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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • : observatoire de wikipedia qui se prétend une encyclopédie, sans spécialistes ni vérification d'experts, chacun peut écrire ce qu'il veut sous anonymat : une pseudo-encyclopédie où prospèrent la propagande et l'irrationnel. Blog de réflexion sur la culture
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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 20:07
Un pas qui rapproche de la paix .


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Le Monde nous apprend ce soir que  les pays de la Ligue arabe sont sur le point de tous participer (tous ? : on attend la réponse de la Syrie ) à la  Conférence d'Annapolis destinée à amorcer des discussions et compromis en vue de la paix et de la fondation d'un Etat palestinien, depuis si longtemps attendu.[source]

Aujourd'hui, 25, on apprend que la Syrie se joint [source]

Juste une nouvelle, parce qu'elle est  importante, et qui, peut-être, augure d'un avenir meilleur.

Et pour une fois , aucun rapport avec wk-kk

Et pour une fois, aucune allusion à wk-kk, qui ne s'intéresse pas à ces choses, telle qu'une ouverture vers une paix possible à un horizon peut-être proche.


______________________________________________________________________________________

Pour poursuivre, une analyse de
Bernard Avishai et Sam Bahour, un Israëlien et un Palestinienn qui écrivent ce texte important, au sujet d'Annapolis, paru dans le Los Angeles Time et publié par le site Euro-Palestine , qui le présente ainsi :

" Ce ne sont pas les termes d’un accord de paix qui posent problème, selon ces deux analystes palestinien et israélien, qui détaillent les enjeux économiques et les intérêts convergents des deux parties, mais l’absence de volonté politique. Tout dépendra de l’attitude de l’adminstration étatsunienne, estiment-ils."


Tout le monde connaît les grandes lignes de l’accord de paix au Proche- Orient. Ce qui manque c’est la volonté politique d’y parvenir.

de Bernard Avishai et Sam Bahour

   [extraits]

Quiconque a entendu parler du conflit israélo-palestinien sait que les leaders attendus à la rencontre au sommet d’Annapolis, Maryland, à la fin de ce mois, n’élaboreront pas d’accord. Cela parce que les grandes lignes de cet accord ont déjà été élaborées, par morceaux, avec les propositions Clinton, au sommet de Taba, avec les propositions de la Ligue Arabe, la loi internationale y compris les innombrables résolutions des Nations Unies et les accords semi-officiels, comme l’initiative de Genève.


Aussi à ce stade n’a-t-on pas besoin d’une thérapie de couple ; c’est l’amour vache. Les puissances mondiales, à commencer par les Etats-Unis, doivent approuver publiquement cet accord, ce qui est la seule manière d’obtenir une place dans l’économie globale dont Israël et la Palestine ont besoin. Ce qui a largement été fixé, c’est ceci : à la base il y aura les frontières d’avant la guerre de 1967, et Israël indemnisera la Palestine avec de la terre (en échange) des modifications de frontières consenties ; Jérusalem sera la capitale des deux états, et la Vieille Ville sera ouverte, sans checkpoints ni zones interdites ; des forces internationales aideront au maintien de la paix, surtout là où les juridictions sont partagées. La majeure partie des réfugiés palestiniens exerceront leur droit au retour en s’installant dans le nouvel état de Palestine et en acceptant une compensation financière, même si un certain nombre d’entre eux auront le droit de revenir en Israël proprement dit ; et enfin, tous les Etats arabes, simultanément, reconnaîtront Israël. Pour plus de sûreté, il y a des détails controversés à mettre au point, y compris comment et quand les colons israéliens seront évacués et les réfugiés palestiniens rapatriés. Mais d’une manière générale, voilà cet accord, qui n’en a pas entendu parler ?


Pourquoi alors tant de gens doutent que le premier ministre israélien, Ehud Olmert, et le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas puissent obtenir un OUI à Annapolis dans les semaines à venir ? Déjà les gros titres prédisent : « déraillement », « condamnés à l’échec » et « dans l’impasse ». Olmert et Abbas sont trop faibles, nous dit-on. Ils ne peuvent pas non plus vendre les compromis nécessaires à leur peuple. Mais les sondages d’opinion indiquent que ces deux leaders seraient des enfonceurs de porte ouverte en puissance. Une majorité substantielle d’Israéliens et de Palestiniens – de 60 à 70% - appuient la base de cet accord. Quand les commentateurs et les journalistes disent qu’Olmert et Abbas sont faibles, ce qu’ils veulent vraiment dire c’est ceci : ils sont personnellement impopulaires et pourraient bien perdre toute élection qui aurait lieu aujourd’hui.


