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Observatoire

  • : wikipedia ou le mythe de la neutralité
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  • Professeur de philosophie, j'ai découvert que WP s'adresse à la jeunesse mais que ses résultats sont problématiques pour une supposée encyclopédie. Rédactions erronées, déformations, tendance à la propagande. Une mise en garde.
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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 00:04
les droits de l'homme : ce sont d'abord des principes dont on trouve ici expliqués et développés, l'esprit et l'énonciation.

islande-5.jpgphoto l'Internaute

revenant sur ma critique de ce que disent les administrateurs de wikipedia qui réduisent les droits de l'homme à une simple notion, je voudrai rappeler qu'ils énoncent des principes.

Pour ma part , dans un article précédent, mettant en doute que les droits de l'homme soient simplement une "notion" je voulais signifer que les Déclarations des droits de l'homme énoncent des principes, qui ne sont pas des lois, donc, mais que cependant ces principes universels sont des orientations générales qui s'imposent à toutes les législations, de tous les Etats, associations, individus, ces derniers qui peuvent s'y référer pour les faire valoir. (voir l'institution de Cours internationales, ou encore de la Cour europérenne : indiquant l'existence d'un droit supérieur à l'Etat qui peut être invoqué, aussi bien pour solliciter un Etat de se mettre en règle, que contre un Etat qui ne respecte pas les droits de l'homme, pour le punir (instances universelles) ou pour se défendre (un particulier, un sujet de droit)


Càd qu'il est possible pour un particulier ou pour des instances supra-étatiques, d'invoquer ces règles générales de justice qui correspondent à l'esprit du droit et font partie de son système : ils en sont même les fondements.

Et, parce qu'ils sont des principes, (que des principes généraux)  ils demandent à être ratifiés ensuite, càd repris et reconnus, adoptés par toutes les instances qui disent le droit et le font respecter. Une fois ratifiés, ils constituent en somme des engagements, qui donnent les bases incontournables et les grandes lignes directrices de la démocratie, garantissant les libertés et l'égalité à rechercher, par principe, et les efforts à faire en ce sens.Et cela, pour tous les citoyens, quelle que soit leur situation, parce qu'ils sont les droits de tout homme, indépendamment de leur propre condition particulière (Etat, classe, sexe etc. ) Et un citoyen peut s'en réclamer contre son propre Etat, ce qui n'est pas rien.

Donc des principes universels, sont à appliquer, et ce sont des principes  aux quels doivent têtre données leurs règles d'application, pour devenir effectifs; Il s doivent recevoir un contenu concret. C'est pourquoi il s'agit de + qu'une "notion", il me semble.

Ce sont des principes, mais qui doivent être repris par tous les Etats, car ils sont universels et s'imposent à tous les Etats comme des principes supérieurs.

L'Etat n'a désormais plus la place prééminente. Il est lui-même soumis aux droits universels, supérieurs, qui constituent la base du droit international. Pour tous les Etats.

Ces principes énoncés par les déclarations qui énumèrent les droits de l'homme, doivent être spécifiés et concrétisés pour être complétés par les législations qui définissent en plus leurs conditions d'application concrètes : pour que ces principes ne demeurent pas seulement des principes mais deviennent effectifs : qu'ils soient adoptés, et mis en pratique

C'est pourquoi je pense que c'est bien plus qu'une notion : des principes, qui appelent leur mise en pratique, donc incitent les législations à en donner traductions diverses à intégrer dans chacune. Ce qui est valable pour tous et pour toutes les législations. Quels que soient les cas des situations concrètes. Ils sont, par principe, toujours valables. Et leur violation est un signe de l'atteinte à (ou même de l'absence de) démocratie.

En effet , pour ce qui est de principes on peut penser à juste titre qu'ils ne doivent pas demeurer abstraits, pas seulement des énoncés, mais doivent recevoir un contenu concret et une application.

Les principes des droits de l'homme, s'ils devaient demeurer de simples principes, seraient vains, car ils pourraient être dits inefficients et + ou - abstraits , inappliqués : critique qui peut être faite aux droits de l'homme et qui est effectivement aussi ancienne qu'eux, à partir de points de vue aussi divers que Burke, contre-révolutionnaire qui les ridiculise en les disant vides de contenu, ou que Marx, qui rappelle les travailleurs oubliés et la dimension de l'exploitation et des inégalités, absentes des Déclarations des droits de l'homme, et encore Hannah Arendt qui rappelle l'existence des peuples sans Etat et leur sort face aux fascismes divers, au nazisme et à sa politique d'extermination faisant apparaître l'impuissance de seuls principes, en l'absence d'Etat (juifs, tziganes et autres catégories persécutées non dotées d'un Etat et se trouvant, de ce fait, sans défense).

Mais lorsque ces principes universels énoncés par les Déclarations et auxquels correspondent les droits de l'homme ,sont adoptés, par des Constitutions et intégrés à des législations effectives, ils deviennent impératifs, réels, concrets, applicables et donnent lieu à sanctions véritables en cas de violation (n'en déplaise à wk) et servent de références pour juger, rappeler à l'ordre, punir, car ils sont bel et bien les principes de référence : càd auxquels les législations se référent, y compris dans leurs applications, les jugements des tribunaux.


Alithia


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