours un marginal, un original aux yeux du grand
nombre, aux yeux de l'opinion, puisqu'il privilégie les idées et préfère la vérité à la réussite. C'est pourquoi, pauvre et mal vu, souvent banni, censuré, réduit au silence, toujours dans les
marges. Jamais à chanter en choeur avec le grand nombre, toujours à contredire l'opinion.
D'où le sort qui lui est promis par Platon dans "la République" lorsqu'il redescent dans la caverne.
Toujours différent, et pour cela il passe pour un fou aux yeux de l'opinion lorsqu'elle crie vengeance. Il est toujours ailleurs et toujours autre, que l'opinion ; il la déçoit à force de la
démentir et de la contredire.
Jamais il ne se trouve à wk-kk en accord avec celle-ci, à chanter à l'unisson
et à bêler avec les moutons de tous les conformismes.
C'est un être à part, qui apparaît étrange, car on le prend même pour un fou de préférer la vérité à la
réussite.
Vieille histoire depuis Socrate contre les Sophistes, et qui n'a pas changé d'un iota.
Voilà je vous ai fait un cours de philo, vous qui vous répandez à chaque occasion pour dire que "rien ne vous prouve" que je le
sois.
Excès de bienveillance de ma part, certainement , mais sans naïveté aucune : sans espoir car
je sais ce que vous faites de mes mises au point philosophiques, et au vu de votre arrogance (dans ce message encore, où vous me mettez au défi ... de vous prouvez que je connais Platon !).
Mais ne croyez pas que ce soit une habitude que je prends.
Prête à exliquer, soit, mais pas naïve. Je sais ce qu'il en est : c'est le tonneau des Danaïdes.
Lorsque la disposition n'y est pas, c'est perdre son temps.
Et perdre son temps c'est ce qu'on fait avec wk-kk et les wiki-pipi, comme vous ne cessez de venir le démontrer ici sous votre multiplicté de pseudos.
Alithia
P.S. ayant reçu d'un aimable correspondant, le texte original en grec, je le fournis bien volontiers à nos savants encyclopédistes qui pourront vérifier, par une lecture attentive, mot à mot :
[197] (197a)
(ΣΩ.) Οὐδένα ὤν γε ὃς εἰμί, εἰ μέντοι ἦ ἀντιλογικός· οἷος ἀνὴρ εἰ καὶ νῦν
παρῆν, τούτων τ´ ἂν ἔφη ἀπέχεσθαι καὶ ἡμῖν σφόδρ´ ἂν ἃ ἐγὼ λέγω ἐπέπληττεν.
ἐπειδὴ οὖν ἐσμεν φαῦλοι, βούλει τολμήσω εἰπεῖν οἷόν ἐστι τὸ ἐπίστασθαι;
φαίνεται γάρ μοι προὔργου τι ἂν γενέσθαι.
= veux-tu que j'essaye d'énoncer ce que c'est que savoir ?
(ΘΕΑΙ.) Τόλμα τοίνυν νὴ Δία. τούτων δὲ μὴ ἀπεχομένῳ σοι ἔσται πολλὴ συγγνώμη.
(ΣΩ.) Ἀκήκοας οὖν ὃ νῦν λέγουσιν τὸ ἐπίστασθαι;
(ΘΕΑΙ.) Ἴσως· οὐ μέντοι ἔν γε τῷ παρόντι μνημονεύω.
(197b)
(ΣΩ.) Ἐπιστήμης που ἕξιν φασὶν αὐτὸ εἶναι. = on dit que c'est avoir la science
(ΘΕΑΙ.) Ἀληθῆ.
(ΣΩ.) Ἡμεῖς τοίνυν σμικρὸν μεταθώμεθα καὶ εἴπωμεν ἐπιστήμης κτῆσιν.
= nous effectuons un changement et énonçons que c'est avoir acquis la science
(ΘΕΑΙ.) Τί οὖν δὴ φήσεις τοῦτο ἐκείνου διαφέρειν; = quelle différence ?