[...]


Les accords d’Oslo de 1994 ont ouvert grand la porte au retour de la diaspora palestinienne, qui a commencé à investir dans le futur Etat par- dessus l’occupation militaire. Mais alors, Oslo a sombré et une nouvelle Intifada a commencé. Depuis lors, les Palestiniens ont souffert encore de la fuite de cerveaux plus encore qu’Israël. Un nombre incroyable d’hommes d’affaires de Gaza ont mis la clef sous le paillasson et cherchent à émigrer. La communauté chrétienne de Palestine, à Bethléem, parmi la mieux éduquée, est tombée de plus de 75% de la population à moins de 30%. La Palestine diplôme des centaines d’informaticiens qui cherchent du travail à l’étranger.


Abbas représente déjà un peuple dispersé et très éprouvé, avec un Hamas qui contrôle Gaza et une force substantielle à Naplouse, Jénine et d’autres villes de Cisjordanie. Son leadership s’effondrera sous le poids de la pauvreté et de l’extrémisme grandissants. La moitié des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza ont moins de 18 ans, et 40% de tous les Palestiniens vivent dans la pauvreté. Mais si Abbas peut amener la fin de l’occupation et implanter des marchés neufs en Palestine, des masses de Palestiniens se réengageront dans la construction de l’Etat. Israël pourrait être un partenaire important dans la croissance palestinienne, en créant des emplois dans les technologies et le tourisme. Le potentiel pour une croissance de temps de paix est énorme ; Jérusalem reçoit environ 1,5 million de touristes par an maintenant, tandis qu’une ville comme Prague en attire huit millions.


Naturellement, les médias préfèrent se focaliser sur les menaces dramatiques qui planent au-dessus du processus de paix – nouvelles colonies juives dans les parages de la Cisjordanie, missiles artisanaux de Gaza ou ambitions nucléaires de l’Iran. Mais tout cela ne fait que souligner combien il est impératif d’en finir avec ce conflit et de consolider les racines de la stabilité régionale, lesquelles sont principalement économiques. Si on autorise l’occupation israélienne des territoires palestiniens à se poursuivre, alors une intifada en suivra une autre et la prochain soulèvement pourrait avoir lieu à Ammam.


Ce qui nous amène à l’argument le plus vraisemblable contre le succès d’Annapolis. Olmert et Abbas échoueront, disent les commentateurs, parce qu’ils affrontent une opposition domestique radicalement agressive – les colons biblico-belliciste ( Scripture-hawk) d’un côté, le Hamas de l’autre. Aucun des deux leaders ne peut mettre sa fragile « unité nationale » en péril au nom d’un accord de paix qui dépend de l’autre leader tout aussi faible. Mais c’est précisément là où les Etats-Unis entrent en jeu. Pour battre les jusqu’auboutistes, chacun doit montrer qu’il est mu par des forces plus importantes, économiques et géopolitiques. La force la plus immédiate ce sont les intérêts et la politique américains.


La secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice comprend apparemment la dynamique générale. Elle a toujours déclaré que l’échec susciterait de nouvelles menaces, sans précédent. Mais en ne prenant pas publiquement parti pour cet inévitable accord, elle n’a pas mis l’accent, sur le fait que les intérêts et la sécurité des Etats-Unis sont en jeu, que tout le poids de Washington est derrière Annapolis, et que maintenant les Américains reconnaissent l’intérêt d’un accord.


Si Rice prend une position publique et ferme en exigeant un accord final, elle renforce Olmert et Abbas. Mais si elle se contente d’offrir une simple médiation, le sommet pourrait bien échouer. Et un échec signifie que le positionnement dans la région des Etats-Unis – si diminués après leur débacle en Irak – a simplement abouti au pire.



publié le 20.11.07 sur
le site Euro-Palestine.


voir l'article  complet -paru dans le Los Angeles Times 18 novembre 2007

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Published by alithia - dans politique
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commentaires

XY 24/11/2007 11:48

Merci de l'information , très intéressant , et important. Et merci d'introduire des perspectives autres que wikipedia