(ΣΩ.) Ἴσως μὲν οὐδέν· ὃ δ´ οὖν δοκεῖ ἀκούσας συνδοκίμαζε.
(ΘΕΑΙ.) Ἐάνπερ γε οἷός τ´ ὦ.
(ΣΩ.) Οὐ τοίνυν μοι ταὐτὸν φαίνεται τῷ κεκτῆσθαι τὸ ἔχειν. οἷον ἱμάτιον
πριάμενός τις καὶ ἐγκρατὴς ὢν μὴ φορῶν, ἔχειν μὲν οὐκ ἂν αὐτὸν αὐτό,
κεκτῆσθαί γε μὴν φαῖμεν.
= avoir acquis et avoir, ça n'est pas la même chose
(ΘΕΑΙ.) Ὀρθῶς γε.
197c)
(ΣΩ.) Ὅρα δὴ καὶ ἐπιστήμην εἰ δυνατὸν οὕτω κεκτημένον μὴ ἔχειν, ἀλλ´ ὥσπερ εἴ
τις ὄρνιθας ἀγρίας, περιστερὰς ἤ τι ἄλλο, θηρεύσας οἴκοι κατασκευασάμενος
περιστερεῶνα τρέφοι, τρόπον μὲν {γὰρ} ἄν πού τινα φαῖμεν αὐτὸν αὐτὰς ἀεὶ ἔχειν, ὅτι δὴ κέκτηται. ἦ γάρ;
= peut-on ne pas avoir la science quand on l'a acquise ?
(ΘΕΑΙ.) Ναί.
(ΣΩ.) Τρόπον δέ γ´ ἄλλον οὐδεμίαν ἔχειν, ἀλλὰ δύναμιν μὲν αὐτῷ περὶ αὐτὰς
παραγεγονέναι, ἐπειδὴ ἐν οἰκείῳ περιβόλῳ ὑποχειρίους ἐποιήσατο, λαβεῖν καὶ
σχεῖν ἐπειδὰν
(197d) βούληται, θηρευσαμένῳ ἣν ἂν ἀεὶ ἐθέλῃ, καὶ πάλιν ἀφιέναι, καὶ τοῦτο
ἐξεῖναι ποιεῖν ὁποσάκις ἂν δοκῇ αὐτῷ.
(ΘΕΑΙ.) Ἔστι ταῦτα
(ΣΩ.) Πάλιν δή, ὥσπερ ἐν τοῖς πρόσθεν κήρινόν τι ἐν ταῖς ψυχαῖς κατεσκευάζομεν
οὐκ οἶδ´ ὅτι πλάσμα, νῦν αὖ ἐν ἑκάστῃ ψυχῇ ποιήσωμεν περιστερεῶνά τινα
παντοδαπῶν ὀρνίθων, τὰς μὲν κατ´ ἀγέλας οὔσας χωρὶς τῶν ἄλλων, τὰς δὲ κατ´
ὀλίγας, ἐνίας δὲ μόνας διὰ πασῶν ὅπῃ ἂν τύχωσι πετομένας.
(exemples ; comparaisons)
(197e)
(ΘΕΑΙ.) Πεποιήσθω δή. ἀλλὰ τί τοὐντεῦθεν;
(ΣΩ.) Παιδίων μὲν ὄντων φάναι χρὴ εἶναι τοῦτο τὸ ἀγγεῖον κενόν, ἀντὶ δὲ τῶν
ὀρνίθων ἐπιστήμας νοῆσαι· ἣν δ´ ἂν ἐπιστήμην κτησάμενος καθείρξῃ εἰς τὸν
περίβολον, φάναι αὐτὸν μεμαθηκέναι ἢ ηὑρηκέναι τὸ πρᾶγμα οὗ ἦν αὕτη ἡ ἐπιστήμη,
καὶ τὸ ἐπίστασθαι τοῦτ´ εἶναι.
(ΘΕΑΙ.) Ἔστι
[198] (198a) (ΣΩ.) Τὸ τοίνυν πάλιν ἣν ἂν βούληται τῶν ἐπιστημῶν θηρεύειν καὶ
λαβόντα ἴσχειν καὶ αὖθις ἀφιέναι σκόπει τίνων δεῖται ὀνομάτων, εἴτε τῶν αὐτῶν
ὧν τὸ πρῶτον ὅτε ἐκτᾶτο εἴτε ἑτέρων. μαθήσῃ δ´ ἐνθένδε σαφέστερον τί λέγω.
ἀριθμητικὴν μὲν γὰρ λέγεις τέχνην;
= thème de la chasse aux sciences [= rechercher] ; l'arithmétique est un art
(ΘΕΑΙ.) Ναί.
(ΣΩ.) Ταύτην δὴ ὑπόλαβε θήραν ἐπιστημῶν ἀρτίου τε καὶ περιττοῦ παντός.
= soit une chasse aux sciences qui se rapporte à tout ce qui est pair ou impair
(ΘΕΑΙ.) Ὑπολαμβάνω.
(ΣΩ.) Ταύτῃ δὴ οἶμαι τῇ τέχνῃ αὐτός τε ὑποχειρίους τὰς
(198b) ἐπιστήμας τῶν ἀριθμῶν ἔχει καὶ ἄλλῳ παραδίδωσιν ὁ παραδιδούς.
(ΘΕΑΙ.) Ναί.
(ΣΩ.) Καὶ καλοῦμέν γε παραδιδόντα μὲν διδάσκειν, παραλαμβάνοντα δὲ μανθάνειν,
ἔχοντα δὲ δὴ τῷ κεκτῆσθαι ἐν τῷ περιστερεῶνι ἐκείνῳ ἐπίστασθαι.
= pour celui qui donne, nous appelon cela enseigner, et pour celui qui reçoit,
apprendre ; et pour celui qui l'a acquise, nous appelons ça savoir
(ΘΕΑΙ.) Πάνυ μὲν οὖν.
(ΣΩ.) Τῷ δὲ δὴ ἐντεῦθεν ἤδη πρόσσχες τὸν νοῦν. ἀριθμητικὸς γὰρ ὢν τελέως ἄλλο
τι πάντας ἀριθμοὺς ἐπίσταται; πάντων γὰρ ἀριθμῶν εἰσιν αὐτῷ ἐν τῇ ψυχῇ ἐπιστῆμαι.
= celui qui connaît les nombres en a la science en son âme (ψυχῇ )
(ΘΕΑΙ.) Τί μήν;
(198c) (ΣΩ.) Ἦ οὖν ὁ τοιοῦτος ἀριθμοῖ ἄν ποτέ τι ἢ αὐτὸς πρὸς αὑτὸν αὐτὰ ἢ
ἄλλο τι τῶν ἔξω ὅσα ἔχει ἀριθμόν;
= et alors il compte
(ΘΕΑΙ.) Πῶς γὰρ οὔ;
(ΣΩ.) Τὸ δὲ ἀριθμεῖν γε οὐκ ἄλλο τι θήσομεν τοῦ σκοπεῖσθαι πόσος τις ἀριθμὸς
τυγχάνει ὤν.
(ΘΕΑΙ.) Οὕτως.
(ΣΩ.) Ὃ ἄρα ἐπίσταται, σκοπούμενος φαίνεται ὡς οὐκ εἰδώς, ὃν ὡμολογήκαμεν
ἅπαντα ἀριθμὸν εἰδέναι. ἀκούει γάρ που τὰς τοιαύτας ἀμφισβητήσεις.
= quand il examine ce qu'il sait, il apparaît comme quelqu'un qui ne sait pas
(ΘΕΑΙ.) Ἔγωγε.
(198d) (ΣΩ.) Οὐκοῦν ἡμεῖς ἀπεικάζοντες τῇ τῶν περιστερῶν κτήσει τε καὶ θήρᾳ
ἐροῦμεν ὅτι διττὴ ἦν ἡ θήρα, ἡ μὲν πρὶν ἐκτῆσθαι τοῦ κεκτῆσθαι ἕνεκα, ἡ δὲ
κεκτημένῳ τοῦ λαβεῖν καὶ ἔχειν ἐν ταῖς χερσὶν ἃ πάλαι ἐκέκτητο. οὕτως δὲ καὶ
ὧν πάλαι ἐπιστῆμαι ἦσαν αὐτῷ μαθόντι καὶ ἠπίστατο αὐτά, πάλιν ἔστι
καταμανθάνειν ταὐτὰ ταῦτα ἀναλαμβάνοντα τὴν ἐπιστήμην ἑκάστου καὶ ἴσχοντα,
ἣν ἐκέκτητο μὲν πάλαι, πρόχειρον δ´ οὐκ εἶχε τῇ διανοίᾳ;
(il revient à la comparaison précédente de la chasse)
de même les objets dont il y a science pour celui qui les a appris,
et qu'il connaît -dont il a le savoir- peut-il à nouveau les apprendre
quand il ressaisit la connaissance de chacun d'eux ....?
(ΘΕΑΙ.) Ἀληθῆ. = c'est vrai
(198e)
(ΣΩ.) Τοῦτο δὴ ἄρτι ἠρώτων, ὅπως χρὴ τοῖς ὀνόμασι χρώμενον λέγειν περὶ αὐτῶν, ὅταν ἀριθμήσων ἴῃ ὁ ἀριθμητικὸς ἤ τι ἀναγνωσόμενος ὁ γραμματικός, ὡς
ἐπιστάμενος ἄρα ἐν τῷ τοιούτῳ πάλιν ἔρχεται μαθησόμενος παρ´ ἑαυτοῦ ἃ
ἐπίσταται;
= alors, si nous employons les mots adéquats, comment faut-il parler en ce cas?
quant à celui qui sait dirons-nous qu'il va se mettre à apprendre, ce qu'il sait ?
(ΘΕΑΙ.) Ἀλλ´ ἄτοπον, ὦ Σώκρατες.
= mais c'est abérrant, Socrate
[199]
(ΣΩ.) Ἀλλ´ ἃ οὐκ ἐπίσταται φῶμεν αὐτὸν ἀναγνώσεσθαι
(199a) καὶ ἀριθμήσειν, δεδωκότες αὐτῷ πάντα μὲν γράμματα πάντα δὲ ἀριθμὸν
ἐπίστασθαι;
= devons-nous dire qu'il va lire ou compter ce qu'il ne sait pas, alors que
nous lui avons accordé le savoir de toutes les lettres et de tous les nombres ?
(ΘΕΑΙ.) Ἀλλὰ καὶ τοῦτ´ ἄλογον.
= cela n'a pas de sens non plus
(ΣΩ.) Βούλει οὖν λέγωμεν ὅτι τῶν μὲν ὀνομάτων οὐδὲν ἡμῖν μέλει, ὅπῃ τις
χαίρει ἕλκων τὸ ἐπίστασθαι καὶ μανθάνειν, ἐπειδὴ δὲ ὡρισάμεθα ἕτερον μέν τι τὸ
κεκτῆσθαι τὴν ἐπιστήμην, ἕτερον δὲ τὸ ἔχειν, ὃ μέν τις ἔκτηται μὴ κεκτῆσθαι
ἀδύνατόν φαμεν εἶναι, ὥστε οὐδέποτε συμβαίνει ὅ τις οἶδεν μὴ εἰδέναι, ψευδῆ
μέντοι δόξαν οἷόν τ´ εἶναι περὶ αὐτοῦ λαβεῖν;
= voudrais-tu que nous disions que nous n'avons aucun souci des mots ?
(199b) μὴ γὰρ ἔχειν τὴν ἐπιστήμην τούτου οἷόν τε, ἀλλ´ ἑτέραν ἀντ´ ἐκείνης,
ὅταν θηρεύων τινά πού ποτ´ ἐπιστήμην διαπετομένων ἀνθ´ ἑτέρας ἑτέραν ἁμαρτὼν
λάβῃ, τότε ἄρα τὰ ἕνδεκα δώδεκα ᾠήθη εἶναι, τὴν τῶν ἕνδεκα ἐπιστήμην ἀντὶ
τῆς τῶν δώδεκα λαβὼν τὴν ἐν ἑαυτῷ οἷον φάτταν ἀντὶ περιστερᾶς.
= ce qu'on sait il est impossible qu'on ne le sache pas bien qu'on puisse avoir
une opinion fausse sur son sujet
(ΘΕΑΙ.) Ἔχει γὰρ οὖν λόγον.
(ΣΩ.) Ὅταν δέ γε ἣν ἐπιχειρεῖ λαβεῖν λάβῃ, ἀψευδεῖν τε καὶ τὰ ὄντα δοξάζειν
τότε, καὶ οὕτω δὴ εἶναι ἀληθῆ τε καὶ
(199c) ψευδῆ δόξαν, καὶ ὧν ἐν τοῖς πρόσθεν ἐδυσχεραίνομεν οὐδὲν ἐμποδὼν γίγνεσθαι; ἴσως οὖν μοι συμφήσεις· ἢ πῶς ποιήσεις;
(ΘΕΑΙ.) Οὕτως.
(ΣΩ.) Καὶ γὰρ τοῦ μὲν ἃ ἐπίστανται μὴ ἐπίστασθαι ἀπηλλάγμεθα· ἃ γὰρ κεκτ
ήμεθα μὴ κεκτῆσθαι οὐδαμοῦ ἔτι συμβαίνει, οὔτε ψευσθεῖσί τινος οὔτε μή.
δεινότερον μέντοι πάθος ἄλλο παραφαίνεσθαί μοι δοκεk
= nous voilà débarrasés de ce "ne pas savoir ce qu'on sait"
mais il y a quelque chose de pire
(ΘΕΑΙ.) Τὸ ποῖον;
= quoi ?
(ΣΩ.) Εἰ ἡ τῶν ἐπιστημῶν μεταλλαγὴ ψευδὴς γενήσεταί ποτε δόξα.
= si une science mise à la place d'une autre, doit devenir à un
moment donné, une opinion fausse
(ΘΕΑΙ.) Πῶς δή;
(199d) (ΣΩ.) Πρῶτον μὲν τό τινος ἔχοντα ἐπιστήμην τοῦτο αὐτὸ ἀγνοεῖν, μὴ
ἀγνωμοσύνῃ ἀλλὰ τῇ ἑαυτοῦ ἐπιστήμῃ· ἔπειτα ἕτερον αὖ τοῦτο δοξάζειν, τὸ
δ´ ἕτερον τοῦτο, πῶς οὐ πολλὴ ἀλογία, ἐπιστήμης παραγενομένης γνῶναι μὲν
τὴν ψυχὴν μηδέν, ἀγνοῆσαι δὲ πάντα; ἐκ γὰρ τούτου τοῦ λόγου κωλύει
οὐδὲν καὶ ἄγνοιαν παραγενομένην γνῶναί τι ποιῆσαι καὶ τυφλότητα ἰδεῖν,
εἴπερ καὶ ἐπιστήμη ἀγνοῆσαί ποτέ τινα ποιήσει.
(199e) (ΘΕΑΙ.) Ἴσως γάρ, ὦ Σώκρατες, οὐ καλῶς τὰς ὄρνιθας ἐτίθεμεν ἐπιστήμας
μόνον τιθέντες, ἔδει δὲ καὶ ἀνεπιστημοσύνας τιθέναι ὁμοῦ συνδιαπετομένας ἐν τῇ
ψυχῇ, καὶ τὸν θηρεύοντα τοτὲ μὲν ἐπιστήμην λαμβάνοντα, τοτὲ δ´ἀνεπιστημοσύνην
τοῦ αὐτοῦ πέρι ψευδῆ μὲν δοξάζειν τῇ ἀνεπιστημοσύνῃ, ἀληθῆ δὲ τῇ ἐπιστήμῃ.
(ΣΩ.) Οὐ ῥᾴδιόν γε, ὦ Θεαίτητε, μὴ ἐπαινεῖν σε· ὃ μέντοι εἶπες πάλιν
ἐπίσκεψαι. ἔστω μὲν γὰρ ὡς λέγεις·
[...]
Merci pour cet exposé que, comme souvent face aux exposés de philosophie "fondamentale"... je ne comprends absolument pas ! Et ce n'est pas votre faute ; il me manque certainement des bases (que j'ai vaguement cherchées de ci de là, oh pas dans Wikipedia ne vous inquiétez pas)). Le problème c'est que je décroche devant certains mots, précisément à la phrase assez cruciale dans votre exposé où est définie la science, comme "la saisie des essences, soit l'accès aux objets intelligibles par la capacité de l'âme qui se nomme intellection (le "nous", en grec, soit l'intelligence) où sensation ni opinion n'ont aucune part"
Dans cette phrase, les mots "essence" et "âme" me sont, pour le premier totalement opaque, pour le second sans doute opaque puisque je le rattache confusément au sens du mot en théologie catholique, qui n'est manifestement pas le bon (si on croit que les hommes ne sont que matière, il n'auraient pas d'"âme" en ce sens - mais la philosophie socratique n'est tout de même pas incompatible avec une vision matérialiste de l'univers ?)
Si on y rajoute mon scepticisme devant l'idée que la sensation n'a aucune part dans l'intellectuation, idée que je crois comprendre mais qui est totalement à contre-courant de mon expérience, et qui mériterait donc quelques éclaircissements...
... je me retrouve à penser que les opinions de ce monsieur Socrate sont certainement bien sympathiques, mais que je ne les partage nullement.
La philosophie est une discipline qui s'étudie et ne s'invente pas par improvisations personnelles. Elle demande donc (comme tout ce qui est élaboré, arts du corps, sports, ou sciences et arts de l'esprit) apprentissage, travail, efforts, en un mots étude et exercice. Je ne prétends pas vous l'apprendre par des cours via ce blog.
La question portait sur un texte précis de Platon ("puisque vous prétendez connaître Théétète") reportez-vous au texte, et à ceux que je cite, il n'y a pas d'autre moyen pour comprendre.
Je vous signale au passage que les Grecs ne sont pas catholiques...
Cela dit qq'un qui se permet d'écrire ".. je me retrouve à penser que les opinions de ce monsieur Socrate sont certainement bien sympathiques, mais que je ne les partage nullement." mérite-t-il même que je lui réponde ?
Je ne le pense pas.
Mais, avec de telles perles, vous me donnez raison à 200% sur ce que sont les wikipédiens.
Merci de cette preuve supplémentaire, si j'en avais besoin (car avec Jean-no je crois que j'ai fait ma provision pour l'hiver)
Je vous recommande de relire http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-12341820.html :
cuistrerie des wikipediens
Le con-con-bre masqué est revenu.
Vous n'avez que les cancres ! Quel courage!
Bravo!
Pour le concombre, donc, je lui demanderais de réfléchir à ce qu'il fait quand 1/ il est sceptique ( donc philosophe)
2/ quand, précissément il est dans l'intellectuation (sic) du fait qu'il ne partage pas l'opinion de Socrate. De quelle sensation s'agit-il alors dans cette affaire, A CE MOMENT LA?
Bref, si on le suit bien, il a une expérience à contre-courant dans laquelle la sensation a une part dans cette fameuse intellectuation.
eh bien con conbre, expliquez nous donc quelle part et en quoi quand vous êtes dans l'intellectuation du texte d'Alithia, par exemple, ou même de votre pensée que la sensation a une part dans l'intellectuation.
Bon, j'arrête, mais je me demande ce qui leur prend à trouver des passages du Théétète.
La prochaine fois, gageons que ce sera Descartes!
Bien à vous
Théétète : parce qu'ils ont trouvé un passage d'un sophiste promouvant l'opinion et qu'ils l'attribuent à Socrate ... pour prouver que ce que je dis est "pas vrai", comme d'hab.
Marrant en tout cas pour des gens qui ne croient pas à la vérité, qui passent leur temps à réfuter l'idée de vérité, qui ne s'aperçoivent pas qu'en ne disant toujours qu'une seule chose pour tenter de me contrer sans autre argument que "c' est pas vrai", ils réintroduisent la vérité, en reviennent à l'idée de vérité, sont obligés d'en passer par l'idée de vérité, en l'affublant d'une forme négative, certes, mais à cette idée de vérité dont ils nient l'existence et la nécessité. Preuve qu'on ne peut se passer de l'idée de vérité et que la vérité se rappelle toujours et qu'on n'y échappe pas.
Démonstration par l'absurde qui démontre exactement le contraire de ce qu'ils croient montrer.
Et bel hommage du vice à la vertu.
(je dis "ils" car avec des arguments apparemment divers et sous des pseudos divers, c'est toujours le même qui revient , le même discours stétéotypé du wikipedien de base, dont on connaît d'avance tous les tours, sans aucune invention ni imagination)
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Réponse au con-con-bre qui s'est démasqué :
oh le con-con-bre que c'est beau tout ça !
Et que c'est beau un petit con-con-bre qui vient vous expliquer ce qu'il pense, et ne pense pas, ce qu'il croit et ne croit pas, et en plus qu'il doute, qu'il juge, et ce faisant que tous ces actes de l'esprit (autre nom de l'âme cher con-con-bre ; voyez le latin animus et comment ça se traduit, et je ne vous renvoie pas au grec ) que donc, tous ces actes de l'esprit mobilisent des sensations
Phénoménal comme disent les Espagnols : la sensation de doute je suppose, qui fait très mal à la tête, et qu'il me communique via internet en plus !
La communication de mes sensations à l'autre : très fort !
Tu as chaud quand j'ai chaud et froid quand je trempe la main dans l'eau glaciale.
ou peut-être crois-tu que :
Tu brûles quand je dis le mot feu je suppose. Tu reçois en plein dans le coeur la douleur parce que j'ai employé le mot poignard assorti de "tu me fends le coeur pauvre pomme".
Et cette communication de sensations comme moyen de comprendre une idée : très fort aussi ! Je te passe ma sensation de nez bouché tu vas mieux comprendre Platon et la sortie du théâtre des ombres, ça va t'ouvrir les yeux, une fois le nez bouché.
Et le tout à distance et via internet : on est dans la magie la plus extraordinaire. Je touche un livre de Platon, sa reliure, la douceur de sa couverture, je t'envoie cette sensation de douceur et ce toucher par internet, et paf, t'as compris Platon : t'as reçu une idée en pleine tronche en recevant ma sensation à moi de toucher de la couverture du livre relié cuir, et par courrier électronique : transmission de Platon , c'est fait !
Je te passe ma sensation de fatigue en tapant sur mon clavier et clic, envoi par internet, te voilà fatigué , super ! (faut dire que le propre de la con-con-brerie du con-con-bre est qu'elle fatigue car elle est vaste et lourde)
Le con-con-bre ne pense pas avec son esprit mais avec ses sensations venues des doigts, de la bouche, des oreilles etc. . Il pense comme un con-con-bre que l'idée de chaleur brûle, que l'idée d'eau mouille, et que l'idée de con-con-bre est une belle idée, rafraîchissante pour l'esprit. Surtout en été.
Rigolo !
Merci de ces magnifiques pensées wikipediennes. J'adore.
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toutvatrèsbien après des révélations aussi bouleversantes puis-je vous supposer faire de beaux rêves ?
Belle rigolade à vous, quoi qu'il en soit.
ça pour le coup ça se partage et ça serait dommage de ne pas le faire
Extraordinaire.
Vous possédez l'art de la maïeutique Alithia, pour réussir à leur en faire sortir d'aussi belles.
Vous pourriez préparer un livre comique avec les plus belles perles des wikipediens.
Masqués ou pas, on les reconnaîtrait de loin par une nuit sans lune, tant ils sont inimitables.
Vraiment, extraordinaire.
Joyeux anniversaire [modifier]
ThrillSeeker {-_-} 29 novembre 2007 à 00:10 (CET)
Gamineries.
Mais si à wk-kk c'est son anniversaire, on peut dire qu'ici c'est sa fête !
Vous pourriez pas retirer cette photo qui prend de la place ?
D'autant que je n'aurais pas su, pour ma part, activer le programme pour l'écriture grecque.
Je pense que maintenant qu'ils peuvent lire le texte original et faire attention à chaque mot, ils vont certainement comprendre la différence entre Socrate et les sophistes !
(car je ne doue pas qu'ils vont étudier de près le cours que je leur ai fait, et le texte de Platon, mot à mot, eux nos grands encyclopédistes : savent-ils seulement qu'encyclopédie est un mot grec ?)
Merci, j'ai bien ri.
Une pensée est sans doute quelque chose que vous ignorez pour en faire un synonyme de sensation.
le con-con-bre : au-dessous de tout ; voir dans la liste Lewis Caroll ce qui convient le mieux :) :) :)
Wikipedia mange de la choucroute au petit déjeuner.
A Wikipedia ou les con-con-bres se ramassent à la pelle et se ramassent des pelles.
et puis aussi et mmême encore en plus :
Wikipedia ramollit les nerfs.
Wikipedia donne la maladie d'Alzheimer.
Wikipedia désapprend l'orthographe.
Wikipedia ne va jamais au cinéma.
Wikipedia déteste ceux qui parlent dans le poste.
Wikipedia déteste ceux qui parlent français correctement.
Wikipedia fait perdre son latin même aux curés.
Wikipedia aime les idiots qui le lui rendent bien.
et en plus et comme vous le savez :
Wikipedia n'a pas d'humour.
et surtout et par-dessus tout : Wikipedia n'a pas d'humour
Théétète, en cela disciple des sophistes, prétend lui, que l'opinion peut être une connaissance.
La question du wikipedien, sous-entendait à contre-sens que Platon admettait la connaissance comme relevant de l'opinion, et elle brouillait, comme par hasard, la frontière entre opinion et savoir, pour faire comme si c'était là ce que disait Paton (la question : où -dans le Théétète- Platon définit et admet l'opinion vraie et le savoir ? )
Conclusion : encore un wikipedien pédant qui vient essayer de me donner des leçons de philo, après avoir prétendu que "rien ne prouve" que je sois prof de philo , puisqu'il ne sait pas lire. Il faudrait sans doute qu'il en ait la "sensation" pour en être certain selon la logique des wikipediens qui sont tous sur le même modèle (jean-no, con-con-bre et autres pseudos proférant exactement les même stupidités et les mêmes contre-vérités, avec pour seules objections stupides "c'est pas vrai" sans être capables de jamais donner une seule raison). Il faudrait sans doute, qu'il me touche en chair et en os, ce qui lui apprendrait certainement que je connais la philo.
Voilà où ils en sont menés par leur esprit de contradiction, sans un seul argument, démontrant leur incompétence notoire.
Abyssale mauvaise foi qui du coup, les porte jusqu'à déployer une abyssale stupidité et proférer des objections totalement ridicules, qu'un enfant de 4 ans n'oserait pas s'il a été formé un tant soit peu à la logique.
Et étonnantes contradictions, car les mêmes vont se répandre partout pour me prêter d'être quelqu'un d'autre à wikipedia, sous un autre pseudo d'une ancienne wikipedienne qu'ils détestent car il lui est arrivée à elle aussi avant moi, de leur mettre le nez sur leurs erreurs, incompétence et propagande : ce que font tous les lecteurs de cette encyclopédie dès qu'ils ont la compétence suffisante pour la juger.
Mais il y a quantité de gens qui ont relevé les insuffisances de wikipedia. Je ne suis pas la seule.
Tandis qu'un blog observatoire de wikipedia, fait par Alithia et personne d'autre, il n'y en a qu'un.